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Vaucluse. Un homme de 27 ans condamné pour une agression sexuelle sur une handicapée de 14 ans…!

Un homme de 27 ans a été condamné, vendredi 6 novembre, par le tribunal correctionnel d’Avignon (Vaucluse), à six mois de prison avec sursis pour avoir agressé sexuellement une jeune fille handicapée de 14 ans.

Les faits se sont déroulés en janvier et en juin dernier, à Sorgues.

Placé dans un centre de rétention administrative, le prévenu était absent le jour de son procès (photo d'illustration). OUEST-FRANCE

Le tribunal correctionnel d’Avignon (Vaucluse) jugeait, vendredi 6 novembre, un homme de 27 ans de nationalité algérienne. Il était poursuivi pour une agression sexuelle commise sur une jeune fille handicapée de 14 ans, rapporte La Provence.

Les faits se sont déroulés entre janvier et en juin dernier, à Sorgues. Le prévenu aurait échangé plus de 1 300 SMS avec sa victime. La mère de l’adolescente, placée sous curatelle, s’en était aperçue et avait prévenu sa curatrice.

Expulsé vers les Pays-Bas

Une plainte avait été déposée à la gendarmerie. L’homme aurait aussi embrassé de force l’adolescente. Alors que cette dernière avait déménagé, le mis en cause s’était à nouveau rendu devant chez elle. « Culturellement, il n’a pas compris qu’on ne pouvait pas avoir de relation avec cette jeune fille », a avancé l’avocate de la défense en guise d’explication, selon des propos rapportés par nos confrères.

Le prévenu était absent lors de son procès. Arrivé en France depuis les Pays-Bas et en situation irrégulière, il était vendredi dans un centre de rétention administrative, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Le jeune homme a depuis été transféré aux Pays-Bas, comme le prévoient les accords de Schengen.

Il a été condamné à six mois de prison avec sursis et ne pourra plus se rendre à Sorgues pendant deux ans. Son nom figure désormais au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).

Source   Ouest-France  

Handicap : Vaucluse : un road trip en fauteuil… et le voyage devient possible !

Nathalie Filice, tétraplégique, s’envole en octobre vers l’Océan Pacifique. Son objectif : répertorier les meilleurs plans pour voyager facile quand on est handicapé.

Plus jamais je veux vivre cela ! Et plus jamais cela ne doit arriver à d’autres“. Nathalie Filice, 30 ans, tétraplégique à la suite d’un “coup du lapin” lors d’un accident de la route en 2010, se souvient des conditions inhumaines de ce vol jusqu’en République Dominicaine. “L’avion ne détenait pas de fauteuil de transfert pour aller aux sanitaires… J’ai vécu un sentiment horrible. Deux agents de la compagnie m’ont portée comme un vulgaire sac de pommes-de-terre. J’avais l’impression d’être un boulet.”.

Pour ne plus que cela se reproduise, et pour venir en aide aux personnes à mobilité réduite, Nathalie a eu l’idée de créer en juillet une association et de partir pour un road trip d’un an dans l’Océan Pacifique…

Road Trip

Plus d’information, cliquez ici.

Source La Provence.

Un chien guide pour Bastien 16 ans lycéen malvoyant…

La Fondation Frédéric Gaillanne, première école de chiens guides destinés exclusivement aux enfants aveugles en France et en Europe a remis un chien guide à Bastien, un lycée âgé de 16 ans qui habite à Wittenheim (Haut-Rhin).

Bastien et son chien guide Otop à son domicile à Wittenheim dans le Haut-Rhin.

 

La Fondation Frédéric Gaillanne, reconnue d’utilité publique, oeuvre depuis 2008 pour offrir aux adolescents déficients visuels  leur premier chien guide. Située à l’Isle sur la Sorgue dans le Vaucluse,  c’est la seule école en Europe, d’éducation de chiens guides destinés exclusivement aux enfants aveugles et malvoyants de 12 à 18 ans. C’est là que Bastien, un lycéen de 16 ans, domicilié à Wittenheim s’est formé aux cotés de son nouveau compagnon, un chien de race Saint-Pierre, âgé de 2 ans et demi , dénommé Otop.

