Alzheimer, l’une des causes probables de la maladie identifiée par des scientifiques…

La maladie d’Alzheimer est l’une des principales causes de décès prématuré et la forme de démence la plus répandue à travers le monde.

Alzheimer, l’une des causes probables de la maladie identifiée par des scientifiques

 

La communauté scientifique mondiale redouble d’efforts pour cerner les mécanismes de la maladie afin de la prévenir et de proposer des traitements efficaces. Des chercheurs australiens ont découvert une cause probable de la maladie, offrant de nouvelles possibilités de prévention et de traitement.

Des scientifiques australiens de l’université Curtin affirment dans une nouvelle étude que la fuite d’un composé toxique dans l’organisme appelé « bêta-amyloïde » pourrait être la cause de la maladie d’Alzheimer.

L’étude, aux résultats potentiellement révolutionnaires a été publiée dans la très sérieuse revue scientifique PLOS Biology. En étudiant une version induite de la maladie chez des souris, les chercheurs ont constaté qu’une fuite — du sang vers le cerveau — de particules de graisse transportant des protéines toxiques, pouvait être l’une des causes principales de la maladie.

Qu’est-ce que la bêta-amyloïde ?

La bêta-amyloïde est un composé créé principalement dans le foie et le cerveau qui est depuis longtemps déjà associé à l’apparition de démences chez l’être humain. En effet, les scientifiques avaient déjà noté une accumulation toxique de bêta-amyloïde dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Grâce à cette nouvelle étude, il a été découvert que ce composé se forme surtout dans le foie avant d’être transporté dans la circulation sanguine par les lipoprotéines. L’équipe a testé la « voie sang-cerveau » en modifiant génétiquement des modèles de souris pour produire de la bêta-amyloïde humaine uniquement dans le foie.

Les chercheurs se sont appuyés sur des souris blanches pour mener leur étude. (Photo : Gorodenkoff / stock.adobe.com)

Les chercheurs se sont appuyés sur des souris blanches pour mener leur étude. (Photo : Gorodenkoff / stock.adobe.com)

« Nous savions déjà que la caractéristique principale des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer était l’accumulation progressive de dépôts de protéines toxiques dans le cerveau, appelées bêta-amyloïdes, mais on ne savait pas d’où provenait l’amyloïde, ni pourquoi elle se déposait dans le cerveau », explique notamment le professeur John Mamo, directeur du Curtin Health Innovation Research Institute (CHIRI).

« Nos recherches montrent que ces dépôts de protéines toxiques qui se forment dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer s’y infiltrent très probablement à partir de particules porteuses de graisses dans le sang, appelées lipoprotéines. Cette voie sang-cerveau est importante car si nous pouvons gérer les niveaux de lipoprotéine-amyloïde dans le sang et empêcher leur fuite dans le cerveau, cela pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements potentiels pour prévenir la maladie d’Alzheimer et ralentir la perte de mémoire », précise-t-il.

Inflammation du cerveau

L’étude a révélé que les modèles de souris produisant des lipoprotéines-amyloïdes dans le foie souffraient d’une inflammation du cerveau, d’une accélération de la mort des cellules cérébrales et d’une perte de mémoire.

Bien que d’autres travaux soient maintenant nécessaires, cette découverte montre que « l’abondance de ces dépôts de protéines toxiques dans le sang pourrait potentiellement être traitée par le régime alimentaire et certains médicaments qui pourraient cibler spécifiquement la lipoprotéine amyloïde, réduisant ainsi leur risque ou ralentissant la progression de la maladie d’Alzheimer », souligne le chercheur.

Cette découverte constitue une véritable avancée et suscite beaucoup d’espoir dans la lutte contre cette maladie dégénérative. Le professeur Warren Harding, président de l’Alzheimer’s WA, une association australienne dont le but est de fournir des soins ou encore des informations aux personnes souffrant de la maladie, à leurs familles ou aux soignants, a déclaré que ces résultats pourraient avoir un impact mondial important pour les millions de personnes confrontées à la maladie. « Il est important que des universités comme Curtin travaillent avec l’industrie pharmaceutique si nous voulons nous attaquer à cette maladie dévastatrice », insiste-t-il dans un communiqué.

