Lille : A la recherche de solutions personnalisées pour aider ceux qui aident les personnes handicapées…

Avec l’allongement de la vie, l’association Les Papillons Blancs, qui s’occupe de familles avec un proche handicapé, doivent trouver de nouvelles solutions

Brigitte Blais (à gauche), dont la sœur est handicapée, et Marie Picavet, assistante sociale aux Papillons Blancs.

  • Les Papillons Blancs, qui s’occupent de personnes handicapées mentales, viennent de mettre en place un nouveau dispositif pour soulager le travail des personnes aidantes.
  • Il s’agit d’une plate-forme de répit et d’accompagnement personnalisé pour les aidants.
  • Au programme : des formations, des cafés-rencontres, mais aussi des ateliers danse en duo avec une personne handicapée.

Venir en aide par différents moyens. L’association Les Papillons Blancs, qui s’occupe d’enfants et d’adultes en situation de handicap mental, vient de mettre en place un nouveau dispositif destiné à soulager le travail des personnes aidantes. Au sein de l’agglomération lilloise, les 2.000 familles accompagnées espèrent pouvoir souffler un peu.

« S’occuper d’un proche handicapé est une tâche très prenante dans le quotidien, mais aussi pour les démarches administratives », souligne Marie Picavet, assistante sociale chargée de ce nouveau dispositif expérimental. Il s’agit d’une plate-forme de répit et d’accompagnement personnalisé pour les aidants.

Environ 150 familles sont sur liste d’attente

Au programme : des formations, des cafés-rencontres, mais aussi des ateliers danse en duo avec une personne handicapée. « On essaie aussi de trouver les solutions les plus adaptées pour des familles qui rencontrent de plus en plus de difficultés », explique Marie Picavet. « Environ 150 familles sont sur liste d’attente pour une place dans un foyer spécialisé », souligne Les Papillons Blancs. Et dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), généralement, les personnes handicapées mentales ne peuvent être prises en charge.

Pour Brigitte Blais, le nouveau dispositif d’aide a donc joué le rôle de bouée de sauvetage. Cette jeune retraitée doit désormais s’occuper de sa sœur Véronique. « Elle est restée avec mes parents jusqu’à l’âge de 60 ans, raconte Brigitte. Mais après le décès de ma mère, cette année, mon père, qui a 90 ans, ne peut plus s’occuper d’elle tout seul. Surtout après l’hospitalisation qu’il a subie, à cause de problèmes cardiaques. »

Solution de secours

Aucune demande de placement n’avait été formulée auparavant. « Ma mère s’est arrêtée de travailler pour prendre soin de ma sœur. Mes parents ont toujours voulu qu’elle reste vivre avec eux », explique Brigitte. Il a donc fallu trouver une solution de secours auprès d’un Ehpad partenaire des Papillons Blancs. « Il existe une unité de vie pour personnes handicapées âgées », précise Marie Picavet. Chaque mois, à partir de 2020, Véronique pourra y séjourner une semaine. En attendant, elle s’y acclimate, une journée, de temps à autre.

« Voilà le genre de solution qu’il faut trouver », glisse Marie Picavet. Sachant qu’avec l’augmentation de l’espérance de vie, ce genre de situation se multiplie. Et que les auxiliaires de vie se font rares.

Source 20 MINUTES.

Aidants familiaux : Quatre millions de Français s’occupent d’un senior au quotidien…

Dans plus de la moitié des cas, le proche aidant est l’enfant du senior concerné

Aidants familiaux : Quatre millions de Français s’occupent d’un senior au quotidien. Illustration d'une personne âgée accompagnée par un aidant.

Près de 3,9 millions de Français aident un proche âgé au quotidien, selon une étude* de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), publiée ce jeudi.

Pour plus de la moitié des personnes concernées (53 %), le proche aidant est l’enfant du senior concerné. Près d’un sur dix vit alors avec lui, et pour les autres, non-cohabitants, les trois quarts déclarent vivre à moins de 40 minutes du domicile de leur parent.