Céline Krieger éducatrice de chien guide explique que Bastien a fait une demande à la Fondation l’année dernière. Il a ensuite passé différents stages. “Stage découverte, une pré-classe puis enfin le stage de remise qui a duré trois semaines, et s’est achevé fin avril”. Bastien est ravi. “C’est très émouvant” dit-il, “c’est beaucoup de joie”. Il est heureux d’avoir un nouveau compagnon pour l’aider au quotidien, “pour pouvoir acquérir plus d’autonomie, plus de fluidité dans les déplacements“. Sa maman Stéphanie est aussi très heureuse.”Ça change beaucoup sa vie. Il gagne en autonomie” souligne-t-elle. “Pour nous, c’est rassurant au point de vue sécurité et la relation avec son chien est très importante”.

Tout est prêt pour le retour  en classe de seconde au Lycée Schweitzer à Mulhouse de Bastien et de son compagnon canin Otop. Vendredi matin, ils vont faire le parcours depuis son domicile de Wittenheim jusqu’à son lycée mulhousien avec l’éducatrice de chien guide de la fondation.

Source FRANCE BLEU.

Apprendre à utiliser une tablette numérique à plus de 65 ans pour garder un lien social…

La ville de Monteux (Vaucluse) propose des séances d’apprentissage numérique aux personnes de plus de 65 ans.

Indispensable en cette période de crise sanitaire pour revoir les enfants sur les réseaux sociaux ou effectuer des démarches à distance en ligne.

Sur la table de cuisine de Daniel, le septuagénaire s'initie aux réseaux sociaux avec Joan et hugo

 

Se connecter est devenu une habitude pour des apéros en ligne, des réunions de travail mais aussi pour acheter sur internet, effectuer des démarches administratives car les bureaux sont fermés. Mais tout le monde n’est pas sur internet. À Monteux, le centre communal d’action sociale (CCAS) propose des cours d’éducation numérique aux personnes de plus de 65 ans.

Deux jeunes en service civique se rendent aux domiciles des personnes âgées pour rompre l’isolement numérique et leur permettre de consulter des documents en ligne (remboursements maladie, impôts, retraite…) et de communiquer avec leurs enfants via les réseaux sociaux.

Code wifi sur la table de la cuisine

À 72 ans, Daniel a un peu connu l’informatique à l’usine, mais c’était pour commander des machines. Ce retraité de Monteux a ouvert son petit ordinateur sur la table de sa cuisine, et il pose beaucoup de question aux jeunes en service civique : “Si j’achète une tablette, qu’est-ce qu’il faut mettre comme code ?” Johan lui indique qu’il “faudra mettre le code wifi… Mais est-ce que vous avez le wifi ?” s’interroge le jeune en service civique. “Oui, j’ai le wifi, répond le retraité. Et pour la vidéo, si je veux voir quelqu’un, comment on fait avec la tablette ?”

Réseaux sociaux à 72 ans et questions compliquées

Pendant que Joan installe la messagerie WhatsApp, Daniel confie qu’il a besoin de cette formation : “C’est surtout pour voir mes enfants comme à la télé. Sur le téléphone, c’est tellement petit. On ne les voit plus depuis un an et demi. Je voudrais une tablette pour qu’on voit mieux sur un grand écran, puis après regarder les impôts, les remboursement de maladie parce qu’on reçoit les papiers six mois après”. Daniel veut aussi se connecter à YouTube pour suivre les conseils municipaux en ligne de Monteux.

Partager des connaissances

À 23 ans, Joan Travail, service civique auprès du centre communal d’action sociale de Monteux, explique que sa mission, “c’est du social. Tout est dématérialisé désormais : les démarches se font sur tablette ou ordinateur. C’est gratifiant d’apprendre à des personnes âgées à se servir du numérique. On peut apprendre à tout âge”.

Mais parfois, “les questions de certains vieux messieurs sont compliquées. Ce n’est pas parce qu’on est jeunes qu’on connait tout sur un ordinateur, ajoute Hugo Guerin, l’autre service civique numérique de Monteux. Mais c’est plaisant de partager nos connaissances. On se sent utiles”.

Renseignements auprès du CCAS de Monteux par téléphone : 04.90.66.97.03.

Participez à la consultation #MaSolution

Vous avez repéré ou imaginé une solution pour améliorer le quotidien autour de chez vous ? Vous avez identifié des besoins locaux et vous avez des idées pour y répondre ? Avec “Ma solution”, France Bleu vous donne la parole : partagez votre expérience, signalez les initiatives les plus utiles, faites vos propositions et donnez votre avis sur celles des autres. La solution, c’est vous !

Source FRANCE BLEU.