Dans le monde, environ 230 000 personnes reçoivent un diagnostic d’Alzheimer chaque année. « En l’absence de progrès médicaux significatifs tels que la percée réalisée par l’équipe du professeur Mamo, on estime que le nombre d’Australiens vivant avec une démence dépassera le million d’ici 2058. Cela a un impact considérable sur les familles, les soignants et les communautés », ajoute-t-il. Cela donne un aperçu de l’impact mondial que la maladie aura dans les prochaines décennies.

En France, environ un million de personnes vivent aujourd’hui avec la maladie, selon la Fondation Vaincre Alzheimer.

L’équipe mène à ce jour un essai clinique nommé « Probucol in Alzheimer’s-Clinical Trial », qui repose sur des découvertes antérieures selon lesquelles un agent cardiovasculaire historique réduit la production de lipoprotéine-amyloïde et favorise les performances cognitives chez la souris.

Source OUEST FRANCE.

Alzheimer. Posez vos questions, une spécialiste vous apportera une réponse…

À l’occasion de la journée mondiale de lutte contre la maladie d’Alzheimer mardi 21 septembre, Ouest-France vous propose d’interroger le Pr Florence Pasquier, neurologue et responsable du Centre mémoire ressources et recherche du CHU de Lille. Malades, familles…

À vos questions !

225 000 nouveaux cas de maladies d’Alzheimer sont diagnostiqués chaque année.

 

La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative. Elle est caractérisée par une destruction progressive et irréversible des cellules du cerveau et une perte des connexions entre les neurones.

En France, 900 000 personnes sont touchées par la maladie. 225 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, soit un nouveau cas toutes les trois minutes. Les femmes sont les plus concernées : elles représentent 60 % des cas contre 40 % pour les hommes.

Au total, entre malades, familles et aidants, on estime entre 2 et 3 millions de personnes le nombre de personnes directement concernées.

À vos questions

Aussi, à l’occasion de la journée mondiale d’Alzheimer mardi prochain, Ouest-France vous propose de poser vos questions au professeur Florence Pasquier, neurologue et responsable du Centre mémoire ressources et recherche du CHU de Lille.

Quels sont les signes qui doivent alerter ? Ce vieillissement neurodégénératif est-il inéluctable ? Les jeunes peuvent-ils développer des formes précoces ? Pourquoi les femmes sont-elles les plus touchées ? Quels sont les traitements existants et les nouvelles pistes actuellement explorées ?

Dans un article publié dans OUEST FRANCE, le mercredi 22 septembre, le Pr Florence Pasquier répondra à vos questions.

POSEZ VOTRE QUESTION, cliquez ici.

Source OUEST FRANCE.

 

 

Mort de Marthe Mercadier : ses touchantes confidences sur la maladie d’Alzheimer…

Décédée ce mercredi 15 septembre, Marthe Mercadier souffrait de la maladie d’Alzheimer depuis quelques années.

Une épreuve sur laquelle elle s’était déjà exprimée à plusieurs reprises.

Marthe Mercadier et sa fille, Véronique, en 2011.

Marthe Mercadier et sa fille, Véronique, en 2011.

Sa famille a annoncé la triste nouvelle. Marthe Mercadier est décédée ce mercredi 15 septembre à l’âge de 92 ans. Figure du théâtre de boulevard, chanteuse et danseuse de cabaret, la comédienne a vécu une vie bien remplie, teintée aussi par la maladie. Atteinte d’Alzheimer depuis plusieurs années, Marthe Mercadier s’était déjà épanchée sur le sujet. En 2015, elle avait déclaré au micro d’Europe 1 qu’il était crucial d’en discuter. « C’est très important, on va en parler tranquillement. On va pas commencer à pleurer […] Peut-être que je ne verrai plus, je ne pourrai plus marcher… Mais c’est important pour les autres », avait déclaré la comédienne après avoir été diagnostiquée en 2013, à la suite d’un choc violent ayant entraîné cette pathologie.