Des aidants qui interviennent pour les tâches quotidiennes

Les conjoints représentent ensuite 27,3 % des aidants, les autres proches du cercle familial 12 % et les proches hors famille 7 %. Dans six cas sur dix, l’aidant est une aidante. Près d’un aidant sur deux est retraité, 37 % occupent un emploi, les autres étant au chômage ou inactifs pour cause d’invalidité, précise cette étude.

Concernant l’aide apportée, 87 % disent intervenir dans la vie quotidienne (ménage, courses, repas, rendez-vous chez le médecin…), près de 8 sur 10 en soutien moral, et moins souvent pour une aide matérielle ou financière. Sans surprise, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à déclarer aider pour le ménage, la gestion administrative du quotidien, les repas ou encore pour habiller ou laver le proche. Les hommes citent plus régulièrement le bricolage et les courses.

Des conséquences sur la vie personnelle

Par ailleurs, environ 1,5 million d’aidants cohabitent avec leur proche dépendant, parmi lesquels sept sur dix sont les conjoints. Si neuf aidants sur dix estiment « tout à fait normal » d’aider leur proche, un sur deux (47 %) déclare néanmoins que cela a des conséquences négatives sur sa vie personnelle et sa santé physique ou morale.

Selon cette étude, 720.000 personnes aident par ailleurs une personne âgée résidant en maison de retraite. Quelque huit millions de personnes aident au quotidien un proche​ malade, âgé ou handicapé, selon le dernier chiffre officiel disponible daté de 2008.

*Etude réalisée en 2015 et basée sur un panel de 6.200 aidants d’un senior de plus de 60 ans résidant à domicile.

Source 20 MINUTES.

Du handicap à la retraite : un casse-tête administratif qui les plonge dans la misère…

Installés en vallée du Lot, ils ont souhaité rester anonymes, craignant le mépris des gens ; mais voulu témoigner pour inciter d’autres personnes handicapées à être vigilantes.

Installés en vallée du Lot, ils ont souhaité rester anonymes, craignant le mépris des gens ; mais voulu témoigner pour inciter d'autres personnes handicapées à être vigilantes./ Photo DDM.

En vallée du Lot, ils avaient trouvé un climat plus doux pour surmonter les maladies invalidant madame. Ce couple de sexagénaires s’est heurté à la rigueur administrative et n’ayant pu faire valoir les droits à la retraite à temps, se retrouve dans une détresse totale.

Les mains croisées sur la table couverte d’une toile cirée à fleurs bariolées, elle écoute son mari livrer leur quotidien devenu insupportable. «Cela fait sept ans que ma femme est malade, des douleurs dorsales, suite à une opération des vertèbres qui n’a pas fonctionné, du diabète, avec pour conséquence les plus visibles, des plaies aux pieds qui ne guérissent pas, des vertiges…».

La souffrance est son quotidien qu’elle tente d’adoucir en avalant de nombreux cachets. En 2012, son dossier a été examiné par la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapée qui lui a reconnu un taux d’incapacité de 50 à 79 %, lui permettant de toucher une allocation d’adulte handicapé (AAH) versée par la caisse d’allocation familiale.

«On n’avait pas une vie extraordinaire mais on s’en sortait, poursuit le mari. Puis un jour, notre banque nous a alertés que notre compte était à découvert. C’est là qu’on a constaté que depuis trois mois l’AAH n’était plus versée».

Aussitôt, ils entament des démarches auprès de la CAF à Cahors. «Nous apprenons que son allocation s’arrêtait en mars 2019, car ma femme ayant atteint l’âge légal de 62 ans pouvait faire valoir ses droits à la retraite».

Sur la table, différents documents administratifs. «Sur celui-ci, vous voyez il est inscrit que son droit à l’AAH est renouvelé en 2017 jusqu’en 2022». Il assure ne jamais avoir reçu le courrier de la CAF les informant de la fin de droits et accuse : «Cette lettre nous aurait permis de prendre nos dispositions à temps». «En novembre 2018 et en mars 2019, nous nous sommes déplacés dans leurs bureaux pour des régularisations de documents sans importance, mais aucun agent n’a cru bon de nous alerter».

