8 courts-métrages pour sensibiliser les enfants au handicap et aux différences…

Dans un monde égocentré, les différences sont trop souvent rejetées. Alors, certains courts-métrages d’animation tentent d’éveiller les consciences des enfants en abordant le handicap poétiquement.

Dyslexie, cancer, autisme… ces chefs-d’œuvre du petit écran esquissent un nouveau visage à ces dissemblances.

Des films pour sensibiliser aux différences

 

Au sein de ces décors oniriques, les personnages clefs bouleversent les critiques et provoquent le déclic. Aux antipodes d’une société toujours plus méfiante, ces dessins animés immergent les bambins d’ondes positives. Ici, critiques, discriminations et brimades humiliantes sont balayées par le vent de la tolérance. Partons hors des sentiers battus et profitons de ces courts instants de bienveillance.

1 – The present

Puissant, bouleversant, inspirant, amusant… The Present est un gourmand concentré d’émotions. Il est d’ailleurs devenu l’un des courts-métrages sur le handicap le plus connu. Dès qu’on appuie sur le bouton “play”, on pousse les portes de la vie d’un ado accro aux jeux vidéos. Le jeune garçon est un véritable acharné de la manette et passe tout son temps derrière son écran. Il ne met pas un pied dehors et reste cloisonné dans sa bulle.

Un jour, sa maman lui offre un chiot pas comme les autres, amputé d’une patte. D’abord imperturbable, le jeune homme se lie ensuite d’amitié avec cette bête comique. Cette rencontre le fera renaître. Ce court-métrage réalisé par Jacob Frey, élève de l’Institut d’animation de l’École de cinéma de Bade-Wurtemberg, en Allemagne, a reçu pas moins de 50 prix. Plus de six ans après sa sortie initiale, le film continue d’émouvoir et de provoquer un élan de surprise. Un hymne à la vie délicat et saisissant.

2 – Mon petit frère de la lune

Lumineuse et touchante, cette vidéo est surtout une aventure familiale. D’un revers de crayon, ce court-métrage nous embarque dans le quotidien de Noé, un petit garçon autiste. C’est la voix enfantine et candide de sa sœur Coline qui raconte son histoire. Elle énumère les différentes phases de son frère. Un peu rêveur, un brin lunaire, il ne joue pas avec les autres enfants et attise la curiosité des passants.

Sur un fond noir, Noé est encerclé par une lumière jaunâtre, un symbole qui définit les contours de son caractère unique. Mon petit frère de la lune est revenu bardé de prix de la quarantaine de festivals auxquels il a participé. Une ovation pour cette œuvre de courte durée qui dégage une impressionnante sensibilité.

3 – D’un anniversaire à l’autre

L’intolérance au gluten chez l’enfant peut ravager les amitiés et interrompre soudainement les instants gourmands. Ce court-métrage pédagogique met en lumière les secrets de cette maladie à travers Raoul. Avant même qu’on ne lui diagnostique cette forme grave d’allergie, le jeune garçon croquait la vie à pleine dent. Un beau jour, il est invité à l’anniversaire d’un copain et mange des petits biscuits en tout genre sans se soucier de rien.

Mais à chaque fois, le scénario catastrophe se répète : il passe les derniers quarts d’heure aux toilettes. Alors, ses ami.e.s se moquent de lui et Raoul reste prisonnier de ces effets indésirables. Mais peu à peu, ses camarades apprennent à déchiffrer ces drôles de symptômes et comprennent que cette intolérance au gluten est un frein à de multiples plaisirs. Ils changent de regard et voient Raoul comme un héros courageux. De plus, les médecins, eux, lui expliquent que ce n’est pas une fatalité et qu’il peut continuer de profiter, autrement.

4 – Scarlett et le cancer

Ce film est un pêle-mêle de rêve, d’optimisme et de confiance en soi. L’innocence, l’insouciance et la joie de vivre de la petite Scarlett ont été balayées. Atteinte d’une forme de cancer des os, ce bout de femme a dû se faire amputer du mollet. Un destin au goût amer qui l’a démoralisé. Elle admire les filles en tutu qui peuvent danser librement et observe ses camarades sautiller à pieds joints dans la cour de récré, mais Scarlett reste blessée et frustrée.

Dans sa chambre, elle joue les rats d’opéra et persévère pour maîtriser les entrechats. À chaque chute, la guerrière se relève et recommence. On entrevoit le parcours brillant de cette fille qui, malgré sa jambe de fer, parvient à dompter ses gestes. Finalement, on devine que sa maladie l’a endurci et lui a appris à riposter contre les échecs.

