Pas-de-Calais : Les patients d’un centre de rééducation fabriquent leurs propres aides techniques…

Le centre de rééducation et de réadaptation Jacques-Calvé dispose d’un « rehab lab » dans lequel les patients participent à des ateliers pour modéliser et imprimer en 3D des objets pour leur faciliter le quotidien.

Pas-de-Calais : Les patients d’un centre de rééducation fabriquent leurs propres aides techniques

 

  • Le centre de rééducation Jacques-Calvé de Berck-sur-Mer possède son propre « rehab lab ».
  • Supervisés par des soignants, les patients y fabriquent les aides techniques dont ils ont besoin.
  • Au centre de cet atelier, une imprimante 3D matérialise les idées modélisées grâce à un logiciel spécifique.

Aide-toi et le rehab lab t’aidera. Lorsque l’on importe le principe du « do-it-yourself » dans un centre qui prend en charge des personnes porteuses d’affections neurologiques et orthopédiques, cela donne un « rehab lab ». A Berck-sur-Mer, dans le Pas-de-Calais, le centre Jacques Calvé de la fondation Hopale à ouvert le sien en mai dernier. Depuis, l’imprimante 3D ne cesse de tourner pour réaliser les projets des patients.

« L’idée est de faire du patient l’acteur de la réalisation de sa propre aide technique », résume Julien Pager, responsable du pôle de réadaptation physique et cognitive du centre. Et pour ces patients, porteurs d’affections neurologiques et orthopédiques, une aide technique prend la forme d’un objet adapté pour faciliter la vie au quotidien. « Cela peut être une fourchette adaptée, un ouvre-bouteille, un porte-gobelet ou un jeton de chariot de supermarché », énumère-t-il. Sauf qu’au lieu d’acheter ces objets dans le commerce, ce sont les patients qui les conçoivent et les fabriquent eux-mêmes.

« Une occupation qui valorise les patients »

Cela se passe donc au sein du rehab lab, une pièce équipée d’une imprimante 3D et d’un ordinateur servant à la modélisation des objets. En amont, il aura fallu aux équipes du centre collecter des fonds pour acheter le matériel puis se former à l’utilisation de l’imprimante, et surtout du logiciel de modélisation. Ce savoir est ensuite transmis aux patients. « Au cours d’ateliers, les patients déterminent l’aide technique dont ils ont besoin. Cette aide est modélisée sur le logiciel puis imprimée en 3D. Ils sont accompagnés par le personnel mais ceux qui le peuvent utilisent le poste informatique grâce aux commandes vocales, oculaires ou avec une souris adaptée », explique le responsable du pôle de réadaptation.

Certes, la plupart des objets créés, à l’instar des supports de téléphone ou porte-bouteilles, peuvent se trouver dans le commerce. Mais ce n’est pas le but. « C’est avant tout une occupation qui valorise les patients. Cela leur permet aussi de fabriquer des aides sur mesure parfaitement adaptées à leur morphologie », assure Julien Pager. Le but n’est pas non plus de faire des économies, même si c’est effectivement le cas. « On peut fabriquer à moindre coût des accessoires pour réparer des fauteuils roulants par exemple au lieu d’acheter des pièces souvent chères », poursuit-il.

Soignants et patients commencent juste à découvrir les infinies possibilités offertes par l’impression 3D. Côté personnel, à moyen terme, on imagine déjà concevoir des orthèses ou des prothèses avec ce procédé. « Pour certains patients, il n’est pas impossible que cela fasse naître des vocations de reconversion », espère Julien Pager.

Source 20 MINUTES.

 

Paris : Une enquête ouverte après l’arrestation violente d’un jeune atteint d’autisme…

Les policiers ont fait usage d’un pistolet à impulsion électrique et d’un lanceur de balles de défense pour maîtriser un jeune homme de 29 ans qui n’avait commis aucune infraction.

