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Vaucluse. Un homme de 27 ans condamné pour une agression sexuelle sur une handicapée de 14 ans…!

Un homme de 27 ans a été condamné, vendredi 6 novembre, par le tribunal correctionnel d’Avignon (Vaucluse), à six mois de prison avec sursis pour avoir agressé sexuellement une jeune fille handicapée de 14 ans.

Les faits se sont déroulés en janvier et en juin dernier, à Sorgues.

Placé dans un centre de rétention administrative, le prévenu était absent le jour de son procès (photo d'illustration). OUEST-FRANCE

Le tribunal correctionnel d’Avignon (Vaucluse) jugeait, vendredi 6 novembre, un homme de 27 ans de nationalité algérienne. Il était poursuivi pour une agression sexuelle commise sur une jeune fille handicapée de 14 ans, rapporte La Provence.

Les faits se sont déroulés entre janvier et en juin dernier, à Sorgues. Le prévenu aurait échangé plus de 1 300 SMS avec sa victime. La mère de l’adolescente, placée sous curatelle, s’en était aperçue et avait prévenu sa curatrice.

Expulsé vers les Pays-Bas

Une plainte avait été déposée à la gendarmerie. L’homme aurait aussi embrassé de force l’adolescente. Alors que cette dernière avait déménagé, le mis en cause s’était à nouveau rendu devant chez elle. « Culturellement, il n’a pas compris qu’on ne pouvait pas avoir de relation avec cette jeune fille », a avancé l’avocate de la défense en guise d’explication, selon des propos rapportés par nos confrères.

Le prévenu était absent lors de son procès. Arrivé en France depuis les Pays-Bas et en situation irrégulière, il était vendredi dans un centre de rétention administrative, à Marseille (Bouches-du-Rhône). Le jeune homme a depuis été transféré aux Pays-Bas, comme le prévoient les accords de Schengen.

Il a été condamné à six mois de prison avec sursis et ne pourra plus se rendre à Sorgues pendant deux ans. Son nom figure désormais au fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais).

Source   Ouest-France  

Handicap : Vaucluse : un road trip en fauteuil… et le voyage devient possible !

Nathalie Filice, tétraplégique, s’envole en octobre vers l’Océan Pacifique. Son objectif : répertorier les meilleurs plans pour voyager facile quand on est handicapé.

Plus jamais je veux vivre cela ! Et plus jamais cela ne doit arriver à d’autres« . Nathalie Filice, 30 ans, tétraplégique à la suite d’un « coup du lapin » lors d’un accident de la route en 2010, se souvient des conditions inhumaines de ce vol jusqu’en République Dominicaine. « L’avion ne détenait pas de fauteuil de transfert pour aller aux sanitaires… J’ai vécu un sentiment horrible. Deux agents de la compagnie m’ont portée comme un vulgaire sac de pommes-de-terre. J’avais l’impression d’être un boulet. ».

Pour ne plus que cela se reproduise, et pour venir en aide aux personnes à mobilité réduite, Nathalie a eu l’idée de créer en juillet une association et de partir pour un road trip d’un an dans l’Océan Pacifique…

Road Trip

Plus d’information, cliquez ici.

Source La Provence.

Enquête Santé : la France est-elle confrontée à une « épidémie » de cancers ?…

Le nombre de cancers explose.

Est-ce une épidémie grave ou cela s’explique-t-il principalement par le vieillissement de la population ?

Deux visions scientifiques s’opposent.

Une nouvelle machine permet de mieux prévenir les cancers de la prostate, au CHU de Caen (Calvados).

 

« Je ressentais comme une énorme boule au milieu de l’estomac. Je n’arrivais plus à m’alimenter. » Aziz est tombé à 48 kg, contre 65 en temps normal. En mai 2020, on lui diagnostique un cancer : lymphome gastrique.

L’homme de 48 ans est conscient d’avoir échappé de peu à la mort. Il est en rémission depuis décembre 2021, mais il conserve des séquelles importantes et doit suivre « un régime drastique ».

Comme Aziz, 3,8 millions de personnes ont ou ont eu un cancer, aujourd’hui en France. Le nombre de cas augmente de façon spectaculaire. Selon les statistiques officielles de Santé publique France (SPF) et de l’Institut national du cancer (Inca), « le nombre de nouveaux cas a augmenté de 65 % chez l’homme entre 1990 et 2018 ». Chez la femme, il a quasiment doublé sur la même période (93 %).

