Emploi des seniors : une mission d’information souhaite casser les stéréotypes…

La mission d’information relative à l’emploi des seniors, présidée par Valérie Six (UDI et Indépendants) et co-rapportée par Didier Martin (La République en marche) et Stéphane Viry (Les Républicains), a présenté ses préconisations mercredi 15 septembre.

Elle insiste notamment sur la nécessité de « changer les représentations et les stéréotypes associés aux travailleurs expérimentés« .

Emploi des seniors

 

Il s’agit de l’un des constats majeurs de la mission d’information, qui a initié ses travaux en mars dernier, le terme de « senior » est un terme qui s’avère souvent peu valorisant pour ceux qu’il désigne. Subjectif, il renvoie dans certains secteurs à des individus de 55 ans et plus, quand il peut s’appliquer dès 45 ans dans d’autres milieux, et induit l’idée que les salariés concernés auraient passé « un cap de productivité ou d’investissement« , autrement dit une date de péremption professionnelle.

Aussi, les membres de la mission proposent de substituer systématiquement au terme de « senior » celui de « salarié expérimenté » ou de « travailleur expérimenté ».

Le chômage, fléau pour les 55-64 ans

Pour les travailleurs de plus de 55 ans qui perdent leur emploi, la mission constate que l’opportunité de rebondir s’avère un défi particulièrement compliqué. « Les travailleurs expérimentés sont surreprésentés parmi les chômeurs de longue et de très longue durée« , constate-t-elle dans son rapport. Une inactivité subie qui plonge nombre d’entre eux dans la précarité, la Cour des Comptes faisant ainsi état de la proportion croissante de travailleurs dits âgés parmi les bénéficiaires de minimas sociaux, dont le revenu de solidarité active (RSA).

Par ailleurs, la mission note que « même si les travailleurs expérimentés sont davantage en CDI que le reste de la population, le recours au contrat court s’accroit de plus en plus chez cette catégorie de la population, tout comme le recours au temps partiel« .

Pour Valérie Six, qui a présidé la mission, « les allers-retours de politiques publiques, qui ont parfois privilégié les pré-retraites ou le chômage long, n’ont pas facilité l’émergence d’une véritable stratégie en faveur des travailleurs expérimentés« .

Les femmes touchées par la « double peine »

Les membres de la mission ont constaté une surreprésentation des femmes parmi ceux qui ne sont ni en emploi, ni à la retraite. La population féminine est ainsi incarnée par deux de ces personnes sur trois, alors qu’elle ne représente que la moitié de la classe d’âge.

Le rapporteur Didier Martin a ainsi expliqué en quoi la problématique liée à l’emploi des seniors était particulièrement prégnante pour les femmes. « Les carrières hachées des femmes, leur moindre rémunération tout au long de leur carrière, les temps partiels répétés et subis, les pénalisent incontestablement au moment de leur départ en retraite, et elles sont hélas parfois contraintes de reculer ce départ bien au-delà de l’âge de 65 ans« , a constaté le député de Côte-d’Or.

« La situation des femmes en fin de carrière, bien souvent victimes d’une double-discrimination, montre qu’elles pourraient être les principales bénéficiaires de progrès significatifs en vue d’accéder à de meilleurs emplois et à de meilleures retraites« , a aussi déclaré Valérie Six.

Former les seniors et valoriser les échanges intergénérationnels : un dispositif gagnant-gagnant ?

L’une des grandes mesures prônées par la mission réside dans le renforcement de la formation professionnelle. Il s’agit notamment de soutenir les dispositifs de reconversion, mais aussi l’entreprenariat des seniors en recherche d’emploi. Le rapport cite également le recours à l’intérim comme pouvant s’avérer être un tremplin pour revenir à l’emploi.

La mission préconise également de « développer les échanges intergénérationnels », au travers notamment du mentorat et du « tutorat inversé », qui vise à prévenir l’obsolescence des compétences. Le rapport se propose également de réinventer le « contrat de génération », dispositif qui avait été introduit en 2013 sous la présidence de François Hollande avant d’être supprimé en 2017, et qui consistait en une aide financière de l’Etat à hauteur de 4 000 euros annuels pendant trois ans, si une entreprise embauchait en CDI un salarié de moins de 26 ans, tout en conservant un salarié de 57 ans ou plus. Cette aide pouvait être portée à 8000 euros en cas de nouvelle embauche d’un senior. Concernant ce contrat de génération, « beaucoup de personnes auditionnées ont considéré que c’était une bonne idée mais qui avait été mal exécutée« , a indiqué Stéphane Viry, qui a également considéré que les modalités nouvelles d’un tel dispositif devraient être définies « par les partenaires sociaux dans le cadre d’une négociation interprofessionnelle« . Une logique qui se décline d’ailleurs à l’ensemble des mesures proposées par la mission.