Depuis, ils ont engagé les démarches pour constituer le dossier retraite et espèrent toucher la pension en novembre. «Avec 555 € en moins depuis six mois, les charges et les factures qui s’accumulent, et avec la seule retraite de mon mari on n’y arrive plus. Nous n’avons même plus de quoi manger, on doit de l’argent à EDF, on a une ardoise à la supérette, des créances, etc.», s’inquiète-t-elle.

Se heurtant à la rigueur administrative, ils ont sollicité Aurélien Pradié. Le député a intercédé en leur faveur à deux reprises, mentionnant notamment l’article L821-1 du Code de la Sécurité sociale qui précise : «Lorsqu’une personne bénéficiaire de l’allocation aux adultes handicapés fait valoir son droit à un avantage vieillesse (…), l’AAH continue de lui être servie jusqu’à ce qu’elle perçoive effectivement l’avantage auquel elle a droit ».

«En vain ! Je plaide non coupable, dit le chef de famille, et je demande à faire valoir notre bonne foi». «Nous avons épuisé tous les recours, on se heurte à un blockhaus», se désespère le couple.

Les doigts noués, elle ne parvient plus à dissimuler l’angoisse qui l’habite à l’évocation de leurs difficultés. Elle veut partir. Vendre la maison.

Source LA DEPÊCHE.

Dépendance, handicap, maladie : ce que contient le plan du gouvernement pour les proches aidants …

Le gouvernement a dévoilé ce mercredi son plan pour les aidants, ces 10 millions de Français qui soutiennent au quotidien un proche malade, âgé ou handicapé.

Doté d’un budget de 400 millions d’euros, il prévoit notamment la mise en place d’un numéro téléphonique de soutien dédié.

Dépendance, handicap, maladie : ce que contient le plan du gouvernement pour les proches aidants

“C’est un engagement épuisant, jour et nuit”, a témoigné Christelle, mère d’un enfant atteint de leucodystrophie, aujourd’hui décédé, devant Édouard Philippe, la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées Sophie Cluzel, et la ministre de la Santé Agnès Buzyn, lors d’une rencontre dans l’Essonne près de Paris.

Un numéro téléphonique de soutien dédié

Le plan du gouvernement prévoit notamment la mise en place d’un numéro téléphonique national de soutien et de lieux “labellisés” pour recevoir et orienter les aidants vers un accompagnement dès l’an prochain. Une plateforme numérique “Je réponds aux aidants” doit aussi voir le jour en 2022.

Création d’une “plateforme de répit”

Invitée de France Inter mercredi matin, Sophie Cluzel a annoncé la création en 2020 d’une “plateforme de répit” proposant des “solutions”, par exemple des places dans des maisons de répit, et des initiatives de “relayage”, où un professionnel passe plusieurs jours consécutifs au domicile de la personne aidée, ce qui permet à son proche de prendre du repos.

D’ici 2022, quelque 200.000 “solutions” de répit supplémentaires, soit le double de ce qui existe actuellement, seront ainsi créées, a déclaré la secrétaire d’État, avançant le chiffre de 105 millions d’euros pour y parvenir.

Adapter le rythme d’études pour les jeunes aidants

Pour les jeunes aidants, estimé à 500.000, le gouvernement prévoit une sensibilisation des personnels de l’Éducation nationale et un aménagement des rythmes d’étude.

“Encore invisible jusqu’à récemment, la reconnaissance de cette problématique est une avancée majeure”, a réagi dans un communiqué l’Association Jeunes AiDants Ensemble (Jade). Néanmoins, ces jeunes “ne pourront être accompagnés que si les moyens nécessaires sont engagés”, a estimé sa présidente Françoise Ellien auprès de l’AFP, se disant “vigilante à la mise en oeuvre de la stratégie”.

Trois fois plus d’aidants en 2050 ?

Le gouvernement avait déjà annoncé que le congé “proche aidant” de trois mois, fractionnable, sera indemnisé à partir d’octobre 2020. Ceux qui prendront des jours pourront être indemnisés par la Sécurité sociale à hauteur de 43,52 euros par jour pour une personne en couple, 52 euros pour une personne isolée. Environ 200.000 personnes pourraient y prétendre.

En outre, dès le mois prochain, des périodes de congé proche aidant ne compteront plus dans le calcul des droits au chômage pour éviter une baisse des allocations promet le gouvernement.

