Alzheimer. A Guingamp, des rencontres pour venir en aide aux aidants…

Depuis quelques années déjà, une formation dédiée aux personnes accompagnant un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou maladie apparentée est organisée à Guingamp.

Alzheimer. A Guingamp, des rencontres pour venir en aide aux aidants

Cinq ateliers de trois heures

Depuis quelques années déjà, une formation dédiée aux personnes accompagnant un proche atteint de la maladie d’Alzheimer ou maladie apparentée est organisée à Guingamp. Elle s’articule en cinq après-midi de trois heures, axés sur des thèmes bien définis : mieux comprendre les mécanismes de la maladie, mieux adapter ses attitudes et comportements face au malade, mieux communiquer pour maintenir une relation et des échanges, mieux évaluer ses possibilités et savoir reconnaître ses limites, et mieux connaître les aides locales.

Ces ateliers se dérouleront les mardis 16 et 30 janvier, 13 février, 13 et 27 mars, de 14 h à 17 h.

Pour tous les aidants

« Il faut oser saisir la main tendue, remarque Isabelle Le Mée, psychologue au centre hospitalier. Il est souvent difficile de faire le premier pas. Mais les aidants qui ont participé aux précédentes formations sont unanimes : ils ont trouvé des réponses à leur question. » Sans compter que tous les participants ont pu comprendre qu’en qualité d’aidants, ils avaient eux aussi le droit d’être aidés.

Seul impératif pour prendre part à cette formation : « être assidu aux cinq rencontres », remarque Marie-Thérèse Merrien de l’association France Alzheimer. Des rencontres qui peuvent également être suivies par deux personnes proches d’un malade.

Les inscriptions ouvertes

Les ateliers sont accessibles à une douzaine de personnes, au maximum, « pour créer une vraie cohésion au sein du groupe. Les échanges et les bienfaits ne seraient pas les mêmes s’il y avait trop de participants. »

Source FR3.

Hausse de la CSG : un geste pour les aidants…

La majorité va adapter le dispositif de compensation de la hausse de la CSG lors du vote en seconde lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

CSG

On ne ficelle pas d’un seul coup une opération aussi complexe que la hausse de la CSG, et  sa compensation sous forme de baisse des cotisations sociales . Après le  geste pour les pensionnaires des maisons de retraite , le gouvernement et la majorité parlementaire comptent apporter de nouvelles retouches à cette réforme, lors de l’examen en deuxième lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, la semaine prochaine à l’Assemblée. Ils veulent éviter de commettre  une injustice envers les aidants familiaux d’une part, et les artistes auteurs d’autre part.

Pas d’exonération de hausse de CSG

Les aidants familiaux, ce sont 7 à 10 millions de personnes qui s’occupent de leurs proches âgés ou handicapés. Certains ont dû réduire voire cesser leur activité professionnelle, et peuvent être rémunérés via la prestation de compensation du handicap que perçoit la personne dépendante. Au maximum, ils touchent 1.143 euros par mois.

Or ces aidants perçoivent un dédommagement sous forme de revenus du patrimoine, et non un salaire, avec un taux de CSG élevé (8,2 %, contre 7,5 % pour les salariés du privé). De plus, en 2018, ils ne pourront pas compenser le passage à une CSG de 9,9 % par une baisse de leurs cotisations salariales. « L’heure d’aide humaine de base sera rémunérée à 3,36 EUR nets avant impôt sur le revenu et non plus à 3,42 EUR », s’émeut l’Association des paralysés de France.

Pour remédier à cet oubli, le député LREM Adrien Taquet a proposé deux solutions : exonérer cette population de la hausse de CSG, ou bien changer la nature de la rémunération des aidants afin qu’ils paient moins de CSG. Le Sénat a adopté l’exonération, après que le gouvernement s’en est remis à la « sagesse » des parlementaires.

Cependant, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, n’a pas caché qu’il préférait la deuxième option, qui coûterait 5 millions au lieu de 30 millions d’euros. Surtout, Bercy n’a pas envie d’ouvrir la boîte de Pandore des dispenses de hausse de CSG, et devrait donc pousser la deuxième option dans l’Hémicycle.