Le travailleur expérimenté étant souvent perçu comme plus coûteux et moins productif, le rapport préconise d’activer des dispositifs incitatifs, à la fois pour le travailleur susceptible d’accepter un emploi moins rémunéré à quelques années de la retraite, mais aussi pour l’employeur qui le recruterait. La mission propose notamment la création d’un « index sénior », afin de valoriser les entreprises vertueuses en la matière.

Des pistes dont l’actualité ne se dément pas, au moment où le débat sur la réforme des retraites est relancé. En l’absence de solutions pour favoriser l’emploi des seniors, le recul de l’âge légal pourrait en effet induire le risque d’un basculement dans l’inactivité ou le chômage, de nombre de travailleurs en fin de carrière. « Tous les plans seniors qui ont pu jadis être esquissés par les gouvernements précédaient une réforme des retraites« , a d’ailleurs rappelé Stéphane Viry, avant de conclure : « C’est parce que la France a besoin de se travailleurs expérimentés, que la France aura besoin d’un plan national, fédérateur, ambitieux, concerté avec les partenaires sociaux« .

Source LCP.

Assistantes maternelles : le handicap, sujet de formation…

Les assistantes maternelles agréées exercent un métier aussi passionnant que rigoureux. Des formations thématiques les aident à mieux cerner certains sujets liés à leur fonction, comme celle qui vient de se tenir dans une salle du club house du golf.

Explications.

Assistantes maternelles : le handicap, sujet de formation

 

Ouvert il y a un peu plus d’un an, le relais petite enfance de Faulquemont (RPE) est ce lieu où les quelque 230 assistantes maternelles agréées du district urbain peuvent prendre conseil à tout moment. « Les assistantes maternelles ont droit à 58 heures de formation quand elles commencent à travailler, cela fait partie de leur professionnalisation », observe Laëtitia Collignon, directrice du relais. Des formations sont donc mises en place avec le concours de l’IFP de Faulquemont (Institut de formation pratique), et un important catalogue de thèmes permet d’orienter ces sessions.

Tout récemment, une formation animée par Gwenaëlle Limousin avait pour sujet « Comprendre le handicap pour accompagner l‘enfant », basée sur l’échange et les situations pratiques. « C’est vraiment un plus pour valoriser ce qu’elles font, et ce type de formation est rémunéré », ajoute Laëtitia Collignon. Ce type de rencontre est aussi et surtout une manière de renouer le contact : les crises sanitaires successives ont mis le métier à mal, « elles se sont senties isolées, ne savaient plus comment faire, ni où se placer, elles ont été malmenées et ne se sont pas senties reconnues, et aujourd’hui toutes n’ont pas du travail ».

« L’occasion de parler de nous-mêmes »

Une nouvelle formation aura lieu en novembre sur un tout autre thème : « Comprendre les émotions pour mieux accompagner l’enfant ». Dans tous les cas, ces réflexions organisées sur plusieurs journées permettent de conforter les connaissances et de mieux connaître d’autres professionnels du secteur. Emna Cabocel a bénéficié de la dernière formation, et témoigne : « Cela nous apporte beaucoup de connaissances au plan social, émotionnel, ça nourrit notre façon de travailler et ça nous donne aussi l’opportunité de parler de nous-mêmes, d’échanger des tuyaux ». Le thème du handicap l’a touchée, « on est un peu psychologues entre parents et enfants, les parents ont besoin d’écoute, qu’on sente leurs émotions, leurs décharges. »

Source REPUBLICAIN LORRAIN.

ROUEN – Handicap auditif : un service adapté de contact avec la Ville…

Désormais, la Ville propose aux personnes sourdes et malentendantes un service gratuit de mise en relation adaptée avec la mairie, la police municipale et le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Via Rouen.fr.

Un service sur mesure pour l'accueil des personnes sourdes ou malentendantes

 

La Ville de Rouen rejoint des collectivités comme Paris, Grenoble, Poitiers ou Brest, qui ont adopté la solution Elioz pour franchir une étape dans l’accessibilité du service public : ce nouveau dispositif d’accueil s’adresse aux personnes sourdes, malentendantes, aphasiques ou ayant des difficultés d’élocution.

L’usager doit passer par le canal de Rouen.fr et activer sa webcam et son micro. Il est alors mis en contact gratuitement, via la plateforme d’interprétation Elioz Connect, avec l’un des trois pôles clés de l’administration municipale :

  • la mairie
  • la police municipale
  • le Centre Communal d’Action Sociale

Un opérateur-relais de Elioz Connect prend l’appel et assure le lien avec ces services municipaux. Trois modes de communication sont possibles :

  • Langue des Signes Française (LSF) avec un interprète
  • Transcription en Temps Réel de la Parole (TTRP) avec un transcripteur
  • Langue Parlée Complétée (LPC) avec un codeur

Le temps d’attente avant l’intervention de l’opérateur ne dépasse pas deux minutes ; idem pour la mise en relation avec le service municipal demandé une fois l’appel établi.

