Les sourds déplorent une rentrée masquée handicapante : “les enfants vont faire face à de grosses difficultés”…

Le masque est obligatoire depuis ce mardi 1er septembre en entreprise et dans les établissements scolaires.

Un handicap de plus pour la communauté sourde, qui ne peut plus s’appuyer sur la lecture labiale pour communiquer.

Les élèves sourds ont besoin de voir les lèvres de leurs enseignants pour comprendre ce qu'ils disent, mais avec le masque, c'est impossible / Photo d'illustration

A l’école ou dans la vie quotidienne, le masque représente un handicap supplémentaire pour les sourds et malentendants. Pour eux, impossible de lire sur les lèvres de leurs collègues ou des enseignants, contraints de porter un masque depuis ce mardi 1er septembre. Le problème se pose également dans la vie de tous les jours : impossible de comprendre les commerçants, soignants et autres personnes qui les entourent. Nathalie Beck, interprète au Sils 51 et représentante de l’association des sourds de Reims et de Champagne-Ardenne (ASRCA) nous explique les difficultés de cette communauté.

Quelles difficultés rencontre la communauté sourde depuis que le port du masque s’est généralisé?
Il y a deux choses. D’abord, l’aspect de l’accessibilité dans leur vie quotidienne. Le problème du port du masque se pose quand ils vont à la pharmacie, où dans n’importe quel service public où le port du masque gêne la lecture labiale, que ce soit pour les sourds qui pratiquent la langue des signes ou ceux qui ne la pratiquent pas. Ils ont besoin de lire sur les lèvres quand ils n’ont pas d’interprète avec eux.

Le deuxième gros problème actuellement concerne la rentrée scolaire. Aujourd’hui, l’éducation nationale n’a pas anticipé le problème que ce soit des instituts d’enfants sourds, ou dans les établissements classiques où des enfants sourds sont scolarisés. Ils vont être confrontés à d’énormes difficultés. Avec le port du masque, ils ne pourront pas accéder aux cours à cause de l’absence de lecture labiale.

La secrétaire d’Etat aux personnes handicapées avait encouragé le port du masque transparent, car il y a deux entreprises françaises qui ont été homologuées (Masque inclusif et Odiora). En plus, ce n’est pas qu’une question d’accessibilité pour les sourds. L’idée est aussi de rendre le port du masque agréable, où on peut voir un sourire, même pour les personnes entendantes.

Pourquoi cela n’a-t-il pas été fait ?
Cela a un coût, évidemment, c’est le nerf de la guerre. Comptez environ 10,90 euros pour un masque lavable transparent. Quand vous devez équiper tous les professionnels d’un établissement ou d’une entreprise, cela est plus cher qu’un masque en tissu classique. Ces deux entreprises ont été créées par des sourds qui avaient été confrontés à ce problème. Forcément, plus il y aura une forte production et de la demande, plus les prix baisseront. Mais aujourd’hui, ils ne sont pas encore capables de produire à moindre coût.

Le problème, c’est que l’éducation nationale n’a pas du tout anticipé cette situation. L’ASRCA a reçu aujourd’hui un mail de la part d’une maman d’un enfant sourd qui cherchait désespérément le nom d’une entreprise qui fabrique des masques transparents, pour informer l’établissement où est scolarisé son enfant et qu’il puisse s’équiper. Seulement, la rentrée a commencé et avec les délais de livraison, cela va prendre du temps, sans compter que certaines écoles ne s’équiperont pas forcément… les enfants sourds vont faire face à de grosses difficultés.

Source FR3.

 

A Mougins, une classe spécialisée permet l’accueil d’enfants autistes dans une école maternelle…

Comme Nice il y a 5 ans et Draguignan plus récemment, à Mougins, une classe de maternelle de l’école Saint-Martin-en Forêt permet désormais l’accueil de petits souffrant de troubles autistiques.

Objectif : intégrer un CP traditionnel après un enseignement “sur mesure”.

Cette classe spécialisée permet l'accueil de 7 enfants souffrant de troubles autistiques.

Il est bien, heureux, content de venir à l’école !
Fatima Albarracin habite Cannes-la-Bocca, et elle  accompagne Haron, 3 ans à Mougins. Une première rentrée pour ce petit garçon au sein de l’école Saint-Martin-en-Forêt.
Comme 6 autres enfants, Haron intègre une classe spécialisée, une UEMA, unité d’enseignement en maternelle pour enfants avec autisme.
Cette classe de trois niveaux pour les 3-6 ans de tout l’ouest du département est ouverte depuis cette année.

