Lille : Pour la première fois, un essai clinique veut prouver l’efficacité de la caféine pour le traitement d’Alzheimer…

Une équipe de chercheurs lillois a lancé une étude thérapeutique pour mesurer les effets de la caféine sur la maladie d’Alzheimer.

Lille : Pour la première fois, un essai clinique veut prouver l’efficacité de la caféine pour le traitement d’Alzheimer

 

  • Des études semblent montrer que la caféine a des effets bénéfiques sur la maladie d’Alzheimer.
  • Un essai thérapeutique mené par une équipe de chercheurs lillois va tester cette hypothèse pendant trois ans.

On va peut-être enfin savoir. La caféine (ou la théine, car c’est la même molécule) a-t-elle réellement un effet protecteur contre la maladie d’Alzheimer ? Depuis une quinzaine d’années, des études scientifiques sont régulièrement menées autour de cette question, mais aucune expérience thérapeutique n’avait été réalisée sur des êtres humains.

C’est désormais chose faite grâce à une équipe de chercheurs et de médecins lillois. Depuis le mois de juillet, un essai clinique est réalisé sur 248 patients volontaires de plus de 50 ans et atteint d’un début d’Alzheimer. « A notre connaissance, c’est la première fois dans le monde, souligne Thibaud Lebouvier, médecin neurologue au CHU de Lille, à l’initiative du projet. Nous devrions avoir les premiers résultats dans trois ans. »

Un risque moindre

Pour mémoire, le café est l’aliment le plus consommé dans le monde et Alzheimer, la maladie dégénérative la plus répandue. « Il semble intéressant de savoir précisément ce que la consommation de caféine provoque dans le cerveau et ce qu’elle génère concernant le processus complexe de la mémoire », ajoute Thibaud Lebouvier.

L’objectif de cet essai clinique est donc de valider l’hypothèse des effets bénéfiques de la caféine face à la dégénérescence neurologique. « Les biologistes savent depuis longtemps que cette molécule a des effets sur le fonctionnement du cerveau. Des expériences ont notamment montré des réactions stimulantes sur la mémoire chez l’abeille », note David Blum, chercheur en neurosciences à l’Inserm de Lille.

Au Canada ou en Finlande, d’autres études épidémiologiques sur des populations, dans le temps, ont également dévoilé un risque moindre de développer la maladie d’Alzheimer chez les personnes consommant du café. « Mais on ne peut pas faire un lien direct avec la caféine car on ne connaît pas les doses exactes d’absorption », précise David Blum.

Consolidation de la mémoire ?

D’où l’expérience lilloise où cette dose sera mesurée précisément. « On saura, par exemple, si la caféine agit sur la consolidation de la mémoire ou sur un autre phénomène neurologique », espère Thibaud Lebouvier.

Les deux initiateurs de l’étude restent cependant prudents. « Une précédente étude un peu similaire sur les effets de la caféine sur la maladie de Parkinson n’avait donné aucun résultat, reconnaît Thibaud Lebouvier. Il n’est pas question pour l’instant de faire la promotion du café ou du thé pour soigner la maladie d’Alzheimer. »

Source 20 MINUTES.

Une fausse gare pour les malades d’Alzheimer dans un Ehpad du Pas-de-Calais…

Depuis le mois de juin, un Ehpad de Bully-les-Mines (Pas-de-Calais) propose à plusieurs malades d’Alzheimer une « thérapie du voyage ».

Celle-ci consiste à les apaiser, leur faire revivre des émotions et à communiquer grâce à un décor de gare installé dans l’établissement.

Ce décor lié au voyage entraîne, selon les premières constations, davantage de communication pour les malades. Photo d’illustration.

Ce décor lié au voyage entraîne, selon les premières constations, davantage de communication pour les malades. Photo d’illustration.

Faire revivre les émotions d’un voyage à des malades d’Alzheimer. C’est ce que propose depuis juin dernier l’Ehpad (Établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) « l’Aquarelle » de Bully-les-Mines (Pas-de-Calais). L’établissement a mis en scène un faux hall de gare pour inviter les habitants à s’exprimer hors de leur quotidien et dans un contexte de voyage, rapporte France Bleu Nord, dimanche 10 octobre.