Source VILLE DE ROUEN.

Saint-Thibault : Nikolas Cantayre défie son handicap et décroche sa ceinture noire en judo…

C’était un moment de consécration quand Nikolas Cantayre, trisomique, a reçu sa ceinture noire de judo à Saint-Thibault, entouré de tous ses proches. Elle manquait à son palmarès.

Dans le judo, Nikolas Cantayre a trouvé comme une deuxième famille et une passion. Vendredi 24 septembre, il a décroché sa ceinture noire.

 

Le judo n’est pas un sport recommandé pour les personnes atteintes de trisomie 21. Mais ça n’a pas arrêté Nikolas Cantayre, qui en a fait sa passion. A 32 ans, Nikolas est un judoka de talent, médaillé au niveau national en sport adapté.

Vendredi 24 septembre 2021, il a reçu sa ceinture noire, au gymnase de Saint-Thibault, où il s’entraîne depuis trois ans. Il était entouré de tous ses proches et camarades de tatamis ; la conseillère départementale vice-présidente des sports, Bouchra Fenzar, et du conseiller municipal chargé des sports, Philippe Piocelle, étaient présents.

« Depuis trois ans, Nikolas n’a que ça en tête, avoir sa ceinture noire »

D’un côté, il y a Laurent Burin, son entraîneur actuel. De l’autre, Serge, son ex-entraîneur aujourd’hui retraité mais ami et toujours très présent dans la vie de Nikolas. Mais c’est Ugo, un des élèves du cours qui lui a remis sa ceinture.

Nikolas a reçu sa ceinture noire de l'un de ses partenaires, Ugo, qui l'a beaucoup soutenu.

« Depuis trois ans, il n’a que ça en tête, avoir sa ceinture noire. A Saint-Thibault, il est très bien entouré. Ugo l’a beaucoup aidé, il venait une demi-heure avant les cours. Nikolas est un garçon qui peut tout faire, mais il lui faut plus de temps… Lui répéter les choses, être patient », explique Chantal, sa maman qui était elle-même professeur d’EPS. « À travers le sport, il apprend beaucoup de choses, la géographie, les institutions… »

Car Nikolas est porteur de la trisomie 21. Ce qui le différencie des autres, c’est une particularité génomique. Au lieu de deux chromosomes 21, il en a trois.

Dans son judo, il s’exprime comme les autres. Le jour de l’examen, les valides étaient impressionnés.

Marie Bartoluzzi, présidente du club de judo

« Moi aussi, j’ai une ceinture noire comme toi », commente la star de la soirée.

Nikolas a été intégré au cours des adultes valides. Tous l'ont bien accueilli et l'ambiance était à la fête pour sa ceinture noire.

Un judoka de talent, plusieurs fois médaillé en sport adapté

« Je fais beaucoup de judo », souligne Nikolas. Voilà presque 20 ans qu’il s’y est mis, d’abord à Champs, puis à Claye-Souilly, avant d’arriver à Saint-Thibault. « Je suis très fier », glisse-t-il tout sourire après la remise, entouré de ses camarades, professeurs ainsi que sa sœur, son mari et leurs enfants, également présents pour l’occasion.

Serge, son entraîneur des débuts, est très ému. Après 25 ans dans le handisport, il est aussi très fier du parcours de Nikolas :

Il a été champion de France, vice-champion, à chaque participation, il a fait un podium…. Il a toujours brillé parce qu’il est déterminé, volontaire et bien entouré.

Serge, ancien professeur de Nikolas

À ses côtés, près du petit buffet improvisé, Nikolas acquiesce.

Ses deux entraineurs, Serge, à gauche et Laurent, à droite, ont salué son parcours et sa détermination.

Ouvrir le sport au handicap

Avec un tel palmarès, le club de judo de Saint-Thibault a décidé de ne pas le mettre en cours adapté quand il est arrivé il y a trois ans.

Il pouvait venir avec les valides et il s’est bien adapté, tout le monde l’a bien accueilli. C’est un exemple pour les enfants atteints de trisomie et aussi pour les parents qui n’osent pas parfois, mettre leur enfant au sport.

Laurent Burin, professeur de judo du club de Saint-Thibault, chargé des cours de sport adapté

Mais il y a aussi des difficultés d’accès : à chaque changement de club, Chantal, la maman de Nikolas, explique que cela n’a pas toujours été facile de trouver des clubs qui accueillent les personnes handicapées.