“Le début de notre travail, c’est de mettre les enfants en confiance, faire en sorte qu’ils aient envie de venir à l’école, qu’ils se sentent bien et de développer une interaction, une communication. Même si elle n’est pas verbale, elle peut être gestuelle, visuelle.”

Nathalie Lazreg, professeure des écoles spécialisée

L’équipe dispose de trois salles, une pour l’enseignement, une autre pour les ateliers et enfin une dernière pour le repos.

Les enfants travaillent en atelier, et cette stimulation est importante pour la motricité.

Et pendant le temps scolaire, les petits écoliers ont aussi des soins psychomotriciens et ils rencontrent des psychologues.

Un temps partagé avec les écoliers d’autres classes

Il existe différents degrés dans les troubles autistiques et l’évolution est différente d’une personne à l’autre. Ils se manifestent par des difficultés à établir le contact avec autrui ou à s’exprimer, des difficultés aussi dans la compréhension des règles qui régissent les relations sociales et la communication.
Le maire de Mougins, Richard Galy, est médecin, il est depuis 10 ans le coordinateur de l’IME Les Noisetiers, un institut médico-éducatif qui à Mouans-Sartoux, accompagne depuis trente ans des enfants et adolescents porteurs de ces troubles.

“On a souhaité offrir à ces enfants la possibilité d’entrer dans une scolarité ordinaire dès le plus jeune âge, étant entendu que c’est à partir de l’apparition de ces troubles que l’on peut apporter un support médical et paramédical pour qu’ils ne s’aggravent pas.”

Richard Galy, maire de Mougins.

La récré pour les enfants de cette classe spécialisée, c’est avec tout le monde, le déjeuner d’abord dans la salle de cours, puis à la cantine de l’école maternelle, au cas par cas.
Après Nice et Draguignan, Mougins est la troisième commune de l’académie de Nice qui  permet l’accueil d’enfants souffrant de troubles autistiques.
Objectif : intégrer un CP “normal”, avec un accompagnement personnalisé ou pas.

Un dispositif national

Chaque jour en France, 44 enfants naissent autistes.
Un 3e plan autisme existe au niveau national pour la période 2018-2022  et parmi les cinq engagements phares,  il vise la scolarisation de tous les enfants dès 3 ans, soit en classe ordinaire avec ou sans accompagnement, soit dans des classes comme celles de Mougins, Nice ou Draguignan. Un constat : en France, 30% seulement des enfants autistes en âge de maternelle sont scolarisés, et ils ne vont en moyenne à l’école que moins de 2 jours et demi par semaine.

La stratégie pour l’autisme au sein des troubles neuro-développement 2018-2022

► Engagement 1 : renforcer la recherche et les formations
► Engagement 2 : mettre en place les interventions précoces prescrites par les recommandations de bonnes pratiques
► Engagement 3 : garantir la scolarisation effective des enfants et des jeunes
► Engagement 4 : favoriser l’inclusion des adultes
► Engagement 5 : soutenir les familles

Source FR3.

 

Une rentrée presque comme ailleurs pour les collégiens en situation de handicap à Couzeix en Haute-Vienne…

Comme tous les collèges de France, celui de Maurice Genevoix à Couzeix (87) a effectué sa rentré avec les contraintes liées à la Covid-19.

Mais peut-être un peut plus qu’ailleurs, car ici, un élève sur sept est en situation de handicap.

Une rentrée presque comme ailleurs pour les collégiens en situation de handicap à Couzeix en Haute-Vienne

Des flacons de gel hydroalcoolique dans chaque couloir, ou presque…
Des masques sur tous les visages ou presque…
Des marques sur le sol indiquant des distances…
Des horaires spécifiques ou décalés à la cantine…

Coronavirus oblige, la rentrée à Maurice Genevoix, collège de Couzeix (87), où un peu plus de 700 jeunes sont scolarisés, a été à l’image de celles de tous les autres collèges français.

Tous ? Pas totalement ! Ici en effet, 104 élèves sont en situation de handicap. Soit près d’un élève sur sept.

“Un élève n’est pas son handicap. Mais nous accueillons ici des élèves qui ont des handicaps variés.”

Sophie Fournier, principale adjointe du collège Maurice Genevoix à Couzeix (87)

Attention, Maurice Genevoix n’est pas un collège spécifiquement dédié à l’accueil de tels élèves. Non, plutôt un collège expert, et depuis longtemps.
Une trentaine d’entre eux souffre de troubles moteurs, une autre quarantaine de troubles spécifiques du langage, tels dyslexie, dysorthographie, dyscalculie ou dysgraphie et le reste de troubles liés à l’autisme ou au comportement.