5 – Le secret de Maël

Au cœur de paysages teintés de couleurs vives, les oiseaux chantent et le soleil rayonne. Mais une scène vient perturber cette fresque ardente. Paco, un enfant rebelle, traite Maël, un garçon atteint du syndrome d’Angelman, de “limace baveuse”. Mais, tout le temps souriant, le petit homme au handicap, ne réagit pas à cette brimade. C’est sa sœur protectrice qui prend les devants et qui fait preuve de diplomatie.

En douceur, elle explique à Paco que son frère ne peut pas parler, mais qu’il entend très bien et qu’avec certains mouvements maladroits, il veut simplement exprimer sa joie. Grâce à cet apprentissage, Paco ouvre son esprit et déchiffre un trouble dont il ignorait l’existence. Cette histoire tendre lève le voile sur ce syndrome qui perturbe sévèrement le développement neurologique. Une odyssée peu connue qui s’inscrit dans la liste des plus beaux courts-métrages sur le handicap.

6 – Je suis dyslexique

“Je ne suis pas stupide”, c’est le message poignant de ce petit garçon dyslexique qui souffre de troubles de l’apprentissage. Le regard moqueur de ses camarades lui pèse sur le moral. Les lettres se déforment, les pages dansent, les stylos jouent du tambour… Les yeux du petit homme sont brouillés par tous ces codes indéchiffrables. Un jour, il tombe dans un univers entièrement fait de livres. Une allégorie frappante : chaque ouvrage est un nouvel obstacle. Bloqué dans cet environnement hostile, il est confronté à une montagne qu’il n’a d’autre choix que de gravir.

Finalement, atteindre le sommet serait synonyme de réussite dans le système scolaire. Ce court-métrage met alors en lumière les sentiments profonds des personnes dyslexiques. Exit les préjugés, Je suis dyslexique permet de se sentir moins isolé et de croire en son potentiel. Un des courts-métrages sur le handicap qui illustre avec justesse un sujet laissé dans l’ombre.

7 – Cul de bouteille

Le verdict est tombé : Arnaud est profondément myope et doit porter des lunettes aux verres épais. À l’école, tout le monde le rebaptise “Cul de bouteille”, un nom blessant que le petit garçon préfère ignorer. Mais ce que ses comparses ignorent, c’est que derrière cette monture disgracieuse se cache un esprit qui foisonne d’imagination. Arnaud préfère de loin le monde flou et protéiforme de sa myopie, peuplé de monstres, licornes et autres chimères qui apparaissent au fil de sa fertile inventivité. Le poste de radio se transforme en ovni, le parapluie en chauve-souris et les camionnettes en diplodocus. Seul le petit homme pouvait voir ces formes.

Cet univers imaginaire faisait office de refuge, il pouvait ainsi réinventer chaque objet qui l’entourait. Pourtant, cette vision abstraite finit par lui jouer des tours… En vivant ces expériences, il comprend que ses lunettes ne sont pas synonymes de mal-être, au contraire. En définitive, Cul de bouteille met brillamment en oeuvre cette dualité entre rêve et réalité. Cette vidéo se hisse sur les podiums des courts-métrages abordant une forme de handicap minimisée.

8 – La petite casserole d’Anatole

Depuis son plus jeune âge, Anatole traîne à sa jambe une drôle de casserole. Bruyante, encombrante, intrigante… ce petit objet est bien embêtant pour l’épanouissement du jeune homme. L’ustensile n’est autre qu’une métaphore du handicap. Les passant.e.s ne voient que ça et posent des regards insistants sur cette différence. Pourtant, avec cette gêne permanente, il doit redoubler d’efforts pour franchir les obstacles et avancer. Tout ce qu’il voudrait c’est ressembler aux autres bambins et se débarrasser de ce poids.

Pour effacer ses malheurs et soulager son entourage, le petit se cache sous sa casserole et tombe peu à peu dans l’oubli. Mais, une âme charitable vient toquer à sa porte et change sa perception du handicap. Elle aussi vit avec une casserole verte au poignet. En voyant sa semblable accomplir monts et merveilles, Anatole reprend confiance et s’inspire de cette femme. Sa casserole devient sa force.

Ces courts-métrages sur le handicap mettent en relief toutes les facettes de la différence, de la plus visible à la moins perceptible. Les mises en scène ludiques alliées aux discours pédagogiques permettent aux enfants d’aborder des sujets “graves” plus légèrement. Et, en tant que parent, visionner ces histoires permet de revoir des classiques de l’éducation et de garder bien en tête que chaque être est singulier.

Et vous, laquelle de ces pépites animées avez-vous préférée ? Pour partager votre avis, rendez-vous sur notre forum dans la rubrique Parentalité.

Source MA GRANDE TAILLE

Coulommiers. Un accueil « musique et handicap » au conservatoire…

Le conservatoire de musique de Coulommiers ouvre un accueil musique et handicap dès la rentrée de septembre.

Au programme, des ateliers adaptés, animés par un enseignant spécifiquement formé..

