LYON : un marché de Noël met à l’honneur les travailleurs en situation de handicap…

Profiter des fêtes de fin d’année pour transmettre aux consommateurs des réflexes plus responsables et solidaires. C’est le pari des « Halles Inclusives », ce nouveau marché de Noël, organisé à Lyon le samedi 18 décembre.

Il ne propose que des produits fabriqués par des travailleurs en situation de handicap.

Première édition des "Halles Inclusives" le samedi 18 décembre à Lyon

 

Alors que les marchés de Noël illuminent toutes les villes de France, à Lyon, les « Halles Inclusives » proposent une version plus solidaire ce samedi 18 décembre, au Centre des Congrès. Du vin, des bijoux, des bougies, des vêtements, les produits sont ceux que l’on trouve classiquement dans les évènements de ce genre, mais derrière les stands : des travailleurs en situation de handicap.

Imaginé par l’association « Prête-moi tes ailes » qui accompagne les familles avec des personnes en situation de handicap, le projet a émergé pendant le confinement. L’objectif, c’est de sensibiliser le grand public et de mettre en lumière le savoir-faire de ces professionnels porteur d’un handicap cognitif, moteur ou sensoriel.

« C’est nécessaire, pour plusieurs raisons : d’abord ce ne sont pas les travailleurs que l’on voit le plus et ensuite on a encore tendance à penser que le travail réalisé par les personnes en situation de handicap, c’est un « petit » travail ou de la manutention, alors qu’ils font en fait du travail haut de gamme et de très belle qualité, on le voit aujourd’hui », explique Clotilde Jenoudet-Henrion, présidente de Prête-moi tes ailes.

Une vitrine pour des entreprises vertueuses

En France, plus de 150 000 personnes en situation de handicap travaillent aujourd’hui dans des secteurs adaptés, soit au sein d’ESAT (Établissements et services d’aide par le travail) soit dans des entreprises adaptées (qui comptent un pourcentage de travailleurs porteurs d’un handicap) et ce, dans plus de 200 filières différentes.

« Historiquement, beaucoup de travailleurs handicapés travaillent dans des ESAT, c’est à dire des ateliers et les produits sont ensuite revendus par des entreprises qui y accolent leurs noms, on ne sait donc pas que cela a été produit par des personnes en situation de handicap »,

raconte Clotilde Jenoudet-Henrion.

Une journée de terrain mais aussi de rencontres avec le consommateur. « Les choses ont déjà beaucoup progressé, mais certains ont encore des regards surpris, interpellés ou déstabilisés. Ce genre de salon contribue à faire évoluer et changer les regards, à normaliser ces travailleurs en situation de handicap ». Pour l’entrepreneur, qui emploi 6 personnes en situation de handicap, c’est aussi un véritable vitrine.

D’où la volonté de faire sortir ces travailleurs de l’ombre et de leur proposer une rencontre avec le public. C’est le cas de Nicolas, jeune travailleur en situation de handicap chez Capucine et Gaston, traiteur lyonnais. D’ordinaire, il est derrière les fourneaux. Aujourd’hui, c’est derrière un stand qu’il propose, avec son employeur, toute une gamme de plats bio en bocaux stérilisés. « Ce marché, c’est un moyen de se faire connaître et pour nos jeunes, d’être en contact avec le public, d’apprendre à expliquer, renseigner, compter. On est sur de la pratique avec de l’apprentissage sur le terrain », témoigne Jean-Christophe Guidollet, fondateur de Capucine et Gaston.

« Cela permet de faire connaître nos actions, de sensibiliser les gens. C’est une manière de dire, il y a des gens, des structures, des hommes et des femmes, comme les autres, qui œuvrent au quotidien pour que les choses changent, et on va vous les présenter sur une journée »

Jean-Christophe Guidollet

Un tremplin pour le travail handicapé

Une vitrine pour la trentaine d’exposants et un tremplin pour les travailleurs. Car les personnes en situation de handicap peinent souvent aujourd’hui à trouver du travail et le recours à la sous-traitance dans les secteurs protégés et adaptés gagne encore à être connue. « Il y a de plus en plus d’entreprises qui font du beau travail, qui intègrent vraiment les travailleurs en situation de handicap dans leurs équipes et pour qui se n’est pas juste un chiffre dans les statistiques. On voulait aussi mettre en lumière ces entreprises là » explique Clotilde Jenoudet-Henrion.

Car dans certaines filières, le recours au travail handicapé pourrait être une solution. C’est le cas par exemple des métiers de bouche, comme le pointe le fondateur du traiteur Capucine et Gaston. «On est sur des métiers à fort besoin humain, qui ne sont pas mécanisables et qui nécessitent de l’Homme, et on est aussi sur des secteurs en tension ».