Serge confirme : « Il peut y avoir des réactions négatives, ce n’est pas encore évident alors que c’est tellement enrichissant pour tout le monde », raconte l’ancien enseignant, qui a amené jusqu’à la ceinture noire deux autres élèves, l’un malvoyant et l’autre handicapé physiquement après un accident de moto. Deux fiertés : « Tout est réalisable avec du travail, de l’encadrement bienveillant et de la volonté ».

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Source ACTU.

 

 

Handicap : extension du forfait d’intervention précoce pour les enfants de 7 à 12 ans…

Une circulaire du 23 septembre a pour objet d’accompagner les agences régionales de santé (ARS) et les recteurs dans la sélection des porteurs de plateformes de coordination et d’orientation (PCO) en charge de la mise en œuvre du parcours de bilan et d’intervention précoce de 7 à 12 ans.

Handicap : extension du forfait d’intervention précoce pour les enfants de 7 à 12 ans...

 

Inscrite dans le cadre de la stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neurodéveloppement 2018-2022 en complémentarité du parcours de bilan et d’intervention précoce pour les troubles du neurodéveloppement, l’extension du forfait d’intervention précoce pour les enfants de 7 à 12 ans qui présenteraient un écart de développement avait été annoncée lors la conférence nationale du handicap du 11 février 2020.

Des plateformes de coordination et d’orientation (PCO) 0-6 ans sont déjà déployées à l’été 2021. Cette extension répond donc aux besoins de prolonger, au-delà de la petite enfance :

  • une coordination structurée de l’action des professionnels amenés à participer au repérage et diagnostic des enfants présentant des écarts de développement susceptibles de présenter un ou plusieurs des troubles du neurodéveloppement (TND) ;
  • le financement des bilans et interventions des professionnels libéraux et dont les actes ne sont actuellement pas couverts par une convention avec l’assurance maladie, à savoir : les ergothérapeutes, les psychomotriciens et les psychologues

POINT DE VUE. « Handicap : il reste beaucoup à faire… »…

Philippe Mouiller, sénateur des Deux-Sèvres, vice-président de la Commission des affaires sociales du Sénat, soulève des questions sur la prise en charge des personnes en situation de handicap et affirme qu’« une mobilisation de toute la société restera indispensable ».

« 7 000 Français en situation de handicap – dont 1 400 enfants – restent pris en charge en Belgique, faute de solutions pour eux en France »

 

La crise sanitaire qui secoue notre pays depuis 18 mois a de profondes répercussions sur l’action médico-sociale. Pour la qualité du débat public, mais surtout pour les 12 millions de personnes concernées, ne craignons pas de poser certaines questions essentielles.

Où en est-on en matière d’accompagnement des personnes en situation de handicap ?

Comment expliquer que malgré de nombreuses mesures proposées par les gouvernements successifs depuis la grande loi handicap de 2005, la situation d’un grand nombre de personnes handicapées se soit dégradée ? La pandémie a d’ailleurs fragilisé les familles concernées.

Comment la France peut-elle réagir aux nombreuses critiques dont elle est l’objet par les différentes institutions internationales dont le Comité des droits des personnes handicapées ?

La réponse proposée est une politique d’inclusion dans le milieu ordinaire et d’adaptabilité des dispositifs communs déjà difficilement mis en œuvre : c’est assez dire sa complexité. Heureusement, les objectifs à atteindre sont, eux, largement partagés par tous les acteurs : l’aménagement d’une société plus inclusive, c’est-à-dire qui fasse une place à chaque personne quelle que soit sa situation.

7 000 Français en situation de handicap… en Belgique

La plus prometteuse est celle consistant à accompagner les personnes dans leur parcours de vie. Cette logique est d’offrir des solutions de continuité de prise en charge par une meilleure coopération des acteurs et ainsi ne plus proposer des places mais des réponses​. Cette démarche de bon sens impose toutefois des changements profonds.

Elle achoppe d’abord, toujours, sur l’insuffisance quantitative et qualitative de l’offre adaptée. Un indicateur suffira, qu’on ne saurait trop rappeler : près de 7 000 Français en situation de handicap – dont 1 400 enfants – restent pris en charge en Belgique, faute de solutions pour eux en France, ce qui cause des ruptures de parcours et une détresse sociale.

Ensuite, une véritable démarche de simplification administrative et de réorganisation des systèmes de financement des établissements et des services reste nécessaire et urgente. La modernisation des outils d’accompagnement dans cette logique de parcours traîne péniblement. Cette complexité est un véritable frein au développement de solutions de qualité et entraîne souvent un parcours du combattant pour les familles souvent éprouvées qui recherchent un soutien et un accompagnement.