Un geste significatif pour les artistes

Par ailleurs, le Sénat a amendé le projet de loi pour que les artistes auteurs ne soient pas pénalisés par la hausse de la CSG. Ces derniers ne paient pas de cotisations salariales chômage, contrairement aux salariés qui versent 2,40 % de leur salaire brut, et qui vont voir cette cotisation disparaître en 2018. L’amendement de la sénatrice Catherine Morin-Dessailly permet d’alléger de 0,95 % le coût de leur cotisation retraite de base. Là aussi, Bercy n’est pas satisfait de la formulation.

« Le gouvernement travaille à un geste significatif pour les artistes auteurs, qui pourrait relever du projet de loi de financement de la Sécurité sociale ou du projet de loi de finances rectificative », explique le rapporteur du premier texte, Olivier Véran. Il pourrait prendre la forme d’une baisse d’autres cotisations salariales dues par les artistes auteurs.

Source LES ECHOS.

 

En 14 crochets, cette photo poignante montre la progression de la maladie d’Alzheimer…

Elle a vu l’esprit de sa mère s’effilocher en même temps que ses créations.

Evolution Maladie d'Alzheimer - crochets

« Ces carrés représentent son évolution en un ou deux ans au tout début de sa maladie », écrit-elle sur le site. « Pendant un certain temps, elle a fait des carrés, puis ces cercles, puis ces petits morceaux de crochet, jusqu’à ce qu’elle en arrive au point où elle transportait juste ses aiguilles et sa laine dans son sac à main. »

Rene avait toujours été habile de ses doigts, témoigne sa fille auprès du HuffPost, qu’il s’agisse de crochet ou de couture. « Les docteurs lui avaient demandé de poursuivre les activités qui aidaient à stimuler son cerveau », explique-t-elle. Elle a alors décidé de reprendre le crochet.

Au fur et mesure qu’Alzheimer progressait, son travail et sa mémoire se défaisaient. « A la fin, elle transportait ses aiguilles et mimait juste les gestes du crochet, jusqu’à ce que cela aussi s’arrête. »

« Que les autres familles sachent qu’elles ne sont pas seules »

A la plus grande surprise des médecins, 12 ans après avoir été diagnostiquée pour la première fois, son état reste relativement stable. « Aujourd’hui, elle ne peut plus parler du tout et est incapable de prendre soin d’elle de quelque façon que ce soit, mais physiquement, elle est dans une relative bonne santé », décrit-elle. Cela fait quelques années que sa mère ne la reconnaît plus, ajoute-t-elle.

« Quand je restais auprès d’elle, je mettais ses vieilles chansons préférées, Cat Stevens, Simon and Garfunkel, Queen, des trucs qui lui allégeraient l’esprit », écrit-elle sur Reddit. « Elle se souvenait toujours des mélodies et les sifflait. » Aujourd’hui encore, elle paraît plus joyeuse quand elle les entend.

« J’ai été débordée par toutes les réactions à ma publication et les effusions reçues de tant de personnes », témoigne-t-elle auprès du HuffPost. Elle-même a mis du temps avant d’oser parler publiquement de la maladie de sa mère, en partie pour respecter sa dignité. « J’avais l’impression de le vivre tous les jours, alors pourquoi m’y immerger davantage? », demande-t-elle.

Mais maintenant, elle veut faire connaître davantage la maladie et son quotidien, pour aider à trouver un traitement. « Je veux que les autres familles et aidants sachent qu’ils ne sont pas seuls », insiste-t-elle, même si elle reconnaît que chaque expérience est différente. Face à ces épreuves, elle a appris à apprécier la vie. « Je ne sais pas combien de temps il me reste, mais je tiens bien à en profiter un maximum. »

Source Huffingtonpost.

Alzheimer – Perros-Guirec : Entraide tend la main aux aidants…

La maladie d’Alzheimer peut être vécue comme une épreuve pour les aidants. Le programme de soutien Entraide sera présenté jeudi, au palais des congrès.

Alzheimer - Entraide

« Pour les professionnels de santé comme pour les aidants, les troubles du comportement, apparentés à la maladie d’Alzheimer, sont source de stress, de surmenage, d’épuisement, d’anxiété et de solitude », constate le docteur Dominique Le Carrérès, coordinateur de l’Ehpad (Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes), Les Macareux, de Perros-Guirec dont 43 résidents souffrent de troubles du comportement.

Ce constat est partagé par Maryvonne Le Corre, adjointe aux affaires sociales, qui se dit « proche des personnes âgées », et connaît bien les problématiques de maintien à domicile. Elle reçoit chaque jour des familles en recherche de place dans un Ehpad. À Perros-Guirec, 1 000 personnes sont âgées de plus de 80 ans. Yvan Bonnet, du Lions club, a porté le projet d’une conférence.

