Emmanuel Macron n’a pas totalement convaincu le monde du handicap…

Ecole, diagnostic, allocation, retraite…

Le président de la République a fait des annonces mardi 11 février, à mi-mandat, lors d’une conférence nationale sur le handicap, qui touche 12 millions de Français.

Certaines mesures sont appréciées, mais toutes les associations ne sont pas convaincues que le quotidien des handicapés va en être amélioré.

En France, douze millions de personnes sont en situation de handicap.

« Le chemin n’est pas terminé », a admis ce mardi 11 février 2020 Emmanuel Macron concernant l’amélioration de la vie des 12 millions de personnes handicapées en France. Devant 500 personnes (associations, chefs d’entreprises, élus…) invitées à l’Élysée pour cette conférence nationale sur le handicap, il a salué les actions engagées par son gouvernement et annoncé une série de mesures applicables d’ici la fin de son mandat.

Aucun élève sans solution

C’était déjà la promesse du gouvernement à la rentrée 2019, or 8 000 enfants n’avaient pas d’accompagnant pour leur scolarité (AESH) à la rentrée dernière (contre 15 000 en 2018). Il n’empêche. Emmanuel Macron a redit ce mardi qu’« aucun enfant ne sera sans solution de scolarisation en septembre prochain. Le 8 000 doit passer à zéro. On ne doit rien lâcher. » Il a ainsi annoncé l’embauche de 11 500 AESH supplémentaires d’ici à 2022 et « un contrat digne » pour ces professionnels trop souvent à temps partiel et payés au Smic. « Nous devons travailler à leur stabilisation pour leur donner au moins 35 heures par semaine. » Jusque-là inexistant, un module sur le handicap sera aussi intégré dans la formation initiale des professeurs de l’Éducation nationale dès septembre.

Elargir le diagnostic de l’autisme et des troubles du comportement

Existant pour les enfants de moins de 6 ans, le forfait précoce du diagnostic de l’autisme et de sa prise en charge (ergothérapeute, psychologue…), sans reste à charge pour les familles, sera étendu aux enfants jusqu’à 12 ans et aux troubles dys (dyslexie, dyspraxie…) à compter de 2021. Une maison de l’autisme, lieu de ressources pour les familles et les professionnels, sera aussi créée.

Un numéro unique

Pour éviter la « montagne administrative » et « l’errance de guichet en guichet », un numéro de téléphone (le 360) dédié à l’appui des adultes et enfants handicapés sera mis en place en 2021. Il sera relayé par 400 équipes locales qui seront créées d’ici à 2022. Emmanuel Macron, conscient qu’il y a « trop de différences » selon les départements, souhaite aussi associer les Maisons France service, afin de définir un lieu unique d’accès. Concernant, le temps de traitement des dossiers, très variables selon les territoires (de 2 à 8 mois pour une réponse de l’AAH), le Président a affirmé qu’au 1er janvier 2021, « aucune demande ne doit être traitée en plus de trois mois ».

Pour Jean-Luc Duval, du collectif Citoyen handicap (celui qui monte dans les grues pour réclamer des accompagnants scolaires), ces mesures ne changeront rien au quotidien des personnes handicapées. Il ne croit pas au numéro unique : Nous avons l’habitude de ceux qui ne répondent plus : Aide handicap école, ceux des maisons du handicap…

1 000 places supplémentaires

Afin d’éviter les exils vers la Belgique, 1 000 places supplémentaires seront créées dans les établissements spécialisés dans trois régions prioritaires (Île-de-France, Hauts-de-France, Grand-Est), en plus des 2 500 places déjà programmées pour 2021-2022 sur tout le territoire. Son objectif ? Il ne souhaite « d’ici fin 2021, plus aucun départ contraint vers l’étranger » et veut permettre des retours vers la France.

