INSERM – Une étude dénonce le lien entre les pesticides et six maladies graves…

Selon l’Inserm français, il existe une «présomption forte» entre l’utilisation de phytosanitaires et l’apparition de certains cancers et troubles du cerveau.

Une étude de l’Inserm publiée mercredi met en évidence un lien très possible entre l’utilisation professionnelle des pesticides (comme ici en Argentine) et l’apparition de maladies comme le cancer de la prostate ou les myélomes multiples.

 

Les pesticides à nouveau pointés du doigt: il existe une «présomption forte» de lien entre l’exposition professionnelle à ces produits et six maladies graves, dont certains cancers et des troubles du cerveau, selon une vaste expertise française publiée mercredi.

Les six pathologies sont trois types de cancer (prostate, lymphomes non hodgkiniens, myélomes multiples), la maladie de Parkinson, les troubles cognitifs et la BPCO (une maladie respiratoire évolutive), selon l’expertise réalisée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm).

Pour les quatre premières, la «présomption forte» de lien avec l’exposition professionnelle à certains pesticides avait déjà été mise en évidence lors d’une précédente expertise de l’Inserm, en 2013.

À la lumière des dernières connaissances scientifiques, cette liste passe de quatre maladies à six: troubles cognitifs (altération des fonctions cérébrales telles que la mémoire ou le raisonnement, pouvant évoluer vers la démence) et BPCO s’y ajoutent dans la mise à jour du rapport, dévoilée mercredi par l’organisme de recherche public.

Pour cela, l’Inserm n’a pas réalisé de mesures, mais a analysé l’ensemble de la littérature scientifique existante, soit quelque 5300 résultats d’études.

«L’objectif est d’aider les décideurs» politiques, a expliqué l’un des responsables de l’Inserm, Laurent Fleury, lors d’une visioconférence.

Pour autant, les experts ne font pas de recommandations. «Aller plus loin sur ce qu’il faut recommander n’est pas notre métier ni notre objectif», a souligné l’une des expertes, Isabelle Baldi.

«Il est plus que temps pour le gouvernement d’agir vraiment pour une réduction forte de l’usage des pesticides», réagit François Veillerette, porte-parole de l’ONG Générations Futures, dans un communiqué.

Le terme «pesticides» regroupe l’ensemble des produits utilisés pour lutter contre les espèces végétales indésirables (herbicides) et les nuisibles (insecticides et fongicides). Ils sont majoritairement utilisés dans l’agriculture mais on les retrouve partout dans l’environnement (air, poussières, denrées alimentaires…).

Sur 17 pesticides analysés dans l’expertise, 11 sont associés à au moins deux effets toxicologiques parmi les trois étudiés: le stress oxydant, la mitotoxicité – la toxicité pour les mitochondries, structures qui permettent la respiration des cellules – et l’action sur le système immunitaire.

Agriculteurs particulièrement à risque de faire une BPCO

Les connaissances scientifiques ont parfois évolué depuis 2013. C’est le cas pour les troubles cognitifs: on passe de «présomption moyenne» à «présomption forte» de lien avec «l’exposition aux pesticides, principalement des organophosphorés, chez les agriculteurs».

Pour les «riverains de zones agricoles ou la population générale», pris en compte par «les études les plus récentes», l’expertise conclut «à une présomption moyenne».

La nouvelle expertise prend en compte la santé respiratoire, contrairement à la précédente: «Une présomption forte entre l’exposition professionnelle aux pesticides et la survenue de bronchopneumopathie chronique obstructive (ndlr: la «toux du fumeur») et de bronchite chronique est établie.»

Apparition de leucémies aiguës lors d’une exposition in utero

Par ailleurs, l’Inserm confirme que «la grossesse et la petite enfance sont d’une plus grande vulnérabilité face à la présence d’un événement ou agent toxique».

Chez l’enfant, l’Inserm évoque une «présomption forte» de lien entre les «leucémies aiguës» et l’exposition aux pesticides de la mère pendant la grossesse. Même l’exposition du père semble parfois pouvoir jouer: il existe une «présomption moyenne» pour la «leucémie aiguë lymphoblastique» de l’enfant «en cas d’exposition professionnelle» du père «en période préconceptionnelle».

Pour les tumeurs du cerveau et de la moelle épinière, l’expertise conclut à une «présomption forte d’un lien» avec l’exposition professionnelle des parents avant la naissance.

Glyphosate et lymphomes

Même niveau de présomption pour le lien entre l’exposition de la mère aux pesticides pendant la grossesse et «les troubles du développement neuropsychologique et moteur de l’enfant», ou encore «des troubles du comportement tels que l’anxiété».