Cette « thérapie du voyage » singulière a pour but d’apaiser les malades et les aider à récréer du lien. Elle leur permet également de sortir de leur quotidien et stimuler leurs souvenirs. Les premiers résultats semblent concluants puisque certains patients se montrent plus apaisés et communiquent davantage, détaille la radio locale.

Un protocole strict

Pour ce décor grandeur nature, l’Ehpad a mis en place un guichet dessiné sur le mur, un tableau de départs fictifs et un mannequin en guise de contrôleur. « Les soignants qui les accompagnent sont en civil, ils sont dans une ambiance sécurisante, et ça les amène à parler. Comme dans un vrai train, avec des inconnus, ils se livrent parfois à des réflexions très profondes, ou des confidences », a développé Margaux Leveillé la psychologue en charge du projet auprès de nos confrères.La thérapie est actuellement réservée à quinze personnes en fonction de critères stricts et précis. Les malades souffrent de plusieurs symptômes : une agitation verbale et comportementale, de l’anxiété ou encore de l’apathie, entre autres. La maladie ne doit pas être à un stade trop avancé ni trop récent, précise France Bleu. « Le but c’est que des malades d’autres maisons de retraite, ou d’autres patients accompagnés par France Alzheimer puissent en profiter », a indiqué Chrystelle Sénéchal la directrice de l’établissement.

Source OUEST FRANCE.

Vendée. Le Nid des aidants donne un répit à ceux qui aident…

Le Nid des aidants est une plateforme d’accompagnement couvrant le territoire des Sables-d’Olonne et, depuis plus récemment, le sud Vendée.

Magali Petiteau est l’animatrice du Nid des aidants pour le sud Vendée.

Magali Petiteau est l’animatrice du Nid des aidants pour le sud Vendée.

« C’est facile d’accès, on fait des ateliers, des balades à Vouvant, dans le centre de Fontenay et on est avec des gens dans la même situation que nous. » Ainsi parle Simone, aidante familiale, de la structure Le Nid des aidants. Cette plateforme, financée par l’Agence régionale de santé (ARS), dispose en Vendée de deux antennes : l’une couvrant les trois territoires de la communauté d’agglomération des Sables-d’Olonne et des communautés de communes Vendée Grand Littoral et le Pays des Achards, l’autre couvrant les quatre communautés de communes du sud Vendée.

Un temps de rencontre nécessaire

« On va à la rencontre des personnes aidantes, explique Magali Petiteau, l’animatrice du Nid des aidants pour le sud Vendée. On leur propose un temps d’écoute. » Un temps nécessaire, tant est grande la difficulté pour les aidants de s’accorder des moments à soi. « Puis nous proposons des ateliers, des formations. Les personnes peuvent m’appeler et j’organise régulièrement des moments de suivi. »

Contacts : Pour le sud Vendée, tél. 06 08 34 71 01 ; pour les Sables, tél. 06 29 39 83 09. Infos : leniddesaidants.fr.

Source OUEST FRANCE.

La cause de la progression de la maladie d’Alzheimer dans le cerveau découverte…

Une étude révèle de nouvelles informations sur la cause de la progression de la maladie d’Alzheimer, une avancée qui pourrait influencer la façon dont les traitements sont conçus.

Cette image non datée montre une IRM d’un cerveau sain (à gauche) et d’un cerveau d’un malade d’Alzheimer (à droite) avec des creux noirs où le cerveau s’est rétréci.

Cette image non datée montre une IRM d’un cerveau sain (à gauche) et d’un cerveau d’un malade d’Alzheimer (à droite) avec des creux noirs où le cerveau s’est rétréci.

Des amas de protéines toxiques, qu’on pense responsables du déclin cognitif associé à la maladie d’Alzheimer, atteignent différentes zones du cerveau et s’y accumulent au fil des décennies, selon une nouvelle étude publiée vendredi 29 octobre 2021.

Développer les futurs traitements

L’article, publié dans Science Advances, est le premier à utiliser des données humaines pour quantifier la vitesse des processus moléculaires menant à cette maladie neurodégénérative, et pourrait influencer la façon dont les traitements sont conçus.