 

Le conservatoire de musique de Coulommiers élargit son offre pédagogique pour rendre accessible la pratique musicale à tous les publics. L’établissement vient, en effet, d’obtenir le soutien la Direction régionale des affaires culturelles d’Île-de-France pour mettre en place un accueil « musique et handicap » dès la prochaine rentrée scolaire.

« L’ouverture de cet accueil concrétise notre volonté de donner à chacun les moyens de s’épanouir, de s’exprimer, de partager et d’aller à la rencontre des autres par la pratique artistique, commente la maire, Laurence Picard. La force de la culture, c’est de nous rassembler. Elle y parvient quand elle est accessible à tous. »

Une pédagogie adaptée

Parcours personnalisés souples et évolutifs, ateliers : ce nouveau dispositif facilitera donc l’accès des enfants et des adolescents en situation de handicap, à la pratique musicale, grâce à l’aménagement de l’enseignement. adapté, animés par un enseignant spécifiquement formé.

« Sur les bases d’une pédagogie musicale et dans le cadre d’une démarche de transmission bienveillante et positive, cette nouvelle offre proposera un apprentissage ludique, une approche sensorielle et une découverte progressive de la musique », explique-t-on à la mairie.

Inscriptions et renseignements auprès du conservatoire de musique de Coulommiers au 01 64 75 18 51 ou ecoledemusique@coulommiers.fr. Les inscriptions seront ouvertes dès le lundi 23 août.
Source LE PAYS BRIARD.

Handicap : le réseau des Pep veut rendre les colonies de vacances accessibles à tous les enfants…

Depuis 2019, les PEP établissent un projet d’accueil adapté avec les familles qui souhaitent inscrire leur enfant handicapé en colonie de vacances, en s’appuyant sur les pôles ressources handicap.

Handicap : le réseau des Pep veut rendre les colonies de vacances accessibles à tous les enfants

 

Les enfants en situation de handicap partent peu en colonie de vacances. L’été 2019, ils ne représentaient que 0,39% des enfants de 6 à 17 ans accueillis en séjours avec hébergement, alors que 2,14% des enfants dans cette tranche d’âge sont bénéficiaires de l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) (voir encadré ci-dessous).

 Projet d’accueil adapté

Conscientes du besoin pressant d’accueillir ces enfants en séjour ordinaire, Les PEP, qui accueillent environ 16 000 enfants chaque été, ont mis en place depuis 2019 le dispositif « accompagnement handicap PEP attitude ». Quand un parent souhaite inscrire son enfant handicapé en colonie de vacances, un référent PEP contacte les équipes du séjour pour bâtir, avec les familles et les personnes qui accompagnent le jeune, un projet d’accueil adapté à ses centres d’intérêts, ses envies et ses besoins.

« Il s’agit de faire le lien entre la familles et l’association qui organise le séjour. L’objectif est que chaque enfant ait les mêmes droits et possibilités, puisse aller dans des séjours qui l’intéressent, et ne soit pas cantonné aux séjours adaptés, réservés aux enfants en situation de handicap », explique Laurence Planès Cary, cheffe de projet politiques éducatives de vacances, culture et sports. Ce projet d’accueil peut par exemple conduire à renforcer l’équipe sur place ou à adapter certaines activités pour que l’enfant à besoins spécifiques ne soit pas isolé, et profite avec les autres enfants de la richesse du séjour.

Tirer parti des pôles d’appui et de ressources handicap

Le dispositif repose sur l’expertise du réseau des PEP qui gère 80% des pôles d’appui et de ressources handicap aujourd’hui installés dans les départements. « Il s’agit de lieux de ressources, d’orientation, et d’échanges. La question des vacances y est relayée. Ce sont des appuis précieux », indique la cheffe de projet. Car l’une des principales difficultés est de faire savoir aux familles d’enfants en situation de handicap les possibilités qui s’offrent à elles. C’est ainsi que « très peu d’enfants handicapés ont bénéficié des séjours « vacances apprenantes » de 2020, alors que l’accueil de ces enfants faisait partie des critères d’éligibilité des aides de l’Etat, constate Laurence Planès Cary. Ce qui manque encore, c’est la bonne circulation de l’information. » Pourtant, les familles ne paient pas plus cher le séjour de leur enfant s’il bénéficie de cet accompagnement handicap. « Il leur suffit de faire une demande en ligne », ajoute la cheffe de projet.

Du temps et de la disponibilité

Pour l’instant, toutes les demandes ont pu être traitées. Reste à savoir si les familles d’enfants avec des handicaps lourds ne se sont pas auto-censurées. « Il est certain que l’établissement des projets d’accueil nécessite beaucoup de temps et de disponibilité de la part du réseau. Il faut rencontrer les familles, construire le séjour avec les enfants », admet Laurence Planès Cary. A ce jour, le pôle d’experts interne, très engagé sur le dispositif, parvient à gérer toutes les demandes. Mais l’accompagnement handicap n’a que deux années de recul, dont une en pleine pandémie de Covid. « Il faudra sans doute y consacrer davantage de moyens humains avec sa montée en charge », prédit la cheffe de projet.