Gestion du stress et résolution de problèmes

Imaginé et utilisé par Sarah Boucault, psychologue à l’hôpital de La Pitié-Salpétrière à Paris, dans le service du professeur Bruno Dubois, et mis en pratique par Christelle Bellegarde, psychogérontologue, « le programme Entraide est une méthode psycho-éducatives, de gestion du stress, de résolution de problèmes et de restructuration cognitive. Il est destiné à tous les professionnels de santé désireux de proposer une prise en charge adaptée aux aidants. »

La présentation se fera en deux temps, l’une ouverte aux professionnels de santé (psychologues, orthophonistes, CCAS, généraliste, etc.) présentant les solutions d’aide destinées « à des malades qui ne comprennent pas pourquoi on leur impose cette prise en charge en opposition, refusant les interventions », précise Dominique Le Carrérès. Un deuxième temps, à partir de 20 h, sera dédié à une conférence-débat ouverte au public.

« Il y a de nombreux aidants qui ne sont pas aidés, qui culpabilisent. Les professionnels pourront aider et informer davantage », conclut Dominique Le Carrérès. Yvan Bonnet remarque que « la méthode Entraide retient largement l’attention de professionnels mais est peu diffusée. C’est un outil qu’il faut la partager, mettre au service des aidants. »

Jeudi 16 novembre, au palais des congrès, « Alzheimer, aidons les aidants », à 15 h, pour les professionnels, 20 h, pour le public. Entrée avec participation libre. Contact pour les professionnels : yvan.bonnet@wanadoo.fr, 06 83 58 13 94.

Source OUEST FRANCE.

Alzheimer. Bill Gates investit 50 millions de dollars dans la recherche …

Le milliardaire Bill Gates a investit 50 millions de dollars dans les recherches alternatives sur la maladie d’Alzheimer.

Bill Gates.

Le milliardaire américain Bill Gates a annoncé lundi avoir investi 50 millions de dollars de sa fortune personnelle pour soutenir des recherches alternatives contre la maladie d’Alzheimer.

« Nous devons soutenir les scientifiques qui ont des idées différentes, moins généralistes », a expliqué le fondateur de Microsoft sur son blog, affirmant: « Nous avons besoin de beaucoup d’idées qui nous donneront les meilleures chances de guérir d’Alzheimer ».

« Dans un premier temps, j’ai investi 50 millions de dollars dans le Dementia Discovery Fund », un partenariat public-privé qui soutient des jeunes entreprises explorant de nouvelles pistes de recherche pour un traitement, a-t-il précisé, alors que la maladie est mieux connue et mieux diagnostiquée.

« Nous avons vu des innovations scientifiques qui ont transformé des anciennes maladies à l’issue fortement fatale, comme le VIH, en maladies chroniques qui peut être contrôlée par des médicaments. Je suis persuadé que nous pouvons faire aussi bien (ou mieux) avec Alzheimer », assure l’homme le plus riche du monde.

Coût financier

Le coût financier des traitements de cette maladie représente selon lui « l’un des fardeaux les plus lourds pour les systèmes de santé des pays développés. Sans avancée majeure, les dépenses vont continuer à presser les budgets dans les années et décennies à venir ».

« C’est une maladie terrible, qui détruit ceux qui l’ont et leurs proches », ajoute le fondateur de Microsoft, soulignant que « des hommes dans (s)a famille ont souffert » de démence.

« Je fais seul cet investissement, pas à travers la Fondation, souligne-t-il. Les premiers traitements d’Alzheimer ne devraient pas porter leurs fruits avant une décennie au moins, et ils seront d’abord très chers. Lorsque ce jour sera venu, notre fondation pourrait étudier le moyen d’élargir leur accès aux pays pauvres ».

36 millions de personnes atteintes de démence

La Fondation Bill et Melinda Gates financent de nombreux projets à travers le monde, de la recherche contre des maladies infectieuses comme le sida, le paludisme ou la polio à la lutte contre la pauvreté.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de 36 millions de personnes dans le monde sont atteintes de démence, dont une majorité de la maladie d’Alzheimer. Ce nombre devrait doubler d’ici 2030 et tripler d’ici 2050, à 115,4 millions, si aucun traitement efficace n’est découvert dans les prochaines années.

Source OUEST FRANCE.