Elle bouleverse également la théorie selon laquelle les amas se forment à un seul endroit et déclenchent une réaction en chaîne dans d’autres zones, un schéma constaté chez la souris. Une telle propagation peut se produire, mais n’est pas le moteur principal, selon les chercheurs.

« Deux éléments ont rendu ce travail possible », explique à l’AFP Georg Meisl, chimiste à l’Université de Cambridge et l’un des auteurs principaux de l’article. « D’abord l’étude de données très détaillées venant de TEP-scan [un type d’examen par imagerie médicale, N.L.D.R] et de divers ensembles de données rassemblés, et les modèles mathématiques qui ont été développés au cours des dix dernières années. »

Les chercheurs ont utilisé 400 échantillons de cerveau prélevés après la mort de personnes atteintes d’Alzheimer et 100 TEP scan effectués sur des personnes qui vivent avec la maladie pour suivre l’agrégation de protéine tau.

Cette dernière et une autre protéine appelée bêta-amyloïde s’accumulent, provoquant la mort des cellules cérébrales ainsi qu’un rétrécissement du cerveau.

Plus de 40 millions de personnes touchées dans le monde

Cela cause notamment des pertes de mémoire et une incapacité à accomplir des tâches quotidiennes. Cette maladie est un des principaux problèmes de santé publique, et touche plus de 40 millions de personnes dans le monde.

Les chercheurs ont aussi découvert que cinq ans étaient nécessaires aux agrégats pour que leur nombre double. C’est un chiffre « encourageant », selon Georg Meisl, car il montre que les neurones sont déjà capables de combattre les agrégats.

« Peut-être que si nous parvenons à les améliorer un peu, nous pourrons retarder considérablement l’apparition de la maladie grave. »

La maladie d’Alzheimer est classifiée en suivant les « stades de Braak », et les scientifiques ont découvert qu’il fallait environ 35 ans pour passer du stade 3, où des symptômes légers apparaissent, au stade 6, le plus avancé.

Les agrégats suivent une croissance exponentielle, ce qui explique « pourquoi la maladie met si longtemps à se développer, et pourquoi l’état des personnes a tendance à s’aggraver rapidement », selon Georg Meisl.

L’équipe veut appliquer les mêmes méthodes pour étudier les lésions cérébrales traumatiques et la démence fronto-temporale, dans laquelle la protéine tau joue aussi un rôle.

« Espérons que cette étude et d’autres permettront d’orienter le développement de futurs traitements ciblant la protéine tau, afin qu’ils aient plus de chance de ralentir la maladie et d’aider les personnes atteintes de démence », a déclaré dans un communiqué Sara Imarisio, de l’Alzheimer’s Research UK.

Source OUEST FRANCE.

L’Assemblée vote un congé indemnisé au Smic pour les proches aidants, avec des critères assouplis…

Moins de 5.000 personnes en ont bénéficié jusqu’alors.

L’Assemblée vote un congé indemnisé au Smic pour les proches aidants, avec des critères assouplis

 

L’Assemblée nationale a approuvé vendredi le principe d’élargir les critères pour bénéficier d’un congé dédié aux proches aidants, et de l’indemniser au niveau du Smic, afin que davantage de personnes puissent soutenir un proche âgé, malade ou handicapé.

Des amendements en ce sens du gouvernement et de la majorité ont été adoptés par 52 voix pour, dans le cadre de l’examen du projet de budget 2022 de la Sécurité sociale, en première lecture. La mesure vient muscler son volet grand âge porté par la ministre déléguée à l’Autonomie Brigitte Bourguignon et qui est jugé insuffisant par les oppositions.

Peu de bénéficiaires réels

Mis en œuvre depuis un an, le congé proche aidant indemnisé, à destination des salariés ou fonctionnaires devant interrompre leur activité, peine à se déployer. Moins de 5.000 personnes en ont bénéficié jusqu’alors. Le congé est de trois mois fractionnables, et renouvelables jusqu’à une durée totale d’un an sur une carrière.

Selon la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), plus de 15.900 demandes de congé proche aidant ont été déposées, mais la plupart ne rentraient pas dans les critères d’attribution. Brigitte Bourguignon a expliqué avoir étudié « pourquoi les gens n’y recourent pas » et proposé de lever les « freins ».