Paris : Une enquête ouverte après l’arrestation violente d’un jeune atteint d’autisme

 

  • Une enquête préliminaire pour « violences par personne dépositaire de l’autorité publique » a été ouverte après l’interpellation violente début octobre d’un jeune autiste de 29 ans.
  • Les policiers, appelés par l’occupante d’un logement qui ne connaissait pas le jeune homme, ont fait usage d’un pistolet à impulsion électrique et d’un lanceur de balles de défense pour le maîtriser, alors qu’il n’avait commis aucune infraction.
  • La Préfecture de police indique qu’une enquête administrative a en outre été ouverte, confiée à l’IGPN, la police des polices.

Depuis le 3 octobre dernier, Eliott* n’est plus tout à fait le même. Interpellé brutalement par des policiers alors qu’il n’avait commis aucune infraction, le jeune autiste de 29 ans « est resté très marqué et réagit mal lorsqu’on lui parle de cette affaire », explique à 20 Minutes l’avocate de sa famille, Me Cosima Ouhioun. « Les infirmières qui le suivent dans le foyer médicalisé où il se trouve ont observé des répercussions psychologiques, il a eu dans les jours qui ont suivi un comportement différent de d’habitude », ajoute-t-elle.

Comme le raconte Libération, les faits sont survenus dans le 11e arrondissement de Paris, alors que le jeune homme revenait d’une sortie avec ses parents dans un jardin partagé situé à proximité du domicile familial. Elliot, qui avait décidé de rentrer, prend de l’avance sur eux. Dans le passage privatif où ses voisins ont l’habitude de le croiser, il se met à faire des allers-retours, à se taper la tête avec les mains, et semble vouloir entrer dans un immeuble sans en avoir le code. Intriguée, l’occupante d’un logement au rez-de-chaussée, qui ne le connaît pas, appelle la police.

« Il marchait simplement dans un passage privé »

« Selon son témoignage, cette dame avait avisé les policiers qu’il semblait un peu perdu. Lorsque les fonctionnaires sont arrivés, elle les aurait avertis que les moyens déployés semblaient manifestement disproportionnés par rapport à ce qu’elle leur avait rapporté au téléphone », poursuit Me Ouhioun. En effet, plusieurs agents font irruption dans la ruelle, s’avancent et crient sur Eliott, qui ne comprend pas ce qu’ils disent. Puis, ils lui tirent dessus avec un LBD (lanceur de balles de défense) et avec un pistolet à impulsion électrique, avant de l’immobiliser en l’écrasant et de le menotter.

L’avocate de sa famille s’étonne de cet usage des armes dites « de forces intermédiaires ». « Clairement, elles ont été dégainées beaucoup trop rapidement. Il n’avait commis aucune infraction. Il n’importunait personne, n’essayait pas de voler une mobylette… Il marchait simplement dans un passage privé. Les policiers n’avaient tellement rien à lui reprocher qu’ils ne l’ont pas placé en garde à vue. Il est juste parti à l’hôpital », souligne-t-elle. Bilan : des dents cassées, une plaie au menton ayant nécessité des points de suture et une petite intervention chirurgicale pour retirer l’hameçon du pistolet à impulsion électrique qui s’était logé dans le cou.

Deux enquêtes confiées à la police des polices

Après cette affaire, les parents d’Eliott ont déposé une plainte. Contacté par 20 Minutes, le parquet de Paris indique qu’une enquête judiciaire du chef de violences par personne dépositaire de l’autorité publique a été ouverte le 18 novembre, confiée à l’IGPN, la police des polices. De son côté, la Préfecture de police fait savoir qu’une enquête administrative a également été diligentée. Pour Me Cosima Ouhioun, « cette affaire pose également la question de la formation des policiers face aux handicaps des personnes auprès desquelles ils interviennent ». « Ceux qui sont intervenus avaient été avisés que le jeune Eliott souffrait de troubles, mais ils n’ont pas su bien réagir. »

*Le prénom a été changé

Source 20 MINUTES.

Saint-Lô. Grâce à son fauteuil adapté, Jeanne va pouvoir dessiner plus facilement…

Jeanne Delehelle est en situation de handicap cérébro-moteur.