Mais ici, hormis quelques cas particuliers, c’est « l’inclusion » qui est privilégiée, c’est à dire que ces élèves en situation de handicap sont « brassés » dans des classes non spécifiques. Certains bénéficient, au vu de leur situation, de l’assistance d’un AESH, Accompagnant d’Élève en situation de Handicap, notamment les internes venant de l’Institut d’Éducation Motrice voisin, mais pas tous.

Et, handicap ou non, la règle est la même pour tous : respect des gestes barrières, de protection et au mieux de distanciation. Et, à subir, comme pour tous, les inconvénients, du simple confort, jusque dans l’apprentissage que les masques entre autre peuvent représenter. Avec, il est vrai, encore plus de rigueur.

Il y a bien sûr des exceptions, sur certificats médicaux : exemptions de port de masque notamment.
Mais dans ce cas, Maurice Genevoix privilégie les visières, et renforce les distances imposées, que les classes le permettent facilement ou non.

Un protocole ici rodé dès les premières reprises de la fin d’année scolaire dernière, qui avait vues le collège retrouver ses élèves à quasi 100%.

Bref, une rentrée comme ailleurs, sous les fourches caudines de la Covid-19 mais qui, paradoxalement, gommerait presque ces situations de handicap.
On n’ira pas jusqu’à s’en féliciter, mais c’est tout de même à noter !

Source FR3.

Pruniers : une structure accueillant des enfants autistes fermée à cause de la “vétusté des locaux”…

Après une inspection, le préfet de l’Indre a décidé de fermer le local de l’Ex-école libre de Pruniers.

La structure accueille des enfants autistes, mais l’inspection a constaté plusieurs “manquements” et “une vétusté globale des locaux”.

Pruniers : une structure accueillant des enfants autistes fermée à cause de la "vétusté des locaux". Les locaux de l'Ex-école libre de Pruniers.

À Pruniers, le local de l’Ex-école libre est désormais fermé, indique un arrêté préfectoral datant du 1er septembre. La structure, gérée par l’association “J’interviendrais”, accueillait des enfants autistes et présentant des troubles psychotiques. À la suite d’une inspection, la préfecture de l’Indre a pris une mesure de fermeture des locaux. 

Elle pointe plusieurs “manquements” et des “risques pour la santé et la sécurité physique ou morale des mineurs”. Lors de leur visite le 25 août, l’inspecteur de la jeunesse et des sports, ainsi que l’inspectrice de l’action sanitaire et sociale, ont constaté “une vétusté globale des locaux”, notamment la présence “d’objets divers contondants et coupants”, “de nombreux produits ménagers toxiques”, “des sols sales”, ou encore “l’absence de révision des extincteurs depuis 2016”.

Un environnement susceptible de nuire à la santé et à la sécurité des enfants

Au moment de la visite, la structure accueillait 14 enfants. Les inspecteurs estiment que “l‘environnement n’est pas adapté et susceptible de nuire à leur santé et sécurité physique”. Un défaut d’éclairage dans, au moins, une chambre a été souligné.

L’arrêté préfectoral ajoute également que le ruisseau “La petite Thonaise”, qui s’écoule au fond du jardin, “représente un danger”, en raison de sa largeur et de sa profondeur. Le grillage “d’environ 50 cm” qui en empêche l’accès est jugé insuffisant par l’inspection. La fermeture des locaux a donc été prononcer sine die. L’établissement “ne pourra rouvrir qu’après le passage d’une visite par le service en charge de la jeunesse et des sports”. 

Source FRANCE BLEU.

Etats-Unis : Un enfant autiste grièvement blessé par les tirs d’un policier…!

La mère avait appelé les secours pour tenter de faire hospitaliser son fils, en pleine crise.

Etats-Unis : Un enfant autiste grièvement blessé par des tirs d’un policier

Un enfant autiste a été grièvement blessé par un agent de la police de Salt Lake City, après que sa mère eut lancé un appel à l’aide, une affaire alimentant la controverse sur les abus policiers aux Etats-Unis. Linden Cameron, 13 ans, était en crise de détresse mentale lorsque sa mère, Golda Barton, a appelé le numéro d’urgence américain 911 pour qu’on l’aide à l’hospitaliser. « Je leur ai dit “il n’est pas armé, il s’énerve juste et commence à crier, c’est un enfant, il a besoin d’attention” », a-t-elle raconté à la chaîne locale KUTV.