On voudrait pour terminer partager une profonde perplexité. Le Sénat a voté en mars la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapés, réclamée de longue date par les associations, afin de décorréler le soutien financier minimal de la nation aux plus fragiles de leur situation conjugale. Cette juste mesure garantirait une autonomie financière des personnes en situation de handicap. Il a en outre appelé de ses vœux un changement de logique d’ensemble, en s’appuyant sur la création, par la majorité présidentielle l’an dernier, d’une nouvelle branche de sécurité sociale aux contours et aux objectifs restés pour l’heure assez flous. Hélas, le Gouvernement s’est opposé en juin à cette proposition et nous attendons toujours la grande loi sur l’autonomie annoncée. Cette situation est incompréhensible si l’on veut mieux accompagner les personnes.

Le Sénat continuera d’exercer son rôle de contrôle et d’initiative pour rendre la société plus inclusive, mais une mobilisation de toute la société restera indispensable.

Source OUEST FRANCE.

Handicap et appels : Orange, Bouygues et SFR proposent un nouveau mode de communication gratuit et enrichissent leur offre…

Les trois opérateurs proposent via l’application Rogervoice aux personnes touchées par un handicap auditif ou visuel de pouvoir passer un appel téléphonique avec une solution adaptée, et l’adapte pour les personnes sourdes et aveugles.

Handicap et appels : Orange, Bouygues et SFR proposent un nouveau mode de communication gratuit et enrichissent leur offre

 

Reconnaissance vocale et accompagnement des utilisateurs : les personnes atteintes de surdicécité, soit d’une combinaison d’un handicap visuel et auditif plus ou moins prononcé, peuvent désormais passer des appels téléphoniques. Le service Rogervoice, proposé gratuitement aux abonnés Orange, SFR et Bouygues Telecom, intègre désormais un nouveau mode de communication inédit pour celà. “Ce mode compatible avec les plages braille disponibles dans le commerce repose sur l’accompagnement des utilisateurs par des professionnels de l’écrit, mais également sur des systèmes de reconnaissance vocale et de navigation adaptée au sein de l’application” explique la Fédération Française des télécoms.

Ce mode a été conçu en collaboration avec le Réseau National des SourdAveugles (RNSA) et l’Association Nationale pour les Personnes SourdAveugles (ANPSA). Une fois l’application téléchargée, la personne atteinte de surdicécité peut désormais utiliser la plage braille pour naviguer sur cette dernière. Lorsqu’elle désire passer un appel, il suffit de composer le numéro de son interlocuteur ou de le sélectionner dans le répertoire et de lancer l’appel via sa page braille.

Un intervenant vient ainsi prendre en charge l’appel et retranscrit les propos de l’interlocuteur sous forme de sous-titres sur l’application. En utilisant les technologies “VoiceOver” sur iOS ou “TalkBack” sur Android, l’utilisateur peut lire ces derniers directement sur sa plage braille. Il peut ensuite choisir de répondre oralement ou de taper ses réponses sur son clavier braille. Ses réponses seront transcrites en texte et le copilote Rogervoice pourra les répéter à l’oral au destinataire de l’appel.

Un service offert et un forfait enrichi

Pour rappel, toute personne disposant d’un forfait auprès d’un opérateur membre de la Fédération Française des Télécoms, c’est-à-dire Orange, La Poste Mobile, SFR, Bouygues Telecom et Bouygues Telecom Business Distribution (Auchan Télécom, Cdiscount Mobile, CIC Mobile, Crédit Mutuel Mobile ou NRJ Mobile) dispose d’une heure de communication offerte chaque mois (renouvellement automatique) depuis l’application Rogervoice. La FFT annonce d’ailleurs qu’à partir du 1er octobre 2021, le forfait passera à 3 heures par mois.

Free pour sa part propose sa propre solution dédiées aux personnes sourdes et malentendantes avec le Relais téléphonique Free. Le service permet aux Freenautes porteurs d’un handicap (sourds, malentendants et sourdaveugles) de bénéficier d’un service d’interprétation en français – langue des signes française (LSF), de codage en langage parlé complété (LPC) ou de transcription automatique instantanée.

Source UNIVERSFREEBOX.

Rouen. En situation de handicap, ils ont enfin leur propre logement : « J’ai pris mon envol »…

Grâce au dispositif d’habitat inclusif, et au soutien d’associations locales, Cyrille et Fabienne ont pu s’installer dans un appartement situé dans une belle résidence, à Rouen.

Fabienne et Cyrille sont installés depuis mai 2021 dans une résidence à Rouen (Seine-Maritime) grâce au dispositif d'habitat inclusif.