Pour pouvoir pratiquer sa passion, le dessin, elle avait besoin d’un fauteuil adapté.

 

Un don du Club Richelieu de Saint-Lô (Manche) lui a permis de l’acquérir.

Jeanne est entourée par des membres du Club Richelieu.

 

Pour poursuivre son projet de devenir illustratrice de livres pour enfants et suivre des cours post-bac, Jeanne Delehelle avait besoin d’un nouveau fauteuil adapté. Souffrant d’un handicap cérébro-moteur, elle ne peut utiliser que son pied gauche.

Vendredi 17 décembre 2021, des membres du Club Richelieu de Saint-Lô (Manche) ont remis à Jeanne une aide pour son nouveau fauteuil.

« Ce fauteuil, spécialement aménagé avec l’aide d’un ergothérapeute, lui permet de dessiner plus facilement », indique Martine Porée, sa mère.

Le coût de ce fauteuil est de 5 500 €, l’aide accordée est de 3 200 €. Le don de 1 500 € remis par le Club Richelieu est donc bienvenu.

« Nous pouvons participer en puisant dans nos réserves »

Ce dernier aide des associations qui œuvrent dans les domaines humanitaires, culturels, sociaux et parfois des particuliers. « Dans les années normales, nous organisons des manifestations qui nous permettent le financement. Là, nous pouvons participer en puisant dans nos réserves », précise Gilbert Paing, président du Club.

Pendant cette remise de don, Jeanne, qui ne parle pas, s’est exprimée par des sourires lumineux. Notamment quand sa mère a évoqué ses séjours en hippothérapie en Lozère, où les progrès de Jeanne lui permettent de se tenir sur un cheval.

Source OUEST FRANCE.

Le club de foot FC Flers s’ouvre aux personnes handicapées…

Depuis novembre 2021, il est possible pour les personnes en situation de handicap de pratiquer le football au FC Flers, dans l’Orne.

Une pratique qui tend à se développer.

Depuis novembre 2021, une équipe partagée, avec des joueurs en situation de handicap, a vu le jour au FC Flers.

 

Depuis le 18 novembre, douze nouveaux licenciés foulent, chaque jeudi soir, le terrain synthétique du Hazé. Le FC Flers, à l’initiative de Thomas Libert, offre désormais la possibilité aux personnes en situation de handicap, mental et psychique, de venir s’entraîner sur son complexe.

« Dans le cadre de mon Brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BPJEPS) au SM Caen, j’ai décidé de construire ce projet, que je compte mener sur une longue durée », explique avec entrain le jeune homme.

Aujourd’hui guéri d’une maladie du sang qui l’a tenu longtemps éloigné du rectangle vert, il se voit à travers eux. « Je ne supportais pas le fait qu’ils ne puissent pas jouer au foot simplement parce qu’ils ont un handicap. »

L’équipe cherche à se développer

Les néophytes viennent de différents IME et foyers d’hébergement, à proximité de Flers, là où les deux éducateurs ont réalisé leur campagne de promotion.

Pour mener ce projet à bien, Thomas Libert peut notamment compter sur l’aide de Charlie Bernard, éducateur à l’Institut médico éducatif (IME) Marie-Crué, de Flers.

Après un mois d’entraînement, la motivation des joueurs est toujours intacte. « Ils ont toujours le sourire et ne rechignent jamais à s’entraîner », souligne Thomas Libert.

Les entraînements, axés sur le jeu, prônent surtout le plaisir de se retrouver pendant une heure. Encore à ses prémices, l’équipe cherche désormais des sponsors et des joueurs pour continuer à se développer.

Le football, au-delà de l’aspect sportif, est un vecteur de sociabilité et de valeurs, qui vise à faire gagner ces jeunes en responsabilité. À terme, l’idée est de les inclure à part entière dans la vie du club. « Ils pourront notamment s’occuper de la billetterie les jours de match ou faire ramasseurs de balle lors des matchs de l’équipe fanion », argumente Thomas Libert.