La promotion d’un commerce responsable et solidaire

Et pour le client, c’est de 100% gagnant, parce qu’en plus d’être équitable et solidaire, ce marché de Noël est aussi éco-responsable. Tous les exposants viennent de la région et proposent des produits faits en Auvergne-Rhône-Alpes. « On est dans une période où l’on a besoin de donner du sens aux choses, et ce qu’on propose aujourd’hui, c’est une nouvelle façon de consommer. La plupart de ces entreprises ou entrepreneurs n’ont pas encore de boutiques en ligne, et là, ça permet de faire marcher un circuit à la court, c’est à dire local et artisanal, mais aussi vertueux et solidaire» conclue Clotilde Jenoudet-Henrion.

Source FR3.

Lavelanet. Au LP Jacquard, une journée liée au handicap…

Les élèves de terminale Bac Pro logistique du LP Jacquard ont été sensibilisés par des ateliers au handicap par le comité Handisport 09.

Cibles, boules, ballon, canne, fauteuil...Les élèves ont vécu les situations du handicap DDM

 

À l’initiative de Magaly Pecceu, professeur de logistique et référente du développement durable au LP Jacquard, Handisport 09 a réalisé une intervention auprès des élèves de terminale Bac Pro Logistique et ceux de l’IMPRO (Institut Médico-Professionnel), de La Vergnière, accompagnés de leur professeur, Estelle Fort.

L’après-midi a vu Marie-Josée Gimenez, secrétaire de Handisport 09, et Lauriane Miquel, du comité ariégeois handisport, aidées de Lucie et Baptiste, emplois civique ESG Sports à Labège, CR Handisport Occitanie, animer divers ateliers liés au handicap visuel en fauteuil. Parmi eux, le jeu de la « Boccia », sport paralympique, a démontré combien, malgré un handicap parfois très lourd, la balle à résonance peut être dirigée près du « cochonnet ».

Cet atelier grandeur nature a commencé en matinée par un volet théorie animé par Magaly Pecceu. Au cours duquel les élèves ont pris connaissance des 17 types de handicap à travers deux jeux, celui de société des 17 familles du handicap (moteur, psychique…), et celui de plateau prêté par la Maïf (visuel, auditif…). Le descriptif, les conseils, l’assistance, les réactions, comment ne pas juger… L’approche du handicap a été visitée, elle a interpellé, c’était l’objectif.

Le tir à l’arc, avec un essai dans la posture d’un valide, puis dans le fauteuil, mais en corsant la difficulté du handicap en tenant l’arc du bras inhabituel, a surpris et fait beaucoup réfléchir les élèves. « Le tir à l’arc, dans ces conditions, permet de se rendre compte et comprendre les difficultés qui sont le quotidien des personnes en situation de handicap, a souligné Magaly Pecceu. Il y a eu la théorie, mais la sensibilisation par la pratique est une approche marquante. »

Tel ce parcours en fauteuil, aller aux toilettes, ouvrir la porte, puis la refermer. « Ce n’est vraiment pas évident », se sont exclamés des élèves. Ils ont donc touché du doigt de très près les vécus de personnes handicapées obligées de se déplacer en fauteuil roulant, et le courage et la volonté à engager pour réaliser des activités sportives.

Au LP Jacquard, cette journée n’était pas sans rappeler l’action de collecte des « Bouchons d’amour », initiée également par Magaly Pecceu. Les lycéens ont pris à cœur cette action qui permet l’achat de fauteuils pour pratiquants handisport, joëlettes, handbikes, handitennis, etc.

Source LA DEPÊCHE.

 

Suisse – Pas de handicap pour dévaler les pentes !…

L’Association Handiconcept, soutenue par la Loterie Romande, permet à toute personne en situation de handicap, même très lourd, de goûter aux joies de la glisse.

L’Association Handiconcept permet à des personnes en situation de handicap, même sévère, de skier en toute sécurité.

 

Leur handicap en apparence les immobilise. Mais grâce à l’Association Handiconcept, née au début du millénaire à Gryon (VD), ils dévaleront les pentes les plus difficiles et ressentiront les sensations les plus extrêmes de la glisse.

«Nous disposons de plusieurs engins adaptés à différentes situations de handicap, souligne Claude-Alain Hofer, fondateur de l’association. Pour les personnes gravement atteintes, nous proposons par exemple le tandemflex, conçu pour prendre sans difficulté les télésièges et qui permet de skier ensuite, même sur les pistes les plus fréquentées.» Un petit miracle rendu possible grâce à une dizaine de moniteurs, pilotes des engins, tous skieurs chevronnés mais aussi issus de professions paramédicales, des infirmiers, des physiothérapeutes.