Enfin, l’expertise met un coup de projecteur sur plusieurs substances particulièrement médiatiques. Tout d’abord, le glyphosate, concluant «à l’existence d’un risque accru de lymphomes non hodgkiniens avec une présomption moyenne de lien».

Ensuite, la chlordécone, longtemps utilisée aux Antilles et aujourd’hui interdite. L’expertise confirme une «présomption forte d’un lien entre l’exposition à la chlordécone de la population générale et le risque de survenue de cancer de la prostate».

«La grande majorité des substances pour lesquelles il y a des liens qui ont été trouvés ne sont plus autorisées en France, pour des usages agricoles en tout cas», a réagi Eugénia Pommaret, directrice de l’UIPP, qui regroupe des producteurs de produits phytosanitaires.

Source LE MATIN.

 

Alzheimer – Les Français mal informés sur la maladie…!

L’association France Alzheimer* et maladies apparentées et le Pr Bertrand Fougère, chef du Pôle Vieillissement du CHU de Tours, en collaboration avec la Fédération des centres mémoire présidée par le Pr Audrey Gabelle, ont publié fin mai les résultats d’une enquête nationale réalisée en ligne du 12 janvier au 12 février 2021 auprès de 4 325 personnes sur la connaissance des Français relative aux troubles cognitifs.

Alzheimer - Quatre Français sur dix se disent  mal informés.

 

“Si avant de répondre aux questions, près de 8 répondants sur 10 ont déclaré avoir des connaissances bonnes, raisonnables ou excellentes sur les troubles cognitifs, 4 personnes sur 10 ont estimé, à la fin de l’enquête, avoir des connaissances insuffisantes pour améliorer leur santé cérébrale, se rendant compte qu’elles ignoraient les réponses aux questions. Et bien souvent, les répondants se trompent”, indique l’association.

Par exemple 42 % pensent que si l’un des parents est atteint de troubles cognitifs, cela augmente le risque de développer soi-même des troubles cognitifs et 30 % ignorent quelle réponse donner. Or, la maladie d’Alzheimer n’est héréditaire que dans 1 % des cas.

43 % des répondants ne savent par ailleurs pas si travailler dans un environnement bruyant augmente le risque de troubles cognitifs, et 25 % sont en désaccord avec cette proposition. De nombreuses études ont pourtant établi un lien entre déficience auditive et troubles cognitifs. 40 % des répondants ignorent aussi si le diabète augmente le risque de troubles cognitifs. Et 24 % pensent que ce n’est pas le cas. Le diabète est pourtant bien un facteur de risque.

“66 % des répondants seraient intéressés par des informations sur la manière d’améliorer leur santé cérébrale, principalement sur Internet. Face à une maladie sans traitement curatif et aux fake news qui inondent le web et les réseaux sociaux, les pouvoirs publics doivent garantir une campagne de prévention et d’information générale, notamment sur internet mais aussi par l’intermédiaire des structures de santé. C’est un enjeu majeur de santé publique”, estime l’association qui plaide pour mener une campagne de prévention et d’information ciblée auprès des publics à risque.

Source LA DEPÊCHE.

Puy-de-Dôme : comment la mobilité inclusive vient en aide aux jeunes en situation de handicap…

Tramway, vélo électrique : depuis 2 ans l’Institut médico-éducatif Edouard-Seguin de Châteaugay (Puy-de-Dôme), s’appuie sur différents modes de transports pour favoriser l’intégration des jeunes en situation de handicap psychique et mental dans la société.

 

Aberrahmen Anaflous accompagne Adam, atteint de troubles cognitifs, dans le tramway à Clermont-Ferrand.

 

Prendre les transports en commun à Clermont-Ferrand, un geste anodin pour de nombreuses personnes, mais un véritable défi pour Adam, 13 ans, atteint de troubles cognitifs. Difficultés à se repérer et crises d’angoisse à l’idée d’affronter la foule. Il y a encore quelques mois ce jeune aurait été incapable de monter dans un tramway. Une étape qui selon Abderrahmen Anaflous, son éducateur spécialisé de l’IME (Institut médico-éducatif) Edouard-Seguin à Châteauguay (Puy- de- Dôme), était pourtant essentielle.

Depuis 2 ans, il porte au sein de son établissement un projet de « mobilité inclusive » qui s’appuie sur les différents modes de transports pour favoriser l’intégration dans la société des jeunes en situation de handicap psychique et moteur, et atteints de troubles autistiques.