Certains joueurs pourraient même intégrer les équipes seniors du club. « Pour l’instant il n’y a pas de match officiel, seulement des rencontres interclubs », ajoute-t-il.

Dans l’Orne seuls quatre clubs ont sauté le pas et créé une équipe de sport adapté ; L’Aigle, Argentan, Radon et Flers. La pratique reste encore rare, mais tend à se développer sous l’impulsion de jeunes passionnés comme Thomas Libert.

Source OUEST FRANCE.

Bobital. Advevan au championnat du monde de joëlettes…

L’association Advevan, de Bobital (Côtes-d’Armor), sacrée championne de Bretagne, au Hinglé, veut confirmer son excellente performance en participant au championnat du monde de joëllette, le 28 mai 2022, en Charente-Maritime.

 

Gaël Chapelain, David et Nicolas Levavasseur et Sébastien Guihot ont emmené Jules vers le titre de champion de Bretagne. Ils envisagent désormais le championnat du monde de joëlette.

Le jeudi 23 Décembre 2021, les responsables de l’association Advevan, de Bobital, près de Dinan (Côtes-d’Armor), ont annoncé leur participation au prochain championnat du monde de joëlettes, qui va se dérouler le samedi 28 mai 2022, à Saujon (Charente-Maritime).

Ils veulent ainsi confirmer leur excellente performance réalisée récemment à la corrida des Granitiers, au Hinglé, où ils ont été sacrés champion de Bretagne.

« Advevan a remporté l’épreuve, en 41’sur 10 kilomètres mesurés », se réjouit le président, Sylvain Merdrignac.

Renouveler l’exploit

Une joëlette est un fauteuil tout terrain qui permet la pratique de la randonnée ou de la course à pied pour les personnes à mobilité réduite, avec l’aide d’accompagnateurs. Ainsi, Jules, amputé des quatre membres depuis l’âge de 6 mois, à la suite d’une méningite, a bénéficié de l’aide de quatre sportifs confirmés, pour l’emmener vers le titre de champion de Bretagne. David et Nicolas Levavasseur, Gaël Chapelain et Sébastien Guihot ont réalisé un magnifique exploit.

« Maintenant, notre objectif est de faire vivre à Jules un grand événement sportif et, en même temps, de le mettre en valeur, qu’il se sente lui aussi valorisé. »

Et, pourquoi ne pas réaliser un nouvel exploit ? « Nous serons fiers de représenter la Bretagne avec notre titre. Mais on espère bien ramener le trophée de champion du monde à la maison. »

Ainsi, Advevan, qui signifie revivre en breton, aura mis en avant une nouvelle fois ses belles valeurs !

Source OUEST FRANCE.

Dans un café de Tokyo, des robots pilotés par des personnes handicapées assurent le service…

Le service au Dawn café est bien plus chaleureux qu’il n’y paraît : les robots qui assurent le service en salle sont télécommandés par soixante-dix personnes handicapées de tout le Japon.

Au Dawn café, à Tokyo, ce sont des robots, téléguidés par des personnes handicapées, qui assurent le service à table.

 

Grâce à la technologie développée par une start-up, Orihime, des « pilotes » ​handicapés ont décroché un emploi probablement unique au monde : ils sont serveurs en télétravail. En tout, soixante-dix personnes handicapées travaillent ainsi au Dawn café, dans le quartier d’affaires de Nihombashi, à Tokyo. Elles opèrent depuis les quatre coins du Japon.

Plusieurs types de robots défilent dans cet établissement expérimental qui affiche complet les midis : les plus grands gèrent l’accueil et le service, tandis que de plus petits, posés sur les tables, assurent la présentation des plats et font la conversation.