90% des aidants soutiennent un membre de leur famille, dont 52% un de leurs parents. Plus de la moitié (57%) de ces personnes qui prennent soin de leurs proches sont des femmes. Un nombre qui pourrait exploser d’ici 2050 : aujourd’hui 1,5 million de personnes sont âgées de 85 ans et plus, elles seront trois fois plus nombreuses dans 30 ans.

Source FRANCE BLEU.

Haute-Saône : un aide-soignant soupçonné d’agressions sexuelles sur 13 personnes dans des Ephad…

Un aide-soignant, écroué en juin pour agressions sexuelles et harcèlement sexuel sur quatre personnes dans un Ehpad de Haute-Saône, est suspecté d’avoir commis des faits similaires sur neuf autres victimes dans plusieurs établissements de la région, a indiqué jeudi le parquet.

Les premiers faits ont été dénoncés au sein de la résidence de personnes âgées de la Lizaine, à Héricourt.  Photo ER /Alain ROY

Les premiers faits ont été dénoncés au sein de la résidence de personnes âgées de la Lizaine, à Héricourt. Photo ER /Alain ROY

Cet aide-soignant de 60 ans, qui «nie formellement son implication et conteste l’ensemble des plaintes», sera présenté à un juge d’instruction jeudi après-midi en vue d’une mise en examen supplétive pour agressions sexuelles, a précisé le procureur de Vesoul, Emmanuel Dupic, lors d’une conférence de presse.

L’homme est suspecté d’avoir agressé sexuellement six personnes âgées de 75 à 90 ans, dont un homme, ainsi que sept collègues, dont une stagiaire de 16 ans, de 2013 à 2019, a précisé le magistrat. «Ce recensement n’est pas exhaustif. Compte tenu du mode opératoire, nous craignons qu’il y ait d’autres victimes», a-t-il ajouté.

Selon le témoignage «extrêmement difficile à recueillir» de ces personnes âgées et vulnérables, le suspect aurait agit pendant les soins qu’il leur prodiguait, profitant d’être seul avec elles, a expliqué M. Dupic qui a souligné la «sérialité» de ces agissements.

Les victimes ont été recensées dans cinq Ehpad différents situés en Haute-Saône, dans le Territoire-de-Belfort et dans le Doubs. Quand l’homme était licencié d’un établissement à cause de problèmes avec ses collègues ou de «signalements internes», il «retrouvait facilement du travail dans d’autres établissements», constate le magistrat.

«Avec les enquêteurs, nous avons été extrêmement surpris du fonctionnement de ces Ehpad qui n’ont jamais signalé les faits à la police ni prévenu son nouvel employeur», a relevé M. Dupic. «Ce sont des dysfonctionnements de nature à permettre la réitération des faits» dans la mesure où «la police et la justice n’ont pas été prévenues», a-t-il estimé. Les faits reprochés à l’aide-soignant sont passibles de sept ans de prison, a précisé le procureur. L’enquête a été confiée à la police judiciaire de Besançon.

Source LE FIGARO et EST REPUBLICAIN.

 

Nice: Des lunettes anti-chutes pour éviter de se casser le bout du nez…

INNOVATION L’hôpital de Nice et la start-up Ellcie Healthy utilisent les quinze capteurs de ses montures pour lutter contre les chutes des personnes âgées.

Des lunettes anti-chutes

  • Une paire de lunettes connectées qui alerte et prévient les chutes est en développement au CHU de Nice.
  • L’hôpital s’appuie sur l’innovation de la start-up Ellcie Healthy.
  • Les lunettes et une application vont dessiner la signature de la vie quotidienne pour élaborer un profil de la personne âgée. Et ainsi anticiper les chutes.

Elles ne leur font une infidélité que pendant la nuit. Si les lunettes préfèrent la table de chevet pendant le sommeil, elles ne quittent jamais le bout du nez des personnes âgées le reste de la journée. C’est grâce à cette habitude que le CHU de Cimiez, la start-up azuréenne Ellcie Healthy et le laboratoire Lamhess tentent d’éviter les chutes des seniors. Ensemble, ils développent une paire de lunettes connectées qui alerte et prévient les chutes.