À l’époque, c’est sa fille et attachée de presse, Véronique, qui s’est rendue compte de ses troubles de la mémoire, ainsi que d’autres facteurs. « Il y a eu une période pendant six mois où son caractère a changé, elle était devenue agressive », avait raconté la fille de l’actrice au micro d’Europe 1. « Maman a perdu la mémoire immédiate. C’est-à-dire qu’on fait quelque chose et cinq minutes après elle ne s’en souvient plus. C’est cette mémoire qui disparaît. C’est pour ça qu’elle ne peut plus exercer son métier. »

« Je veux absolument être »

Quelques années auparavant, en 2011, Marthe Mercadier, qui n’avait pas encore été diagnostiquée, s’était confiée à France 2 sur sa façon de voir la vie. « Il faut avoir été très malade, très désespéré comme je l’ai été, et apprécier à quel point c’est formidable de continuer à vivre avec les handicaps », avait-elle déclaré, après être devenue brutalement bègue durant son enfance, puis paralysée à la suite d’une chute lors d’un spectacle de danse acrobatique. Une multitude d’épreuves toujours traversées avec vitalité. Lors de cette même interview, elle avait donné plus de détails sur la meilleure manière, pour elle, de quitter ce monde : « Je veux mourir chez moi, dans mon lit, avec ce qui reste de ma famille […] Je veux absolument être … Je jubilerai jusqu’à 100 ans. »

Source GALA.

À quoi ressembleront les maisons de retraite du futur ?…

En France, il y a actuellement 7 500 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).

Ces maisons de retraite médicalisées sont amenées à se redéfinir alors qu’elles se préparent à absorber le choc démographique de l’arrivée des « papy boomers », cette génération née après-guerre, qui avait la vingtaine en 1968.

À quoi ressembleront les maisons de retraite du futur ?

 

De vrais appartements dotés d’une cuisine où chaque pensionnaire se sent chez lui et vit à son rythme, des maisons de retraite qui prennent soin des personnes âgées vivant alentour : c’est peut-être à cela que ressembleront les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) de demain.

Ces propositions ont été présentées aux professionnels de la dépendance, directeurs d’Ehpad, responsables de services à la personne ou autorités locales, lors des Assises nationales des Ehpad, les 7 et 8 septembre 2021, à Paris.

Ces maisons de retraite médicalisées sont amenées à se redéfinir alors qu’elles se préparent à absorber le choc démographique de l’arrivée de seniors surnommés « papy boomers », cette génération née après-guerre qui aura 85 ans en 2030 et a eu 23 ans en 1968. « Ils vont révolutionner la vieillesse comme ils ont révolutionné la société », affirme Luc Broussy, coauteur de l’étude L’Ehpad du futur commence aujourd’hui, du think tank (groupe de réflexion) Matières grises.

 

« Gérer sa vie »

« L’Ehpad doit s’adapter aux attentes de l’individu, qui doit pouvoir choisir ce qu’il fait, qui il voit, ce qu’il prend au déjeuner. L’Ehpad doit répondre à ses besoins médico-techniques en le laissant gérer sa vie », estime Didier Sapy, directeur général de la Fnaqpa, la Fédération nationale des organismes gestionnaires d’Ehpad et de services à domicile.

« Il y a 7 500 Ehpad actuellement : il devrait y avoir 7 500 Ehpad différents les uns des autres. Au lieu d’imposer leur organisation aux individus, ils devront s’adapter à l’organisation des individus », affirme-t-il, alors que pendant la crise sanitaire des familles ont souffert de voir les établissements restreindre les libertés des résidents.

L’objectif est de dire aux nouveaux pensionnaires : « Bienvenue chez vous » et non plus « Bienvenue chez nous », selon Didier Sapy.

Une maison de retraite où l’on se sent chez soi, pour l’architecte Fany Cérèse du cabinet AA, c’est avoir un logement avec une cuisine, actuellement absente des chambres de quelque 21 m2 en moyenne avec salle de bains le plus souvent proposées aux usagers. « Avoir du jus de pomme dans son frigo à offrir quand on a de la visite au lieu de courir derrière une employée, c’est se sentir chez soi », observe Fany Cérèse.

Au Danemark, comme l’explique Annette Bertelsen, chargée des affaires de santé à l’ambassade de ce pays scandinave, les pensionnaires vivent dans un vrai logement de 40 à 60 m2 comprenant chambre, salle de bains, salon et kitchenette. Le restaurant de l’établissement est ouvert aux habitants de la ville.

Un centre de ressources ouvert sur le quartier

L’Ehpad de demain sera ouvert sur son quartier, recevant universités du temps libre ou associations, et sera même responsable des personnes âgées vivant sur son territoire.

Alors que le gouvernement envisage de moins construire d’Ehpad, coûteux, et de favoriser le maintien à domicile, les maisons de retraite pourraient trouver un nouveau rôle en aidant les seniors à rester chez eux le plus longtemps possible, sachant que 69 % des Français vivent à 5 kilomètres d’un Ehpad, selon l’étude de Matières grises.