Rompre la solitude

Les pilotes peuvent voir les clients, mais pas l’inverse. « Nous avons discuté avec une personne qui vit à Toyama​, racontent madame Watanuki et son amie, Kyoko Toda, deux clientes visiblement ravies. ​On lui a posé des questions sur sa vie là-bas. » ​Ce que l’on vient chercher dans ce café, c’est « un moment de convivialité, une connexion​, souligne Keiko Hamaguchi, chargée de communication d’Orihime. ​À Tokyo, les serveurs n’ont pas le temps de parler avec les clients. Ici, on veut permettre à tous de rompre la solitude. »

Des robots posés sur les tables présentent la carte et leurs pilotes font la conversation.

Les robots sont dirigés à l’aide d’un doigt ou de la bouche. Le café crée un espace où les personnes handicapées peuvent, virtuellement, se mouvoir librement et se socialiser. « Ils gagnent aussi leur vie comme tout le monde​, souligne Keiko Hamaguchi. ​C’est valorisant. »

Masahiro, 20 ans, dirige le robot de l’accueil du Dawn café depuis Fukuoka, dans le sud du pays. Il travaille par sessions de deux heures, quatre fois par semaine, depuis février. « Je cherchais du travail, mais dans ma situation, c’était très compliqué, explique-t-il. ​Les clients ont très envie d’échanger, et moi aussi ! »

Derrière le robot de l’accueil, Mahiro, 20 ans, travaille depuis Fukuoka, dans le sud du Japon.

​Chifuyu, 43 ans, vit, elle, au nord de Tokyo. Des soucis cardiaques la clouent chez elle. Depuis l’ouverture du café, elle y travaille tous les jours. « Je suis chez moi à longueur de journée. Grâce à cet emploi, je rencontre des gens. Cela a illuminé mon quotidien. »

Ce modèle de télétravail pourrait s’étendre et répondre à d’autres contraintes de mobilité dans le futur – problèmes de santé, parents au foyer… –, estime Kentaro Yoshifuji, directeur d’Orihime, qui souhaite « participer à construire ensemble de nouvelles communautés, même lorsque nous sommes confinés chez nous ».

Source OUEST FRANCE.

«Laissez des lits libres pour les cancers» : la colère des patients aux opérations déprogrammées…

Dans toute la France, des opérations se font déprogrammer, laissant de nombreux patients dans l’obscurité.

Depuis mi-décembre 2021, de nombreuses opérations chirurgicales et médicales sont déprogrammées en France.

 

Aujourd’hui, Titouan fête son 28e anniversaire, et à sa grande surprise, en famille. Si le jeune garçon n’est pas mécontent de pouvoir le passer en compagnie de ses proches, cette journée devait se dérouler d’une tout autre manière. Titouan devait subir une opération ce 6 janvier 2022. Mais, sans surprise, alors que le plan blanc venait d’être activé dans son hôpital à Strasbourg, il a reçu un appel la semaine dernière annulant son opération.

Déçu, le jeune homme, tétraplégique depuis huit ans et souffrant d’infection urinaire à répétition, attendait la pose d’un stent prostatique avec impatience. Une intervention chirurgicale qu’il qualifie comme «non urgente, mais quand même urgente», qui devra être reprogrammée.

Depuis mi-décembre, de nombreuses régions ont activé le plan blanc dans leurs hôpitaux, un dispositif d’urgence permettant la mobilisation de personnels supplémentaires pour faire face à l’afflux de cas de Covid-19. Des patients qui devaient subir un acte chirurgical ou médical voient alors leurs opérations être déprogrammées pour différentes raisons : soit par anticipation sur demande de l’Agence régionale de santé (ARS), soit par manque de personnels de santé ou de lits de réanimation disponibles. L’opération de Titouan a été déprogrammée sur demande de son ARS.

Actuellement, dans le département du Grand Est, 67,5% des lits de réanimation sont occupés par des patients malades de Covid-19, d’après les informations de Covid-Tracker. Une constatation qui provoque alors une colère chez le jeune homme, qui rejette la faute sur les non-vaccinés qui, pour lui, sont en partie la cause des annulations.

« Le problème n’est pas la saturation du Covid mais le manque de personnel médical. »

Ludivine, 41 ans, de l’Ain.