L’allocation journalière passera à 58 euros nets

Il s’agit ainsi d’étendre ce congé « aux proches aidants de personnes dont le handicap ou la perte d’autonomie peuvent, sans être d’une particulière gravité, nécessiter une aide régulière » comme les personnes en niveau de dépendance GIR 4 – actuellement seuls les GIR 1 (handicap le plus lourd) à 3 sont couverts. Le même élargissement de critère sera appliqué au don de congés à un collège s’occupant d’un proche ayant perdu de l’autonomie.

De plus, le montant de l’allocation journalière du proche aidant sera revalorisé au niveau du Smic, soit à 58 euros nets. Le montant est actuellement de 43 euros par jour pour une personne aidante en couple, 52 euros pour une personne isolée. La même revalorisation sera appliquée au congé pour un enfant gravement malade.

Des millions de personnes aidantes en France

Ces mesures, dont le coût est évalué à 40 millions d’euros annuels, doivent entrer en vigueur au plus tard au 1er janvier 2023. Le député LR Thibault Bazin a évoqué un vote qui va « dans le bons sens », mais s’est inquiété du financement alors qu’il n’y a pas actuellement de « modèle soutenable » pour la prise en charge de la perte d’autonomie.

A l’origine de plusieurs mesures sur le sujet sous ce quinquennat, le député Agir Paul Christophe a salué la « ténacité » de la ministre et s’est félicité de cet amendement « capital ». « Reste à regarder la durée du congé » pour le proche aidant, a relevé le communiste Pierre Dharréville.

En France, 8 à 11 millions de personnes s’occupent d’un proche en perte d’autonomie, que ce soit un parent âgé, une personne handicapée ou souffrant d’une maladie chronique ou invalidante.

Beaucoup ne peuvent pas se consacrer exclusivement à leur proche vulnérable : selon une récente étude de la Drees, le service statistique des ministères sociaux, quelque 725.000 aidants doivent soutenir leur parent âgé tout en ayant encore des enfants à charge.

Source 20 MINUTES.

Lyon : Un dispositif innovant pour les usagers du métro souffrant de handicaps mentaux…

La station des Brotteaux a lancé des aménagements inédits pour faciliter les trajets des usagers du métro souffrant de handicaps mentaux, et plus largement des publics fragiles.

Ces dispositifs ont été inspirés des réactions et ressentis de personnes autistes.

Lyon : Un dispositif innovant pour les usagers du métro souffrant de handicaps mentaux

 

Le bruit, la foule, les panneaux lumineux peuvent paraître agressifs dans les transports en commun. Pour les personnes fragiles, ils le sont tellement que prendre le métro devient une gageure. C’est pour y remédier que le dispositif de la « Ligne bleue » a été inauguré vendredi 22 octobre, dans la station des Brotteaux et une partie de la gare de Perrache, à Lyon.

Réalisé avec l’exploitant Keolis et la SNCF, il s’appuie sur une nouvelle signalétique composée de pictogrammes illustrant les directions des lignes. « Je me perds parfois dans le réseau. Quand je sors d’une station et que je vois le monument représenté, ça me rassure », confirme Charles, un autiste Asperger qui a participé au projet, initié il y a deux ans par une « marche exploratoire » d’autistes âgés de 16 à 56 ans dans le métro.

Des indications et utilisations simplifiées

Leurs difficultés d’adaptation ont inspiré les réaménagements de la « Ligne bleue », accompagnés d’une application numérique qui facilite l’usage de la station en expliquant comment acheter un ticket ou franchir un portillon. Un éclairage bleu plus apaisant est utilisé sur les panneaux lumineux, des marquages au sol définissent le sens de la montée et de la descente dans les escaliers. Les sorties sont numérotées, un espace « sérénité » permet de se réfugier en cas d’affluence et des sièges sont réservés sur les quais.

Autre innovation, un porte-tickets qui permet de séparer celui que l’on vient de composter de ceux qui restent à utiliser ou qu’il faut jeter, et d’éviter ainsi le stress de la confusion. Des observations ont montré que le dispositif servait également aux non-voyants, aux femmes enceintes, aux enfants et aux personnes âgées.

Source 20 MINUTES.