Pas touche à l’allocation adulte handicapée

Le président a affirmé clairement que l’allocation adulte handicapée (AAH), actuellement versée à 1,2 million de personnes, ne serait pas « diluée » dans le futur revenu universel d’activité (RUA). Le RUA doit fusionner plusieurs allocations : RSA, prime d’activité, allocations logement. Une réponse à l’inquiétude d’associations qui avaient claqué la porte des négociations sur le RUA, la semaine dernière, pour marquer leur refus de voir l’AAH intégrée dans ce dispositif. Cette clarification sur l’AAH a été saluée par Alain Rochon, de l’APF France handicap, qui pointe toutefois l’absence de chiffre sur les financements.

Pari sur l’apprentissage

D’ici à 2021, 10 000 places en apprentissage seront réservées aux personnes handicapées. L’idée est d’atteindre le cap de 6 % de recrutement de personnes handicapées. Aujourd’hui, il n’est qu’à 3,5 %.

Retraite anticipée garantie

Dans le cadre du système universel, la retraite anticipée à partir de 55 ans sera simplifiée pour les travailleurs handicapés, qui pourront bénéficier d’une bonification de points. Emmanuel Macron s’est aussi dit favorable à une retraite progressive dès 55 ans pour les travailleurs handicapés et à une majoration spécifique pour la retraite des parents d’enfants handicapés. Enfin, les congés de proches aidants ouvriront des droits.

Réactions : des satisfactions et des déceptions

Regroupant 48 associations, le collectif Handicaps a salué l’humilité dans le bilan des actions passées et des engagements qui répondent pour certaines d’entre elles aux attentes. Néanmoins, il pointe le manque de débats. On a beaucoup entendu parler les ministres et les associations étaient juste là pour applaudir, regrette Jean-Louis Garcia, président de l’Apajh, premier mouvement regroupant tous les handicaps. Dénonçant des discussions difficiles avec la secrétaire d’État Sophie Cluzel et son mépris, il est satisfait du discours ferme et engagé du Président.

Mais davantage de mesures concrètes étaient sans doute attendues. Marie-Jeanne Richard, présidente de l’Unafam (Union de familles de handicapés psychiques), est en colère. Elle déplore que lors de la conférence, il n’y ait pas eu un mot sur le handicap psychique, qui touche trois millions de personnes. Il est grand temps de rendre visible le handicap lié aux troubles bipolaires, aux troubles obsessionnels compulsifs, à la schizophrénie…

Source OUEST FRANCE.

Les travailleurs des établissements adaptés dénoncent leur faible salaire… Pas reconnus comme salariés mais comme usagers !

Les travailleurs handicapés en environnement adapté gagnent souvent moins que le Smic.

Les travailleurs en Esat ne sont pas reconnus comme salariés mais comme usagers !

Les travailleurs en Esat ne sont pas reconnus comme salariés mais comme usagers.

  • Plus de 119.000 personnes en situation de handicap travaillent en Esat.
  • L’emploi est garanti mais souvent moins bien rémunéré que le Smic.
  • Les Esat, soumis à la concurrence, cherchent de plus en plus à garder leurs employés, malgré cette rémunération peu attractive.

Depuis quinze ans, Christiane colle des étiquettes sur des outils de bricolage trente-cinq heures par semaine, pour 600€ par mois. Souffrant d’un handicap moteur, elle travaille dans un établissement et service d’aide par le travail (Esat). A son salaire s’ajoute l’allocation aux adultes handicapés (AAH) de 575 euros mensuels, mais les fins de mois sont difficiles. « Ça me révolte ! On travaille autant qu’en milieu ordinaire », dénonce-t-elle.

En France, plus de 119.000 personnes autistes, malvoyantes ou en fauteuil roulant exercent en Esat un emploi dans un environnement adapté, selon un rapport de l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées, l’Agefiph, paru en 2018. Elles travaillent souvent en sous-traitance pour des entreprises classiques, soumises depuis 2005 à l’obligation d’emploi d’au moins 6 % de salariés handicapés.