 

« Avant, je vivais chez ma mère. Maintenant, j’ai le sentiment d’avoir pris mon envol », confie avec le sourire Cyrille. En situation de handicap, cet habitant de Rouen nous a ouvert les portes de son appartement mardi 28 septembre 2021 à l’occasion de la journée de l’habitat inclusif organisée par le Département de Seine-Maritime. Avec Fabienne, sa colocataire, il est installé dans une résidence moderne depuis le 3 mai 2021, située dans le quartier Ouest. Et tout cela a notamment été rendu possible grâce au soutien de l’ARRED (Association Rouennaise de Réadaptation de l’Enfance Déficiente).

L’habitat inclusif est une solution de logement destinée aux personnes âgées et aux personnes handicapées. Les bénéficiaires, comme Cyrille et Fabienne, y vivent dans des espaces privatifs, mais partagent des lieux de vie communs et un projet de vie. Ils peuvent, selon leurs besoins, solliciter une aide sociale ou médico-sociale, comme c’est le cas avec l’ARRED.

S’approprier son logement

Retour chez Cyrille et Fabienne, qui assurent en cœur, que « tout se passe bien avec les voisins. On est vraiment bien installés ». Fan d’automobiles, Cyrille a ramené ses petites voitures d’enfance qu’il a installées sur une étagère. Il montre aussi ses nombreux films en Blu-ray, ses jeux vidéos et sa console, et surtout, la grande télévision du salon, dont il est très fier.

Fabienne, elle, préfère plutôt la tranquillité de ses puzzles, qui sont dispersés dans l’appartement. Le dernier en cours, exposé sur la table de la cuisine, comporte plusieurs milliers de pièces. Dans ce petit cocon moderne et finement aménagé, les deux résidents se situent juste en face du foyer de l’ARRED, un lieu d’hébergement pour travailleurs handicapés. Là-bas, ils peuvent s’y retrouver avec les équipes de l’association, échanger et boire un café avec les pensionnaires du foyer, ainsi que les autres bénéficiaires de logements inclusifs dans le secteur.

Nous avons 13 habitants accompagnés par l’ARRED depuis le mois de juin. C’est un projet mené depuis 1 an et demi, et dont nous sommes très fiers.

Fabrice Barthélémy,directeur général de l’ARRED.

Mélanie, Coralie et Armand vivent ensemble dans une grande collocation.

« Depuis que l’on m’a proposé cette possibilité d’habitat inclusif, j’ai dit oui, car je veux avancer dans ma vie », confie Armand. Avec Coralie et Mélanie, il est depuis mai installé dans un grand appartement situé au sein de la même résidence que Fabienne et Cyrille.

« On se connaissait avant au foyer avec Coralie et Mélanie. La colocation se passe très bien. On se fait à manger, chacun nos tours. On est vraiment plus indépendants », informent les résidents. Travaillant dans la région rouennaise, les trois colocataires ont ainsi pu découvrir le plaisir d’avoir un lieu de vie qu’ils ont pu s’approprier.

Une aide personnalisée

S’ils jouissent d’une autonomie propre au fait d’habiter dans un appartement qui leur appartient, les résidents ne sont pas livrés à eux-mêmes. Emeline Lesage est éducatrice à l’ARRED. C’est elle qui s’occupe d’accompagner les pensionnaires de la résidence. « On fait le lien avec leur lieu de travail, on organise des activités en groupe, comme des sorties à la piscine, dans des parcs », explique-t-elle, insistant sur le fait que l’accompagnement est fait « selon leurs besoins et leur demande ».

Sous curatelle, les résidents sont aussi assistés pour des tâches comme le paiement de leurs charges et de leurs loyers. « Même s’ils vivent en autonomie, ils ont besoin de repères », poursuit l’éducatrice.

Une initiative soutenue par le Département

À l’occasion de la journée de l’habitat inclusif, le département de Seine-Maritime a, via son Président Bertrand Bellanger, rappelé le fait que « nous militions depuis de nombreuses années pour valoriser et soutenir l’habitat inclusif. Il faut être dans une logique de proximité avec chacun de nos habitants » et « continuer à développer l’habitat inclusif dans la région ».

Le président a aussi insisté sur l’engagement de la collectivité dans la création de l’aide à la vie partagée (AVP), une aide individuelle aux personnes qui font le choix de l’habitat inclusif, et dont l’objectif est d’accélérer le déploiement de ce type de dispositif.

Permettre à des personnes en situation de handicap de ne pas se sentir exclues et isolées, et leur offrir la possibilité d’avancer dans leur projet de vie, tels sont les objectifs auxquels tentent de répondre les habitats inclusifs.

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Source ACTU 76.

Accompagnement d’élèves en situation de handicap : « Des problèmes de recrutement » dans le Calvados…

Face aux voix qui s’élèvent ici et là pour déplorer le manque d’effectifs d’accompagnants d’élèves en situation de handicap, la direction académique du Calvados fait le point et évoque un problème de recrutement.