Focus

Les enfants en situation de handicap, encore trop peu concernés par les colonies de vacances

D’après les dernières données de la Direction de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative (DJEPVA) 1,088 millions d’enfants de 6 à 17 ans ont effectué un séjour de vacances durant l’été 2019, dernière année « normale », avant l’irruption du Covid qui a fait chuter de 60% les départs en colonie de vacances en 2020. Parmi ceux ci, 4 285 seulement étaient déclarés en situation de handicap, soit 0,39% des enfants accueillis en séjours avec hébergement de plus ou moins cinq jours. Or les enfants bénéficiaires de l’Allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) représentent 2,14 % des 6-17 ans, d’après le rapport de la Mission nationale « accueils de loisirs et handicap » de 2018. C’est dire si les enfants en situation de handicap partent peu en colonie de vacances.

 

Source LA GAZETTE DES COMMUNES.

À Perpignan, une école de pilotage donne des ailes aux personnes en situation de handicap…

C’est une première dans notre département : l’aéro-club Perpignan Hélico Avion innove en proposant aux personnes en situation de handicap de prendre les commandes d’un ULM, un avion ultra léger spécialement adapté pour leur permettre de piloter ! 

Jean-Claude, paraplégique et Pierre son instructeur s'apprêtent à décoller

Jean-Claude, paraplégique et Pierre son instructeur s’apprêtent à décoller 

 

C’est une initiative qui ouvre de nouveaux horizons à de nombreuses personnes handicapées du département. “Perpignan Hélico” (PH), une école de pilotage basée à l’aéroport de Perpignan, lance une formation de vol accessible aux personnes en situation de handicap grâce à un ULM spécialement adapté. L’initiative est soutenue notamment par le Comité Départemental HandiSport.

Piloter uniquement manuellement, c’est possible

Cet avion ultra-léger, équipé pour être piloté sans l’aide des pieds, permet ainsi aux paraplégiques de découvrir des sensations jusque-là inaccessibles, voire de poursuivre toute la formation en vue d’obtenir une licence de pilote ULM.

Pascal Colonna est le président de l’association Perpignan Helico : “Nous avons été très tôt sensibilisés par le monde des handicapés et par leurs besoins et leurs demandes. Du coup, on s’est orienté sur la mise en place d’un “malonier” sur l’appareil. C’est un équipement assez simple d’installation, et qui permet d’éviter aux apprentis d’utiliser leurs jambes dans le cadre d’une phase de pilotage. Quand on n’a plus l’usage et la capacité de ses pieds, on trouve un autre moyen détourné. C’est ce qui fait d’ailleurs que la plupart des handicapés en partie basse arrivent également à conduire une voiture. Ils ont aussi une forme de malonier orienté voiture. Nous, on l’a simplement adapté à la partie aéronautique. ” 

Jean Louis Tarius est le président du comité handisport des Pyrénées-Orientales. Il a activement collaboré avec l’association Perpignan Helico pour ouvrir cette formation de pilotage adaptée aux personnes handicapées.

“Nous essayons de diversifier les activités accessibles aux personnes en situation de handicap. C’est vrai qu’elles sont limitées en fonction de leur pathologie. Mais les handicapés peuvent faire du sport, ils peuvent aller loin dans le sport. C’est à la fois un facteur pour pouvoir acquérir un peu plus d’autonomie mais aussi être bien dans sa vie malgré le handicap. Le handicap, on ne l’accepte jamais, mais il faut apprendre à vivre avec ! “

Si vous êtes intéressé(e) par ces leçons de pilotage adaptées aux handicapés, appelez le 06 16 37 14 98 ou bien un courriel à l’adresse perpignan.helico@gmail.com

Source FRANCE BLEU.

Handicap : les aides pour l’emploi efficaces selon le gouvernement…

Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargé du Handicap, est invité dans le 23h de franceinfo mardi 27 juillet.

Handicap : les aides pour l'emploi efficaces selon le gouvernement...

 

Les restrictions sanitaires pèsent sur tout le monde depuis 18 mois, “c’est indéniable”, concède Sophie Cluzel. “Le vrai pass pour la liberté, c’est la vaccination. Il y a très peu de contre-indications à la vaccination. Le handicap n’empêche pas la vaccination, ce sont les allergies surtout. Il faut aller vers des personnes qui ont du mal à se déplacer. C’est pour ça qu’on a démultiplié les équipes mobiles pour aller vers les plus isolés“, explique la secrétaire d’Etat en charge du handicap sur franceinfo mardi 27 juillet.