Des établissements « transitoires »

Pour ne pas payer d’amende, ces dernières préfèrent confier des tâches à ces structures, sans embaucher directement une personne avec un handicap. L’emploi est certes garanti en Esat, mais il n’est rémunéré qu’entre 55 et 110 % du Smic. Ces faibles salaires s’expliquent d’abord par le statut de ces établissements, non reconnus comme entreprises. Les travailleurs y sont de simples usagers.

« La rémunération est basée sur les versements réalisés par les Esat et sur des aides délivrées par l’Etat », explique Valérie Viné Vallin, universitaire spécialiste des questions d’emploi et de handicap. « Ce sont des lieux transitoires qui doivent permettre aux personnes handicapées de s’insérer dans la vie publique. » Depuis la loi de 2005, « les textes poussent en faveur d’une société plus inclusive », développe Valérie Viné Vallin. Pour elle, le but des faibles rémunérations est bien de « ne pas inciter à rester en Esat ».

Pas d’augmentation prévue

Pourtant, tous les usagers ne rejoignent pas le milieu ordinaire, « par peur de se confronter à la société civile », affirme Valérie Viné Vallin. Ces dernières années, ces structures ont aussi évolué vers un modèle plus compétitif, ce qui les pousse à garder leur main-d’œuvre. « Les personnes qui y travaillent développent des compétences. En cas de départ, ça fait un manque à gagner », explique la chercheuse.

Si les associations réclament depuis longtemps un meilleur salaire pour les personnes en Esat, aucune hausse n’est prévue. L’AAH a en revanche été revalorisée de 40 euros par mois le 1er novembre dernier, passant à 900 euros maximum. Une petite amélioration, mais pas de quoi bouleverser le quotidien des travailleurs handicapés.

Source 20 MINUTES.

Travailleur et handicapé : quels sont vos droits ?…

Favoriser l’insertion professionnelle ou maintenir l’emploi des personnes en situation de handicap, c’est le rôle des Maisons Départementales des Personnes Handicapées.

Ce sont elles qui accordent la RQTH, la Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé.

Favoriser l’insertion professionnelle ou maintenir l’emploi des personnes en situation de handicap, c’est le rôle des MDPH, Maisons Départementales des Personnes Handicapées. / © Pascal Franco / France 3 Auvergne

Avec une altération durable de type physique, sensorielle, mentale, psychique, ou les maladies invalidantes, il est parfois compliqué d’obtenir ou de conserver un emploi. La RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) permet de bénéficier d’un certain nombre de mesures qui permettent de favoriser l’insertion professionnelle dans une entreprise normale, une entreprise adaptée, ou l’orientation vers une structure à but médico-sociale comme un ESAT (Etablissements de Service et d’Aide par le Travail, le anciens CAT.) pour les personnes les plus lourdement handicapées. Elle peut être demandée, selon les situations, à partir de 16 ans. En Auvergne, en 2017, 11 493 personnes adultes ont obtenu la RQTH. 3 596 dans l’Allier, 1 014 dans le Cantal, 1 668 en Haute-Loire et 5 215 dans le Puy-de-Dôme. (Source : MDPH AURA).

La reconnaissance de la qualité de travailleur handicap

La reconnaissance de qualité de travailleur handicapé est valable de 1 à 10 ans, mais « Les choses sont en train d’évoluer » selon Julien Laumier le Directeur de la MDPH63 (Maison départementale des personnes hanicapées). « Les personnes durablement atteintes par un handicap le seront bientôt officiellement pour la vie ». Pour l’obtenir, il faut adresser un dossier à la MDPH de votre département. Il comprend, un formulaire d’informations, un certificat médical, une pièce d’identité, un justificatif de domicile, un RIB et un avis d’imposition. Une fois le dossier évalué, il est rejeté ou accepté par la MDPH. La procédure prend environ 4 mois. Les personnes qui bénéficient d’une reconnaissance n’ont pas l’obligation juridique d’en informer leurs employeurs.