Pour les institutions publiques, ce constat grave n’est pas inquiétant, puisque ces données résultent majoritairement de l’augmentation de la population, de son vieillissement et d’une détection plus efficace.

Les spécialistes anticipent même une diminution du nombre de cancers dans les années à venir. « Nous avons les moyens dans notre pays, d’espérer dans les dix ans qui viennent, un tournant significatif pour vaincre les cancers », avance le docteur Jean-Baptiste Méric, oncologue et directeur du pôle santé publique et soins de l’Inca.

Pour d’autres scientifiques, au contraire, la situation épidémique est avérée depuis les années 1950. La faute à quoi ? À une poly-exposition constante à des cancérogènes. « [Les cancers] figurent parmi les pathologies pouvant être liées à l’environnement », selon un rapport conjoint de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Afsset) datant de 2008.

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Ces cancers évitables

À la lecture de ces chiffres, Florian Clatot, oncologue au centre de lutte contre le cancer Henri-Becquerel à Rouen (Seine-Maritime), se dit « vraiment étonné ». Le professeur concède n’avoir « pas perçu que c’était aussi important ». Pourtant, ce spécialiste se refuse à parler d’épidémie : « Que s’est-il passé entre 1990 et 2018 ? Il y a une augmentation du nombre de patients, notamment des femmes qui fument davantage, nés durant le baby-boom et qui atteignent l’âge à risque. La plupart des cancers surviennent après 40 ans. Si vous augmentez fortement la population de plus de 40 ans, vous allez mécaniquement augmenter le nombre de cancers. Donc la première cause est là. »

Le docteur Jean-Baptiste Méric, oncologue à l’Inca, se dit aussi « gêné » par l’utilisation du terme « épidémie », « en ce sens qu’il peut donner l’impression d’une fatalité, or pour un nombre considérable de cancers, chacun à son niveau peut agir pour limiter son risque. Nous pouvons vaincre les cancers en modifiant certains comportements et habitudes de vie ».

L’oncologue rappelle que « 40 % des cancers seraient évitables si nos concitoyens ne fumaient pas, buvaient moins d’alcool, avaient une alimentation équilibrée et variée et une activité physique plus régulière ».

« Cette épidémie existe »

Cependant, pour certains chercheurs, contrairement à l’interprétation faite par les autorités de santé, la France est bien confrontée à une « épidémie de cancers ». « Je ne sais pas comment qualifier autrement une maladie qui, en augmentation constante, est devenue totalement ordinaire dans la population », assume Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire à l’Inserm et sociologue.

Cette spécialiste de la santé environnementale rappelle que le nombre de cancers par an est passé de 150 000 à près de 400 000, entre 1985 et 2019. De même pour le docteur Jean-François Corty, ancien directeur des opérations chez Médecins du monde, il ne fait aucun doute que « cette épidémie existe » : « Dans la définition d’épidémie par le Larousse, il y a le fait qu’il s’agisse d’un ‘‘phénomène pernicieux, nuisible qui atteint un grand nombre d’individus’’. On est dans cette configuration. »

Le nombre croissant de cancers pédiatriques est, pour le docteur Corty, signataire d’une tribune sur ce sujet dans Le Monde, un « révélateur » de cette épidémie. « Il y a 2 500 cas par an, environ 200 décès chaque année et ces chiffres sont certainement sous-estimés », selon Jean-François Corty. Les statistiques de la Caisse nationale de l’Assurance maladie ont révélé une augmentation de 18 % du nombre de cancers pédiatriques, entre 2003 et 2019.

« Un phénomène très lié à l’industrialisation »

Puisque les facteurs invoqués classiquement, la consommation d’alcool ou le tabagisme, ne fonctionnent pas dans le cas des enfants malades, pour ces scientifiques, il faut aller chercher les clés de compréhension du côté de l’environnement des malades. « Au moins 90 % des cancers pédiatriques sont liés à des causes environnementales. Les enfants n’ont pas à être malades du cancer, ce n’est pas normal », insiste Jean-François Corty.

Sur ce sujet, les chiffres font polémique. Pour le docteur Jean-Baptiste Méric, de l’Institut national du cancer, « lorsqu’on analyse bien les chiffres, il n’y a pas d’épidémie du cancer de l’enfant. Ceux-ci sont plutôt stables. Ces chiffres viennent d’une interprétation un peu biaisée de ceux de l’Assurance maladie. Les données des registres sont beaucoup plus fiables ».