Autres exemples d’engins destinés à différentes formes de handicap: le ski paranordique, une variation du ski de fond, prévue pour les personnes dans l’impossibilité d’utiliser leurs jambes. Assis sur une luge adaptée à sa taille, le skieur avance avec ses bras appuyés sur des bâtons. Ce sport est ouvert aux personnes de tous âges et de niveaux de compétence. Il se pratique seul ou en groupe.

Quant au dualski, c’est le skieur assis qui, en inclinant la tête ou le haut du corps à gauche ou à droite, déclenchera les virages. La manœuvre est alors prise en charge par un moniteur à l’arrière, posé sur ses propres skis, qui va guider l’engin à l’aide d’une barre de pilotage.

Citons encore dans cette liste non exhaustive, le snow’kart, une autre façon quasi autonome de skier. Destiné aux personnes qui manquent de force dans les membres supérieurs ou qui n’ont pas suffisamment d’équilibre, l’engin avec son centre de gravité très bas, offre une grande stabilité et permet au skieur d’enchaîner les courbes tout en douceur.

Station ouverte aux Diablerets grâce à la LoRo

Cet hiver, nous lançons une promo: le skieur paye deux heures et a droit à trois heures de glisse.» L’association est aussi présente l’été avec des sports comme le parapente. Mais 80% de son activité se déroule dans la neige. Présente à Villars-sur-Ollon et à Champéry, elle vient d’ouvrir une nouvelle station aux Diablerets. «Nous répondons ainsi à une forte demande, dit encore Claude-Alain Hofer. Cette nouvelle présence a été rendue possible grâce à l’achat de trois engins de ski adaptés et entièrement financés par la Loterie Romande. Nous lui en sommes reconnaissants.»

Handiconcept qui accueille chaque année entre 200 et 250 personnes a aussi souffert de la pandémie. «Nous avons enregistré passablement d’annulations, ajoute le fondateur de l’association. Mais nous avons aussi bénéficié d’avantages avec des réservations à très court terme: de nombreux skieurs handicapés ont préféré passer leurs vacances en Suisse plutôt qu’à l’étranger.

Source LE MATIN.

Cours de danse, trampolines, spectacles… Bientôt un parc unique pour les enfants porteurs d’un handicap…

Un bâtiment entièrement pensé et aménagé pour les enfants porteurs de handicap. Des ateliers et des cours proposés chaque jour.

Le « village des enfants extraordinaires » ouvrira en 2022 à Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne). Photo d'illustration.

 

Tel est le projet pharaonique qu’a imaginé un couple de Franciliens. Ce « village des enfants extraordinaires » doit ouvrir en septembre 2022 dans le Val-de-Marne.

Les préinscriptions sont déjà possibles en ligne.

 

C’est un concept unique en son genre qui n’existe pas encore en France. Emmanuelle et Jérôme Stioui, deux habitants de Saint-Mandé (Val-de-Marne), ont imaginé un lieu entièrement dédié aux enfants porteurs d’un handicap moteur et psychique.

Il s’agit d’un immense centre de 600 m2 dans lequel tout sera adapté pour ces jeunes visiteurs âgés entre 6 et 18 ans. Un parc pour s’amuser, se défouler, apprendre et être stimulé.

Des experts qui ont travaillé sur Disneyland Paris

Concrètement, ce fameux parc ne ressemblera à aucun autre. « C’est un OVNI. Nous sommes précurseurs », précisent Emmanuelle et Jérôme Stioui, parents d’Alicia née avec un syndrome cardio-facio-cutané. Ils ont voulu soigner la décoration pour que le village ne soit pas plongé dans une « ambiance maussade ». Pour cela, « nous avons fait appel à des sociétés qui travaillent avec le Puy du Fou et Disneyland Paris ». Plus précisément, « nous sommes partis sur le thème de la nature enchantée, un univers magique et féerique ».

Ce « village des enfants extraordinaires » verra le jour à Saint-Maur-des-Fossés, commune située à 12 km à l’est de Paris. Le gros œuvre vient d’être achevé et la livraison est prévue au printemps 2022. L’ouverture, elle, est programmée à la rentrée scolaire 2022. Les préinscriptions sont possibles sur le site Internet de l’association depuis début décembre.