L’accès à des droits spécifiques

La RQTH permet notamment d’ouvrir des droits à l’insertion professionnelle, le maintien dans son emploi, l’orientation vers des apprentissages spécialisés et des formations, d’accéder à la fonction publique par des concours aménagés. Elle permet aussi des aménagements de poste et d’horaires de travail. Les entreprises publiques et privée peuvent bénéficier d’aides pour faciliter l’emploi des travailleurs handicapés reconnus. Elles ont l’obligation légale d’avoir au moins 6% de travailleurs handicapés dans leurs effectifs.
La reconnaissance de travailleur handicapé ne donne pas droit à une pension d’invalidité. Cette dernière est octroyée par l’Assurance Maladie suite à une maladie invalidante ou un accident non professionnel. Elle est attribuée à toute personne dont les capacités de travail sont réduites d’au moins 2/3. En revanche l’Assurance Maladie peut accorder une reconnaissance de qualité de travailleur handicapé.

Source FR3.

Haute-Savoie : le parcours du combattant de Fabienne pour retrouver un emploi malgré son handicap… Vidéo…

Retrouver le chemin de l’emploi relève souvent du parcours du combattant pour les personnes en situation de handicap.

En Haute-Savoie, Fabienne Neige participe à un stage pour préparer un diplôme de secrétaire.

Elle raconte son long combat pour y parvenir.

Le taux de chômage des personnes en situation de handicap se situe à 19%. / © France 3 Alpes

Accepter son handicap, vivre avec et s’y adapter. Un long parcours pour les adultes en situation de handicap. Et une fois la sidération passée, les questions se bousculent. “On se demande ce que l’on va faire. Quelle est la suite pour moi ? Est-ce qu’il y a encore une place pour moi quelque part ?”, se demande Fabienne Neige. La jeune femme prépare un diplôme de secrétaire avec la Ligue pour l’adaptation du diminué physique au travail (Ladapt) à Evian-les-Bains, en Haute-Savoie.

Avec une soixantaine d’autres participants, elle est inscrite à un stage organisé par l’association pour préparer un diplôme dans le tertiaire. Secrétaire, comptable, métier du tourisme… Toutes sont en reconversion professionnelle pour retrouver un emploi compatible avec leur handicap. En France, le taux de chômage chez les personnes handicapées est de 19% contre 9% pour le total de la population active.

Grâce à ces 18 mois de formation, Fabienne a retrouvé confiance en elle et prépare son retour dans le monde du travail. Elle fait partie des 80% d’adultes dont le handicap est dit invisible. Si son handicap est invisible, le tabou demeure.

“C’est un tabou”

“Aux yeux des employeurs, ce n’est pas évident. On ne sait pas si on doit le dire ou pas. Si je le dis, il pourrait imaginer que je ne suis pas capable, que je vais l’embêter, que je vais être malade tout le temps… Alors qu’il y a plein de façons d’être handicapé. C’est un tabou, il y a encore beaucoup de travail à faire pour se sentir comme tout le monde malgré tout”, estime la jeune femme.

Toutes les participantes à la formation ont leur parcours avec des lombalgies très sévères, des cervicales fragiles ou des problèmes psychologiques. Elles sont reconnus personnes handicapées, ce qui n’est pas toujours facile à assumer, surtout quand on a été très active. “Il faut accepter que l’on soit diminuées physiquement, c’est très dur. Je n’ai jamais exercé dans le bureautique, c’est tout nouveau pour moi. Et la nouveauté, quand on a un certain âge, ça fait peur. La peur de ne pas retrouver du travail derrière”, ajoute Fabienne Neige.

Hormis ce dispositif, de nombreux moyens d’information ont été mis en place par le ministère du Travail pour permettre aux personnes en situation de handicap de s’informer sur leurs droits. Selon les statistiques de Ladapt, 70% de leurs stagiaires retrouvent un emploi dans les deux ans. Mais la première chose qu’elles retrouvent ici, c’est la confiance. Qualité primordiale dans le monde du travail.