Lorsque la police de cette ville de l’Utah est arrivée sur place, l’adolescent est parti en courant. Un policier lui a alors tiré dessus à plusieurs reprises. « Au cours d’une courte poursuite à pied, un officier a fait feu avec son arme et a atteint cette personne », a relaté l’officier de police Keith Horrocks lors d’une conférence de presse. Le jeune souffre de blessures à l’épaule, aux intestins, à la vessie et aux chevilles. « C’est un petit enfant, pourquoi ne l’avez-vous pas juste plaqué au sol ? », a imploré sa mère, en larmes.

« La police a été appelée à l’aide, mais à la place, davantage de mal a été fait »

Selon la version policière, Linden Cameron était suspecté d’avoir « menacé des personnes avec une arme ». Mais, selon l’officier Horrocks, aucune trace d’une arme n’a été relevée « à ce stade » sur le lieu des faits. Dans un pays plongé dans un mouvement historique contre les violences policières, le sort de Linden Cameron a suscité l’émoi d’organisations locales de défense des personnes handicapées. « La police a été appelée à l’aide, mais à la place, davantage de mal a été fait », a dénoncé l’association Neurodiverse Utah.

Le cas de Linden Cameron rappelle celui de Daniel Prude, un Afro-Américain de 41 ans souffrant de troubles psychiques, mort asphyxié par des policiers après son interpellation le 23 mars à Rochester dans l’Etat de New York. Ils étaient là aussi intervenus après un appel d’urgence du frère de Daniel Prude, pris d’une crise causée par des troubles psychologiques.

Source 20 MINUTES.

 

Handicap – Question de droit. Ils lui refusent le service civique, elle se sent discriminée… Que dit la Loi ?

Handicapée, Maëva a postulé au service civique mais l’association qui lui a fait passer l’entretien a refusé sa candidature. Elle pense que cela est lié à son handicap.

Quels sont ses droits ?

Maëva a passé un entretien pour devenir volontaire du service civique dans une école maternelle.

Licenciée en droit, Maëva a passé un entretien pour devenir volontaire du service civique dans une école maternelle. Elle pense que sa candidature a été refusée à cause de son handicap. Alors même que les candidatures de plusieurs personnes, au profil similaire mais non handicapées, ont été retenues. Elle se demande si ce refus peut être qualifié de discriminatoire. Que dit la loi ?

Que dit la loi ?

Selon le Code du service national, le service civique n’est pas considéré comme un emploi. Ainsi, les dispositions du Code pénal qui punissent les refus d’embauche discriminatoires ne s’appliquent pas dans cette situation.

En revanche, le service civique peut être assimilé à un avantage dans la mesure où il permet de se forger une expérience professionnelle et de percevoir des indemnités. Dès lors, ce sont les dispositions du Code pénal portant sur la discrimination dans l’accès à un bien ou un service qui s’appliquent.

Il peut aussi être assimilé à une activité professionnelle non salariée protégée par l’interdiction de discrimination de la loi du 27 mai 2008.

Si vous pensez avoir été victime de discrimination lors de l’accès à un service civique, vous pouvez saisir le Défenseur des droits en contactant un de ses délégués par mail ou par le formulaire en ligne (defenseurdesdroits.fr, rubrique « saisir »). Vous pouvez également adresser un courrier gratuit et sans affranchissement au siège de l’institution (Défenseur des droits, Libre réponse 71120, 75342 Paris CEDEX 07) ou appeler le 09 69 39 00 00 (lundi-vendredi).

Source OUEST FRANCE.

Handicap, maladie, comment aider mon ado à accepter ses différences…

Depuis le collège, ils veulent rentrer dans le moule, être comme les copains.

Mais c’est plus compliqué quand on doit composer avec un handicap ou une maladie chronique qui vous rappelle que l’on ne peut pas vivre tout à fait comme les autres.

Handicap, maladie, comment aider mon ado à accepter ses différences

Ne pas manger de bonbons à la récré parce qu’il a du diabète, ne pas participer au cross parce qu’elle présente une anomalie cardiaque…Depuis qu’ils sont tout petits, ils doivent faire attention. Quand notre enfant est atteint d’une maladie ou d’un handicap qui va l’accompagner toute sa vie, le voir tout à coup se transformer en ado ravive l’inquiétude au sujet de son avenir, de son intégration sociale, de sa vie sentimentale… Lui veut vivre comme les autres, faire les mêmes expériences. Pour les parents, ce sera dur de lâcher le contrôle. Mieux vaut se préparer à ce qui se trame pour eux, et pour nous.