Des cours de cuisine, de danse, de musique

Les parents d’Alicia, épaulés par une équipe de bénévoles, ont également pensé aux enfants autistes. « Certains ont besoin d’observer le groupe et de se mettre à l’écart mais nous ne voulions pas qu’ils soient obligés de quitter l’atelier. Nous avons créé des petits cocons en forme de champignon et de balancelle. »

Le mobilier, l’accessibilité, les équipements ont été pensés en lien avec des professionnels pour que les enfants puissent profiter du jardin, de la cuisine, de la salle de spectacles, du parcours moteur, de la salle de relaxation et de l’aire de jeu de 500 m2 avec des trampolines, des balançoires sécurisées, un carrousel… Un parking privatif de 15 places a été prévu.

À l’étage, plusieurs salles d’ateliers seront créées. Les enfants, même ceux en fauteuil roulant, pourront recevoir des cours de danse, de musique… « Grâce à des châssis vitrés, les parents pourront observer leurs enfants derrière une vitre sans tain ce qui n’est pas possible dans les Instituts Médico-Educatifs. »

Deux millions d’euros

Ce « village des enfants extraordinaires », qui a été repéré par Le Parisien, n’accueillera pas uniquement les enfants porteurs de handicap mais toute leur famille. Leurs frères et sœurs pourront profiter des installations sans surcoût la semaine et le week-end. Les parents, eux, auront l’obligation de rester sur place. « Ce n’est pas un système de garde », prévient le père de famille.

Cet incroyable projet demande évidemment un financement très important : deux millions d’euros. Il manque à ce jour 10 000 €. Les dons sont possibles sur le site de l’association. Emmanuelle et Jérôme Stioui ont notamment reçu le soutien de la Fondation Perce-Neige, la région Ile-de-France, la ville de Saint-Mandé. Le budget de fonctionnement a, lui, a été estimé entre 500 000 et 600 000 € par an.

Accueillir les familles les plus modestes

Le couple souhaite que toutes les familles, même les plus modestes, puissent profiter de leur parc. Il réfléchit à mettre en place un système de tarification sur quotient familial et des bourses. Il faudra compter 350 € pour un abonnement annuel pour un atelier par semaine (hors vacances scolaires) ou 15 €/demi-journée par famille pour profiter des installations en accès libre.

Conscients que la demande est forte en France notamment où les IME sont rares, ils souhaitent aider les familles. « Nous savons que nous avons eu de la chance pour Alicia. Nous avons eu une place dans un IME à ses cinq ans. En province, l’attente peut durer des années. » Dans le futur, ils espèrent que leur concept de village « prototype » pourra voir le jour dans d’autres régions en métropole.

Ils espèrent que les familles en attente d’une place en institut médico-éducatif (IME) pourront obtenir une aide financière de la maison départementale des personnes handicapées (MDPH). « Il va falloir que nous nous battions », reconnaissent les Stioui.

Source OUEST FRANCE.

Loire-Atlantique. Handicap : ce foyer de vie est repris par la fondation Perce-Neige…

Au 1er janvier 2022, le foyer des Hautes Roches devient la Maison Perce-Neige.

Boussay, Foyer Hautes Roches

 

L’établissement, qui accueille des personnes en situation de handicap, est situé à Boussay.

Une page se tourne au foyer de vie des Hautes Roches, à Boussay.

En Loire-Atlantique, la fondation gère deux établissements : à La Chapelle-sur-Erdre et maintenant Boussay.

L’association Asfeai qui assurait la gestion de l’établissement a été dissoute.

La structure qui accueille des personnes en situation de handicap mental a été reprise par la fondation Perce-Neige, dans le cadre d’une fusion-absorption.

Depuis sa création, Perce-Neige réalise des maisons de vie pour accueillir les personnes en situation de handicap, assure des missions de conseil et soutien auprès des familles et interpelle les pouvoirs publics.

A compter du 1er janvier 2022, la structure deviendra la Maison Perce-Neige.

La fondation, créée en 1966 à l’initiative de feu l’acteur Lino Ventura, a pour but d’accueillir et d’accompagner les enfants et les adultes touchés par une déficience mentale, un handicap physique ou psychique.

Perce-Neige gère aujourd’hui plus de 40 établissements spécialisés (foyers de vie, foyers d’accueil médicalisés, Maisons d’accueil spécialisées…) répartis sur l’ensemble du territoire. Parmi ceux-ci, trois sont spécifiquement dédiés à l’accueil de personnes autistes dans le Val-de-Marne, le Maine-et-Loire et les Bouches-du-Rhône.

Depuis sa création, Perce-Neige réalise des maisons de vie pour accueillir les personnes en situation de handicap, assure des missions de conseil et soutien auprès des familles et interpelle les pouvoirs publics.