Outre les chiffres de l’Assurance maladie, Annie Thébaud-Mony estime que l’augmentation régulière du nombre de cancers chez l’enfant « est probablement à peu près similaire à celle de la Grande-Bretagne, où ils ont des registres, et où on sait que la mortalité infantile par cancer a augmenté de 1 % par an depuis une vingtaine d’années ».

Pour Annie Thébaud-Mony, il ne fait guère de doute qu’il s’agit d’un « phénomène très lié à l’industrialisation ». La sociologue rappelle que les premiers cas de cancers sont apparus dans le secteur minier aux 18e et 19e siècles, « mais la véritable épidémie a commencé dans les années 1920-1930 », avec une « accélération impressionnante après la Seconde Guerre mondiale ».

Cette accélération « est concomitante de l’essor des industries chimiques et pétrochimiques qui introduisent dans la production – et dans l’environnement – des millions de molécules et mélanges de substances dont la toxicité est pour une large part méconnue. S’y ajoutent les industries métallurgique, minière et nucléaire, dont certains risques toxiques sont identifiés de longue date, ainsi que l’essor de l’agriculture chimique », écrit le Groupement d’intérêt scientifique sur les cancers d’origine professionnelle dans le Vaucluse (Giscop 84), dans la revue internationale Anthropologie et santé, en 2021.

« J’ai été empoisonné » aux pesticides

Les premiers résultats des travaux du Giscop 84 et de celui de Seine-Saint-Denis (Giscop 93) tendent à démontrer ce lien entre la maladie et l’exposition à des cancérogènes. Depuis 2000, l’équipe scientifique de Seine-Saint-Denis mène une enquête permanente auprès de plus de 1 200 patients atteints de cancers respiratoires et urinaires.

Ainsi, en Seine-Saint-Denis, « plus de 85 % des patients (en majorité ouvriers ou employés) ont subi une ou des expositions de très longue durée (plusieurs décennies) à un ou plusieurs cancérogènes », indiquent ces scientifiques.

Dans le Vaucluse, des médecins hospitaliers, généralistes et du travail, des sociologues et des géographes suivent, depuis 2017, des patients atteints de cancers hématologiques pris en charge par le service d’onco-hématologie du centre hospitalier d’Avignon. Et là aussi, la tendance est la même qu’en Seine-Saint-Denis : « 71 % des patients ont été poly-exposés à trois cancérogènes ou plus au cours de leur carrière, et ce, souvent sur des durées longues et avec des intensités moyennes ou fortes ». De même, comme le confirme le médecin parisien Jean-François Corty, « il y a de plus en plus de données objectives qui font le lien entre cancers et pesticides ».

Le cancer d’Aziz a été reconnu comme maladie professionnelle en novembre 2020, soit six mois après la pose du diagnostic. « C’est évident que c’est lié à mon travail. » L’homme a été 17 ans maçon et a respiré tout un tas de produits chimiques, comme les enduits de façade et les adjuvants pour le ciment.

Mais cet habitant de Bagnols-sur-Cèze (Gard), a surtout été tractoriste viticole. C’est lui qui assurait la pulvérisation des pesticides de mars à juillet. « Ça m’a empoisonné et ça a empoisonné l’environnement. »

Si le lien est aujourd’hui « évident », il ne l’était pas au début. « Au début, les médecins cherchaient plutôt du côté de l’hecilobacter pylori, une bactérie qui infecte l’estomac. Et je n’aurais jamais fait le lien si le Giscop n’était pas venu me voir », reconnaît l’ancien ouvrier agricole.

Le professeur Florian Clatot du centre Becquerel, confirme que « l’hypothèse numéro un pour expliquer l’augmentation des lymphomes est celle des pesticides ».

En décembre 2021, le lien entre les cancers de la prostate et l’exposition au chlordécone, un pesticide largement utilisé aux Antilles, a été reconnu par l’État. Dans ce scandale de l’empoisonnement au chlordécone, les juges d’instruction du pôle santé publique du tribunal judiciaire de Paris ont prononcé le 25 mars 2022, la fin des investigations sans mise en cause. En Guadeloupe et en Martinique, les habitants présentent un taux d’incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde.