Dans cet « Ehpad plateforme de services » ou « Ehpad ressources », les retraités pourront se rendre pour participer à un atelier ou se faire aider pour remplir leur feuille d’impôt sur internet. « Par exemple, un Ehpad peut apporter des repas au domicile des retraités ou les accueillir dans son restaurant. Elle peut les inviter à des ateliers de prévention des risques de chute et aller à leur domicile pour l’adapter à leur perte d’autonomie », explique Anna Kühn Lafont, consultante pour le think tank Matières grises.

« Nous avons une secrétaire pour faire des démarches administratives, des conseillers numériques pour aider à commander par internet, des salles de télémédecine qui peuvent être utilisées par des seniors vivant à domicile », détaille Jean-Marc Borello, président du groupe SOS.

Pour se transformer de façon systémique, ces professionnels espéraient une loi Grand Âge sur la dépendance, annoncée depuis 2018, mais que le gouvernement a finalement abandonnée.

« Pour changer de modèle, nous avons besoin d’une loi. Le cadre réglementaire est sclérosant et empêche les transformations. C’est pourquoi une loi Grand Âge est indispensable pour apporter plus de souplesse », estime Didier Sapy, regrettant que le gouvernement ait finalement renoncé à faire voter une loi avant la fin du quinquennat.

Source OUEST FRANCE.

 

Suède : une famille touchée par une nouvelle forme d’Alzheimer…

Cette forme rare de la maladie est plus agressive. Les premiers symptômes apparaissent au cours de la quarantaine. 

Suède : une famille touchée par une nouvelle forme d’Alzheimer

 

En 1907, le psychiatre allemand Aloïs Alzheimer se penche sur le cas d’une de ses patientes, atteinte de mutisme, de troubles de la mémoire, de désorientation et d’hallucinations. Il découvre l’existence de plaques amyloïdes dans son cerveau, et donne son nom à la pathologie associée. Plus de cent ans après, les connaissances sur la maladie d’Alzheimer sont en évolution constante. Dans Science Translational Medicine, des chercheurs présentent une nouvelle découverte : il existe une forme plus agressive de la maladie. En Suède, plusieurs membres d’une même famille en ont été atteints.

Une origine génétique

Appelée « suppression d’Uppsala APP », du nom de la ville où elle a été découverte, cette forme de la maladie est associée à des symptômes plus brutaux : les personnes touchées souffrent plus rapidement de démence, généralement autour de 40 ans. Cette rapidité de la pathologie peut être en partie expliquée par la plus grande vitesse à laquelle se forment les plaques amyloïdes. Les différentes analyses menées sur cette famille montrent qu’ils ont une suppression d’un brin dans la chaîne d’acides aminés, liée à la protéine amyloïde. « Imaginez un collier de perles devenu trop court car six perles sont manquantes« , comparent les auteurs de l’étude. Le gène APP des membres de cette famille n’est plus capable de coder correctement les chaînes d’acides aminés, et des dépôts de protéine amyloïde se forment dans le cerveau.

Comment la mutation a-t-elle été découverte ?

Il y a sept ans, deux frères et soeurs de cette famille ont été diagnostiqués d’une maladie d’Alzheimer précoce alors qu’ils étaient âgés de 40 et 43 ans. L’un de leurs cousins s’est fait diagnostiquer de la même pathologie quelque temps plus tard. Les trois membres de cette famille avaient des symptômes graves : ils avaient de grande difficulté à parler et ne parvenaient plus à réaliser des calculs simples. Les médecins de la clinique suédoise ont fait le rapprochement avec le père, qu’ils avaient découvert atteint de la même maladie vingt ans plus tôt. Cela leur a permis d’identifier cette nouvelle forme de la maladie d’Alzheimer. « Il n’y a pas de données suggérant que d’autres familles portent la délétion de l’APP d’Uppsala, bien que d’autres formes de maladie d’Alzheimer familiale aient été identifiées en Suède« , précisent-ils. Si dans ce cas précis, il existe un lien génétique entre les différentes personnes atteintes, pour la population générale, les causes exactes de la maladie demeurent inconnues. 

Source ALLO DOCTEUR.