Pas de changement

Le transfert ne change rien pour les familles et l’établissement qui compte 16 salariés, accueille 16 résidents et gère une chambre d’accueil temporaire.

C’était la condition. La fondation reprend tout. ll n’y a pas de perte d’emploi. L’encadrement reste sur site.

Frédéric Beron, directeur du foyer.

Cette absorption devenait inéluctable pour l’établissement dont la petite taille devenait critique.

« Cela va dans le sens de la professionnalisation. Au regard des contraintes économiques et de la gestion quotidienne, cela devenait de plus en plus compliqué pour le conseil d’administration qui s’épuisait, faute de renouvellement des membres. Il fallait trouver un autre modèle », souligne le directeur.

Plutôt qu’un regroupement forcé, le foyer a donc choisi d’intégrer Perce-Neige.

C’est une fondation avec laquelle on partage les mêmes valeurs et dont la notoriété est importante. C’est sécurisant pour les familles.

Frédéric Beron. 

Une autre association créée

En intégrant la fondation, l’établissement de Boussay va bénéficier de tous les services d’une structure à l’envergure nationale ; assistance sociale, ressources humaines, comptabilité…

L’Asfeai dissoute, les parents et amis ont décidé de créer une nouvelle association « Association Foyer les Hautes Roches ».

De nouveaux statuts ont été adoptés. Cette dernière aura un rôle de partenaire et sera un soutien bénévole et financier pour la maison Perce-Neige.

Son but est principalement récréatif.

L’association aura vocation à créer des activités et des animations pour le compte du foyer et de ses résidents.

Source ACTU.FR

 

Avec Omicron, faites-vous tester quelques heures avant une fête, pas la veille…

Vous pouvez passer d’un niveau indétectable à des niveaux très élevés de virus en 24 heures.

 

Face au variant Omicron qui sévit depuis peu, les experts sont inquiets et émettent de nouvelles recommandations pour les fêtards. Ils recommandent de réaliser un test quelques heures avant de se rendre à un événement plutôt que la veille. Cette nouvelle mesure préconisée par les scientifiques est due à la rapidité avec laquelle une personne porteuse d’Omicron devient infectieuse.

«Peu importe le type de test, le plus important est de se tester juste avant l’événement auquel on participe», a tweeté Michael Mina, ancien professeur adjoint en immunologie et maladies infectieuses à la Harvard School of Public Health. Selon lui, il est possible de passer de particules virales «indétectables» à «très élevées» en très peu de temps. Tim Spector, professeur d’épidémiologie génétique au King’s College de Londres, dit exactement la même chose. Lui aussi recommande de réaliser un test «quelques heures avant de quitter la maison» et ajoute qu’il faut désormais porter un «masque de haute qualité» dans les transports en commun bondés avant de se rendre à un événement.

Un variant plus mortel?

Le professeur du King’s College gère l’application de suivi des symptômes de Covid-19, Zoe, qui compte aujourd’hui 4,5 millions d’utilisateurs dans le monde. Jeudi, il affirmait sur Twitter que les données auto-déclarées suggéraient que le temps d’infection était d’environ 48 heures. Dans le meilleur des cas, les tests doivent être réalisés 12 heures avant de se rendre à une fête.

Cette contagiosité est probablement due au nombre élevé de mutations du variant Omicron qui en comporte 32. Elles infectent les cellules humaines et se propagent rapidement parce qu’elles échappent probablement à la réponse immunitaire des infections précédentes et des vaccins existants.

L’Organisation mondiale de la Santé ne sait pas si Omicron sera plus mortel que le variant Delta –qui reste à l’heure actuelle le variant le plus courant dans le monde.«Évitez les grands rassemblements et divisez vos groupes en plus petits, où vous pouvez contrôler l’environnement et faire tester chaque individu ce jour-là», préconise-t-il. Tim Spector a illustré ses propos d’un exemple. Un utilisateur de l’application Zoe a assisté aux 60 ans d’un ami au Royaume-Uni où tous les invités avaient été vaccinés, certains avaient reçu leurs doses de rappel et tous avaient été testés négatifs 24 heures avant l’événement. Sur les 18 participants, 16 auraient attrapé le variant Omicron.

Source SLATE.

Des chercheurs genevois découvrent la cause de malformations…

Même un gène en pleine santé, s’il n’est pas bien activé, peut conduire à ce qu’un membre ne se développe pas correctement.

Et il pourrait cacher d’autres problèmes.

Les scientifiques genevois ont étudié Pitx1 qui, s’il n’est pas bien activé, peut provoquer un pied-bot.