L’arrivée du déni

« Moi, j’ai l’impression qu’il met sa vie en danger ! » témoigne Anouchka. Son fils Sacha, en 4e, souffre d’asthme depuis sa naissance. « Il avait appris à bien gérer ses médicaments. Mais depuis quelque temps, je suis obligée de le harceler pour qu’il les prenne. Du coup, il fait à nouveau des crises, et le médecin a prescrit un traitement de fond pour les éviter. Sacha dit que ça le “saoule”, tout comme sa désensibilisation quotidienne aux acariens. Il pense que la Ventoline suffit à le protéger. » L’adolescence marque souvent l’entrée dans le déni de la maladie. Manuel, 15 ans, en 3e, néglige, lui aussi, le fait qu’il souffre d’une malformation cardiaque. « Il rue dans les brancards pour sortir le soir et j’ai découvert qu’il fumait du cannabis, ce qui n’est pas franchement indiqué dans son cas », s’inquiète sa mère.

Des enseignants peu formés

Dès l’entrée au collège, la prise d’indépendance a souvent été trop brutale. « En primaire, Simon, qui est diabétique, avait une aide, explique sa mère, Frédérique. En 6e, il s’est retrouvé en devoir de mesurer sa glycémie plusieurs fois par jour et de gérer tout seul les injections d’insuline. » Cela n’a pas aidé à calmer sa période de révolte contre la maladie. Des parents en témoignent : malgré la réunion du PAI (projet d’accueil individualisé), qui se tient à chaque rentrée entre les enseignants et les soignants, « des professeurs ne sont pas encore assez conscients de ce qu’impliquent certaines pathologies », remarque Anouchka. « Certains ont interdit à mon fils d’utiliser sa Ventoline en cours ! » se désole-t-elle. Frédérique le confirme : « Simon a eu des ennuis parce qu’il mangeait
en classe. Il avait besoin de sucre, sentant venir une hypoglycémie.
» A l’inverse, certains enseignants en font parfois trop au goût des ados, les empêchant de faire oublier aux autres leur différence. « Je suis obligé d’assister au cours de gym quand il y a athlétisme – dont je suis dispensé. Du coup, je reste sur le banc de touche… », se plaint Manuel.

Sa maladie est devenue une force

Le problème s’accélère aussi dans la vie courante. Adrien, 18 ans, souffre d’épilepsie. Il ne peut ni jouer aux jeux vidéo ni boire de l’alcool. Pas facile de rester zen quand il sort faire la fête le soir. Heureusement, les séjours spécialisés offrent aux ados une occasion de prendre du champ dans un cadre qui rassure les parents. C’est comme ça que Simon a suivi un stage d’éducation thérapeutique. « On s’y fait des amis “comme nous” et on apprend à gérer notre santé dans différents contextes », confie-t-il. Aujourd’hui, Simon est en terminale S et voudrait devenir médecin diabétologue. « Sa maladie est devenue une force », constate sa mère. « Très tôt, on acquiert une maîtrise de soi que les non-malades n’ont pas », reconnaît Simon, qui fait aussi des vidéos pédagogiques avec l’association Aide aux jeunes diabétiques. Mais devenir expert de sa maladie n’est pas la seule option pour se faire une place dans la vie. Julien, jeune autiste de 18 ans, a trouvé, lui, son salut dans la bande dessinée. Il a remporté des prix et s’est vu édité. « La passion de Pierre, c’est la musique, confie pour sa part Aude. Ses connaissances lui permettent de se faire accepter par les autres ados. C’est sa clé pour ouvrir les portes. »

L’avis du Pr Rufo : « Mon petit-fils Asperger n’a pas d’amis »

« A 14 ans et demi, mon petit-fils vient d’être diagnostiqué Asperger avec un QI de 135. Il n’a pas de véritables amis. Il travaille très bien en classe, mais discute toujours de sujets qui ne sont pas en rapport avec son âge. Je m’inquiète énormément pour son avenir, surtout à propos des relations qu’il pourra entretenir avec les autres. » Claude, Rouen

« C’est bien que l’on ait posé un diagnostic pour votre petit-fils, mais on ne semble pas vous avoir donné de solutions. Si votre petit-fils est Asperger, il a sans doute un trouble de la sociabilité. Et je crois qu’il ne faut pas seulement s’en tenir au diagnostic ni à ses grandes capacités intellectuelles. Demandez aux professionnels du service qui l’a évalué s’ils ne peuvent pas lui proposer un accompagnement adapté et des soins pour l’aider, notamment dans sa relation aux autres. »

Source Femina.