 

Vaccination : un parcours du combattant pour les personnes en situation de handicap…

Si des initiatives se mettent en place aux quatre coins de la France, elles restent inégales et pour ceux dans l’incapacité de se déplacer, la vaccination est, pour l’instant souvent impossible…. Continue reading

Couvre-feu à 18 heures : la liste des 10 départements qui pourraient y passer dès dimanche…!

Le couvre-feu a été allongé dans 15 départements début janvier, mais 10 territoires supplémentaires pourraient désormais connaître le même sort.

La liste.

Couvre-feu à 18 heures : la liste des 10 départements qui pourraient y passer dès dimanche...!

 

18 heures ou 20 heures ? Quinze départements ont vu leur couvre-feu être allongé de deux heures le samedi 2 janvier et ils pourraient bientôt être rejoints par une dizaine de territoires, a annoncé le gouvernement en milieu de semaine. La carte de France du couvre-feu reste pour l’heure inchangée et la mesure va s’appliquer pour “au moins quinze jours”, soit jusqu’au 22 janvier.

Couvre-feu avancé : quels sont les départements déjà concernés ?

Alors que tout le monde s’attendait à la présentation d’une nouvelle carte jeudi 7 janvier, le Premier ministre Jean Castex a préféré attendre, précisant : “Les préfets vont conduire très rapidement les concertations nécessaires avec les élus de ces territoires pour bien analyser la situation et en fonction de leurs retours des décisions seront prises d’ici demain soir [vendredi 8 janvier, NDLR] pour entrer en vigueur à compter de dimanche”. Actuellement, les 15 départements concernés par le couvre-feu sont les suivants : les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, les Ardennes, le Doubs, le Jura, la Marne, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, la Nièvre, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, les Vosges et le Territoire de Belfort.

Pour tous les autres, la règle n’a pas changé : le couvre-feu débute à 20 heures et se termine à 6 heures du matin, tous les jours de la semaine. Pour justifier l’extension du couvre-feu, les autorités se basent sur plusieurs critères : un taux d’incidence supérieur à 200, le taux d’occupation des lits en réanimation ou le taux d’incidence chez les plus de 65 ans.

Quels sont dont les territoires actuellement en sursis qui pourraient basculer dès le dimanche 10 janvier ?

Le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, la Côte-d‘ Or, l’Yonne, le Cher, l’Allier, la Haute-Savoie, les Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.

Source PLANET.

Pendant 10 ans, elle détourne 390 000 euros à une association handicap !…

Entre 2010 et 2019, une association d’aide aux personnes handicapées a été victime d’un important détournement de fonds.

Pendant 10 ans, elle détourne 390 000 euros à une association HANDICAP

Une femme était jugée cette semaine pour avoir, pendant 10 ans, détourné au moins 390 000 euros à une association d’aide aux personnes handicapées, dans le Vaucluse, relate le Dauphiné Libéré.

Trente mois de prison avec sursis ont été requis à l’encontre de cette ancienne comptable de l’association.

L’association gère une dizaine de structures d’accueil pour personnes handicapées en particulier celles atteintes d’autisme dans le Vaucluse, le Var et les Bouches-du-Rhône.

Il est également reproché à cette femme d’avoir détourné d’importantes sommes d’argent dans une structure de Charente – l’Espace d’insertion de Cognac.

Jusqu’à 8 000 euros de rémunération

Pendant l’audience, la comptable a indiqué que lorsqu’elle était en poste à La Bourguette, elle faisait des fausses fiches de paye, des écritures dans la comptabilité et sur des comptes formations, des comptes en attente. Primes, heures supplémentaires, indemnités kilométriques, auraient également servi à gonfler sa rémunération qui passait ainsi de 2 400 euros à 7 000 ou 8 000 euros, indiquent encore nos confrères.

Source EST REPUBLICAIN.

 

VIDÉO – L’université d’Avignon forme les étudiants handicapés aux gestes qui sauvent…

L’université d’Avignon est la première en France a proposer aux étudiants handicapés de se former aux gestes d’urgence.

Malvoyants ou atteint de maladie neurodégénérative, ces étudiants sauront intervenir ou guider les gestes qui sauvent.

Les pompiers enseignent à l'université d'Avignon les techniques de garrot.

Les étudiants handicapés de l’université d’Avignon sont formés aux gestes de premier secours. L’université d’Avignon est la première en France a proposer cette formation de deux heures avec les pompiers de Vaucluse. Une centaine d’étudiants, valides ou en situation de handicap ont appris à réaliser un garrot ou dégager un blessé.

