Un nouveau club d’athlétisme au Mans pour soutenir les enfants amputés…

Un nouveau club d’athlétisme va être lancé à la rentrée prochaine au Mans par l’ancien champion de France Mohamed Serbouti.

Ce club sera en partenariat avec l’association “Lames de joie”, qui équipe des enfants amputés en lames de carbone pour qu’ils puissent marcher et courir.

De gauche à droite : Vincianne Cussot, Damien Veillon, Inaya et Mohamed Serbouti

 

A la rentrée prochaine, il y aura un nouveau club d’athlétisme à l’île aux sports au Mans. Une initiative de l’ancien champion de France Mohamed Serbouti, en partenariat avec l’association “Lames de joie” qui équipe des enfants amputés en lames de carbone pour leur permettre de marcher et courir.

Ce club s’appellera “Inaya Athlétisme“, du nom de la première enfant équipée par l’association. “Quand on m’a proposé, j’ai dit oui directement. Je suis impressionnée de savoir que le club aura mon nom, je suis heureuse, ça me fait bizarre aussi“, raconte la fillette de 12 ans, présente pour la présentation du projet.

Aujourd’hui, le sport peut s’associer à des valeurs associatives, solidaires, pour donner conscience aux gens que les valeurs c’est plus important que n’importe quoi“, explique Mohamed Serbouti, qui sera entraîneur au club. “Tu peux être champion, mais derrière, si tu n’as pas de valeurs, tu mourras et tu n’emporteras rien avec toi.”

25.000 euros de lames de carbone

Une lame de carbone coûte 2.500 euros, l’Inaya Athlétisme se donne comme objectif d’en financer 10 dans l’année. La licence coûtera 130 euros à l’année, à chaque fois 20 euros seront reversés à l’association.

Sept à huit lames seront financées par nos partenaires privés, nous allons aussi mener des actions au travers de la promotion de l’association et des collectes de dons”, précise le président du club, Damien Veillon.

Le logo de l’association sera également affiché sur les maillots, ce qui a son importance : “c’est un soutien qui nous permet de nous faire connaître, pour qu’aucun enfant qui en aurait le besoin ignore que nous sommes à leur disposition“, ajoute le secrétaire de “Lames de joie.”

Objectifs sportifs

Sportivement, l’Inaya Athlétisme se veut également ambitieux : remporter 50 courses la première année et d’ici deux à trois ans atteindre le podium des championnats de France d’Ekiden, un marathon en relais. Pour cela, le club pourra s’appuyer sur un autre grand nom : Vincianne Cussot, triple championne de France de cross par équipe.

Une journée portes ouvertes sera organisée à l’île aux sports le 3 juillet entre 9h et 13h. L’occasion également de découvrir son école de formation pour les enfants, la “M Serbouti Academy”, en partenariat avec la chaîne de restauration rapide Mc Donald’s.

Source FRANCE BLEU.

CARTE : A Nice les handicapés accèdent à la mer grâce aux “handiplages”…

A Nice la plage de Carras et celle du Centenaire sont équipées pour permettre la baignade à des handicapés.

Les handicapés et leurs familles goûtent les joies de la mer et une forme de normalité.

Handiplage de Carras

 

Une chape de béton a été coulée sur les galets pour permettre d’accéder à la plage puis à l’eau. Des plagistes expérimentés, des “handiplagistes” assurent l’accueil et le bon déroulement des baignades.  Grâce à des fauteuils amphibies adaptés, les “tiralos” les personnes à mobilités réduites peuvent descendre dans la mer et retrouver une certaine normalité.

Handiplage de Carras à nice

“C’est un peu comme un deuxième baptême”

Zina Iéna fait partie de la communauté russe de Nice. Elle est a Nice depuis 10 ans et c’est la 1ère fois qu’elle se baigne. Au moment de son entrée à l’eau, encadrée par les handiplagistes, son sourire est lumineux. “Les mots me manquent, c’est comme un second baptême! je remercie tout le monde“. Ses deux filles l’accompagnent et apprécient beaucoup cet accès à la mer rendu possible pour les personnes à mobilité réduite.