 

Le développement embryonnaire d’un être humain est une mécanique très complexe. De nombreux gènes doivent coordonner leur activité selon un schéma et un tempo extrêmement précis. Mais des ratés sont possibles, qui peuvent provoquer des malformations. Des scientifiques de l’Université de Genève (UNIGE) se sont penchés sur ces accidents pour voir comment ils se déclenchaient.

Ils ont étudié les interrupteurs génétiques, qui activent ou désactivent les gènes: «Lorsque l’interrupteur est sur ON, cela initie la transcription d’un gène en ARN, qui à son tour sera traduit en une protéine qui pourra alors exécuter une fonction précise», détaille Guillaume Andrey, professeur au Département de médecine génétique et développement de la Faculté de médecine de l’UNIGE, qui a dirigé ces travaux. «Sans cela, les gènes seraient continuellement soit activés soit désactivés, et donc incapables d’agir de manière sélective, au bon endroit et au bon moment».

Ces gènes ont souvent plusieurs interrupteurs: «La perte d’un seul d’entre eux pourrait-elle avoir des conséquences? C’est ce que nous avons voulu tester ici en prenant comme modèle le gène Pitx1», explique Raquel Rouco, postdoctorante dans le laboratoire de Guillaume Andrey et co-première auteure de cette étude parue dans Nature Communications. Ce gène est l’un de ceux impliqués dans la construction des membres inférieurs.

Un interrupteur en moins provoque un pied-bot

Les scientifiques ont donc, dans des cellules souches de souris, enlevé à Pitx1 l’un de ses interrupteurs, nommé Pen, et ajouté un marqueur de fluorescence qui permet de visualiser l’activation du gène, puis ses cellules ont été agrégées à des cellules embryonnaires de souris. Habituellement, environ 90% des cellules des futures pattes arrière activent le gène Pitx1, alors que 10% des cellules ne l’activent pas.

«Lorsque nous avons supprimé l’interrupteur Pen, nous avons constaté que la proportion de cellules qui n’activaient pas Pitx1 passait de 10 à 20%, ce qui suffisait à modifier la construction du système musculosquelettique et à induire un pied-bot», explique Guillaume Andrey.

Le signe d’autres malformations

Ceci était un exemple spécifique, mais les scientifiques estiment que ce mécanisme pourrait bien se retrouver dans un grand nombre de gènes. Ces interrupteurs qui ne fonctionnent pas pourraient ainsi être responsables d’autres malformations. De plus, un gène ne contrôle pas le développement d’un seul organe: «Une malformation non dangereuse, comme le pied-bot par exemple, pourrait être l’indicateur de troubles ailleurs dans le corps qui, sans être immédiatement visibles, pourraient être beaucoup plus dangereux. Si nous parvenons à une interprétation précise de l’action de chaque mutation, nous pourrions non seulement lire l’information du génome pour trouver la cause fondamentale d’une malformation, mais aussi prédire des effets dans d’autres organes qui s’y développeraient à bas bruit afin d’intervenir le plus tôt possible», concluent les auteurs.

Ainsi, on pourrait découvrir que le gène non activé qui provoque telle malformation apparente pourrait, par exemple, également être responsable d’une malformation d’une valve cardiaque qui serait passée inaperçue au premier abord. Du coup, une fois la mutation identifiée chez les personnes qui présentent la première malformation, on saurait qu’il faut également surveiller cette valve, voire pratiquer une opération préventive.

Source LE MATIN.

Le dealer d’Exincourt part en prison à Lyon malgré son lourd handicap…

La procureur avait requis trois ans de prison avec sursis en tenant compte de la santé précaire du prévenu. Le tribunal en a décidé autrement, décernant un mandat de dépôt à l’audience.

La présidente Berthault a pointé « un trafic d’une particulière ampleur ».

Le dealer d’Exincourt part en prison à Lyon malgré son lourd handicap

 

Les juges du tribunal judiciaire de Montbéliard font assurément preuve de constance dans leur raisonnement… Par deux fois déjà, ils avaient décidé d’envoyer derrière les barreaux cet Exincourtois de 30 ans, soupçonné de trafiquer les stupéfiants.

De lourds soins

Lors de son premier renvoi en comparution immédiate, le 26 novembre dernier, le prévenu avait sollicité un délai. Me Euvrard, son avocat, avait alors plaidé une remise en liberté, en mettant en avant la santé précaire de son client. Ce dernier souffre de la maladie de Strümpell-Lorrain qui l’empêche de se mouvoir et qui requiert des soins de kiné, deux fois par semaine, pour éviter que sa situation n’empire. Le tribunal avait rejeté. Comme il le refaisait, mardi dernier, lors d’une demande de remise en liberté. L’avocat ne désarmait pas et obtenait gain de cause, jeudi dernier, devant la cour d’appel de Besançon, à la lumière de l’expertise médicale du Dr Girardet.