Accessibilité des transports en commun

Lorsqu’il arrive à la hauteur du tramway aux côtés d’Abderrahmen, Adam repère immédiatement le hibou qui orne l’arrêt « Roger Quilliot » à Clermont-Ferrand, une signalétique récemment installée pour les jeunes en situation de handicap psychique et mental. « On va de la place Roger Quilliot symbolisée par un hibou à la place de Jaude symbolisée par un cheval.» précise l’éducateur spécialisé à l’adolescent.

Cette signalétique, il en a eu l’idée il y a deux ans, et a pu la mettre en place dans le réseau grâce au soutien du SMTC (Syndicat mixte des transports en commun clermontois). « Le but c’était vraiment de trouver un moyen simple et efficace de se repérer quelle que soit la forme du handicap psychique et mental. Nous avons dans nos structures des enfants qui ne parlent pas ou ne savent pas lire, les dessins semblaient être le meilleur compromis. »

Selon l’éducateur spécialisé, loin d’infantiliser les jeunes en situation de handicap, ces dessins les responsabilisent et les rassurent. Et pour faciliter le déplacement, il a mis en place également des petits schémas explicatifs : à chaque étape franchie, le jeune doit dé- scratcher le dessin qui correspond. « Cette fois j’ai déjà acheté les tickets pour Adam, mais parmi les étapes qui figurent sur le schéma il devra bientôt aller chercher son ticket tout seul dans un réseau T2C ». S’il ne s’agit pour le moment que d’une phase expérimentale et que seuls 5 arrêts possèdent des logos à Clermont-Ferrand, l’implication du réseau de transports rassure l’éducateur qui compte généraliser cette signalétique et multiplier les actions pour faciliter la prise des transports en commun.

Derrière Adam et son éducateur, on distingue le logo cheval place de Jaude.

 

S’adapter à l’environnement extérieur

Pour lui, ces activités doivent être réalisées par les jeunes en situation de handicap mental et psychique dès leur plus jeune âge, de manière à les confronter très vite à l’environnement extérieur et leur permettre de développer une capacité d’adaptation.  « Adam a déjà énormément grandi. Avant il était incapable de s’assoir sans faire une crise d’angoisse, il arrivait parfois qu’il puisse arracher ses vêtements. Maintenant la foule ne l’intimide plus. Il lui arrive parfois même de s’asseoir tout seul et de me demander d’aller plus loin

Une victoire mais un combat du quotidien et progressif, précise l’éducateur qui a dû à ses débuts user de stratégies pour motiver l’adolescent à le suivre : « Nous nous rendions toujours à une activité qui lui tenait à cœur, comme nourrir les pigeons au jardin Lecoq. » L’occasion pour l’éducateur d’observer lors de ces trajets également les réactions des jeunes qu’il encadre, et de réfléchir à un accompagnement spécifique et d’en référer aux enseignants spécialisés de l’Institut (IME) ou aux psychologues.

« Tous les enfants ne sont pas en capacité de prendre les transports en commun, ou de lutter contre leurs angoisses, du moins pas du premier coup. Mais il est essentiel selon chaque profil de repérer ce qui peut être réalisé pour contribuer petit à petit à les rendre autonomes et leur redonner confiance en eux.» Comme c’est le cas d’Adam qui s’imagine déjà prendre le tramway sans être accompagné : « Je peux essayer de prendre le tram seul, je pense que je suis cap ! J’irai me balader et voir les oiseaux. »

Prévenir l’isolement des familles

Et pour être encore plus autonome lorsque les transports en commun ne sont pas forcément accessibles à ces jeunes car trop loin, Abderrahmen encourage aussi « la mobilité douce » comme le vélo. Cette fois c’est donc à vélo électrique aux cotés de Léo, 13 ans, atteint de troubles autistiques, que l’éducateur spécialisé s’apprête à aller au centre-ville. Un périple d’une vingtaine de kilomètres entre l’Institut médico-éducatif de Châteaugay et Clermont-Ferrand, qui loin d’impressionner l’adolescent, est pour lui une  « véritable bouffée d’air frais. »

« On doit se rendre à la médiathèque, c’est un peu fatiguant mais j’y arrive sans problème. J’adore le vélo et en plus j’apprends en même temps le code de la route » explique Léo qui a retenu tous les panneaux que lui a montré l’éducateur. L’occasion de mêler l’utile à l’agréable, tout en luttant surtout contre l’isolement de ces jeunes au quotidien. Aberrahmen Anaflous précise : « Ce sont des jeunes qui dépendent très souvent de leur famille, ou des encadrants des structures spécialisées et lorsque leurs accompagnants ne sont pas disponibles ils se retrouvent exclus et seuls.