Plus de personnes handicapées dans les PME

Le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A a reculé de 1,3%, le chômage baisse en France pour le second semestre consécutif. 85 millions d’euros d’aides à l’emploi sont prévus pour les situations de handicap dans le cadre du plan France Relance. “Le taux de chômage des personnes handicapées a baissé. Elles n’ont pas été la variable d’ajustement de la crise économique”, se réjouit la ministre. “Pour autant, nous avons voulu donner un coup de pouce pour les TPE et PME. Elles reçoivent 4 000 euros pour tout CDD de plus de trois mois ou CDI signé. Nous sommes à plus de 16 000 contrats signés, dont 66% en CDI. Pour l’apprentissage, il y a 8 000 euros d’aides. Les apprentis en situation de handicap ont triplé“, souligne Sophie Cluzel, qui se rendra à Tokyo le 20 août pour l’ouverture des Jeux paralympiques.

Source FRANCE INFO.

Pfizer prévoit d’écouler pour 33,5 MILLIARDS DE DOLLARS de vaccins anti-Covid cette année…!

Pfizer a revu ses perspectives de chiffre d’affaires et de bénéfices annuels à la hausse.

2,1 milliards de doses ont été commandées au laboratoire au total.

 

Les ambitions de Pfizer sont revues à la hausse. Le laboratoire américain prévoit d’écouler cette année pour 33,5 milliards de dollars de vaccins contre le Covid-19 développés en partenariat avec l’allemand BioNTech, grâce à des commandes portant sur 2,1 milliards de doses à travers le monde.

C’est bien plus que les 26 milliards de dollars sur lesquels le groupe avait dit tabler en mai, et encore plus que les 15 milliards de dollars estimés en février. «La rapidité et l’efficacité de nos efforts avec BioNTech pour aider à vacciner le monde contre le Covid-19 est sans précédent, avec désormais plus d’un milliard de doses délivrées à l’échelle de la planète», a réagi le PDG du groupe, Albert Bourla, cité dans le communiqué de résultats du deuxième trimestre.

Les ventes pourraient encore croître, car Pfizer/BioNTech préconise une troisième dose de son vaccin pour le rendre plus efficace, au moment où le très contagieux variant Delta provoque des flambées épidémiques en Asie et en Afrique et fait remonter le nombre de cas en Europe et aux États-Unis.

Des résultats au-dessus des attentes

Ce variant apparu initialement en Inde est le plus contagieux répertorié depuis l’apparition de la pandémie début 2020. L’alliance a évoqué début juillet «des résultats encourageants» d’essais pour une troisième dose et prévu de demander l’autorisation pour une troisième dose de son vaccin, aux États-Unis et en Europe. Forte de ses ventes en hausse, l’entreprise a logiquement relevé ses prévisions de chiffre d’affaires et de bénéfices annuels.

Pfizer anticipe désormais pour l’ensemble de 2021 un chiffre d’affaires compris dans une fourchette entre 78 milliards et 80 milliards de dollars, contre 70,5 milliards à 72,5 milliards de dollars en mai, porté par ses ventes de vaccins anti-Covid qui ont déjà rapporté 11,3 milliards de dollars sur les six premiers mois de l’année.

Le bénéfice par action, qui sert de référence à Wall Street, pourrait de son côté croître de 3,95 dollars à 4,05 dollars, contre 3,55 dollars à 3,65 dollars initialement prévus. Sur le seul deuxième trimestre, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 18,9 milliards de dollars, presque le double d’un an plus tôt (+92%) et au-dessus des anticipations des analystes qui tablaient sur 18,45 milliards.

Le bénéfice net trimestriel augmente quant à lui de 59% à 5,5 milliards de dollars. Rapporté par actions, la référence à Wall Street, il est de 99 cents, là encore au-dessus des attentes qui portaient sur 96 cents. L’action Pfizer était en très légère baisse dans les transactions précédant l’ouverture de Wall Street.

Source LE FIGARO.

La Handibox, un kit pour rendre les spectacles culturels accessibles à tous…

Comptoir d’accueil, fauteuils roulants, micros, guide… La ville de Brest propose aux organisateurs tous les éléments pour favoriser l’accessibilité de leurs événements.

Présentation au Fourneau du nouveau concet Handibox qui facilite l'accès aux manifestations culturelles extérieures pour les personnes en situation de handicap.

 

[LAURÉAT DU PRIX COUP DE COEUR DU JURY] Depuis 2012, la ville de Brest (Finistère, 142 748 habitants) organise sa politique culturelle autour du thème : « La culture, partageons-la ». Mais en réalité, les activités culturelles n’étaient pas vraiment accessibles à tous et en tous lieux. Des ateliers de réflexion ont donc été créés, en 2016, avec les acteurs culturels de la ville et des associations liées au handicap, auxquels ont été associées quatre personnes handicapées, pour déterminer les freins qui empêchaient cet accès à la culture pour tous et surtout trouver comment y remédier.