Zina plonge pour la 1ère fois, entourée de sa fille et de 3 handiplagistes

“Alerte à Malibu” à la mode niçoise pour Marie Laure

Marie Laure vient chaque année, elle est ravie de retrouver “son” personnel d’accueil, les handiplagistes! “_Quand on est dans l’eau on nage à notre guise_. et quand on a fini on les appelle et ils arrivent. regardez ils sont bâtis comme des barraques! vous avez vu comme ils sont bien faitson dirait Alerte à Malibu! rigole-t-elle. Marie-Laure souligne que des sanitaires adaptés ont été installés. Cela rajoute à son bonheur de venir le plus régulièrement possible grâce au tram. Elle ajoute avec malice avant de se baigner “il faut que l’eau soit hyper chaude. c’est normal je suis pénible, je suis niçoise!!!

Handiplagiste sur le site de Carras

Les Handiplagistes s’adaptent à tous les handicaps

Des handiplagistes sont missionnés pour aider des personnes en situation de handicap puis les aider à accéder à l’eau et les aider à en sortir.  Jules Mosser est de ceux là et il s’occupe avec enthousiasme des handicapés sur la plage, et il ne cache pas son plaisir de retrouver “ses” habitués. “On essaye de s’adapter à tout type de handicap. Quand on débute dans le métier on veut aider tout le monde, tout le temps. sauf qu’en fait à la fin quand ils ont besoin de nous ils nous le disent très vite  Ils disent “j’ai besoin de vous pour ça et ça” . S’l n’ont pas besoin de nous on va les embêter plus qu’autre chose, _il vaut mieux leur laisser un maximum d’autonomie”_.

Un soulagement pour les aidants et les proches

C’est à la fois une libération et un soulagement très profond pour Patrick. Il accompagne son fils lourdement handicapés. Et toute la famille  peut enfin goûter à des moments de normalité et de joie. “Sur une plage avec galets on pourrait pas le porter et prendre le risque de _le mettre à l’eau nous-même c’est trop dangereux_. Là c’est sécurisé. ça se passe bien…et il y prend goût. Il en faudrait plus! les week-end ou les périodes de vacances ce n’est pas très confortable” il y a du monde mais il insiste pour rendre hommage aux handiplagistes.”

Jacques un habitué descend à l'eau accompagné de Fabien un handiplagiste

Récit d’une descente à l’eau

Jacques est mal voyant et il a des problèmes d’équilibre. Accompagné de Fabien un handiplagiste ils descendent tout les deux à l’eau grâce à un chemin aménagé. “C’est juste une baignade. Ils  m’accompagne pour la mise à l’eau ils m’aident, il me laisse tranquille et ils m’aident pour remonter. _Dans l’eau je suis autonome_.” Fabien ne cache pas son admiration. “Pour lui les habitués sont motivés comme jamais et certains vont jusqu’au bouées de 300 mètres et rien que cela c’est très impressionnant“.

“Je nage à la vitesse de certains valides”

Avec un équipement nécessaire on peut nager comme n’importe quel valide. “Je nage à la vitesse de certains valides. quand j’ai des amis qui sont libres on se fait parfois des sorties entre nageurs expérimentés.

Frédéric un nageur habitué de la plage de Carras

Céline Bretin chef de service sur le handicaps à la direction de la cohésion sociale et de la solidarité  nous le confirme “_On ne réserve pas c’est gratuit !_” ” On ne présente pas de justificatif., car on peut être une personne âgée avec des difficultés sans être reconnu handicapées. A partir du moment où la personne a besoin d’accompagnement on est là! C’est aussi un espace convivial“.

Le dispositif est éphémère. Habituellement les dalles de béton sont détruites après la saison (normalement la loi littoral interdit les dalles en béton sur la plage. Mais la préfecture a accepté de laisser le dispositif pour 18 mois supplémentaires afin que les handicapés puissent continuer à profiter de la plage. L’idée pour le préfet c’est de concilier Loi littoral et accessibilité!”

Les dispositifs sont mis en place du 5 juin au 15 septembre à la plage de Carras et à partir du 1er juillet à la plage du centenaire.

Les associations d’handicapés comme “Accessibilité pour tous” reconnaissent pour leur part une étape sur le chemin d’une plus grande accessibilité. Néanmoins elles rappellent que l’accessibilité pour tous dans les lieux publics est inscrite dans la loi sur le Handicap de 2005. Les plages peuvent en faire partie.