Un sentiment d’isolement accentué par le confinement, c’est donc crucial de leur apprendre à être autonome lorsque c’est évidement possible. » Ce constat, il l’a réalisé lorsqu’il a fait la connaissance il y a quelques années d’une famille dont les deux enfants étaient atteints de troubles cognitifs, et dont le père, lui-même aveugle, était dans l’incapacité de les faire sortir. « Ils étaient en permanence à la maison. Pour moi c’était inconcevable de ne rien faire.

Je voulais que ces jeunes aient la même vie que les autres adolescent de leur âge.» L’éducateur spécialisé milite également pour réduire l’usage des véhicules à 9 places qui servent à transporter les jeunes des différentes structures, qui « bien que pratiques et rapides » ne contribuent pas à responsabiliser les jeunes et ne leur permettent pas d’être autonomes contrairement au vélo. « On privilégie surtout le vélo électrique, plus accessible aux jeunes qui n’ont pas les capacités physiques de faire de longs trajets ! »

La mobilité comme reconnaissance sociale

Quelques heures après sa balade à vélo électrique dans Clermont-Ferrand, Léo doit mettre en application tout ce qu’il vient d’apprendre sur la route, lors de l’examen de l’ASSR (Attestation scolaire de sécurité routière). Traditionnellement effectué dans tous les collèges, il était évident pour l’IME Edouard-Seguin, initiateur du projet de mobilité inclusive, que tous les jeunes de l’institut puissent passer aussi cet examen et ce, quel que soit leurs troubles psychiques et mentaux.

Comme le précise Hélène Selve, enseignante spécialisée de l’IME Edouard-Seguin : « Nous avons conscience que tous les jeunes atteints de troubles cognitifs ou autistiques ne pourront pas forcément passer leur permis ou même rouler à scooter, mais il est essentiel qu’ils connaissent le code de la route pour les responsabiliser.

Et puis ça fait partie des rares diplômes qu’ils passeront dans leur vie, s’ils ne passent pas le brevet ou le bac, c’est très important pour leur développement  d’avoir une reconnaissance. » Une épreuve que Léo semble passer haut la main. « C’est essentiel pour ces jeunes d’avoir des rêves, et leurs rêves et besoin d’autonomie sont indissociables de leur mobilité. » ajoute Abderrahmen Anaflous.

Léo, atteint de troubles autistiques, passe l’examen ASSR au sein de l’IME Edouard-Seguin.

 

Mobiliser les acteurs

Pour l’éducateur, l’intégration des jeunes atteints de handicap psychique et mental dans la société, ne pourra se faire complètement sans une forte mobilisation des différents acteurs, que ce soit au niveau régional et plus encore au niveau national. Le projet de mobilité inclusive est désormais porté par le Groupement de coopération sociale et médicosociale qui réunit l’association Altéris (association départementale incluant de nombreux organismes pour les personnes en situation d’handicap psychique et mental) et l’association ARERAM (dont fait partie l’IME Edouard-Seguin).

En plus de l’implication du SMTC (Syndicat mixte des transports en commun de Clermont-Ferrand), Abderrahmen Anaflous, souligne la générosité de différents partenaires comme l’ARS (l’Agence régionale de santé), le Comité départemental de sport adapté (CDSA) qui ont récemment permis à l’institut de se doter d’une quinzaine de vélo électriques.

Prochain objectif pour l’éducateur mobilisé : réunir le plus de partenaires pour pouvoir organiser des « Assises nationales sur la mobilité » et impulser encore plus le projet. En proposant par exemple d’étendre la signalétique à différents arrêts de tramway quelle que soit la ville, formant les professionnels des transports pour qu’ils puissent aider les personnes atteints de troubles cognitifs et psychiques, ou encore équiper les structures en mobilité douce (vélo électriques) et demander la gratuité des transports. « Nous souhaitons organiser lorsque le confinement sera fini, des journées de mobilité dans différentes structures en partenariat avec le Comité départemental de sport adapté. »

Changer le regard sur le handicap psychique

Abderrahmen Anaflous, est persuadé que la mobilité des jeunes comme Léo ou Adam facilitera non seulement leur intégration et autonomie, mais permettra également de changer le regard que porte la société sur les différentes formes de handicap psychique, trop souvent selon lui stigmatisées et méconnues « car invisibles. »

Et cela passe aussi par la formation des professionnels de la mobilité : « Notre objectif est vraiment à terme qu’un jeune comme Adam qui ira acheter son ticket de métro soit conseillé et accompagné par un professionnel du réseau T2C, qui saura parfaitement l’aiguiller et contribuera ainsi à réduire ses angoisses.