Est alors née l’idée de la Handibox, une «boîte à outils» comportant le matériel et différents conseils utiles aux organisateurs d’événements culturels et artistiques : tente et comptoir d’accueil, rampes d’accès mobiles, sièges cannes adaptés, fauteuils roulants, boucles auditives à induction magnétique pour les malentendants, casques, micros, tablettes, gamelles pour chiens guides d’aveugles et chiens d’assistance, pictogrammes… Un guide fournit aux organisateurs des points de repère et des idées applicables dès la conception, et des fiches les aident à élaborer une communication compréhensible par toutes et tous. Hébergée par les services municipaux qui en assurent la maintenance, la Handibox est prêtée gracieusement aux associations ou collectivités voisines sur réservation, par modules : PMR, audio, numérique et structure d’accueil.

ET AUJOURD’HUI ?

Au départ un peu lourde à manipuler, la Handibox a été progressivement allégée ; une seule personne peut désormais la déplacer dans une voiture individuelle. « Le fait que cette boîte à outils ait été rendue assez légère et portable est une belle réussite », se félicite Réza Salami, adjoint au maire en charge de la politique culturelle et de la valorisation du patrimoine matériel et immatériel de la ville de Brest.
Évaluer précisément son succès est toutefois difficile. Entre juillet 2019 et février 2020, elle avait été réservée vingt semaines et dix semaines étaient programmées au premier semestre 2020, en particulier pour les fêtes nautiques Brest 2020, mais la crise du coronavirus a conduit à suspendre les manifestations culturelles.

Ce dispositif, pensé pour l’ensemble des handicaps, y compris cognitifs ou invisibles, a été conçu pour être pérenne et il pourrait à l’avenir être dupliqué.

« Nous sommes pionniers pour avoir commencé à rendre véritablement accessible la culture à toutes et à tous, poursuit Réza Salami. Car, si la ville n’est pas accessible à tout le monde, c’est elle qui est handicapée… Mais d’autres freins demeurent : chacun, hélas, ne vit pas à côté d’une librairie ou d’une salle de spectacles… ».

« Cet outil à la fois innovant et simple à utiliser reflète notre volonté politique de favoriser la participation des personnes en situation de handicap à la vie de leur commune », estime aussi Mathilde Maillard, adjointe en charge des personnes en situation de handicap.

Brest met sa Handibox à disposition des collectivités qui souhaiteraient s’en inspirer (culture-animationpatrimoines@mairie-brest.fr).

Focus

Une méthode de travail autour du handicap

Des personnes en situation de handicap ont été associées à tous les stades du projet.
Afin de faciliter la participation de tous, les réunions de travail se tenaient dans des salles accessibles aux personnes à mobilité réduite, équipées de boucles à induction magnétique et en présence d’interprètes de langue des signes française (LSF).
La commune a également fait appel à des fournisseurs spécialisés dans l’adaptation aux handicaps et dans le matériel de transport, ainsi qu’à des artistes designers, une graphiste et des imprimeurs.

Focus

Au sujet du projet :

  • LANCEMENT : mars 2019 / PUBLIC : personnes en situation de handicap, organisateurs d’événements culturels
  • PARTENAIRES : ville de Brest (mission handicap, services culture-animation et patrimoine), réseau des médiathèques, musée des Beaux-Arts, une quinzaine d’associations
    nationales ou locales (handicap, culture), quatre personnes en situation de handicap…
  • BUDGET : 68 830 euros (dont Fondation de France : 12 000 euros, ministère de la Culture-Drac de Bretagne : 5 000 euros, conseil départemental du Finistère : 15 000 euros,
    ville de Brest : 36 830 euros)
  • CONTACT : veronique.abalea@maririe-brest.fr

Source GAZETTE DES COMMUNES.

Un couple d’Espagnols crée des lunettes high-tech pour permettre à leur fils de voir…

PROGRES – Actuellement, les seules solutions proposées sur le marché pour les personnes avec une basse vision sont les cannes et les chiens-guides.

Un couple d’Espagnols crée des lunettes high-tech pour permettre à leur fils de voir

 

Un nouvel outil technologique pour les personnes malvoyantes ? Un couple d’Espagnols a mis au point des lunettes high-tech afin de permettre à leur fils de se débrouiller seul. Ces parents sont partis d’un constat simple : « Il n’y avait rien sur le marché. Les personnes avec une basse vision n’ont que les cannes et les chiens-guides pour les aider à se déplacer. Il n’y a rien de plus », a expliqué Jaume Puig, ingénieur électrique espagnol.