Luka, élève sourd, peut finalement garder son accompagnante à l’école…

Il pourra finalement garder son accompagnante à l’école, qui lui traduit la classe en langage des signes : le petit Luka, élève malentendant à Saint-Etienne-du-Rouvray, obtient une dérogation aux nouvelles règles administratives.

Luka peut finalement récupérer son AESH grâce à une dérogation exceptionnelle

Le petit Luka, élève en grande section à Saint-Etienne-du-Rouvray près de Rouen, va finalement pouvoir continuer une scolarité normale. Le petit garçon malentendant ne pouvait plus garder son accompagnante en classe suite à de nouvelles règles administratives : les services de l’Education Nationale ont finalement trouvé une solution.

Dérogation exceptionnelle

L’AESH, la personne qui s’occupait jusque là de signer et traduire les mots et les comportements des autres, va bénéficier d’une dérogation pour continuer à être avec Luka. Théoriquement,  de nouvelles règles administratives l’en empêchent : depuis cette rentrée 2020, les AESH sont rattachées soit au premier degré (maternelle et primaire), soit au second degré (collège et lycée). Celle de Luka accompagnant toujours un lycéen, la famille avait appris à la veille de la rentrée qu’elle ne pourrait plus s’occuper du petit garçon en grande section.

“Nous avons trouvé une solution dérogatoire, explique l’inspecteur d’académie. Elle a une compétence spécifique de langage des signes qui n’a pas pu être trouvée chez d’autres AESH dans le secteur. Depuis lundi, les services de l’Education Nationale ont donc planché pour trouver un moyen juridique de déroger aux nouvelles règles : “c’est très exceptionnel, précise l’inspecteur. _L’AESH de Luka va garder un contrat de travail sur le second degré mais avec un ordre de mission spécifique pour lui permettre d’intervenir en maternelle_.

D’ici quelques jours, Luka va donc retrouver son accompagnante pendant 12 heures par semaines, comme c’était déjà le cas depuis deux ans.

Source FRANCE BLEU.

Rentrée scolaire : à la cantine, sans masques, comment la pause déjeuner va-t-elle se dérouler ?…

Il faudra porter un masque toute la journée, dès l’âge de 11 ans.

C’est la règle dans les établissements scolaires pour cette rentrée 2020.

Mais comment faire au moment des repas à la cantine ?

Concilier l'obligation du port du masque toute la journée et les repas à cantine, c'est l'exercice délicat de la rentrée 2020 dans les établissements scolaires.

Dans le Doubs,

C’est la rentrée scolaire et vous êtes inquiets en cette période de crise sanitaire ? Rassurez-vous… vous n’êtes pas les seuls parents dans ce cas ….!

“On a eu beaucoup d’appels de familles, qui demandaient comment ça allait se passer. Les parents d’élèves vont recevoir un courrier de ma part pour les rassurer”

Ludovic Fagaut, principal du collège Georges Pompidou de Pouilley-les-Vignes (Doubs)

“Il y a un réel besoin de retourner à l’école, surtout pour les plus vulnérables, qui ont pu décrocher pendant le confinement. La particularité, c’est d’avoir à porter le masque de 8h00 à midi et de 14h00 à 17h00, ça ne va pas être un exercice simple pour tout le monde !”, précise encore Ludovic Fagaut.

L’établissement de Pouilley-les-Vignes compte 560 élèves. Quasiment tous sont demi-pensionnaires. Ce qui pourrait donner lieu à l’exercice de maths suivant  : comment faire déjeuner dans de bonnes conditions autant de monde dans une salle de 200 places, en un peu moins de 2 heures, en respectant les distances entre élèves ? Et le tout sans masques sur le visage  ?

“L’élève de 4ème A allait manger avec son copain de 3ème B, ou de 5ème C. Aujourd’hui, afin de limiter le brassage des élèves, chaque classe aura sa table, qui sera désinfectée avant l’arrivée de la classe suivante”, complète Ludovic Fagaut. Cette organisation  permettra aussi la traçabilité en cas de contamination :  “si un élève nous appelle en précisant qu’il a de la fièvre, on peut se recentrer sur sa seule classe, en mettant en place le protocole coronavirus.”

Avec cette organisation, le principal du collège estime que la période des repas ne devrait pas poser de problème.