Les travaux des Giscop « sont évidemment intéressants », juge le docteur Méric, oncologue de l’Inca, « mais de là à les généraliser il y a un pas qu’on ne peut pas franchir ».

La question des poly-expositions est un des domaines les plus innovants de la recherche, mais on ne peut pas lui faire dire ce qu’il n’a pas trouvé. Ça ne doit pas nous décourager de lutter contre les facteurs de risques évitables du cancer. Vouloir mettre la responsabilité sur la pollution environnementale ou sur l’exposition professionnelle, c’est possiblement détourner nos concitoyens des messages importants : le tabac, c’est 20 % des cancers ; l’alcool, 8 % et l’alimentation déséquilibrée et le manque d’activité physique, un peu plus de 10 %. L’action sur ces facteurs de risque pourrait conduire à éviter un nombre de cancers extrêmement significatifs.

Docteur Jean-Baptiste Méric, Institut national du cancer.

La pression des lobbies ?

Pour les scientifiques du Giscop d’Avignon, c’est clair, « la France est en pleine épidémie de cancer », « même si les autorités sanitaires résistent à la désigner comme telle ». Mais il s’agit d’une épidémie qui se propage « plus ou moins à bas bruit, parce qu’on n’a pas les outils pour bien la documenter », selon l’ancien cadre de Médecins du monde.

Par exemple, les cancers ne sont recensés que par une vingtaine de registres généraux (voir l’infographie ci-dessous), « qui couvrent 22 % de la population française, sans distinction entre les régions fortement industrialisées et celles qui ne le sont pas », dénonce Annie Thébaud-Mony.

« Les chiffres se font sur la base d’extrapolations à partir des cas de ces quelques départements. Dans ces conditions, c’est difficile d’avoir une vision claire du nombre de cas », peste le docteur Corty, engagé dans la lutte contre les cancers des enfants.

Pour le docteur Jean-François Corty, « il y a une forme de lenteur institutionnelle qui questionne : pourquoi n’est-on pas capable de mieux documenter cette réalité, de faire des enquêtes environnementales qui nous permettent de comprendre l’origine des cancers ? » La sociologue Annie Thébaud-Mony croit comprendre pourquoi « il n’y a pas une volonté politique d’aller sur le terrain des risques industriels » : « Il est évident que le patronat et les lobbies industriels freinent des quatre fers pour toute réglementation sur les produits toxiques ».

Pour le docteur Jean-François Corty, il est clair que « des lobbies industriels ont d’énormes difficultés à assumer le fait que leurs produits sont potentiellement cancérigènes. Ces industriels, produisent un tas de données, pour diluer les connaissances et faire en sorte qu’on s’éloigne des sujets de fond ».

D’ailleurs, les deux Giscop du Vaucluse et de Seine-Saint-Denis ont souvent mis en avant leur « difficulté à obtenir des financements ».

« Les moyens qu’on a pu mettre sur le Covid montrent qu’on peut arriver à des choses extraordinaires en matière de santé publique, analyse le docteur Corty. Il y a un combat autour de cette réalité qui peut-être va créer des tensions entre les enjeux sanitaires et les enjeux économiques, mais il faut le mener parce que c’est inacceptable. »

Source ACTU.FR

La Nouvelle eco : capteurs et intelligence artificielle pour des nuits sans chutes en Ehpad…

Pour éviter que les équipes de nuits des maisons de retraite découvrent trop tard les chutes nocturnes des résidents, une entreprise d’Apt (Vaucluse) installe des capteurs pour analyser mouvements, vibrations, températures et luminosité dans les chambres.

Une alerte prévient l’équipe de nuit.

 Les capteurs d'EEC-technologies d'Apt (Vaucluse) aident les équipes de nuit à détecter les mouvements des résidents en Ehpad (illustration)

 

Une jeune entreprise d’Apt (Vaucluse) propose d’installer des capteurs dans les chambres des maisons de retraites et des Ehpad pour s’assurer que les personnes âgées passent une bonne nuit. Le dispositif alerte le personnel en cas de chute. Ces capteurs d’EEC-technologies utilisent l’intelligence artificielle mais ne collectent pas de données médicales.