Un accompagnant d'élèves en situation de handicap (AESH) auprès d'une élève (photo d’illustration).

 

Pour les élèves en situation de handicap du Calvados, bénéficier de l’accompagnement d’un AESH n’est pas toujours chose aisée, à en croire le témoignage de plusieurs parents. Et ce malgré une notification de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

La rédaction de Caen a interrogé Françoise Lay, secrétaire générale de la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) du Calvados, à ce sujet.

Françoise Lay, quelle est la situation dans le département pour les élèves en situation de handicap ?

Ils sont 4 414 dans le Calvados, scolarisés de la maternelle à la terminale, dont 2 234 qui ont fait l’objet d’une notification de la part de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Ces notifications précisent les besoins en termes d’accompagnement humain et matériel.

Pour permettre la scolarisation de ces jeunes, nous avons recruté 1 206 accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Ces AESH sont répartis dans des pôles inclusifs d’accompagnement localisés (Pial).

Ces structures, basées sur le principe de la mutualisation, permettent un accompagnement au plus près des élèves et autorisent davantage de réactivité et de souplesse. C’est une expérimentation que nous menons depuis deux années maintenant.

Plusieurs témoignages évoquent des problèmes de moyens qui empêcheraient de mettre en œuvre efficacement cet accompagnement. Qu’en est-il ?

Je pense que les moyens affectés à l’organisation des Pial sont conformes aux besoins recensés. J’ajoute qu’un plus des effectifs que je vous ai cités, nous consacrons une enveloppe annuelle de 200 000 € pour l’acquisition de mobilier, de matériel informatique et bureautique. Et je précise également que nous traitons, chaque semaine depuis la rentrée, une trentaine de nouvelles situations d’élèves en situation de handicap.

Dans ce cas, pourquoi certains élèves ne bénéficient-ils pas du nombre d’heures prévu par les notifications de la MDPH ?

Il faut reconnaître que nous rencontrons une problématique de recrutement dans certaines zones, essentiellement des zones rurales. Nous manquons de candidats.

Le principe des Pial implique une mobilité de la part des AESH qui doivent intervenir parfois sur plusieurs établissements. Cela peut peut-être décourager certaines personnes. Mais je le répète, cette organisation est conçue pour coller au plus près des besoins des élèves.

Source OUEST FRANCE.

Pourquoi l’obésité est un facteur de risque face au Covid-19 ?…

Après l’âge, l’obésité est considérée comme le deuxième facteur de risque d’être hospitalisé après une infection par le coronavirus. Les tissus adipeux, chez les personnes obèses, sont le siège de réactions inflammatoires chroniques. Ces dernières peuvent s’aggraver lors d’une contamination au Covid-19.

Pourquoi l’obésité est un facteur de risque face au Covid-19

 

Après un an et demi de pandémie de Covid-19, la recherche scientifique a eu le temps d’investiguer la maladie et les spécificités de son développement. Après l’âge, l’obésité est désormais considérée comme le deuxième facteur de risque d’être hospitalisé après une infection par le virus SARS-CoV-2. Le lien entre obésité et maladies respiratoires ayant déjà été établi, par exemple pour l’apnée du sommeil, cette corrélation ne nous a pas particulièrement surpris. Néanmoins, des interrogations demeurent pour expliquer les mécanismes impliqués et notamment quant au rôle du tissu adipeux dans la sévérité de la maladie.

Depuis les débuts de l’épidémie, les données s’accumulent pour montrer que parmi les patients atteints du Covid, environ 5 % sont hospitalisés en soins intensifs du fait de l’emballement de leur système immunitaire associé à une réaction inflammatoire excessive. C’est le fameux « orage cytokinique ».

Les patients obèses semblent y être particulièrement vulnérables. Pour améliorer la prise en charge et identifier des traitements adaptés, il est essentiel de comprendre pourquoi, et d’identifier quelles caractéristiques biologiques et immunologiques participent à ce phénomène.

Le rôle du tissu adipeux

L’obésité ne correspond pas seulement à un indice de masse corporelle (IMC) élevé – soit le poids divisé par la taille au carré, égal ou supérieur à 30 kg/m2. Elle se caractérise également par un excès de tissu adipeux (l’ensemble des cellules stockant les graisses, ou adipocytes). Par ailleurs, les personnes avec un IMC élevé présentent des signes persistants d’inflammation liés à la production, par le tissu adipeux, de résidus métaboliques que certaines cellules immunitaires identifient comme des « signaux de danger ».