“Nous accueillerons tous les élèves”Au collège Victor Hugo de Besançon, le problème est d’une toute autre dimension. L’objectif est clair : “nous accueillerons tous les élèves, mais il est trop tôt pour vous donner le protocole exact, il faut encore des ajustements”, précise Jean-Jacques Fito, le principal du collège. Il est vrai que l’établissement compte un millier d’élèves, dont 700 à l’heure du repas.

L’an dernier, dans le Doubs, 15 400 élèves, scolarisés dans les 44 collèges publics du département, prenaient leur repas dans l’établissement. Pour eux, cette rentrée sera marquée par quelques changements à table.
 

“Nous revenons à une restauration plus classique, avec la supression des salades bars, des ustensiles partagés, et la désinfection systématique des locaux et du matériel.”

Pascale Cuq, directrice éducation, sports et culture du conseil départemental du Doubs

Autre tendance : une baisse du nombre d’élèves dans les cantines. “Des parents nous ont fait part de leurs craintes, ils n’inscriront pas leurs enfants, qui rentreront à la maison à midi”, confirme Pascale Cuq. La baisse est encore impossible à estimer, mais elle devrait mécaniquement faciliter la prise des repas pour les autres.

Un climat moins anxiogène qu’au printemps ?

Dans l’académie du Doubs, près de 250 000 élèves, étudiants et apprentis vont reprendre les cours. Comme partout ailleurs en France, le protocole sanitaire publié par le ministère de l’éducation nationale va s’appliquer dans leur établissement.

Les grands principes sont fixés : respect des gestes barrière, port du masque pour les adultes et les élèves de plus de 11 ans, hygiène des mains, nettoyage et aération des locaux. Les établissements scolaires doivent limiter, dans la mesure du possible, les regroupements et les croisements importants entre groupes.

Mais ces règles seront-elles faciles à appliquer ? “On préconise la distanciation sociale, toutefois chaque chef d’établissement organise les choses selon la situation des locaux et le nombre d’élèves”, précise Guillaume Rivoire, le responsable de la communication du rectorat de l’académie de Besançon. “Nous les avons tous reçus en séminaire cette semaine. Ils ne nous ont pas fait part d’inquiétudes particulières à l’approche de la rentrée”

Un avis partagé par Ludovic Fagaut, le principal du collège de Pouilley-les-Vignes :

“Je trouve que le climat est moins anxiogène aujourd’hui qu’au mois de mai ou de juin. Au moment du déconfinement, c’était assez particulier d’avoir en face de soi des hommes, des femmes et des enfants masqués.  Aujourd’hui, c’est entré dans notre culture.”

Bien sûr, quand on est enfant ou adolescent, on va aller titiller le masque du copain, baisser le sien pour parler. Du travail supplémentaire et de la pédagogie indispensable pour tous les enseignants. Mais l’essentiel est sans doute ailleurs :

« Cela reste une rentrée particulière, mais je pense que les enfants ont hâte de retrouver l’école, les cours, leurs copains, l’enseignement à distance a atteint ses limites. On est tous prêts, il y aura des ajustements, mais c’est notre métier !”, conclut le principal du collège.

Quant à vous parents d’élèves, inquiets ou pas, le ministère de l’éducation nationale compte sur vous ! Voici un extrait du protocole sanitaire :

“Les parents d’élèves jouent un rôle essentiel. Ils s’engagent à ne pas mettre leurs enfants à l’école, au collège ou au lycée en cas de fièvre (38 °C ou plus) ou en cas d’apparition de symptômes évoquant la Covid-19 chez l’élève ou dans sa famille.” 

Source FR3.

“Encore une rentrée sans école pour des enfants en situation de handicap”…

Dans une tribune que publie le JDD, Luc Gateau, le président de l’Unapei, dénonce le fait que de nombreux enfants, en situation de handicap, ne pourront pas faire leur rentrée dans des conditions normales.

Pour de nombreux enfants en situation de handicap, il n'y aura pas de rentrée scolaire cette année.

Mardi, c’est la rentrée scolaires. Mais pour de nombreux enfants, il n’y aura pas de rentrée ni d’école comme l’explique dans une tribune que publie le JDD Luc Gateau, le président de l’Unapei, la première fédération d’associations de représentation et de défense des intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles. “Faute de moyens, on porte atteinte à l’intérêt supérieur de ces enfants”, dénonce-t-il, rappelant le droit fondamental à l’éducation. Et de souligner la promesse d’Emmanuel Macron selon laquelle “aucun enfant ne soit privé d’école à la rentrée”. Voici sa tribune :

“Encore une rentrée sans école”

Mardi prochain, dans la plupart des familles, les enfants prépareront leurs cartables, leurs parents vérifieront qu’ils ont bien crayons et cahiers et on se pressera pour ne pas risquer d’arriver en retard… Certains partiront grognons de ne plus être en vacances, d’autres iront en courant retrouver leurs copains. Quoi de plus banal qu’une rentrée scolaire?