Observer les nuits des personnes âgées

Ce sont des petits cubes de seulement quatre centimètres, bourrés de technologies pour détecter les habitudes des personnes âgées. Mattéo Gachon, le fondateur d’EEC-technologies à Apt, assure ainsi une garde de nuit :  « on va installer deux petits boitiers dans la chambre : un capteur regarde le lit, l’autre regarde l’environnement de la chambre : mouvements, vibrations températures, hygrométrie, luminosité et taux d’UV. Le cadre de santé ou le médecin de l’établissement pourra voir le temps de sommeil par chambre, le nombre de fois où le résident se lève dans la nuit, s’il y a un changement notable par rapport aux habitudes enregistrées auparavant. Evidemment pour les équipes de nuits, il y a une alerte sur un téléphone avec une voix qui annonce qu’il s’est produit telle anomalie dans telle chambre. On ne relie pas les données collectées au nom des résidents. Nous mettons en évidence les anomalies par numéro de chambre ».

Technologie numérique pour aider les équipes de nuit

Pas de micro ni de caméras dans les chambres. L’entreprise d’Apt a voulu répondre avec l’intelligence artificielle au manque de personnel de nuit et « maximiser son action pour être au bon endroit au bon moment plutôt que de découvrir les chutes au cours de tournées. Une chute devient dangereuse si la personne reste sans intervention plus de 45 minutes car des complications peuvent survenir : déshydratation, hypothermie si le sol est froid ».

C’est justement parce qu’il avait peur que sa grand-mère chute que Mattéo Gachon a développé ces capteurs en test dans des établissements à Noves et Cabanes (Bouches-du-Rhône). Le dispositif sera commercialisé cet été. EEC-technologies va recruter des développeurs informatiques et des techniciens d’installation.

Source FRANCE BLEU.

Un chien guide pour Bastien 16 ans lycéen malvoyant…

La Fondation Frédéric Gaillanne, première école de chiens guides destinés exclusivement aux enfants aveugles en France et en Europe a remis un chien guide à Bastien, un lycée âgé de 16 ans qui habite à Wittenheim (Haut-Rhin).

 

La Fondation Frédéric Gaillanne, reconnue d’utilité publique, oeuvre depuis 2008 pour offrir aux adolescents déficients visuels  leur premier chien guide. Située à l’Isle sur la Sorgue dans le Vaucluse,  c’est la seule école en Europe, d’éducation de chiens guides destinés exclusivement aux enfants aveugles et malvoyants de 12 à 18 ans. C’est là que Bastien, un lycéen de 16 ans, domicilié à Wittenheim s’est formé aux cotés de son nouveau compagnon, un chien de race Saint-Pierre, âgé de 2 ans et demi , dénommé Otop.

Céline Krieger éducatrice de chien guide explique que Bastien a fait une demande à la Fondation l’année dernière. Il a ensuite passé différents stages. « Stage découverte, une pré-classe puis enfin le stage de remise qui a duré trois semaines, et s’est achevé fin avril ». Bastien est ravi. « C’est très émouvant » dit-il, « c’est beaucoup de joie ». Il est heureux d’avoir un nouveau compagnon pour l’aider au quotidien, « pour pouvoir acquérir plus d’autonomie, plus de fluidité dans les déplacements« . Sa maman Stéphanie est aussi très heureuse. »Ça change beaucoup sa vie. Il gagne en autonomie » souligne-t-elle. « Pour nous, c’est rassurant au point de vue sécurité et la relation avec son chien est très importante ».

Tout est prêt pour le retour  en classe de seconde au Lycée Schweitzer à Mulhouse de Bastien et de son compagnon canin Otop. Vendredi matin, ils vont faire le parcours depuis son domicile de Wittenheim jusqu’à son lycée mulhousien avec l’éducatrice de chien guide de la fondation.

Source FRANCE BLEU.

Apprendre à utiliser une tablette numérique à plus de 65 ans pour garder un lien social…

La ville de Monteux (Vaucluse) propose des séances d’apprentissage numérique aux personnes de plus de 65 ans.

Indispensable en cette période de crise sanitaire pour revoir les enfants sur les réseaux sociaux ou effectuer des démarches à distance en ligne.

Sur la table de cuisine de Daniel, le septuagénaire s'initie aux réseaux sociaux avec Joan et hugo

 

Se connecter est devenu une habitude pour des apéros en ligne, des réunions de travail mais aussi pour acheter sur internet, effectuer des démarches administratives car les bureaux sont fermés. Mais tout le monde n’est pas sur internet. À Monteux, le centre communal d’action sociale (CCAS) propose des cours d’éducation numérique aux personnes de plus de 65 ans.