À des centaines de kilomètres, Ludivine, mère de trois enfants, est aussi en colère. Alors qu’elle devait également subir une hystérectomie totale – ablation de l’utérus -, une intervention qu’elle qualifie d’«opération de la dernière chance» liée à son endométriose, elle a reçu un appel de son hôpital dans l’Ain la semaine dernière, déprogrammant son intervention sur demande de l’ARS. «Tout était prévu depuis le mois de septembre : je m’étais préparée psychologiquement, j’avais fait toutes les analyses possibles, j’avais posé un mois d’arrêt après l’opération, et quelqu’un avait été embauché pour me remplacer. Et à quelques jours de l’opération, ça s’arrête comme ça», souffle-t-elle, avec une déception perceptible.

Toutefois, si elle est en colère, elle ne veut surtout pas faire un parallèle avec les malades du Covid qui «satureraient les hôpitaux». Pour elle, ce n’est pas une vérité dans son ensemble : «Avec les annulations, on imagine qu’il y a beaucoup de Covid en réanimation. Mais il y a le personnel médical qui manque, ceux qui sont en burn-out, ou cas contact, ou encore ceux qui ont le Covid-19. Le problème n’est pas la saturation du Covid mais le manque de personnel médical», tempête-t-elle.

Un constat soutenu par le docteur Alice Desbiolles dans un entretien accordé au Figaro , qui affirme que le réel problème à l’hôpital est structurel : «L’hôpital est sous-dimensionné et peu attractifs pour les soignants, en termes de salaires, de conditions de travail, de perte de sens pour son métier. Des lits pourtant disponibles à l’AP-HP ne sont pas ouverts du fait du départ de soignants», a-t-elle déclaré. «Dans tous les cas, la réalité, c’est qu’aujourd’hui, si on n’a pas le Covid, on n’est pas prioritaire», ajoute Ludivine.

Effectivement, de nombreux hôpitaux déprogramment des opérations sur demande de l’ARS, par anticipation. Mais d’autres le font car ils n’ont simplement pas le choix. C’est actuellement le cas des hôpitaux de Marseille, qui connaissent actuellement une saturation de Covid-19 de 112%. Magali, atteinte d’un cancer de la peau, devait se faire opérer le 5 janvier 2022, soit hier.

Contrairement à Titouan et Ludivine, Magali devait subir une intervention qualifiée d’«urgente», sous anesthésie générale, pour retirer des Kystes en lien avec son cancer. Pourtant, son intervention a été également déprogrammée : «La semaine dernière, l’hôpital m’a laissé un message confirmant l’annulation de mon opération, sans me donner de nouvelle date. Depuis, j’ai essayé de les joindre au téléphone 18 fois pour être exacte, et j’ai envoyé un mail. Je reste sans réponse aujourd’hui».

« Vous souhaitez garder votre liberté de ne pas vous faire vacciner, conservez alors votre liberté de ne pas aller en réanimation, et laissez des lits libres pour les cancers. »

Magali, la quarantaine, de Marseille.

Son opération a été déprogrammée car l’hôpital est passé en alerte 5 du plan blanc. Avec ce niveau, seules les opérations vitales sont maintenues. «Ils m’ont expliqué qu’une fois opérée, si je devais aller en réanimation, il n’y aurait ni lit ni médecin réanimateur disponibles», poursuit-elle. Son opération est alors considérée comme «non vitale». «Mais elle pourrait bien le devenir dans six mois si un cancer se développe», prévient-elle. Et cette fois, ce n’est pas un problème uniquement lié à une crise structurelle : 90% des lits de réanimation sont occupés par des non-vaccinés, ont fait savoir ce lundi 500 médecins de l’AP-HM dans une tribune publiée sur France Bleu, ce lundi.

Pour Magali, qui ne se définit pas comme «pro-vax», au contraire, c’est la goutte de trop. Alors qu’elle subit toutes ses opérations en anesthésie locale depuis deux ans, lui laissant des images traumatisantes en tête, il s’avère que faute de personnel disponible, cette fois-ci, l’opération locale n’était pas possible.