 Car nous ne serons pas toujours là. »  Des petites actions qui mettront du temps, il le sait, à changer les modes de fonctionnement. L’éducateur espère qu’un jour chacun pourra contribuer à son échelle à aider ces jeunes, sur la route ou dans les transports, afin de leur permettre d’aller où bon leur semble, même seuls.

Source FR3.

Trouble cognitif : définition, sévère, léger, traitements….

Les troubles cognitifs se retrouvent à des degrés divers dans de nombreuses maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Parkinson.

En fonction des patients, le trouble peut être léger ou sévère ou évoluer vers une démence.

Le point avec le Dr Bertrand Lapergue, chef de service de neurologie.

Trouble cognitif : définition, sévère, léger, traitements....(Photo d’illustration)

 

Définition : qu’est-ce qu’un trouble cognitif ?

Le terme cognitif renvoie à l’ensemble des processus psychiques liés à l’esprit. Il englobe une multitude de fonctions orchestrées par le cerveau : le langage, la mémoire, le raisonnement, la coordination des mouvements (praxies), les reconnaissances (gnosies), la perception et l’apprentissage ainsi que les fonctions exécutives regroupant le raisonnement, la planification, le jugement et l’organisation. En psychologie, les processus cognitifs correspondent à l’ensemble des processus mentaux qui permettent à un individu d’acquérir, de traiter, de stocker et d’utiliser des informations ou des connaissances.

Un trouble cognitif est un ensemble de symptômes incluant des troubles de la mémoire, de la perception, un ralentissement de la pensée et des difficultés à résoudre des problèmes. Ils peuvent exister comme symptômes dans certains troubles psychiatriques (psychoses, troubles de l’humeur, troubles anxieux), liés à la prise de certains médicaments, mais ils sont avant tout synonymes de lésions cérébrales.

Trouble cognitif léger ou sévère

On les retrouve ainsi à des degrés divers dans les maladies neurodégénératives (maladie d’Alzheimer ou maladie de Parkinson, …), ainsi qu’en cas de traumatisme crânien avec atteinte cérébrale.

Dans le cas d’un trouble majeur, la réduction des capacités entraîne des difficultés à réaliser seul certaines activités de la vie courante (course, sortie, téléphone, etc). Au contraire, les personnes souffrant d’un trouble léger peuvent toujours effectuer seul ces activités de la vie quotidienne.

Symptômes : dépression, pertes de mémoire…

Oublier un rendez-vous prévu dans la journée, une information qui vient d’être donnée, confondre ses proches, être désorienté dans le temps et l’espace, souffrir de sautes d’humeur sont autant de manifestations d’un trouble cognitif. Avec l’âge, nous perdons naturellement certaines facultés, notamment en ce qui concerne notre mémoire. Mais si cette perte est plus importante que la normale, il s’agit d’un trouble cognitif. Celui-ci a tendance à s’aggraver avec les années, mais n’évolue pas forcément vers la démence. Lié à l’âge, le trouble cognitif peut rester modéré et ne pas se transformer en démence.

Causes et facteurs de risque : âge, maladie de Parkinson, démence…

Le trouble cognitif peut avoir une origine médicamenteuse, psychiatrique, neurologique, etc. En effet, il est causé par le vieillissement, une maladie ou un traumatisme cérébral. Il en existe plus de 200 tous répertoriés dans le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM). Les patients peuvent souffrir de démence liée à une pathologie (maladie de Parkinson, maladie d’Alzheimer, etc). Une amnésie peut également apparaître causée par un traumatisme cérébral, l’alcool, etc.

Diagnostic : différents tests

Le dépistage se fait généralement grâce à des tests (MMS, 5 mots de Dubois, Horloge, BREF, etc….). Ils sont souvent réalisés par un neurologue, un neuropsychologue ou un gériatre.

Quand et qui consulter ?

Souvent, le motif premier de consultation reste les problèmes de mémoire. Dès l’apparition des premiers symptômes, les patients se rendent chez un neurologue ou un gériatre pour les personnes âgées.

Traitements : comment soigner un trouble cognitif ?

Les traitements visant à limiter ou soigner les troubles cognitifs sont encore inefficaces. Toutefois, il existe actuellement certains moyens de prévention. “Il est recommandé de se faire dépister une hypertension artérielle et de limiter le sel dans son alimentation, d’avoir une hygiène de vie saine : limiter (voire d’éviter) la consommation d’alcool, de tabac, et de pratiquer une activité physique régulière“, détaille le Dr Bertrand Lapergue, chef du service de neurologie de l’Hôpital Foch (Suresnes).

Merci au Dr Bertrand Lapergue, chef du service de neurologie de l’Hôpital Foch (Suresnes).

Source JOURNAL DES FEMMES.