Deux jeunes en service civique se rendent aux domiciles des personnes âgées pour rompre l’isolement numérique et leur permettre de consulter des documents en ligne (remboursements maladie, impôts, retraite…) et de communiquer avec leurs enfants via les réseaux sociaux.

Code wifi sur la table de la cuisine

À 72 ans, Daniel a un peu connu l’informatique à l’usine, mais c’était pour commander des machines. Ce retraité de Monteux a ouvert son petit ordinateur sur la table de sa cuisine, et il pose beaucoup de question aux jeunes en service civique : « Si j’achète une tablette, qu’est-ce qu’il faut mettre comme code ? » Johan lui indique qu’il « faudra mettre le code wifi… Mais est-ce que vous avez le wifi ? » s’interroge le jeune en service civique. « Oui, j’ai le wifi, répond le retraité. Et pour la vidéo, si je veux voir quelqu’un, comment on fait avec la tablette ? »

Réseaux sociaux à 72 ans et questions compliquées

Pendant que Joan installe la messagerie WhatsApp, Daniel confie qu’il a besoin de cette formation : « C’est surtout pour voir mes enfants comme à la télé. Sur le téléphone, c’est tellement petit. On ne les voit plus depuis un an et demi. Je voudrais une tablette pour qu’on voit mieux sur un grand écran, puis après regarder les impôts, les remboursement de maladie parce qu’on reçoit les papiers six mois après ». Daniel veut aussi se connecter à YouTube pour suivre les conseils municipaux en ligne de Monteux.

Partager des connaissances

À 23 ans, Joan Travail, service civique auprès du centre communal d’action sociale de Monteux, explique que sa mission, « c’est du social. Tout est dématérialisé désormais : les démarches se font sur tablette ou ordinateur. C’est gratifiant d’apprendre à des personnes âgées à se servir du numérique. On peut apprendre à tout âge ».

Mais parfois, « les questions de certains vieux messieurs sont compliquées. Ce n’est pas parce qu’on est jeunes qu’on connait tout sur un ordinateur, ajoute Hugo Guerin, l’autre service civique numérique de Monteux. Mais c’est plaisant de partager nos connaissances. On se sent utiles ».

Renseignements auprès du CCAS de Monteux par téléphone : 04.90.66.97.03.

Participez à la consultation #MaSolution

Vous avez repéré ou imaginé une solution pour améliorer le quotidien autour de chez vous ? Vous avez identifié des besoins locaux et vous avez des idées pour y répondre ? Avec « Ma solution », France Bleu vous donne la parole : partagez votre expérience, signalez les initiatives les plus utiles, faites vos propositions et donnez votre avis sur celles des autres. La solution, c’est vous !

Source FRANCE BLEU.

 

Vaccination : un parcours du combattant pour les personnes en situation de handicap…

Si des initiatives se mettent en place aux quatre coins de la France, elles restent inégales et pour ceux dans l’incapacité de se déplacer, la vaccination est, pour l’instant souvent impossible…. Continue reading

Couvre-feu à 18 heures : la liste des 10 départements qui pourraient y passer dès dimanche…!

Le couvre-feu a été allongé dans 15 départements début janvier, mais 10 territoires supplémentaires pourraient désormais connaître le même sort.

La liste.

Couvre-feu à 18 heures : la liste des 10 départements qui pourraient y passer dès dimanche...!

 

18 heures ou 20 heures ? Quinze départements ont vu leur couvre-feu être allongé de deux heures le samedi 2 janvier et ils pourraient bientôt être rejoints par une dizaine de territoires, a annoncé le gouvernement en milieu de semaine. La carte de France du couvre-feu reste pour l’heure inchangée et la mesure va s’appliquer pour « au moins quinze jours », soit jusqu’au 22 janvier.

Couvre-feu avancé : quels sont les départements déjà concernés ?

Alors que tout le monde s’attendait à la présentation d’une nouvelle carte jeudi 7 janvier, le Premier ministre Jean Castex a préféré attendre, précisant : « Les préfets vont conduire très rapidement les concertations nécessaires avec les élus de ces territoires pour bien analyser la situation et en fonction de leurs retours des décisions seront prises d’ici demain soir [vendredi 8 janvier, NDLR] pour entrer en vigueur à compter de dimanche ». Actuellement, les 15 départements concernés par le couvre-feu sont les suivants : les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes, les Ardennes, le Doubs, le Jura, la Marne, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, la Nièvre, la Haute-Saône, la Saône-et-Loire, les Vosges et le Territoire de Belfort.