Dans les Alpes-Maritimes d’autres municipalités ont mis en place des installations adaptées pour permettre l’accès à la mer pour les handicapés.

Source FRANCE BLEU.

 

LA REUNION – Coronavirus : un numéro vert pour les personnes handicapées et leurs aidants…

Prévu pour le 1er janvier 2022, la mise en service du numéro vert a été anticipée et adaptée au contexte de la crise sanitaire.

L’objectif : répondre aux besoins des personnes en situation de handicap les plus isolées et prévenir les situations de rupture.

Coronavirus : un numéro vert pour les personnes handicapées et leurs aidants. Fauteuil handicapé anonyme

 

A La Réunion, la communauté 360 Covid est mobilisée pour écouter et orienter les personnes en situation de handicap et leurs aidants. Un numéro vert est désormais en service pour cela : 0800 360 360. Il vient ainsi compléter les dispositifs déjà mis en place.

Des solutions adaptées aux besoins

Les personnes concernées peuvent ainsi échanger avec des professionnels spécialisés qui pourront évaluer leur situation et proposer des solutions en réponse aux besoins identifiés. L’appelant est orienté vers une équipe de conseillers située à La Réunion.

Cette plateforme téléphonique permet de répondre à de nombreuses questions notamment :

  • Vous êtes en situation de handicap, vous n’avez plus de solution d’accompagnement ou de soins en raison de la crise ?
  • Vous êtes un aidant, vous avez besoin de soutien, et vous ne trouvez pas de relais ?
  • Vous avez besoin d’appui pour reprendre vos activités habituelles ?
  • Vous accueillez un enfant en situation de handicap confié à l’aide sociale à l’enfance, la situation s’est dégradée en cette période de crise sanitaire ?
  • Aucun de vos relais habituels ne peut répondre à vos difficultés ?

Une solution est ainsi construite avec la personne et toutes les compétences nécessaires mobilisées.

Une équipe de conseillers située à La Réunion

La communauté 360 à La Réunion a été mise en place par l’ARS en concertation avec le conseil départemental et la Maison Départementales des Personnes Handicapées, et portée par l’ALEFPA, l’Association Laïque pour l’Education, la Formation, la Prévention et l’Autonomie.

Des experts des associations de personnes, d’établissements et services médico-sociaux, de l’hôpital, des professionnels de santé de ville, de l’école, des entreprises, de la mairie, des services publics ou des citoyens, y prennent part.

Cette communauté de professionnels a été déployée durant l’épidémie de Covid accompagner les personnes en situation de handicap les plus isolées et prévenir les situations de rupture. Elle propose ainsi du soutien aux aidants, un appui à la continuité scolaire, un soutien psychologique ou encore des informations sur le Covid.

Source FRANCE INFO.

Autisme et habitat inclusif, le long chemin…

À côté de Montpellier, la MIA, Maison inclusive pour autistes, ouvre la voie de l’habitat inclusif pour jeunes adultes autistes déficitaires.

Elle est le fruit de l’engagement entrepreneurial d’une mère, déterminée à créer un modèle économique hybride incluant la dimension formation.

Récit d’un parcours engagé. 

Fabienne Such, fondatrice de la Maison inclusive pour autistes à côté de Montpellier.

Fabienne Such, fondatrice de la Maison inclusive pour autistes à côté de Montpellier.

 

Elle a porté et porte encore le projet à bout de bras. Et elle est pionnière dans la démarche… Fabienne Such est la mère d’Adrien, jeune autiste non verbal de 25 ans, diabétique insulinodépendant. Cette professeure des écoles, diplômée d’un DU Autisme et d’un DU troubles des apprentissages et du neuro-développement, s’est transformée en entrepreneuse quand elle a compris qu’elle ne trouverait pas de solution d’accompagnement et de prise en charge adaptée pour son fils.

En 2015, une étude estimait à 340 (a minima) le nombre de personnes autistes dépourvues de solution d’accueil en Languedoc-Roussillon. Une carence encore plus forte pour les adolescents en sortie de vie scolaire et les jeunes adultes. Alors Fabienne Such a décidé de créer elle-même cette solution : un dispositif innovant et durable d’habitat inclusif pour un accompagnement social et professionnel de personnes adultes autistes.