 

Alzheimer : avoir un proche à l’écoute permet de ralentir le déclin cognitif…

D’après une nouvelle étude, avoir un confident permettrait de freiner le vieillissement cérébral et ainsi de lutter contre les troubles cognitifs. On vous explique.

Alzheimer : avoir un proche à l’écoute permet de ralentir le déclin cognitif...

 

« Qu’un ami véritable est une douce chose », disait Jean de La Fontaine. De nombreuses études ont déjà montré les bienfaits de l’amitié, et plus largement des relations sociales, sur notre bien-être, aussi bien physique que psychologique. Mais ce n’est pas tout. Selon une récente étude, publiée dans la revue JAMA Network Open, le simple fait d’avoir une personne à qui se confier permettrait de prévenir le déclin cognitif en freinant le vieillissement cérébral.

Quatre ans en moins

Pour mener à bien leur étude, des chercheurs de la faculté de médecine NYU Grossman School de New York ont analysé les données de santé de près de 2171 participants, âgés en moyenne de 63 ans. Au cours de ces travaux, les volontaires ont été amenés à répondre à différentes questions portant sur leurs relations sociales. Les scientifiques ont également pris en compte leur niveau d’éducation ainsi que la présence ou non de symptômes dépressifs. Neuf mois après le début des recherches, les participants se sont livrés à toute une série d’examens (IRM cérébrale, tests neuropsychologiques). Résultat, les personnes n’ayant pas la chance d’avoir un proche à qui se confier présentaient un âge cognitif de quatre ans de plus que les autres, bien entourés. Or, on le sait, le vieillissement cérébral est la première cause des troubles cognitifs voire de maladies neurodégénératives comme Alzheimer.

« Ces quatre années peuvent être incroyablement précieuses. […] Chacun peut ainsi prendre de bonnes résolutions, pour soi-même ou pour ses proches, afin de tenter de ralentir le vieillissement cognitif ou d’empêcher le développement des symptômes de la maladie d’Alzheimer, ce qui est d’autant plus important étant donné que nous n’avons toujours pas de remède contre la maladie », explique le Dr Salinas, professeur de neurologie et auteur de l’étude. Compte tenu des résultats de ces travaux, les auteurs de l’étude appellent les médecins à considérer davantage les antécédents sociaux des patients lors du diagnostic et/ou du traitement. D’autres études seront nécessaires pour en savoir plus. En attendant, restez entourés !

Source FEMME ACTUELLE.

Alzheimer : l’inflammation du tissu cérébral impliquée dans la progression de la maladie…

Contrairement à ce que pensaient jusqu’ici les scientifiques travaillant sur Alzheimer, la neuroinflammation du tissu cérébral n’est pas la conséquence de l’accumulation de plaques amyloïdes, mais serait plutôt d’un mécanisme-clé de la propagation de la maladie.

Alzheimer : l’inflammation du tissu cérébral impliquée dans la progression de la maladie

 

Première maladie neurodégénérative en France, la maladie d’Alzheimer touche près d’un million de personnes. Cette forme de démence liée à l’âge entraîne de manière progressive et irréversible un dysfonctionnement, puis la mort des cellules nerveuses du cerveau.

Deux phénomènes ont été identifiés par la recherche. Dans un premier temps, des plaques bêta-amyloïdes s’accumulent de manière anormale au niveau des neurones, ce qui cause des lésions cérébrales. Suivent ensuite des enchevêtrements neurofibrillaires de protéine Tau qui obstruent l’intérieur des neurones, en particulier ceux du cortex entorhinal, responsables de la formation des souvenirs et de la mémoire.

Jusqu’à présent, les chercheurs pensaient que ces deux phénomènes étaient responsables de la neuroinflammation des neurones. Celle-ci est due à l’activation des cellules immunitaires résidentes du cerveau, appelées cellules microgliales. Mais dans une étude publiée dans la revue Nature Medicine, des chercheurs de l’école de médecine de l’université de Pittsburgh (États-Unis) ont montré que cette neuroinflammation est en réalité le principal moteur de la propagation de la protéine Tau.

Un rôle-clé de la neuroinflammation dans le développement d’Alzheimer

Bien que des études sur des cellules en culture et des animaux de laboratoire aient accumulé de nombreuses preuves que l’activation microgliale entraîne la propagation des fibres de tau dans la maladie d’Alzheimer, ce processus n’a jamais été prouvé chez l’humain.