Pour tous les autres, la règle n’a pas changé : le couvre-feu débute à 20 heures et se termine à 6 heures du matin, tous les jours de la semaine. Pour justifier l’extension du couvre-feu, les autorités se basent sur plusieurs critères : un taux d’incidence supérieur à 200, le taux d’occupation des lits en réanimation ou le taux d’incidence chez les plus de 65 ans.

Quels sont dont les territoires actuellement en sursis qui pourraient basculer dès le dimanche 10 janvier ?

Le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, la Côte-d‘ Or, l’Yonne, le Cher, l’Allier, la Haute-Savoie, les Alpes-de-Haute-Provence, le Vaucluse et les Bouches-du-Rhône.

Source PLANET.

Pendant 10 ans, elle détourne 390 000 euros à une association handicap !…

Entre 2010 et 2019, une association d’aide aux personnes handicapées a été victime d’un important détournement de fonds.

Pendant 10 ans, elle détourne 390 000 euros à une association HANDICAP

Une femme était jugée cette semaine pour avoir, pendant 10 ans, détourné au moins 390 000 euros à une association d’aide aux personnes handicapées, dans le Vaucluse, relate le Dauphiné Libéré.

Trente mois de prison avec sursis ont été requis à l’encontre de cette ancienne comptable de l’association.

L’association gère une dizaine de structures d’accueil pour personnes handicapées en particulier celles atteintes d’autisme dans le Vaucluse, le Var et les Bouches-du-Rhône.

Il est également reproché à cette femme d’avoir détourné d’importantes sommes d’argent dans une structure de Charente – l’Espace d’insertion de Cognac.

Jusqu’à 8 000 euros de rémunération

Pendant l’audience, la comptable a indiqué que lorsqu’elle était en poste à La Bourguette, elle faisait des fausses fiches de paye, des écritures dans la comptabilité et sur des comptes formations, des comptes en attente. Primes, heures supplémentaires, indemnités kilométriques, auraient également servi à gonfler sa rémunération qui passait ainsi de 2 400 euros à 7 000 ou 8 000 euros, indiquent encore nos confrères.

Source EST REPUBLICAIN.

 

VIDÉO – L’université d’Avignon forme les étudiants handicapés aux gestes qui sauvent…

L’université d’Avignon est la première en France a proposer aux étudiants handicapés de se former aux gestes d’urgence.

Malvoyants ou atteint de maladie neurodégénérative, ces étudiants sauront intervenir ou guider les gestes qui sauvent.

Les pompiers enseignent à l'université d'Avignon les techniques de garrot.

Les étudiants handicapés de l’université d’Avignon sont formés aux gestes de premier secours. L’université d’Avignon est la première en France a proposer cette formation de deux heures avec les pompiers de Vaucluse. Une centaine d’étudiants, valides ou en situation de handicap ont appris à réaliser un garrot ou dégager un blessé.

Maintenir la victime en vie sans la voir

Techniques de garrot dans une salle de cours, exercices d’évacuation d’une victime d’un incendie dans le hall de l’université, les pompiers proposaient des modules de formation de deux heures. À 21 ans, Clarisse Béret est membre de l’association Handi-Spensable car elle est malvoyante. Elle a donc suivi une formation en handi-secourisme : « Je ne peux pas voir si la personne est blessée mais je pourrai donner les instructions pour maintenir la victime en vie en attendant les pompiers ». Elle explique que « le handi-secourisme est un moyen d’être comme tout le monde. Le secours doit être adapté, mais tout est faisable. »

Appuyé sur une béquille près de la démonstration des pompiers, le référent handicap de l’université, Thierry Pizart, souhaite apprendre « comment faire sans le faire soi-même pour le faire faire par d’autres… Prendre en compte le handicap pour sauver, c’est bien ! »

Sauver une vie malgré un handicap invisible

Le président de l’association Handi-Spensable a suivi la formation. Son handicap est invisible et le handi-secourisme lui permet de lever ses doutes. Jean-Jacques Villaret confie qu’il souffre d’une maladie neurodégénérative et que « la coordination des gestes n’est pas facile. Avec mon handicap, je redoute d’aggraver le sort de la victime. Cette formation me permet, malgré mon handicap, de sauver des vies comme un citoyen normal ».