Nord : L’augmentation des salaires met en péril l’avenir d’associations d’aide à domicile…

Le département du Nord accepte de compenser l’augmentation des salaires des aides à domicile qui devait se matérialiser en octobre.

Nord : L’augmentation des salaires met en péril l’avenir d’associations d’aide à domicile

 

  • Depuis le 1er octobre, une nouvelle grille de salaire s’impose dans le secteur de l’aide à domicile.
  • Or, cette revalorisation imposée par l’accord de branche, baptisé « avenant 43 », risquait de mettre en péril les finances des associations qui emploient.
  • Le département du Nord a décidé de compenser cette hausse des salaires.

Des augmentations de salaires qui mettent à mal l’aide à domicile. Depuis le 1er octobre, une nouvelle grille de salaire s’impose dans le secteur de l’aide à domicile. Or, cette revalorisation, imposée par l’accord de branche baptisé « avenant 43 », risquait de mettre en péril les finances des associations qui emploient.

L’Union nationale de l’aide à domicile (Una), une fédération qui regroupe 24 structures adhérentes, dans le Nord, a été la première à tirer la sonnette d’alarme, lundi. Réuni en urgence, l’exécutif du conseil départemental du Nord a assuré, dans un communiqué, qu’il « soutiendra les services d’aide à domicile dans la revalorisation salariale de leurs salariés ».

Procédure d’alerte

« Les commissaires aux comptes de sept structures associatives ont lancé une procédure d’alerte concernant leur situation financière », explique l’Una. Concrètement, la trésorerie et les fonds propres de ces sept assos ne pouvaient absorber une augmentation de la masse salariale. A plus ou moins long terme, près de 2.000 risquaient d’être licenciés, ce qui aurait privé d’aide environ 9.800 personnes.

Comment en est-on arrivé à cette situation ? Pour comprendre, il faut reprendre le fonctionnement de ces structures d’aide et d’accompagnement à domicile (Saad). Depuis 2017, elles bénéficient, de la part du département du Nord, d’une aide fixe de 21 euros par heure de prise en charge d’un usager. Une aide qui a été revalorisée à 22 euros, en 2020.

Un tarif que l’Una jugeait déjà trop faible par rapport à des prestations parfois complexes selon le handicap ou la situation sociale de la personne. « La moitié des personnes aidées touchent une retraite de moins de 900 euros. Elles ne peuvent pas payer. Aujourd’hui, sans une aide supplémentaire du département, des associations vont devoir mettre la clé sous la porte », assure l’Una.

Enveloppe complétée

C’est chose faite. « Le département du Nord complétera l’enveloppe de la Caisse nationale de la solidarité pour l’autonomie (CNSA) à hauteur des 30 % restants pour le dernier trimestre 2021, et à hauteur des autres 50 % pour l’année 2022 », apprend-on dans le communiqué.

Cette dotation supplémentaire engage « les finances départementales sans garantie de compensation pour les années futures », tient à préciser le département du Nord. En 2020, l’augmentation du taux horaire de 21 à 22 euros avait coûté 20 millions d’euros à la collectivité.

Et avec le vieillissement prévisible de la population, la problématique de l’aide aux personnes les plus fragiles risque de s’amplifier dans les prochaines années.

COP26 : Une ministre israélienne en chaise roulante refusée à l’entrée, faute d’accès PMR…

Le Premier ministre israélien a menacé de ne pas se rendre mardi aux activités de la COP26 si Karine Elharrar était privée d’accès à la conférence sur le climat.

COP26 : Une ministre israélienne en chaise roulante refusée à l’entrée, faute d’accès PMR

 

S’il était demandé d’être vacciné pour participer à la COP26, il n’était visiblement pas recommandé d’avoir un handicap. La ministre israélienne Karine Elharrar s’est vue refuser lundi l’entrée au sommet mondial pour le climat à Glasgow pour la seule raison qu’elle se déplaçait en fauteuil roulant. En effet, les responsables de la sécurité n’ont pas laissé son véhicule adapté accéder au site et ce, malgré des efforts « pendant deux heures » du bureau du Premier ministre israélien pour négocier son accès, a indiqué la porte-parole de la ministre de l’Energie.