Avec son épouse médecin, Constanza Lucero, il a créé en 2017 la société Biel Glasses, qui porte le nom de leur fils, mais les lunettes ne sont au point que depuis cette année. L’innovation est exposée en ce moment au Salon mondial du mobile (MWC) à Barcelone.

Jusqu’ici aucune technologie n’existait

Après son deuxième anniversaire, les parents du petit garçon ont commencé à s’inquiéter de ses fréquentes chutes et de ses difficultés à monter les escaliers. Biel a fini par être diagnostiqué comme souffrant de vision basse, ou malvoyance, causée dans son cas par un problème du nerf optique, un problème bien plus répandu que la cécité et qui fait de chaque tâche quotidienne un défi.

La vision basse ne peut être corrigée ni par des lunettes ni par la chirurgie, et jusqu’ici aucune technologie n’existait pour aider les personnes atteintes.

Un mélange de 3D, IA et RA

L’appareil imaginé par Biel Glasses ressemble à un casque de réalité virtuelle ou de jeux vidéo. Il utilise la vision en 3D, l’intelligence artificielle et la réalité augmentée pour superposer du texte, des images ou de la vidéo par-dessus l’image réelle, afin que la personne puisse détecter des obstacles ou lire des panneaux dans la rue, par exemple.

« Nous nous sommes dit que nous pouvions utiliser ces technologies pour aider Biel à voir, tirer parti de la vision dont il dispose pour qu’il puisse être plus autonome, avant tout pour résoudre ses problèmes pour se déplacer », raconte Jaume Puig, 52 ans, sur le salon de Barcelone. « On ne peut pas le guérir, d’accord, mais on peut l’aider », a-t-il ajouté.

Vendues à 4.900 euros

Pour mettre au point l’appareil, un investissement de 900.000 euros a été nécessaire. Le couple a puisé 65.000 euros dans ses économies et a récolté le reste auprès d’institutions publiques et par du financement participatif. Le projet s’est fait en collaboration avec une équipe d’ingénieurs en informatique et de médecins, dont l’un des plus grands spécialistes espagnols de la basse vision.

Le produit, homologué par l’Union européenne, devrait être commercialisé cette année en Espagne et au Danemark. Les lunettes, qui doivent être adaptées sur mesure aux besoins de leur utilisateur, coûtent 4.900 euros. Jaume Puig, créateur de plusieurs autres jeunes pousses dans les hautes technologies, espère pouvoir intégrer aux futures versions une fonction d’activation par la voix et un système de navigation via Google Maps.

Source 20 MINUTES.

Tout comprendre à la pension d’invalidité…

ARGENT – Un accident ou une maladie a réduit votre capacité de travail ? La pension d’invalidité versée par la Sécurité sociale permet de compenser votre perte de revenus.

Et depuis le 15 juin 2021, la demande peut se faire en ligne.

Tout comprendre à la pension d’invalidité

 

La survenue d’un grave handicap a malheureusement des conséquences financières parfois dramatiques. Afin d’épauler les citoyens qui en sont victimes, l’État a mis en place différentes aides publiques, à l’image de la pension d’invalidité, qui vise à compenser une perte de revenus.

D’après les chiffres disponibles de la Drees, l’institut statistique du ministère des Solidarités et de la Santé, quelque 831.000 personnes en bénéficiaient dans le cadre d’un des régimes de base fin 2018, pour un âge moyen fixé à 51 ans.

Un soutien aux actifs

Cette indemnisation provisoire s’adresse aux salariés et aux indépendants dont la capacité de travail ou de gain a été réduite d’au moins 66 % à la suite d’un accident ou d’une maladie d’origine non professionnelle. En d’autres termes, la personne est concernée lorsqu’elle n’est plus en mesure d’obtenir un salaire supérieur au tiers de la rémunération normale des travailleurs de sa catégorie et de sa région.

Pour y prétendre, il ne faut pas avoir atteint l’âge légal de la retraite (62 ans) et être affilié à la Sécurité sociale depuis au moins un an au jour de la constatation médicale de votre invalidité ou de l’arrêt de travail en résultant. Mais surtout, il faut avoir déjà intégré la vie professionnelle, puisqu’un salarié doit avoir travaillé au moins 600 heures durant les 12 mois précédents ou avoir cotisé sur un salaire au moins égal à 2.030 fois le smic horaire. Les indépendants doivent quant à eux justifier d’un certain montant de cotisation sur leur revenu d’activité au cours des trois années civiles précédentes.