L’apnée du sommeil augmente le risque de maladie d’Alzheimer…

Une étude démontre que les personnes âgées qui souffrent d’apnée obstructive du sommeil augmentent leur risque de souffrir d’une forme de démence comme la maladie d’Alzheimer.

n savait que l’apnée du sommeil augmente le risque d’insuffisance cardiaque. Une nouvelle étude, publiée dans la revue American journal of respiratory, laisse entendre que les seniors qui souffrent d’apnée obstructive du sommeil ont plus de risques de développer la maladie d’Alzheimer.

Dans cette étude, les chercheurs remarquent que les biomarqueurs de la protéine bêta-amyloïde (un des marqueurs dans le cerveau de la maladie d’Alzheimer) augmentent avec le temps chez les personnes âgées qui souffrent d’apnée du sommeil. Ainsi, plus les personnes font des apnées, plus les plaques de bêta-amyloïde sont importantes.

Apnée du sommeil et maladie d’Alzheimer partagent leurs facteurs de risque

Plusieurs études ont déjà suggéré que les troubles du sommeil pourraient contribuer aux dépôts de d’amyloïdes dans le cerveau et accélérer le déclin cognitif chez les personnes à risque » a déclaré le Pr Ricardo Osorio, principal auteur de l’étude et professeur adjoint de psychiatrie à l’Université de New York (Etats-Unis). « Cependant, jusqu’à présent il était difficile de vérifier la causalité parce que l’apnée obstructive du sommeil et la maladie d’Alzheimer partagent des facteurs de risque et coexistent couramment ».

Pour cette étude, les chercheurs ont suivi pendant deux ans 208 personnes âgées de 55 à 90 ans, non soignées par Pression positive continue (le traitement de référence de l’apnée du sommeil) et ne souffrant d’aucun problème de santé pouvant affecter leurs fonctions cognitives. La moitié des participants avaient une apnée du sommeil (36,5% sous une forme légère et 16,8% une forme modérée à sévère).

Les analyses ont montré un lien entre la gravité de l’apnée du sommeil et la concentration à long terme de bêta-amyloïde détectable dans le liquide céphalo-rachidien. Les chercheurs admettent toutefois que la courte durée de l’étude ne permet pas de tirer des conclusions définitives. Et qu’en outre, le vieillissement physique doit également entrer en ligne de compte. Mais cette étude pointe du doigt l’importance de développer de nouveaux outils de dépistage afin de diagnostiquer l’apnée obstructive du sommeil chez les personnes âgées.

Source TOP SANTE.

Cinq ans pour le meurtre de sa femme atteinte d’Alzheimer….

Un octogénaire a été condamné aujourd’hui à 5 ans de prison avec sursis pour avoir étouffé, en 2015, sa femme atteinte de la maladie d’Alzheimer.

« Le fils s’est constitué partie civile…. Et si, lui même, avait fait l’effort de comprendre son père dans la détresse… ? Tellement facile de tirer sur l’ambulance… La rédaction Handicap Info »

Au terme d’un délibéré de moins de deux heures des jurés des assises de l’Isère. Ce verdict est conforme aux réquisitions du substitut général, Paul Rabesandratana, qui avait estimé que la maladie d’Alzheimer « ne donnait pas une autorisation de tuer ». Il avait cependant retenu l’altération du discernement de l’accusé.

L’avocate de la défense, Me Solen Morvan, s’est dite « déçue » car elle espérait l’acquittement pour son client, âgé de 81 ans, pour lequel elle avait plaidé le « coup de folie » et demandé la bienveillance des jurés. A l’inverse, Me Flore Abadie O’Loughlin, avocate du fils unique du couple qui s’était porté partie civile, a fait part de sa « satisfaction », le meurtre ayant été reconnu comme le souhaitait son client, mais elle a toutefois qualifié le verdict de « sévère ».

Les faits s’étaient déroulés au matin du 29 octobre 2015. Le mari s’était levé et avait étouffé son épouse à l’aide d’un traversin, « épuisé » de cette vie au côté d’une compagne malade et dont l’état se dégradait. Il avait été retrouvé dans la baignoire de leur modeste logement, à Fontaine (Isère), des entailles aux poignets et à la gorge, mais vivant.

Source LE FIGARO

Justice – Isère: Un octogénaire jugé aux Assises pour avoir étouffé sa femme souffrant d’Alzheimer…

Un homme de 86 ans sera jugé pendant deux jours devant la cour d’assises de l’Isère pour avoir tué sa compagne atteinte de la maladie d’Alzheimer.