« Pour le moment, on dispose d’une technologie dans les montres et les bracelets, explique le chercheur Frédéric Chorin, responsable de la plateforme Fragilité. Mais ce dispositif est stigmatisant, et il est possible de l’oublier. Alors que les lunettes, si on ne les met pas, on ne voit rien. » Grâce à ses quinze capteurs intégrés, la monture détecte lorsque la personne est tombée. « C’est très intéressant car plus on reste au sol, plus le taux de mortalité est élevé l’année d’après, détaille l’ingénieur. Mais c’est déjà trop tard. On travaille donc sur la motricité de la personne. » Autrement dit, sur la prévention.

« Aménagement du domicile »

Les lunettes vont dessiner la signature de la vie quotidienne pour élaborer un profil de la personne âgée. Combien de temps elle est debout, assise, en marche. Et combien de fois elle se lève de sa chaise. Des données qui permettent de savoir si le senior est « non chuteur », « chuteur » ou s’il décline. Dans les deux derniers cas, les médecins peuvent intervenir à temps. « Cela passera par l’aménagement du domicile et de l’activité physique adaptée, dit Frédéric Chorin. L’objectif est d’éviter la chute car elle est une cause de dépendance. Et sa prise en charge coûte cher au système de santé. »

Les chutes sont la cause de 4.000 décès par an. Déjà commercialisée à 289 euros avec une application contre les endormissements au volant, la paire de lunettes anti-chutes pourrait être disponible d’ici deux ans.

Source 20 MINUTES.

PREVENTION SENIORS – Vosges: Pourquoi les gendarmes s’invitent-ils sur vos baguettes de pain ?…

PREVENTION C’est la nouvelle idée de la gendarmerie des Vosges au printemps pour toucher les seniors et les victimes de violences dans les familles.

Pour alerter les seniors sur les risques du quotidien, la gendarmerie des Vosges communique sur des baguettes.

  • Les gendarmes des Vosges veulent mieux communiquer leurs conseils de prévention aux seniors et aux victimes de violences dans les familles.
  • Leur idée ? Afficher leurs messages sur les sachets de médicaments dans les pharmacies et les emballages de pain des boulangeries.
  • 200.000 sachets vont être distribués par ce biais aux habitants dans les Vosges.

Des conseils pour une bouchée de pain, ça vous dit ? C’est la nouvelle campagne de communication lancée par la gendarmerie à destination des seniors et des victimes de violences familiales à l’aide de messages imprimés sur des sachets dans les boulangeries et pharmacies. Au total, 300 commerces vosgiens, qui dépendent du secteur participent à l’opération. A côté des phrases sont indiqués les numéros à contacter en cas de besoin.

200.000 sachets en papier distribués

Objectif : diffuser largement les messages « au cœur des foyers via les achats de pain et de médicaments, deux actes du quotidien », explique à 20 Minutes le lieutenant-colonel Vialenc, commandant en second du groupement de la gendarmerie des Vosges. « Nous avions du mal à toucher l’ensemble de la population avec les moyens de communication traditionnels », ajoute le militaire.

Près de 200.000 sachets en papier ont été distribués. Avec un hashtag dédié sur Twitter, #AidezNousAVousAider, la gendarmerie incite les internautes à communiquer avec elle. En plus de la « tranquillité seniors », les « violences intrafamiliales » sont le deuxième thème mis en avant par cette campagne.

Inciter les personnes à parler

« C’est un sujet sensible. Très souvent, le silence règne sur ces questions, en particuliers lorsque des violences sont exercées sur des enfants. Mais il faut inciter les personnes qui pourraient en être victimes ou témoins à en parler », avance le lieutenant-colonel Vialenc. La campagne de prévention, en partenariat avec le Conseil départemental des Vosges, s’achèvera avec l’épuisement des stocks.

Pour le moment, l’initiative semble bien accueillie, au moins par les commerçants. « Certains d’entre eux se sont spontanément associés à cette démarche de prévention », se réjouit le militaire. En conséquence, la gendarmerie des Vosges a organisé une nouvelle campagne avant l’été, cette fois sur les cambriolages et les vols de véhicule, pour inciter les habitants à faire preuve de prudence avant de partir sur les routes. En espérant que le message finisse par passer.