Source FR3.

Handicap invisible: en parler ou pas, un dilemme pour des salariés…

“Un employeur m’a dit, c’est une connerie, ça n’existe pas ta maladie” !

Handicap invisible...

Comme Victoria, une majorité de travailleurs handicapés souffrent d’un handicap dit invisible et craignent parfois d’en parler pour ne pas subir l’incompréhension de collègues ou de recruteurs.

Traumatisme crânien, surdité, troubles bipolaires, problèmes de dos… Le handicap invisible qui par définition n’est pas apparent recouvre un large spectre.

Huit personnes en situation de handicap sur dix en sont atteintes, selon l’Association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (Ladapt).

“On peut être touché d’un handicap invisible à la suite d’un cancer, d’un accident de la route, parce que le travail vous a abimé… Il y a aussi toutes les maladies psychiques”, explique à l’AFP Kristel Hamon, directrice de la communication de l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées (Agefiph).

Cette réalité est au coeur de la semaine pour l’emploi des personnes handicapées qui s’ouvre lundi. Objectif: sensibiliser à des situations méconnues, dans un contexte de fort taux de chômage des travailleurs en situation de handicap, plus de deux fois plus élevé que la moyenne nationale (environ 18% contre 8,6%).

Pour Françoise Descamps-Crosnier, présidente du comité national du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP), les handicaps invisibles sont “souvent ignorés et incompris”, et génèrent de “l’exclusion dans les parcours de formation et d’insertion”.

D’où la difficulté d’en parler. “On n’entame pas la relation de travail par ça. Mais la question se pose, surtout lors de l’entretien d’embauche”, affirme Kristel Hamon.

Victoria Lahouel, 27 ans, qui souffre d’hypersomnie, un trouble caractérisé par une somnolence excessive, a connu l’exclusion qui peut en découler. Après des années “de galère”, elle a décroché un poste d’hôtesse de caisse en CDI dans un supermarché de Châtillon (Hauts-de-Seine). Elle a parlé de son handicap invisible tout au long de sa recherche d’emploi, essuyant des remarques discriminatoires.

“Une fois, un employeur m’a dit +c’est une connerie, ça n’existe pas ta maladie+; j’ai dû le lui prouver avec un document officiel”, déplore-t-elle.

“Certains ont compris, d’autres non”

L’incompréhension suscitée par le handicap invisible peut s’expliquer par l’absence de consensus sur ce qu’englobe cette expression, selon Sabine Lucot, de la Fondation des amis de l’atelier. Surtout, “deux personnes qui souffrent de la même pathologie ne vont pas avoir les mêmes besoins”, souligne-t-elle.

En raison de son handicap, Victoria Lahouel est autorisée à prendre plusieurs pauses quotidiennes de trente minutes. Face à ses collègues, qui n’ont droit qu’à quinze minutes de pause deux fois par jour, elle s’est sentie obligée de justifier cet “avantage”. “Certains ont compris, d’autres non”, relève-t-elle.

Les préjugés ont la peau dure: seuls 21% des salariés considèrent qu’un travailleur souffrant d’un handicap lié à des troubles cognitifs est “plutôt facile” à intégrer dans une entreprise, selon le dernier baromètre Handicap IFOP Agefiph.

Pour autant, Eztitxu Albitsur estime qu’il est important de parler de son handicap en milieu professionnel. Actuellement en recherche de fonds pour un projet de thèse en kinésithérapie, cette jeune femme de 34 ans souffre d’une hémiplégie du côté gauche qui, à force de soins, ne se voit plus.

“Il faut en parler pour se protéger, mais aussi pour prévenir les autres. Si on ne le fait pas, tôt ou tard, cela va finir par se manifester”, fait-elle valoir.

Source OUEST FRANCE.