Ici, les chercheurs ont utilisé l’imagerie en direct pour examiner en profondeur le cerveau de personnes atteintes à différents stades de la maladie d’Alzheimer et de personnes âgées en bonne santé. Ils ont alors constaté que la neuroinflammation était plus répandue chez les personnes âgées et qu’elle était encore plus prononcée chez les patients présentant des troubles cognitifs légers et ceux atteints de démence associée à la maladie d’Alzheimer. L’analyse bioinformatique a confirmé que la propagation de protéine tau dépendait de l’activation microgliale – un élément clé qui relie les effets de l’agrégation de la plaque bêta-amyloïde à la propagation de tau et, en fin de compte, aux troubles cognitifs et à la démence.

« De nombreuses personnes âgées ont des plaques bêta-amyloïdes dans leur cerveau mais ne progressent jamais vers le développement de la maladie d’Alzheimer, souligne Tharick Pascoal, professeur adjoint de psychiatrie et de neurologie et auteur principal de l’étude. Nous savons que l’accumulation amyloïde ne suffit pas à elle seule à provoquer la démence – nos résultats suggèrent que c’est l’interaction entre la neuroinflammation et la pathologie amyloïde qui déclenche la propagation de tau et conduit finalement à des lésions cérébrales étendues et à des troubles cognitifs. »

Selon les auteurs de l’étude, cette découverte suggère qu’un traitement ciblant spécifiquement la neuroinflammation pourrait être efficace chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer à un stade précoce puisqu’il pourrait contribuer à inverser ou du moins à ralentir l’accumulation de la protéine tau pathologique dans le cerveau et à éviter la démence.

« Notre recherche suggère qu’une thérapie combinée visant à réduire la formation de la plaque amyloïde et à limiter la neuroinflammation pourrait être plus efficace que de traiter chaque pathologie individuellement », conclut le Pr Pascoal.

Source ALLO DOCTEUR.

Le Covid pourrait provoquer une augmentation significative des cas de démence: Alzheimer…

Le monde n’est peut-être pas préparé à une vague imminente de démence et aux cas supplémentaires que Covid-19 pourrait apporter, selon un groupe représentant plus de 100 associations Alzheimer et démence dans le monde.

Covid pourrait provoquer une augmentation significative des cas de démence

 

L’Alzheimer’s Disease International exhorte l’Organisation mondiale de la santé et les gouvernements du monde entier à « accélérer de toute urgence la recherche sur l’impact potentiel du COVID-19 sur l’augmentation des taux de démence ».

Il indique que la pandémie pourrait entraîner une augmentation significative du nombre de patients atteints de démence à long terme, car quelques recherches a montré que les infections à Covid peuvent augmenter la probabilité qu’une personne développe une démence et que les symptômes de la démence apparaissent plus tôt.

La démence fait généralement référence à une détérioration du cerveau qui altère la mémoire, les pensées, le comportement et les émotions. La maladie d’Alzheimer est la forme la plus courante de démence, et il n’existe actuellement aucun remède contre la démence.

À court terme, « les taux de démence peuvent baisser temporairement en raison du nombre élevé de décès de personnes atteintes de démence dus au COVID-19, avec entre 25 et 45 % de tous les décès dus au COVID-19 estimés être des personnes atteintes de démence, « , a déclaré mercredi le groupe basé à Londres dans un communiqué.

Mais à plus long terme, le nombre de personnes atteintes de démence « pourrait augmenter considérablement en raison de l’impact neurologique du COVID-19 », a-t-il ajouté.

Depuis que le coronavirus est apparu pour la première fois en Chine fin 2019, plus de 217 millions de cas de Covid-19 ont été signalés – et plus de 18 millions ont été détectés au cours des 28 derniers jours, selon les données officielles compilées par l’Université Johns Hopkins.

Le nombre réel de cas de Covid dans le monde est probablement plus élevé que ce qui a été signalé. Cela est en partie dû à des facteurs tels que le manque de tests pour découvrir les infections et une capacité insuffisante pour signaler les cas.

Covid et démence

Plus devrait être fait pour comprendre le lien entre la démence de Covid, a déclaré l’Alzheimer’s Disease International (ADI).

« De nombreux experts de la démence dans le monde sont sérieusement préoccupés par le lien entre la démence et les symptômes neurologiques du COVID-19 », a déclaré Paola Barbarino, directrice générale d’ADI.