 

Jugement Octogénaire - Maladie d'Alzheimer

 

  • L’octogénaire, qui a ensuite, tenté de se suicider, a indiqué qu’il n’était plus capable de s’occuper de sa femme, handicapée depuis plusieurs années.
  • Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

« J’ai tué Maman, j’en peux plus. » Un homme de 81 ans comparaîtra jeudi et vendredi devant la cour d’assises de l‘Isère pour avoir tué, en l’étouffant, son épouse qui souffrait de la maladie d’Alzheimer.

Au matin du 29 octobre 2015, à leur domicile de Fontaine, dans l’agglomération grenobloise, Hubert Ougier s’est levé comme à son habitude, tandis que sa femme Nicole, âgée de 81 ans, dormait encore. Mais cette fois, il s’est saisi d’un traversin, l’a posé sur la tête de son épouse et s’est allongé dessus pendant plusieurs minutes. En se relevant, il a constaté son décès.

L’octogénaire tente de mettre fin à ses jours après le drame

Sur la table de la cuisine, il a laissé deux conventions obsèques, au nom de sa conjointe et au sien, avec un mot à l’attention de son fils, qui devait venir les voir à midi ce jour-là : « Appelle les pompiers, pardon à tous (…) J’ai tué Maman, j’en peux plus (…) Je vous ai fait beaucoup de peine, c’était la seule issue. »

L’octogénaire a été découvert dans la baignoire de la salle de bains, conscient mais avec des entailles profondes aux deux poignets et à la gorge.

Entendu le lendemain à l’hôpital, Hubert Ougier, très affecté, a expliqué que sa femme, atteinte de la maladie d’Alzheimer et handicapée depuis plusieurs années, était devenue complètement dépendante de lui et qu’il n’arrivait plus à gérer le quotidien. Elle avait toujours refusé toute aide à domicile. Lui, dépressif et sous traitement, ne supportait plus de constater, chaque jour, la dégradation de l’état de santé de son épouse.

« Nous sommes dans l’irrationnel »

Quelques mois plus tard, il a affirmé ne pas avoir prémédité son geste, qu’il regrettait, sans savoir ce qu’il aurait dû faire à la place. Un expert psychologue a estimé qu’un effondrement émotionnel, psychologique et physique de l’accusé au moment des faits pouvait expliquer son passage à l’acte.

Entendu durant l’instruction comme partie civile, le fils a déclaré de son côté qu’il pardonnait à son père : « J’ai vu qu’il voulait partir avec elle et tout ce qu’il avait fait, avant, pour elle. Il l’aimait. »

L’accusé, jugé pour homicide volontaire sur conjoint, encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Pour son avocate, Me Solen Morvan, il ne fait aucun doute que l’octogénaire « n’avait pas la notion de la réalité quand il a agi », ni l’intention de tuer : « Nous sommes dans l’irrationnel. »

Source 20 Minutes.

 

Très inquiétant !!! Le personnel des maisons de retraite lance un appel au secours…

Les conditions de travail et d’accueil des personnes âgées se sont considérablement dégradées selon les professionnels du secteur. Ils adressent ce jeudi un courrier à Emmanuel Macron lui demandant d’agir rapidement.

Le personnel des maisons de retraite lance un appel au secours

Qu’ils soient à domicile ou en établissement, ils n’en peuvent plus. Les professionnels travaillant aux côtés des personnes âgées tirent ce jeudi la sonnette d’alarme pour dénoncer des conditions de travail exécrables. «Les aidants sont complètement épuisés et isolés. Nous sommes une profession où les risques de maladie et d’accident du travail sont plus importants que dans le BTP. À cela s’ajoutent la baisse des dotations, la hausse de la CSG sans compensation, la suppression des contrats aidés…La situation n’est plus tenable», déplore Romain Gizolme, directeur de l’association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). Ce dernier va adresser ce jeudi un courrier à Emmanuel Macron l’exhortant à agir rapidement. Cinq syndicats (FO, CGT, CFDT, Unsa, CFTC) seront également signataires de cette lettre.