Source 20 MINUTES.

 

 

 

“Je laisse les soucis à la maison” : à 81 ans, Catherine retourne à la guinguette grâce à l’invitation du Secours populaire…

Comme 400 autres personnes âgées d’Île-de-France, cette octogénaire va participer au banquet des cheveux blancs, organisé par le Secours populaire.

Chez Gegène, la guinguette de Jointville-le-Pont, où depuis 13 ans, le Secours populaire organise le banquet des cheveux blancs.

“Je vais pouvoir danser et m’amuser comme une petite folle”, raconte Catherine, 81 ans, en montrant fièrement ses chaussures et sa robe qu’elle a “déjà mise l’année dernière”. Ses affaires sont prêtes depuis plusieurs jours. Cette octogénaire va participer au banquet des cheveux blancs, organisé depuis 13 ans par le Secours populaire. Vendredi 9 août, 400 seniors suivis par l’association en Île-de-France vont passer une journée sur la Seine.

Visite de Paris et guinguette

Quand Catherine a appris qu’elle était invitée pour la troisième fois, elle était “heureuse”, répète-t-elle à plusieurs reprises. “C’était une très grande joie”. Après une visite de Paris, les bateaux-mouches venus de région parisienne s’arrêteront Chez Gégène, célèbre guinguette au répertoire bien connu, en bord de Marne.

En fredonnant les paroles de la chanson Ah le petit vin blanc de Lina Margy, Catherine raconte comment les précédentes éditions se sont passées : “Nous sommes accueillis par les musiciens, puis on prend l’apéritif. Une demi-heure après le début du repas, on commence à danser […], quelque fois avec des inconnus”. Catherine explique avec malice, qu’elle essaie de retrouver les partenaires qu’elle a rencontrés la fois d’avant, “parce qu’en général, ce sont des bons danseurs, donc on se les accapare”.

Oublier la solitude

Pendant quelques heures, Catherine et ses camarades vont mettre de côté leurs soucis financiers, et parfois leur solitude. “Certains l’évoquent. Moi, je refuse catégoriquement. Je suis là pour me distraire, profiter au maximum. Je laisse tous ces soucis à la maison”, confie cette francilienne qui a découvert l’existence de cette journée, sur une affiche au centre social.

L’octogénaire assure qu’une journée à bord fait effet sur son moral pendant des semaines. Pour en profiter en amont, Catherine a déjà fait le trajet jusqu’au lieu du départ afin d’être sûre de ne pas arriver en retard vendredi.

Retraite: Les sites de référence pour se simplifier la vie…

Dématérialisation des démarches oblige, on peut dorénavant piloter son départ en retraite directement en ligne, pour peu qu’on soit un senior connecté

Retraite: Les sites de référence pour se simplifier la vie

Depuis plusieurs années, toute l’administration française se lance dans les services en ligne. Et les organismes destinés aux seniors n’y font pas exception. À condition d’être à l’aise avec le Web, il est ainsi possible de trouver de nombreuses informations sur sa situation, mais aussi de gérer ses droits en quelques clics. Zoom sur les portails internet utiles.

Un site pour connaître ses droits

L’heure de la retraite approche et on peut alors se poser des questions sur ses droits, le montant qui sera alloué ou encore la date à laquelle on peut tirer sa révérence au meilleur coût ? Pour aider les seniors à faire le point, l’État a mis en place une plateforme Internet dédiée : Info-retraite.fr. Géré par l’Union Retraite, ce site réunit l’ensemble des informations relatives aux organismes de retraite obligatoire, de base et complémentaire. Les actifs comme les retraités peuvent y trouver toutes les réponses à leurs questions, ainsi que des simulateurs pratiques.

Retraite : une demande unique en ligne

Alors qu’il fallait auparavant effectuer des démarches auprès de chaque organisme pour liquider ses droits, c’est désormais beaucoup plus simple. On peut en effet solliciter sa pension de retraite directement en ligne. Et, grande nouveauté 2019, ce service est ouvert à tous les actifs, peu importe le régime auquel ils sont affiliés.