Le comité consultatif médical et scientifique du groupe, composé d’experts mondiaux sur la démence, a mis en place un groupe de travail pour étudier ce lien et faire des recommandations sur la manière de traiter le problème.

Le Dr Alireza Atri, neurologue cognitif et président du comité consultatif, s’est dit « particulièrement préoccupé » par les effets de la soi-disant longue covid. Cela inclut des symptômes tels que la perte du goût et de l’odorat, un « brouillard cérébral » ou une perte de clarté mentale, ainsi que des difficultés de concentration, de mémoire et de réflexion, a-t-il ajouté.

Atri, qui est directeur du Banner Sun Health Research Institute aux États-Unis, a expliqué que Covid peut endommager et coaguler les microvaisseaux dans le cerveau, nuire à l’immunité du corps et provoquer une inflammation.

Cela peut donner « un accès plus facile aux choses qui peuvent endommager votre cerveau » et provoquer l’apparition plus tôt des symptômes de troubles neurologiques – tels que la démence -, a déclaré le médecin.

Vague de cas de démence

L’Organisation mondiale de la santé a estimé qu’environ 50 millions de personnes souffrent de démence dans le monde, avec près de 10 millions de nouveaux cas chaque année.

Même avant Covid-19, les prévisions montraient que les cas de démence pourraient passer de 55 millions à 78 millions d’ici 2030, selon l’ADI. Les coûts associés à la démence, y compris les soins médicaux et les dépenses, pourraient atteindre 2 800 milliards de dollars par an, a ajouté le groupe.

« Nous exhortons l’OMS, les gouvernements et les institutions de recherche du monde entier à prioriser et à engager davantage de fonds pour la recherche et à établir des ressources dans cet espace, afin d’éviter d’être encore plus submergés par la pandémie de démence à venir », a déclaré Barbarino.

Une meilleure compréhension du lien entre Covid et la démence peut aider les autorités à gérer la prévalence accrue de la démence et à identifier les symptômes le plus tôt possible, a déclaré Barbarino.

« Connaître les signes avant-coureurs et les symptômes de la démence permet aux gens de rechercher plus d’informations, de conseils et de soutien, ce qui peut conduire à un diagnostic », a-t-elle déclaré.

« Nous avons besoin que les gens soient conscients du lien possible entre le long COVID et la démence, afin qu’ils sachent qu’ils doivent surveiller eux-mêmes les symptômes et l’attraper dans son élan. »

Source NEWS 24.

Alzheimer : une entreprise suisse suscite l’espoir…

Lors d’essais cliniques sur un traitement à l’étude contre la maladie d’Alzheimer, la société bio-pharmaceutique suisse AC Immune a fait part de résultats encourageants.

Alzheimer : une entreprise suisse suscite l’espoir

 

Avancée dans la lutte contre Alzheimer ? AC Immune a fait part de résultats encourageants d’une étude sur un traitement contre ce fléau. Dans une étude de phase II, qui correspond à l’étape intermédiaire des essais cliniques, le traitement expérimental appelé semorinemab a démontré une réduction de 43,6% du déclin cognitif au bout de 49 semaines chez les patients atteints d’une forme légère à modérée de la maladie, indique-t-elle dans un communiqué. Le deuxième critère d’évaluation principal dans l’étude, qui concerne le déclin fonctionnel dans les activités quotidiennes, n’a en revanche pas été atteint, précise cette société biopharmaceutique spécialisée dans les maladies neurodégénératives.

Intitulée Lauriet, cette étude menée avec Genentech, la filiale américaine du géant pharmaceutique suisse Roche, vise à évaluer ce traitement qui cible une partie de la protéine Tau. Dans les tauopathies telles que la maladie d’Alzheimer, la protéine Tau se replie mal et forme des enchevêtrements, ce qui provoque des dommages cellulaires et finalement la mort neuronale. Il est supposé que la protéine Tau anormale se propage ensuite entre les neurones, impliquant progressivement plus de zones du cerveau.

Le semorinemab, un anticorps monoclonal anti-tau expérimental, est conçu pour se lier à Tau et ralentir sa propagation entre les neurones, explique l’entreprise suisse dans le communiqué. Dans l’étude, ce traitement est évalué par rapport à un placebo auprès de 272 personnes réparties entre 43 centres de recherches dans le monde. « Scientifiquement, ces données sont encourageantes pour les stratégies thérapeutiques ciblant la protéine Tau », a déclaré la professeure Andrea Pfeifer, PDG d’AC Immune, cité dans le communiqué. « C’est la première fois que nous observons un effet thérapeutique d’un traitement par anticorps monoclonal anti-Tau », a-t-elle ajouté.