Selon des médias britanniques, Karine Elharrar n’a pas pu accéder au site parce que les bus assurant les navettes au site n’étaient pas équipés pour recevoir des fauteuils roulants. Outré, le Premier ministre Naftali Bennett a menacé de ne pas se rendre mardi aux activités de la COP26 si sa collègue était privée d’accès à la conférence sur le climat.

Une rencontre avec Boris Johnson mardi

« Il est triste de voir que l’ONU, qui promeut l’égal accès pour les personnes avec des handicaps, n’est pas en mesure, en 2021, d’assurer l’accessibilité à cet événement », a écrit la ministre sur Twitter. « J’espère que les leçons nécessaires seront tirées et que je pourrai (mardi) faire la promotion des énergies vertes », a-t-elle ajouté.

Une source au sein de la délégation de Naftali Bennett a indiqué que celui-ci avait soulevé le problème auprès de Boris Johnson avant leur rencontre prévue mardi. Les deux responsables ont convenu que Karine Elharrar « aurait accès au site avec M. Bennett et participerait à la réunion avec M. Johnson », selon cette source. Et l’ambassadeur de Grande-Bretagne en Israël a présenté ses excuses à la ministre.

Source 20 MINUTES.

Handicap : une famille de Dissay veut créer un collectif…

Les parents d’un jeune homme en situation de handicap reviennent sur les difficultés qu’ils rencontrent au quotidien.

Ils jugent l’aide insuffisante et se mobilisent.

Les parents ne comptent pas leurs heures pour aider leur fils dans sa scolarité.

 

Nolan a bientôt 17 ans. Sa famille vit à Dissay. Il a été diagnostiqué déficient mental léger il y a dix ans. En classe d’intégration scolaire (Clis) jusqu’en 2016, il bénéficie du soutien du Service d’éducation spéciale et de soins à domicile (Sessad) durant les temps de classe. De 2016 à juin 2021, son intégration dans un Institut médico-éducatif lui permet, là encore, de bénéficier de temps scolaires adaptés, de soins, de temps éducatifs et en atelier, notamment celui des espaces verts. C’est la voie que Nolan a choisie. « Il s’y épanouit et se passionne pour ce métier », assure sa maman.

Nous ne comprenons pas ce qui justifie cette baisse de taux en l’espace d’un an puisque ses difficultés restent inchangées.

La maman de Nolan, qui a perdu soins et accompagnements scolaires

En 2020, la Maison départementale des personnes handicapées de la Vienne (MDPH86) souhaite que Nolan quitte l’IME pour une classe Ulis avec soutien Sessad et attribution de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) jusqu’en 2023. « Notre fils n’était pas prêt à sortir de l’IME et nous n’avions pas la possibilité d’effectuer une orientation en plein Covid. » En 2021, la MDPH86 décide de sortir l’adolescent de l’IME avec une Reconnaissance en qualité de travailleur handicapé (RQTH) « mais cette RQTH est bien insuffisante aux besoins de compensation de son handicap », explique la mère de famille, pour qui l’impact d’un tel changement a été brutal. L’instance départementale retire ainsi les soins et accompagnements scolaires, revoit le taux d’incapacité à la baisse (de plus de 50 % à moins de 50 %), ce qui suspend l’allocation.

La demande de recours administratif est rejetée. La famille est désemparée. Mais ne baisse pas les bras. « Nous ne comprenons pas ce qui justifie cette baisse de taux en l’espace d’un an puisque ses difficultés restent inchangées. »
« Une aide insuffisante » Commence la recherche d’un établissement où le jeune homme pourrait se former. Les parents en visitent une quinzaine et n’en trouvent qu’un à Orléans, qui l’accepte au vu de son handicap et du manque d’aides. « Notre fils n’a pas la capacité de s’y rendre en train seul car il y a des changements et il ne peut pas errer à Orléans jusqu’à l’ouverture de l’internat à 20 h 30. Heureusement, l’employeur de mon mari lui permet de télétravailler. Il l’accompagne donc et s’occupe de lui une semaine par mois, mais c’est un coût important. » Les trois autres semaines, Nolan travaille pour les espaces verts d’un employeur public.

Agir ensemble De quoi aurait besoin la famille ? Une aide humaine la semaine au CFA spécialisé car Nolan sait à peine lire, écrit difficilement et a du mal à suivre les cours, en particulier quand il est dans la classe complète de 29 élèves. Les parents réclament l’attribution de l’AEEH et le soutien du Sessad.