Ne pas pouvoir se faire opérer est «complètement injuste» : «Le vaccin est un devoir collectif, ce n’est plus son propre droit de liberté individuelle. Vous souhaitez garder votre liberté de ne pas vous faire vacciner, conservez alors votre liberté de ne pas aller en réanimation, et laissez des lits libres pour les cancers, pour que ces personnes puissent se faire opérer. Il faut aller au bout de son raisonnement, être logique et pragmatique», lance alors la quadragénaire.

Une question qui suscite actuellement de vifs débats au sein de la société savante. En effet, en début de semaine, le Docteur André Grimaldi, a créé la polémique en suggérant qu’il «serait bon de conseiller systématiquement à toute personne adulte refusant de se faire vacciner de rédiger des directives anticipées pour dire si elle souhaite ou non être réanimée en cas de forme grave de Covid». Une question déjà posée dans une tribune signée par 15 médecins dans le journal Le Monde, publiée fin décembre. Interrogée sur Europe 1, le Dr Alice Desbiolles affirme trouver «très bien» le fait que l’on «recommande à toute personne de faire ces directives anticipées, pour savoir si oui ou non une personne souhaiterait être réanimée en cas d’accident». Toutefois, elle ajoute que «ce n’est pas une question de statut vaccinal».

Source LE FIGARO.

Hautes-Alpes : l’aventurier Julien Vedani essaie une « trottinette des neiges » pour skier debout malgré son handicap…

Cet été, Julien Vedani se lançait à l’assaut du Kilimandjaro malgré le handicap que constitue sa sclérose en plaques.

Le 28 décembre, à Risoul, dans les Hautes-Alpes, le sportif découvrait une nouvelle pratique : le handiski debout.

Thomas Zoratti présente à l'aventurier atteint de sclérose en plaques Julien Vedani le fonctionnement de la Gotoski.

 

Aidé d’une sorte de trottinette des neiges, la Gotoski, il a pu revivre des expériences de glisse telles qu’il en éprouvait lorsqu’il était valide.

« C’est exactement comme quand je faisais du ski, du surf ou du snow. Je n’aurais jamais pensé revivre ça ! », s’exclame Julien Vedani. Avant que sa sclérose en plaques ne se déclare en 2015, c’était un bon skieur. Grand sportif, son handicap lui a donné l’envie de « vivre à 3000% », de se lancer des défis, de découvrir de nouveaux horizons.

Après un tour d’Europe en solo en 2019, il se lance cet été à l’assaut du Kilimandjaro, dont le pic Uhuru atteint 5 891,8 mètres d’altitude. C’est le plus haut sommet d’Afrique. Cette fois-ci, il est à Risoul, dans les Hautes-Alpes. C’est un outil particulier qui lui permet de retrouver les plaisirs de la glisse : la Gotoski. Sorte de trottinette des neiges, la machine, pilotée grâce à un guidon, est capable de reproduire les huit mouvements effectués par les pieds lorsqu’on skie.

Adapté à 80% des personnes en situation de handicap

Pas besoin de savoir marcher pour l’utiliser : « A partir du moment où la personne a un appui plantaire, qu’elle arrive à se soutenir une trentaine de secondes appuyée sur un bureau ou sur une table, elle peut pratiquer la Gotoski », souligne Thomas Zoratti, président de l’association Antenne handicap à Risoul. C’est lui qui accompagne Julien Vedani pour sa rencontre avec la Gotoski. Car dans la plupart des cas, les skieurs doivent être accompagnés, ne serait-ce que pour la période d’initiation.

Adaptée aux personnes en situation de handicap mental ou moteur, de traumatismes crâniens, aux amputés, aux hémiplégiques ou aux personnes autistes, la Gotoski permettrait à 80% des personnes handicapées de skier debout.