« Malgré ces résultats intéressants, nous restons prudents quant à ce que cela peut signifier pour les patients », a-t-elle nuancé, entre autres parce que « cet essai à petite échelle était relativement court ». Il se déroulait sur 49 semaines alors que la maladie d’Alzheimer est une maladie chronique à évolution lente.

Genentech, qui doit poursuivre les essais, compte présenter les principaux résultats lors d’un congrès médical qui doit se tenir à Boston en novembre. Malgré d’importants travaux de recherches, les laboratoires pharmaceutiques peinent à trouver un traitement pour soigner la maladie d’Alzheimer, essuyant revers sur revers lors des essais. Entre autres, Roche avait mis un terme en 2019 à des études pourtant arrivées à un stade avancé des essais sur un traitement développé avec AC Immune pour une forme précoce de la maladie, avant d’essuyer un nouvel échec en 2020 sur un traitement pour une forme rare de la maladie.

Source CAPITAL.

Face aux réticences, le laboratoire Biogen défend son nouveau médicament contre Alzheimer…

Reconnaissant que le lancement de son nouveau médicament contre Alzheimer était « plus lent » que prévue, le laboratoire américain Biogen a défendu jeudi son produit baptisé Aduhelm dont il a vendu pour 1,6 million de dollars au deuxième trimestre.

Les critiques ont pris d'autant plus d'importance que Biogen vend le traitement au prix de 56 000 dollars par. (Photo d'illustration)

 

Il s’agit du premier traitement approuvé contre la maladie d’Alzheimer depuis 2003. Le laboratoire américain Biogen a défendu jeudi son nouveau médicament controversé contre Alzheimer dont il a vendu pour 1,6 million de dollars au deuxième trimestre.

L’Agence américaine des médicaments (FDA) a donné début juin son feu vert, via une procédure accélérée, à la vente de ce produit baptisé Aduhelm. Mais cette décision a fait des vagues dans les communautés scientifique et médicale, la FDA étant allée à l’encontre de l’avis d’un comité d’experts qui avait jugé que le traitement n’avait pas suffisamment fait preuve de son efficacité lors des essais cliniques.

56 000 dollars par an

Les critiques ont pris d’autant plus d’importance que Biogen vend le traitement au prix de 56 000 dollars par. Sous pression, la FDA a annoncé début juillet avoir modifié ses recommandations d’utilisation du médicament, en restreignant son usage aux personnes atteintes de cas modérés de la maladie uniquement.

« L’approbation d’Aduhelm fait l’objet d’une vaste désinformation et de malentendus », a estimé dans une lettre ouverte le responsable de la recherche de l’entreprise, Alfred Sandrock. Le feu vert de la FDA « est basé sur une analyse minutieuse des données », a-t-il assuré.

« Nous nous félicitons du lancement d’un examen formel des interactions entre la FDA et Biogen pendant le processus d’approbation » du médicament, a-t-il aussi indiqué, estimant qu’une « meilleure compréhension des faits » permettra de renforcer la confiance dans le produit et dans le processus.

Des conditions de remboursement incertaines

« Je veux être clair sur le fait que Biogen soutient l’intégrité du processus d’examen », a aussi affirmé le directeur général de l’entreprise, Michel Vounatsos, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes jeudi.« Dans l’ensemble, (le lancement du médicament) est un plus lent que ce que nous avions anticipé », a-t-il noté.

L’entreprise continue à prévoir des revenus « modestes » pour l’Aduhelm en 2021, mais ces derniers « devraient monter en puissance ensuite ». « Nous avons vu de fortes indications d’un intérêt initial très élevé des patients » pour le produit, a assuré M. Vounatsos.

Mais certains établissements médicaux ont déjà indiqué qu’ils ne l’administreraient pas tandis que d’autres n’ont pas encore pris leur décision. Les conditions de remboursement sont aussi encore incertaines. Le groupe a par ailleurs indiqué être en train de discuter de l’Aduhelm avec les autorités de supervision des médicaments en Europe, au Japon et sur d’autres marchés.

Source OUEST FRANCE.