Maintenir la victime en vie sans la voir

Techniques de garrot dans une salle de cours, exercices d’évacuation d’une victime d’un incendie dans le hall de l’université, les pompiers proposaient des modules de formation de deux heures. À 21 ans, Clarisse Béret est membre de l’association Handi-Spensable car elle est malvoyante. Elle a donc suivi une formation en handi-secourisme : “Je ne peux pas voir si la personne est blessée mais je pourrai donner les instructions pour maintenir la victime en vie en attendant les pompiers”. Elle explique que “le handi-secourisme est un moyen d’être comme tout le monde. Le secours doit être adapté, mais tout est faisable.”

Appuyé sur une béquille près de la démonstration des pompiers, le référent handicap de l’université, Thierry Pizart, souhaite apprendre “comment faire sans le faire soi-même pour le faire faire par d’autres… Prendre en compte le handicap pour sauver, c’est bien !”

Sauver une vie malgré un handicap invisible

Le président de l’association Handi-Spensable a suivi la formation. Son handicap est invisible et le handi-secourisme lui permet de lever ses doutes. Jean-Jacques Villaret confie qu’il souffre d’une maladie neurodégénérative et que “la coordination des gestes n’est pas facile. Avec mon handicap, je redoute d’aggraver le sort de la victime. Cette formation me permet, malgré mon handicap, de sauver des vies comme un citoyen normal”.

 

Autisme : ces familles qui font face à la très difficile prise en charge de la douleur…

A l’occasion de la journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme, France 3 s’est penchée sur le manque de structures et de formations pour la prise en charge de la douleur chez les personnes souffrant d’autisme et le difficile diagnostic des pathologies.

Mobilisation de parents à l'occasion de la journée mondiale de la sensibilisation à l'autisme en mars 2018. La France compte 700 000 personnes atteintes d'autisme à des degrés divers. / © Aurelien Morissard / Maxppp

Ce mardi 2 avril est la journée mondiale de la sensibilisation à l’autisme. Ce type de handicap touche une personne sur 150 dans le monde, la France compte 700 000 personnes atteintes d’autisme, dont 100 000 enfants.

A l’occasion de cette journée, nous avons fait le point sur les structures existantes pour la prise en charge de la douleur chez les personnes souffrant d’autisme et le difficile diagnostic des pathologies.

D’abord un témoignage. Sabine Ferruci habite Jonquières dans le Vaucluse. Elle est la maman de Gaëlle, 18 ans. Sa fille n’est pas autiste à proprement parler mais souffre d’une maladie rare, le syndrome de Rett. Il se manifeste par des troubles du comportement. Ce handicap a longtemps été assimilé à de l’autisme.

“Pendant plusieurs mois, on a laissé souffrir ma fille”

Pour Sabine, “la prise en charge de la souffrance et de la douleur est inexistante, c’est du vécu !” Son témoignage est édifiant.

“Pendant plusieurs mois, on a laissé souffrir ma fille ; un dentiste refusait d’écouter mes observations, parce que ma fille est handicapée, parce que je ne suis qu’une maman et non un dentiste, je l’ai bien senti, j’avais beau lui dire qu’elle repoussait la main dès qu’on lui mettait une brosse à dents dans la bouche, que parfois elle était très calme et puis d’un coup elle se mettait à hurler comme si une violente douleur arrivait d’un coup. Il ne m’a jamais écoutée.”

“Puis, je me suis rendu compte qu’elle avait des dents qui poussaient de travers, je lui ai dit: “Regardez, j’ai trouvé”. Il ne voulait rien entendre, il disait que les enfants comme ça c’est compliqué à soigner. Finalement, je suis allée voir un pédodentiste. Je lui ai juste décrit la douleur de ma fille, elle a répondu: “ce sont les dents de sagesse”. On lui a fait une radio et on a vu qu’elle avait quatre dents de sagesse qui n’avaient pas la place de pousser. Elle m’a dit : vous ne pouvez pas imaginer la douleur qu’elle a endurée… Je m’en doutais vu les troubles”. 

Cette maman, qui a créé l’association “Une si belle différence“, regrette que les médecins ou spécialistes consultés pour sa fille ne l’écoutent pas ou peu.

Elle a également en exemple cette structure au sein d’une clinique marseillaise qui propose des consultations avec plusieurs spécialistes en un seul rendez-vous (neurologue, dentiste, gastroentérologue).