« Il y a déjà du handiski [ski adapté aux personnes en situation de handicap] au format un peu luge. Mais là les invalides sont au niveau des valides ! », s’enthousiasme Julien Vedani. Prochain défi pour l’aventurier : apprendre à skier seul, comme avant.

Tarif  à Risoul : 60 € de l’heure. Forfait: 50 € de l’heure sous conditions.

Plus d’informations : https://www.risoul.com/antenne-handicap-risoul.html

Source FR3.

Corse – Le secteur d’aide à la personne à domicile recrute…

Activité essentielle dans le maintien à domicile des personnes en perte d’autonomie, le secteur du soin à domicile recrute en Corse.

Dans les villes comme dans les villages, on manque en effet de bras dans ce secteur.

AVEC recrute dans un secteur en manque de main d'œuvre

 

Des métiers essentiels pour le maintien de la vie à la ville comme à la campagne

Comme d’autres secteurs, celui des services à domicile souffre d’une pénurie de main d’œuvre, au point que des campagnes de recrutement sont lancées notamment comme le groupe AVEC qui compte 10 agences en Corse, et qui recherche des assistantes de vie, des aides à domicile, et des aides-soignantes ou encore des infirmiers ou des AMP, les aides médico-psychologiques.

Autant des métiers essentiels quand une personne en perte d’autonomie n’est pas assistée de ses proches pour les gestes quotidiens, ou les soins indispensables pour vivre et vieillir dignement.

Actuellement, le groupe AVEC que l’on peut trouver sur internet sur AVEC.fr emploi environ 300 personnes en corse

Source FRANCE BLEU.

Jeux paralympiques : la championne catalane Cécile Hernandez dénonce la suppression de son épreuve…

Triple médaillée olympique, trois fois championne du monde de parasnowboard, Cécile Hernandez, qui s’entraine et vit aux Angles (Pyrénées-Orientales), ne participera probablement pas aux Jeux paralympiques de Pékin en 2022.

L’athlète se retrouve sans catégorie. 

Cécile Hernandez ne participera probablement pas aux Jeux Paralympiques de Pékin

 

C’est la plus grande championne handisport des Pyrénées-Orientales, et pourtant elle ne participera peut-être pas aux prochains Jeux paralympiques à Pékin. Cécile Hernandez, 47 ans, triple médaillée olympique, trois fois championne du monde en snowboard, a vu sa catégorie supprimée.

Une injustice pour l’athlète

Faute de concurrentes, la catégorie de Cécile Hernandez (LL1, qui concerne les membres inférieurs) a été supprimée. Depuis deux ans, pour continuer à concourir, elle a été autorisée à rejoindre d’autres catégories de handicap. Mais pour les Jeux, le comité paralympiques lui a fait savoir que ce ne serait pas possible.

« C’est totalement injuste ! » – Cécile Hernandez, triple médaillée olympique

« Je suis autorisée à courir avec les filles aux championnats du monde et pas aux Jeux, alors que c’est les mêmes organisations. Ça met une rage ! Jusqu’à aujourd’hui, j’ai gagné toutes les courses. Si je ne vais pas aux Jeux, c’est complètement injuste », lance l’athlète en colère sur France Bleu Roussillon avant d’ajouter : « Depuis que je suis handicapée, je me bats pour faire face aux injustices de la vie. Et là, c’est pire parce que ça fait huit ans que je me prépare. La station des Angles met de l’argent sur moi, la fédé met énormément d’argent, tous mes partenaires mettent beaucoup d’argent, et me priver des Jeux, c’est les priver aussi. Le Comité paralympique international est complètement en train de bafouer toutes les valeurs qui sont de présenter les meilleurs athlètes, une valeur d’inclusion, encore plus dans le handicap. C’est totalement injuste. »

La Fédération française handisport, soutenue par le CPSF (Comité paralympique du sport français), s’est saisie du dossier et a déposé un recours. Mais la décision ne sera rendue que quelques jours avant les Jeux. Les paralympiques de Pékin ont lieu du 4 au 13 mars prochain.

Source FRANCE BLEU.