Sauf que pour de nombreux enfants en France, la rentrée ne se passe pas du tout ainsi. Tout simplement parce que, pour eux, il n’y a pas de rentrée du tout. Comment est-il possible qu’en France des enfants soient privés d’école, en violation manifeste de leurs droits fondamentaux?

“Pourquoi les élèves en situation de handicap devraient-ils se contenter d’une école au rabais?”

“Mon fils sera scolarisé 30 minutes 4 fois par semaine à partir d’octobre” ; “comme il n’y a pas de places pour lui en CE1, on propose à mon fils de passer directement du CP au CE2 alors qu’il ne sait pas encore bien lire ou écrire” ; “je renonce”. Absence totale de scolarisation par manque de place dans les établissements ou unités spécialement conçus pour eux, scolarisation à temps partiel -comme si les apprentissages pouvaient se faire à mi-temps- scolarisation inadaptée due à l’impossibilité pour la communauté éducative d’aménager les programmes éducatifs et les locaux afin d’accueillir ces enfants aux besoins particuliers… les témoignages que l’Unapei recueille encore cette année sur la plateforme marentree.org montrent la variété des situations. Et l’ampleur du scandale!

Le droit à l’éducation est un droit fondamental. Il n’est pas négociable. Il ne devrait jamais avoir à être bricolé. Faute de moyens, on porte atteinte à l’intérêt supérieur de ces enfants. Comment pouvons-nous accepter qu’en France, des milliers d’enfants n’aient pas le droit d’aller à l’école? Qu’on laisse à leurs parents, souvent les mères, la responsabilité de leur faire classe? Ou de devoir gérer les solutions de scolarisation inadaptées qui empêchent non seulement la cohérence des parcours éducatifs et la sérénité des apprentissages pour les enfants mais qui entravent également considérablement la vie de leurs parents et de leurs frères et sœurs?

Aller à l’école pour les apprentissages mais aussi pour y jouer, s’y faire des amis… Pour se construire, s’épanouir, s’émanciper, devenir citoyen. L’importance de l’éducation est capitale. Alors, pourquoi les élèves en situation de handicap en seraient-ils exclus? Pourquoi devraient-ils se contenter d’une école au rabais?

Chaque année, les pouvoirs publics affichent leur ambition… En février dernier, le Président de la République s’est engagé à ce qu’aucun enfant ne soit privé d’école à la rentrée prochaine. Mais l’affichage est le même chaque année et nous sommes fatigués d’entendre de beaux discours.

Fatigués que chaque rentrée scolaire soit synonyme de stress, d’inquiétude et de colère pour les familles. Fatigués qu’elle soit synonyme de rejet et d’injustice pour les enfants. Fatigués aussi parce que la crise sanitaire a induit un épuisement supplémentaire pour tous et que le risque pour ces enfants d’être exclus durablement de la société est réel.

“Il ne suffit pas d’ajouter un adjectif pour faire de l’inclusion une réalité!”

Les intentions sont là. Elles sont bonnes. Il faut désormais que les moyens suivent. La crise sanitaire nous a obligé collectivement à nous adapter, à nous transformer. Pour répondre aux injonctions des protocoles sanitaires, l’école et toute la communauté éducative a procédé à des aménagements. Cela signifie que c’est possible.

Alors à quand une école réellement inclusive? Une école accueillant tous les élèves, et donc aussi ceux en situation de handicap? Une école s’appuyant sur une coopération étroite entre l’ensemble des professionnels qui contribuent au parcours éducatif des élèves? Une école avec des locaux accessibles à tous les types de handicap, avec des espaces de répit et des espaces dédiés aux interventions médico-sociales? Une école avec des programmes scolaires adaptés et avec des modules de formation effectifs pour les enseignants et l’ensemble de la communauté éducative (cantine, ATSEM, intervenants du périscolaire)? Une école avec un grand E répondant aux besoins de tous les élèves et intégrant pleinement les enfants accompagnés par les établissements et services médico-sociaux.

“Nation inclusive”, “relance inclusive”, “école inclusive”… Il ne suffit pas d’ajouter l’adjectif pour faire de l’inclusion une réalité!

Source JDD.