Mais en arrivant, Gaëlle était très agitée à cause de l’ambiance, le cadre et des médecins très peu patients. Ils ont voulu lui donner un médicament pour la calmer. Je suis partie. Je ne me suis jamais sentie aussi seule…”

Aucune structure en PACA

Aujourd’hui, Gaëlle souffre de troubles intestinaux et gastriques. Mais compte tenu de l’absence de structures adaptées en PACA, sa mère envisage de consulter en région parisienne.

A Etampes, dans l’Essonne, existe depuis 2012 un Centre régional douleur et soins somatiques en santé mentale, autisme, polyhandicap et handicap génétique rare, situé au sein de l’hôpital Barthelemy Durand.

A l’origine de cette structure, le docteur Djéa Saravane travaille sur cette thématique depuis 1992. Il est d’ailleurs chargé d’implanter ce type d’accueil en France, selon un cahier des charges bien précis. Une unité a vu le jour à Limoges, Bordeaux et bientôt à Besançon.

Aux soignants de s’adapter et non l’inverse !

“C’est au médecin d’aller chercher les causes de la douleur qui explique le trouble du comportement. On a adapté notre examen clinique. C’est à nous de nous adapter à la personne, pas l’inverse. Un jour par exemple, un enfant ne voulait pas s’allonger sur le lit d’examen. Il voulait s’allonger par terre sur le carrelage. Et bien on s’est tous allongés à côté de lui, on a fait l’examen allongé par terre avec lui. On s’adapte. Nos consultations durent deux heures parfois.”

Avec son équipe, le docteur Saravane a mis en place une échelle spécifique pour détecter la douleur auprès des personnes autistes.

Cette méthode peut être utilisée par tout le monde, les éducateurs, la famille, les soignants. Cette échelle ESDDA (pour Echelle simplifiée d’évaluation de la douleur chez les personnes dyscommunicantes avec troubles du spectre de l’autisme) a été traduite en anglais. De nombreux pays l’utilisent désormais.

“Je reconnais l’expertise des familles”

Modeste, le docteur Saravane aime expliquer que “ce sont les familles et les autistes qui m’ont tout appris, pour moi ils font partie des soins. Je reconnais leur expertise, mes collègues ont du mal à le comprendre. C’est à nous de nous adapter à la personne, pas l’inverse”.

Le gouvernement a lancé un plan autisme avec des engagements sur la prise en charge, le dépistage précoce, la scolarisation, l’aide aux familles, la recherche et la formation. 344 millions d’euros y seront consacrés sur cinq ans.

Source FR3.

Chiffre du jour : la France compte près de 11 millions d’aidants…

L’association des paralysés de France de Vaucluse organise ce jeudi une journée de formation pour les aidants familiaux, ces personnes qui viennent en aide à leur proche handicapé ou malade.

Ils seraient 11 millions en France, parfois sans le savoir. 

Chiffre du jour : la France compte près de 11 millions d'aidants . Photo d'illustration

Vous êtes peut être concerné, sans même le savoir. En France, 11 millions de personnes sont des aidants et beaucoup l’ignore. L’association des paralysés de France parle d’ailleurs de chiffre “invisibles” pour définir ces situations familiales souvent délicates. L’APF organise d’ailleurs une journée de formation ce jeudi, dans ses locaux boulevard Jules Ferry à Avignon, sur le thème “Être aidant : les répercussions familiales, sociales et professionnelles”.

Être aidant, c’est le fait de venir en aide, au quotidien ou régulièrement à un proche malade ou handicapé, en situation de dépendance. Le soigner, l’accompagner pour ses rendez-vous médicaux, lui faire ses courses, le ménage, parfois même l’accompagner 24h/24 pour lui permettre de mener une vie digne.

La majorité des aidants sont des aidantes

Cette situation concerne des conjoints, des enfants, des frères et sœurs, parfois même des amis. Leur rôle devient de plus en plus important dans une société où les maladies neuro-dégénératives comme Parkinson ou Alzheimer gagnent du terrain. La moitié de ces aidants travaille, en plus du temps qu’ils passent avec leur proche aidé et 74% sont des femmes.

De nombreuses associations militent pour une réelle prise en compte de ce statut, parce que l’immense majorité des aidants ont des difficultés à combiner leur rôle et leur activité professionnelle ou leur vie sociale et familiale. Et c’est sans compter le stress accru, les problèmes de santé délaissés ou les troubles du sommeil.

Source LE FIGARO.