Du fait de cette inflammation préexistante, plusieurs équipes de recherche avaient émis l’hypothèse que ces patients seraient plus à risque de développer une forme sévère de la maladie. L’infection pulmonaire par le SARS-CoV-2 aggraverait ainsi l’inflammation préexistante, créant des dégâts plus importants au niveau des poumons et se généralisant dans les cas les plus sévères à d’autres organes.

Toujours à l’étude, cette piste n’explique toutefois pas pourquoi une telle inflammation n’est pas observée à un degré similaire chez les personnes obèses lors d’infections par d’autres coronavirus, comme le MERS-CoV ou le SARS-CoV. Il est donc essentiel de poursuivre les investigations pour déterminer quelles sont les particularités du SARS-CoV-2 qui entraînent un tel emballement immunitaire en cas d’obésité.

Infection et inflammation

Une autre piste de recherche se dessine : lors de l’infection par le virus SARS-CoV-2, la réponse du système immunitaire entraîne un afflux de cytokines pro-inflammatoires – de petites protéines sécrétées par les cellules immunitaires, et qui contribuent à orienter notre défense. Les interactions entre cytokines et adipocytes du tissu adipeux seraient responsables de l’inflammation excessive observée.

Stimulés par ces cytokines, les adipocytes vont également activer les voies de dégradation des lipides qu’ils stockent, ce qui conduit à la libération de quantités importantes d’acides gras dans l’organisme. Cette altération du métabolisme lipidique accentuerait les processus inflammatoires et contribuerait à la destruction de cellules au niveau de certains organes.

Il faut également noter ici que l’obésité masculine favorise une accumulation du tissu adipeux dans la cavité viscérale et donc à proximité des organes vitaux. Ce qui pourrait en partie expliquer la plus grande sévérité des infections Covid-19 chez les hommes par rapport aux femmes.

D’autres pistes encore à explorer

Il est également nécessaire de poursuivre les travaux sur le rôle du récepteur ACE2. Présent à la surface de différents types cellulaires, ce dernier joue un rôle clé auprès du SARS-CoV-2 responsable du Covid-19 puisque c’est lui qui permet l’entrée de ce virus dans les cellules de l’hôte. Or, de nombreux récepteurs ACE2 sont présents à la surface des adipocytes, faisant donc de ce tissu un réservoir potentiel pour la réplication virale. Présentant un nombre d’adipocytes plus élevé, les personnes obèses ont par ailleurs une surface de cellules pouvant être infectée plus importante.

En outre, il peut être intéressant d’étudier le système hormonal Rénine-Angiotensine-Aldosterone de l’organisme, qui joue un rôle physiologique essentiel dans la régulation cardiaque, rénale et de la pression artérielle. De nombreux acteurs de ce système se trouvent présents dans le tissu adipeux, et pourraient établir un lien avec l’hypertension qui est un autre facteur de risque de sévérité de la maladie Covid-19.

Enfin, il convient de rappeler que les lipides stockés par les adipocytes jouent un rôle clé dans le cycle de vie des virus : ils fournissent notamment l’énergie nécessaire à la réplication virale, mais jouent aussi un rôle crucial dans l’entrée du virus dans la cellule infectée, comme dans la libération de nouvelles particules virales.

La compréhension de ces mécanismes doit encore être approfondie, mais il est probable que ceux-ci expliquent en partie la sévérité de l’infection chez les patients obèses.

Perspectives et recherche thérapeutique

À mesure que nos connaissances sur cette nouvelle maladie progressent, nous nous rendons compte de la diversité et de la complexité des symptômes. Ceux-ci semblent établir un lien évident entre la sévérité de l’infection Covid-19 et la préexistence de différents facteurs de risque, parmi lesquels l’obésité est aujourd’hui l’un des mieux validés. Toutefois, mettre en évidence les liens possibles entre ces différents facteurs de risque nécessite à présent une stratification optimale de l’ensemble des patients Covid-19. En d’autres termes, il faut que l’ensemble des paramètres physiologiques et cliniques pour chaque patient puisse être référencé afin d’en permettre une analyse détaillée.

Des équipes de recherche travaillent déjà sur la base de ces hypothèses à développer de nouveaux traitements, notamment des molécules ciblant le récepteur ACE2 et capables de bloquer l’entrée du virus dans les cellules. Dans l’attente de résultats prometteurs, des interventions sur le mode de vie, pour limiter les problèmes liés à l’obésité, pourraient être envisagées. Par exemple, plusieurs études ont mis en avant l’intérêt d’un régime méditerranéen et d’une activité physique régulière pour réduire à plus long terme les signes d’inflammation chronique chez les personnes obèses.

Au-delà de ces travaux, il sera aussi essentiel de proposer un suivi adéquat à ces patients, afin de comprendre s’ils sont également plus à risque de séquelles.

La version originale de cet article a été publiée dans The Conversation.

Source OUEST FRANCE.