Si la famille a déposé un recours devant le tribunal, sa bataille n’est plus tant pour elle que pour d’autres dans des situations similaires. Le couple souhaite créer un collectif pour « que les familles, associations, professionnels, etc. agissent ensemble afin de faire respecter les droits des personnes en situation de handicap. Nous voudrions pouvoir croire encore aux valeurs de la République ».

collectifhandicap@outlook.fr ou groupe Facebook public : Handi Collect

Ce qu’elle en dit

Première vice-présidente du Département de la Vienne en charge des personnes âgées et des personnes handicapées, Valérie Dauge connaît bien les difficultés des familles. Elle relève un grand décalage entre les discours politiques en faveur de l’inclusion des enfants et personnes handicapées d’un côté, et des barèmes d’aides qui n’ont jamais été revus en adéquation. « Quand vous ne rentrez pas dans les bonnes cases, c’est très dur. En tant que parent, c’est très compliqué », convient l’élue qui retient aussi, dans le cas présent, que si Nolan n’avait pas progressé, la commission qui réunit des médecins, des représentants de la Caisse primaire d’assurance-maladie, du Département, des associations… n’aurait pas diminué le taux d’incapacité, ni permis la sortie de l’IME et l’intégration en CFA spécialisé. « De cela on ne peut que se réjouir. »

Source LA NOUVELLE REPUBLIQUE.

Quand les banques et leurs assurances scrutent votre carnet de santé. Maladie et Handicap. Quid de la convention AREAS ?

Certaines personnes souffrant d’une maladie ou d’un handicap finissent même par renoncer à leur projet d’emprunt.

La convention AERAS semble malheuresement avoir ses limites. | mohamed_hassan via Pixabay

 

Comme environ 58% des foyers français, beaucoup de personnes comptent acheter un bien immobilier. Cet engagement commun dans une vie relève du parcours du combattant pour certaines. Âge, troubles mentaux ou physiques chroniques, cancer, IMC jugé trop élevé sont autant d’obstacles exposant à devoir payer une surprime souvent exorbitante, ou à se faire refuser le prêt ou l’assurance de celui-ci.

Même si l’assurance n’est pas une obligation légale dans la demande d’un prêt immobilier, les banques en font un élément incontournable en cas d’incapacité totale de travail et de décès. La convention AERAS (S’assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé), créée en 2007, fait valoir le droit à se faire offrir d’autres possibilités pour assurer le prêt en cas de défaut d’assurance ou de garanties incomplètes pour y souscrire. La loi Lagarde du 1er juillet 2010 permet à chaque personne de signer un contrat d’assurance emprunteur auprès du prestataire de son choix, puis ce texte a été complété par la loi Bourquin du 21 février 2017 autorisant à résilier ce contrat à chaque date d’anniversaire.

Une application mal comprise, voire malhonnête

L’application de la convention AERAS semble cependant avoir ses limites, comme le raconte Hélène. «J’ai une tumeur au cerveau bénigne, mais récidivante. Ce n’est pas quelque chose d’aussi grave qu’un cancer, mais ça ne rentrait pas dans les cases. Je n’ai pas de risques de mourir, ni d’être handicapée, ni de ne pas pouvoir travailler… et pourtant.» Au final, seul son compagnon, à la santé irréprochable, est assuré. «C’est légal, mais pas très rassurant. J’ai songé à faire la démarche a posteriori, mais ayant eu une nouvelle intervention, je ne l’ai pas fait. Je pense refaire la démarche d’ici cinq ans, lorsque le délai de prescription sera dépassé.»

Même constat pour Emmanuel, qui a dû persévérer pour obtenir une assurance de prêt à cause de son IMC élevé et son apnée du sommeil. «J’ai très, très mal vécu cette période car j’ai dû remplir un nombre absurde de documents pour me faire refuser en boucle par les assurances. Ces entreprises en connaissent au final plus sur moi que mes parents. Seule une assurance spécialisée m’a accepté. AERAS est censée nous protéger mais les assurances font ce qu’elles veulent et ont le dernier mot.»