Là encore, c’est le portail général Info-retraite.fr qui est à l’origine de cette innovation. Ceci étant dit, la procédure est également disponible via les sites des différents régimes, à l’instar de Lassuranceretraite.fr (régime général). Dans tous les cas, la connexion se fait au moyen de ses identifiants FranceConnect et permet d’accéder à un formulaire personnalisé et prérempli. Les pièces justificatives peuvent aussi être numérisées et envoyées en ligne. Rappelons que la retraite n’est pas versée automatiquement. Elle doit être demandée entre quatre et six mois avant la date de départ souhaitée.

Comparez les prix des maisons de retraite

Des questions sur les aides financières réservées aux seniors en difficulté ? Besoin de conseils pour aider son aïeul à rester à domicile ? Les anciens – ou plus probablement leurs proches – peuvent obtenir bon nombre d’informations générales sur la plateforme Pour-les-personnes-agees.gouv.fr, mise en place par le ministère de la Santé.

Afin de faciliter les démarches des familles qui doivent passer par le cap délicat du placement, le site propose notamment un comparateur de prix concernant les établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD). Si différents facteurs de services, de qualité et de proximité interviennent dans le choix d’une maison de retraite, le coût de cette dernière reste en effet déterminant.

Source 20 MINUTES.

Alzheimer : cinq habitudes essentielles pour limiter le risque…

Un esprit sain dans un corps sain.

Telle serait le mantra à suivre pour réduire les risques de démence, selon trois études présentées lors de la conférence internationale de l’Association Alzheimer.

Il serait possible de retarder la démence, même chez les personnes présentant un risque génétique. Telle est la conclusion qui est ressortie de la conférence internationale de l’Association Alzheimer (AAIC), qui se tenait ce dimanche 14 juillet à Los Angeles (États-Unis). Plusieurs études, relayées par la NBC, montrent en effet que combiner plusieurs habitudes saines permet de diminuer les risques de déclin cognitif.

Un risque inférieur de 60 % avec quatre habitudes

Une première étude de l’Université américaine Rush a suivi 2 765 personnes ne souffrant pas de démence au début des recherches. Chaque participant a reçu un “score de vie”, qui dépendait du nombre de comportements sains qu’il abordait dans cette liste de cinq habitudes :

Au cours des six années de suivi, 608 volontaires ont développé la maladie d’Alzheimer. Au final, les individus qui suivaient trois habitudes sur cinq ont présenté un risque 37 % plus faible de souffrir de la pathologie que ceux n’en pratiquant zéro ou qu’une. Le risque était même diminué de 60 % chez celles qui en adoptaient quatre sur cinq.

Réduit de moitié pour les personnes prédisposées

De même, une enquête britannique a révélé que, chez les personnes présentant un risque génétique élevé de déclin cognitif, le risque était 32 % plus faible chez celles ayant un mode de vie sain.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont suivi plus de 195 000 adultes sains âgés d’au moins 60 ans. Chaque participant s’est vu attribuer un “score de risque de démence”, basé sur des gènes associés à un danger accru – comme par exemple la mutation génétique APOE4. Il obtenait aussi un “score de vie” en fonction du nombre de comportements sains rapportés.

Au total, 668 cas de démence ont été recensés sur six ans – la probabilité étant plus élevée chez ceux ayant un “score de risque” élevé. Mais les scientifiques ont observé que le risque était réduit de moitié chez les volontaires prédisposés ayant adopté un mode de vie sain : un cas sur 121 a été évité sur une période de 10 ans.

Des facteurs “liés au mode de vie”

Une troisième étude de l’Université américaine de Californie à San Francisco a également montré que les fumeurs couraient deux fois plus de risques de développer une déficience cognitive que les non-fumeurs.

Ces trois enquêtes renforcent l’idée “que certains de ces facteurs liés au mode de vie peuvent affecter la trajectoire du vieillissement cognitif et le développement de la démence”, en conclut le Dr Ronald Petersen, directeur du Centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer de la Mayo Clinic, interrogé par la NBC. “Nous acceptons certainement cela avec une maladie cardiaque. Nous devons adopter un état d’esprit similaire pour le vieillissement cognitif”, estime-t-il.

Source TOP SANTE.