Dans ce courrier, l’AD-PA et les syndicats évoquent «des interventions de plus en plus courtes» et «des rémunérations insuffisantes». Ils dénoncent aussi une situation «extrêmement tendue au regard des besoins et attentes de plus en plus nombreux des personnes âgées». D’après l’AD-PA, «ce constat est unanime chez tous les acteurs du secteur». Il est d’ailleurs partagé par Monique Iborra, rapporteur d’une mission parlementaire sur la situation des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). «Les Ehpad souffrent de sous-effectifs et de conditions de travail difficiles», avait-elle déploré en septembre, tout en réclamant des actions urgentes.

 «On constate que les personnes âgées ne sont pas une priorité. Elles passent toujours après tout le monde»

Romain Gizolme, directeur de l’AD-PA

Cela fait plusieurs mois que le secteur tire la sonnette d’alarme. Cet été, les acteurs publics tels que la Fédération Hospitalière de France (FHF) dénonçaient la réforme de la tarification des maisons de retraite adoptée par le précédent gouvernement et appliquée depuis le 1er janvier. Elle prévoit selon eux une baisse de 200 millions d’euros des dotations annuelles allouées aux maisons de retraite publiques. Malgré la grogne, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a décidé de maintenir la réforme tout en annonçant, dans le cadre du PLFSS, un renforcement de 100 millions d’euros des moyens alloués aux Ehpad pour améliorer le taux d’encadrement, la qualité des accompagnements et les conditions de travail des personnels. «Les chiffres sont connus: il faudrait entre 3 et 7 milliards d’euros et on nous annonce 100 millions. C’est un pansement sur une jambe de bois!», s’insurge Romain Gizolme. «On constate que les personnes âgées ne sont pas une priorité. Elles passent toujours après tout le monde. D’ailleurs, nous n’avons pas de ministre des personnes âgées, c’est pour ça que nous envoyons notre courrier directement au président. Le vieillissement de la population est pourtant un enjeu de société majeur», rappelle-t-il.

D’ici à 2060, les Français devraient avoir gagné 7 ans d’espérance de vie. À cette date, 1 citoyen sur 3 aura plus de 60 ans (contre 1 sur 4 aujourd’hui). À cette même échéance, les dépenses de prise en charge des personnes âgées dépendantes, financées par les pouvoirs publics et les ménages, pourraient presque doubler en part de PIB, passant de 1,4 point de PIB à 2,78 points, selon une étude de la Drees publiée la semaine dernière. «Il faut envisager un investissement social qui permettra d’améliorer les conditions de travail du personnel, le bien-être des personnes âgées et créer des centaines de milliers d’emplois. Il faut que les pouvoirs publics réagissent rapidement. Nous attendons la réponse d’Emmanuel Macron», prévient le directeur de l’AD-PA.

Source LE FIGARO.

“Présences pures”, la maladie d’Alzheimer au coeur d’une pièce de théâtre…

Maladie d’Alzheimer – Jeudi 19 octobre, la Faïencerie de La Tronche, dans l’agglomération de Grenoble, propose une pièce de théâtre sur un thème délicat : Alzheimer. Le spectacle intitulé « Présences pures » est l’occasion de découvrir ce que cette maladie peut révéler de poétique chez les personnes qui en souffrent.

“Présences pures”, la maladie d'Alzheimer au coeur d'une pièce de théâtre

« La vérité est moins dans la parole que dans les yeux, les mains et le silence« . La formule, poétique, est signée de l’écrivain Christian Bobin. Son père est atteint de la maladie d’Alzheimer. Il réside en maison « d’extrême séjour », comme il l’écrit. Dans cet environnement dur, Christian Bobin assiste à la transformation de son père, fragilisé par cette maladie si mystérieuse.

Dans la pièce Présences pures, le comédien Laurent Poncelet incarne ce fils qui rend visite à son père malade. Pour le metteur en scène, « travailler sur Christian Bobin relève d’une nécessité, quelque chose de vital, d’essentiel : des textes d’une force, d’une beauté, d’une vérité rares pour parler de l’homme, de notre humanité, de sa fragilité et de la grandeur de cette fragilité. Et des obscurités de la vie et de ses blessures, en faire jaillir la lumière, à tout moment, où et quand on ne l’attend pas.  »

Les dates de « Présences pures » en Isère

  • Jeudi 19 octobre 2017, 20h30 à la Faïencerie, La Tronche
  • Vendredi 26 janvier 2018, 20h30, Salle du Jeu de Paume, Vizille
  • Vendredi 25 mai 2018, 20h, Espace Aragon, Villard Bonnot

Source FR3.