Certaines personnes doivent carrément renoncer à leur projet d’emprunt immobilier, faute de solution: «J’ai un handicap moteur assez lourd et non identifié depuis très jeune, explique Dominique. Je vendais un appartement afin d’en acheter un plus adapté à mes besoins, mais plus cher. Grâce à l’aide de mes parents et mes revenus, je comptais acheter le nouvel appartement de suite, mais j’ai finalement eu besoin d’un prêt relais durant six mois.

La banque a refusé à moins d’avoir une assurance en béton. J’ai contacté pas mal de courtiers et de banques. Aucun n’était prêt à m’assurer à cause de mon handicap, à moins de présenter un dossier médical complet avec une batterie de nouveaux tests. Au final, je n’ai obtenu ni assurance ni prêt. J’ai pu heureusement décaler l’achat du nouvel appartement pour qu’il se fasse après la vente de l’ancien, mais j’étais dans le flou pendant quasi un an, ce qui m’a causé pas mal d’ennuis personnels.»

Pour Clair Caillon, courtier d’assurance chez Handi-Assur depuis 1995, le problème n’est pas la convention AERAS mais son application, souvent mal comprise par les personnes emprunteuses sous le stress d’un tel engagement financier, et malhonnête de la part des assureurs. «Les banques ont signé cette convention en connaissance de cause, mais jamais elles n’étudient les garanties alternatives car elles n’en voient pas l’intérêt, et n’ont pas le niveau de compétence. Elles font du travail à la chaîne.»

Le courtier se présente comme «un artisan» ne faisant «que du sur-mesure» pour les personnes à risques aggravés de santé. Il collabore avec des prestataires expérimentés, proposant par exemple «le prêt sur assurance si ça me pète à la figure» et cherche des solutions adaptées à toute personne, sans être pour autant dans «le déni face à la situation de certaines». Un travail discret, mais reconnu, qui gagnerait à être davantage visibilisé, ainsi que celui des dizaines d’agences spécialisées dans ce domaine.

L’importance du droit à l’oubli

Quant au «délai de prescription» évoqué par Hélène, c’est celui du droit à l’oubli. L’association d’adultes guéris du cancer pédiatrique Les Aguerris a signé en mars 2015 un protocole d’accord avec l’AERAS à ce sujet. Anne-Laure, membre du conseil d’administration, nous éclaire notamment sur le questionnaire de santé qui angoisse –à raison– les personnes voulant emprunter, et quand intervient le droit à l’oubli: «L’assureur aura connaissance que vous avez eu un cancer dans l’enfance (mais pas le détail du cancer, pas le détail sur les différents traitements, aucune date précise).

Et il ne pourra pas prendre en compte cette information dans son analyse de risque car vous êtes dans le cas du droit à l’oubli. Il ne pourra donc pas vous imposer une surprime ou des exclusions à cause de ce cancer. En revanche, comme c’est le cas pour moi, il pourra éventuellement vous imposer une surprime ou des exclusions de garantie pour des séquelles du cancer ou pour d’autres problèmes de santé connexes.»

Les cancers pédiatriques restent rares (0,5% et 4,6% de l’ensemble des cas de cancers, selon l’OMS en 2015) mais leur fréquence tend à augmenter, notamment dans certaines zones géographiques françaises impactées par la pollution des pesticides. Ce seront donc autant d’adultes qui feront probablement face un jour au parcours complexe d’une demande de prêt bancaire.

Faire la demande d’un prêt immobilier auprès de sa banque quand on a une santé fragilisée est une démarche exigeant de la patience et surtout un bon accompagnement auprès de professionnels spécialisés.

Cependant, les difficultés commencent bien avant pour certaines personnes handicapées, dès l’accès au logement. La militante Elena Chamorro l’illustre ainsi: «Que l’on ne puisse pas avoir accès au sommet du Mont Blanc car on ne peut pas faire de l’alpinisme du fait de sa paraplégie est une chose, mais que l’on ne puisse pas accéder dans les mêmes conditions qu’une personne valide à un logement en est une autre. Dans le deuxième cas, cela relève de choix politiques qui violent les droits fondamentaux des personnes handicapées, qui sont les mêmes, rappelons-le, que ceux des valides.»

Source SLATE.