Mandat de dépôt

Les magistrats locaux auraient-ils pris ombrage de cette forme de désaveu ? Le fait que le mis en cause, sur les conseils de son avocat, décide de ne pas répondre aux questions a-t-il agacé un tantinet les juges ? Toujours est-il qu’au terme de plus d’une heure trente de délibéré, le jugement est tombé : trois ans de prison dont un ferme avec mandat de dépôt. Direction la prison de Lyon-Corbas. Ariane Combarel, au ministère public, avait pourtant requis trois ans de prison avec sursis.

Dénonciation

Qu’en est-il des faits ? À la suite d’une dénonciation anonyme, les policiers avaient entamé une enquête. À grand renfort d’écoutes téléphoniques, d’observations, de recoupements (N.D.L.R. : huit consommateurs ont confirmé qu’ils s’approvisionnaient chez l’Exincourtois), les enquêteurs sont arrivés à la conclusion que le trentenaire dénoncé faisait bien dans le négoce de résine de cannabis.

86 000 € de chiffre d’affaires sur six mois

Lors de la perquisition à son domicile, un peu plus d’un kilo avait été découvert et près de 2 500 € en liquide. Lors de son audition, en garde à vue, il avait admis dealer depuis six mois. Ce qui conduisait les limiers de la police à estimer l’ampleur du trafic à un peu moins de 25 kilos pour un chiffre d’affaires dépassant les 86 000 €.

 Heureusement que toutes les personnes handicapées ne se livrent pas à des activités illégales

Ariane Combarel, au ministère public

Le dealer avait ajouté que son état l’empêchait de travailler et qu’il n’avait trouvé que ce moyen de subsistance. « Heureusement que toutes les personnes handicapées ne se livrent pas à des activités illégales », riposte la procureur néanmoins peu encline à le renvoyer derrière les barreaux. Me Euvrard insiste. Il parle des conditions de détention de son client, dans l’impossibilité de s’habiller seul et de se doucher.

La défense fait appel

La longueur du délibéré s’explique, non pas par les hésitations des juges. « Les faits sont extrêmement graves et le trafic d’une particulière ampleur », a souligné la présidente Berthault. Le délai a été utilisé pour trouver une prison en capacité d’accueillir un détenu dans l’état de l’Exincourtois.

La défense a déjà décidé de faire appel. Suite au prochain épisode, à Besançon.

Source EST REPUBLICAIN.

Le site internet Mon Parcours Handicap accompagne désormais les lycéens et les étudiants…

Ouverte en mai 2020, la plateforme numérique Mon Parcours Handicap est un point d’entrée unique d’information, d’orientation et de services pour les personnes en situation de handicap.

Le site internet Mon Parcours Handicap accompagne désormais les lycéens et les étudiants

 

Depuis le 6 décembre 2021, une nouvelle rubrique « Études supérieures et handicap » propose aux lycéens et aux étudiants en situation de handicap les clés pour les encourager à poursuivre des études, les informer sur les accompagnements possibles et les aides existantes. En effet, à la rentrée 2020, les jeunes en situation de handicap ne représentaient que 1,82 % des étudiants.

Destinée aux lycéens et étudiants en situation de handicap, à leurs parents, mais aussi aux aidants et relais d’information (maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), enseignants, associations…), la nouvelle rubrique « Études supérieures et handicap » facilite leur quotidien. Elle répond à toutes leurs questions sur les différents parcours de l’enseignement supérieur, les possibilités d’aides, d’appuis et d’accompagnement, les démarches à effectuer et permet d’identifier rapidement les bons interlocuteurs.

Rubrique Études supérieures et handicap

Une rubrique en six thématiques pour suivre des études supérieures et préparer son insertion professionnelle :