Un complément de revenus

La caisse primaire d’Assurance maladie classe les personnes éligibles en trois catégories, en fonction de la gravité de leur état et de leur capacité à exercer ou non un emploi spécifique ou une quelconque profession. C’est ce statut qui détermine l’importance de la pension d’invalidité, dont le montant atteint de 30 à 50 % de votre salaire annuel moyen (calculé sur vos dix meilleures années), dans la limite d’un plafond oscillant, selon les catégories, entre 1.028,40 euros en 2021 pour les bénéficiaires qui peuvent encore exercer une activité rémunérée et 2.840,42 euros pour ceux qui sont complètement invalides. En pratique, cette indemnisation tournait autour de 520 euros par mois pour les invalides du régime général en mesure d’exercer une activité rémunérée, contre 1.800 euros pour les plus dépendants en 2018, selon la Drees.

Dans tous les cas, sachez que cette allocation peut être modifiée, suspendue ou supprimée selon l’évolution de votre santé et qu’elle cessera nécessairement lorsque vous prendrez votre retraite.

La demande en ligne

Votre caisse d’Assurance maladie peut prendre directement l’initiative de vous attribuer une pension d’invalidité si elle estime que vous remplissez les conditions nécessaires. Vous pouvez sinon prendre vous-même les choses en main ou sur conseil de votre médecin traitant en remplissant le formulaire adéquat (formulaire S4150) et en l’adressant avec les justificatifs requis (dont un avis d’imposition et un certificat médical) à votre caisse.

Pour les plus connectés, un nouveau téléservice a également été mis en place par la Sécurité sociale depuis le 15 juin 2021. Il permet d’effectuer sa demande de pension d’invalidité entièrement en ligne depuis votre compte Ameli, à l’exception des salariés ayant plusieurs employeurs qui doivent continuer à utiliser la version papier.

Source 20 MINUTES.

À Rennes, ce centre de loisirs offre un été « comme les autres » aux ados handicapés…

Difficile pour les jeunes en situation de handicap de passer des vacances comme les autres. À Rennes (Ille-et-Vilaine), une association s’occupe d’animer leur été avec des activités en tout genre.

Un bonheur pour les ados et les parents, qui peuvent aussi souffler.

Accompagnés par les éducateurs, les jeunes vont à la mer, à la piscine, faire du sport et peignent, comme les autres.

 

C’est un havre de paix pour ces adolescents rennais en situation de handicap. Dans une maison pourtant sans prétention de la rue Albert Thomas de Rennes, au sud de la gare, ces jeunes de 13 à 18 ans sont comme au paradis. « On accueille tout le monde peu importe le handicap. On veut leur proposer de bonnes activités, comme pour tous les autres ados », explique Mathilde Querboüet, responsable du centre Loisirs Pluriel Ados. Au cours de l’été, une vingtaine de jeunes viendront régulièrement passer du bon temps.

« Ici, c’est comme ma deuxième maison »

Le programme est souvent chargé au centre. « Dès que nous n’avons pas d’activités sur place, on part automatiquement en sortie. On va au restaurant, au zoo, au cirque, au cinéma, liste Mathilde Querboüet. On veut que les ados aient accès aux mêmes endroits que les autres. »

Aujourd’hui, c’est peinture. Il faut repeindre la façade blanche et triste du local pour en faire une fresque colorée et joyeuse, visible dans tout le quartier. Tout le monde s’y met. En parallèle, Léa, qui intervient au centre cet été, offre aux ados des massages pour un moment de détente entre deux coups de pinceaux.

À Rennes, ce centre de loisirs offre un été « comme les autres » aux ados handicapés

« J’aime bien les activités, surtout le cinéma pour voir des dessins animés. J’ai bien aimé aussi aller à la mer, » raconte Ilê, 18 ans, atteint d’autisme. Pour Fleur, 18 ans également, aller au centre de loisirs la comble de joie : « J’aime bien tout, retrouver les jeunes, faire des activités, les sorties. Je suis toujours contente de venir ici parce que je m’amuse bien. Au lycée, c’est plus compliqué, j’ai moins d’amis. Ici, c’est comme ma deuxième maison. »

Un moment de répit pour les familles

Ces moments font aussi du bien aux familles. Le quotidien avec un enfant souffrant de handicap demande beaucoup de temps et d’énergie. « Ils ont chacun des difficultés différentes. Ils ont plus ou moins besoin d’attention. En moyenne, il y a un encadrant pour deux ados. » Les parents en profitent aussi pour prendre du temps pour eux. « Une famille n’avait jamais pu aller au restaurant depuis dix ans avant de connaître le centre de loisirs. Aller chez le coiffeur, faire les boutiques, ce n’est pas possible autrement pour eux », explique la gérante.

La demande est forte pour cet été. « Au total, j’ai une cinquantaine de demandes. On pourrait ouvrir un autre centre à Rennes si on avait les financements », déplore Mathilde Querboüet. En attendant de pouvoir accueillir tout le monde, le centre de loisirs continuera une partie de l’été d’entendre les rires des ados.

Source OUEST FRANCE.