  • M’orienter dans l’enseignement supérieur : avant et après le bac, des outils en ligne pour vous orienter ; les équivalences au bac ; formations en alternance accessibles aux jeunes en situation de handicap ; les clés pour étudier à l’étranger et à distance ; les interlocuteurs pour vous orienter.
  • M’informer sur les démarches : s’inscrire en première année d’études : Quelles procédures pour Parcoursup et hors Parcoursup ? Quelles démarches au-delà de la première année d’études supérieures ? Comment anticiper et préparer votre rentrée ? Première inscription d’un étudiant en situation de handicap : qui peut m’aider ?
  • Compenser mon handicap : aides humaines, aides techniques et financières ; aménagements des concours et examens ; les structures pour vous accompagner lors de vos études supérieures.
  • Vie étudiante : aides financières ; trouver et financer un logement adapté ; aides aux déplacements pour gagner en autonomie ; les professionnels de santé à votre écoute ; l’entraide étudiante ; pratiquer des activités sportives, de loisirs et culturelles ; participer à la vie citoyenne et associative de votre campus.
  • Me préparer à la vie professionnelle : quels dispositifs pour une insertion professionnelle réussie ? La reconnaissance de la qualité de travailleurs handicapés (RQTH) : modalités et avantages ? Comment vos besoins sont-ils pris en compte au travail ? Comment trouver un emploi dans la fonction publique ? Quels accompagnements pour se lancer dans votre vie professionnelle ?
  • Découvrir mes interlocuteurs : les professionnels qui peuvent vous accompagner et vous aider à vous orienter, à entrer dans la vie active et lors de vos études.

La rubrique « Études supérieures et handicap » propose également des témoignages en vidéo .

Dans le cadre d’une démarche centrée sur les usagers, cette rubrique a été co-construite avec des étudiants en situation de handicap et des parents de futurs étudiants en situation de handicap.

Plus d’information, cliquez ici.

Source Service Public.

Handicap. La Ville d’Evreux prépare un document pour partager ses bonnes pratiques…

Engagée depuis sept ans sur l’accessibilité des personnes en situation de handicap, la Ville d’Évreux s’apprête à réunir ses bonnes pratiques au sein d’un document référentiel.

Déjà distinguée pour sa politique, la Ville d'Évreux (Guy Lefrand et son adjointe Francine Maragliano) s'appuie sur l'Association française de normalisation pour préparer un document de référence sur l'accessibilité des personnes handicapées.

 

« Il faut que je fasse court mais ce n’est pas possible. C’est mon jour ! » Francine Maragliano ne cachait pas son plaisir vendredi 3 décembre 2021 (Journée internationale des personnes handicapées) à l’Hôtel d’agglomération d’Evreux (Eure) au moment d’accueillir les partenaires associatifs et institutionnels du projet de normalisation de la politique locale en faveur de l’inclusion des personnes handicapées.

« Une étape, pas un aboutissement »

De l’enthousiasme, l’adjointe à l’Accessibilité et au Handicap de Guy Lefrand n’en manque pas quand il s’agit d’évoquer ses sujets de prédilection partout où elle passe. « Quand je suis arrivée, le sujet n’était pas très porteur », rappelle-t-elle.

Alors, après que la ville a lancé un Grenelle du handicap et qu’elle a été distinguée deux fois à l’échelle européenne pour sa politique en matière d’accessibilité, arriver à la rédaction d’un document de référence est vécu par l’élue comme « l’aboutissement de sept ans de travail collectif ».

« Une étape importante, pas un aboutissement, tempère Guy Lefrand, le maire d’Évreux et président de l’agglo. La présence de l’AFNOR [Association française de normalisation, N.D.L.R.] est surtout la reconnaissance du travail effectué et marque la volonté d’aller encore plus loin ».

Six mois de préparation

Organisme de normalisation (il délivre par exemple les normes NF), l’AFNOR va mettre en forme au cours des six prochains mois un document de référence, synthétisant les pratiques mises en œuvre à Évreux en matière d’inclusion des personnes en situation de handicap, visible et invisible.

« On va vous écouter, lors de plusieurs tables rondes, et transformer vos retours d’expérience, vos ressentis, vos remarques, vos propositions, vos suggestions en recommandations objectives pouvant figurer dans un cadre référent partagé avec tous », a présenté Jean-Michel Remy, de l’AFNOR, aux partenaires engagés dans cette démarche.

Aider mais pas contraindre

La Ville d’Évreux est déjà sollicitée par des collectivités pour présenter son expérience en matière d’accessibilité ; le dossier aura vocation à en aider d’autres, « mais pas à contraindre », insiste l’AFNOR.

« Près de 200 personnes ont pris part à nos groupes de travail depuis sept ans. Toutes ont des choses à dire. Ces prochains mois, il faudra arriver à tirer les leçons de cette expérience pour essayer de modéliser cette méthodologie et donner envie à d’autres collectivités, d’autres élus, d’autres associations d’en faire autant », souligne Julien Boscher, responsable du pôle Santé handicap de la Ville.

Car l’objectif de la démarche est là : « Donner envie de partager un enthousiasme », lance Francine Maragliano.

Source ACTU.FR