Pérennité et gouvernance

Le chemin pour faire naître son projet est passé par la création de l’association ASF34-Col’Oc Autisme, « pour réfléchir à une alternative », se souvient-elle. Rapidement, Fabienne Such s’intéresse au modèle de la Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) dans le champ de l’économie sociale et solidaire.

« Quand vous êtes présidente d’une association, vous êtes déjà entrepreneure – sans salaire – et le jour où vous quittez le navire, personne ne veut votre place. Dans le secteur du handicap, ce sont souvent des associations de parents ou de professionnels, les personnes ne se forment pas et s’épuisent. La première raison de passer par une Scic, c’était de créer une structure pérenne avec un projet économique viable. La seconde, c’est que nous ne voulions pas vivre ce qu’on avait connu en établissements médico-sociaux : les professionnels voulaient que leur avis soit entendu, que les gens qui votent le budget soient sensibilisés à la cause et aux besoins, que les parents n’aient pas qu’un avis consultatif mais un droit de vote. La Scic offre cette gouvernance de toutes les parties prenantes. »

Son projet est accompagné pendant dix-huit mois par Alter’Incub, l’incubateur régional d’innovation sociale de l’Union régionale des Scop à Montpellier.

« La valeur ajoutée d’Alter’Incub, c’était de m’accompagner dans la réflexion sur le modèle économique, sur le benchmarking ou le business plan », souligne Fabienne Such.

Aujourd’hui, la Scic Autisme Inclusion Services Formation compte 25 sociétaires et quatre collèges au conseil d’administration : professionnels, bénéficiaires, partenaires et garants porteurs de projet.

« La spécificité de ce projet d’innovation sociale, c’est de vouloir sortir d’un système de financements publics pour aller vers un modèle hybride, de mieux utiliser les financements et de créer un modèle marchant avec la formation. La Maison inclusive pour autistes (MIA, ndlr) a rencontré engouement et adhésion, et aujourd’hui, c’est l’Urscop qui les accompagne », observe Théo Cousyn, délégué régional innovation chez Alter’Incub.

Le pied à l’étrier

Depuis 2019, la MIA ouvre la voie de l’habitat inclusif pour autistes déficitaires. À Saint-Gély-du-Fesc, à côté de Montpellier, elle accueille cinq jeunes adultes autistes déficitaires en colocation, accompagnés par une équipe de six éducateurs. Les familles n’ont pas de reste à charge : un jeune autiste perçoit globalement 1.150 euros d’aides et allocations, et paie 900 euros/mois tout compris pour la location. La Scic emploie quatre salariés en CDI à temps plein et six salariés chez son partenaire d’aide à domicile.

L’approche globale du projet prévoit d’accompagner les jeunes autistes vers l’emploi en les faisant intervenir dans des entreprises locales. L’association ACE de Pic (120 commerçants et entrepreneurs du Pic Saint-Loup) a déjà signé une lettre d’engagement pour les accueillir quand ils seront prêts.

« Nous sommes très sensibles à la RSE, à ce qui permet de donner du sens à notre travail, et nous ne voulons pas être en marge du volet handicap de la loi PACTE, donc nous soutenons cette démarche. Les jeunes pourront suivre des stages dans un restaurant, la grande distribution ou les entreprises de services. L’objectif, c’est de leur mettre le pied à l’étrier », déclare le président de l’association, Chaouki Asfouri.

Un centre de formation intégré

La Scic perçoit un forfait habitat inclusif (60.000 euros pour un an) dans le cadre d’un contrat Fonds d’intervention régional de l’ARS. La Fondation Orange, la Fondation Autisme France et Autistes sans Frontières National soutiennent la mise à disposition de mobilier et de matériel éducatif et pédagogique pour les colocataires de la MIA.

Mais l’équilibre du modèle économique – « complexe », pointe Fabienne Such – repose aussi sur les ressources provenant de diverses activités que la Scic propose : « Nous vendons des prestations d’accompagnement en mobilisant les salariés d’Autisme Inclusion pour animer des projets comme les cafés-parents, les cafés Asperger ou la mise en place de projets personnalisés, etc. pour ASF34-Col’Oc Autisme, Solidarité Autisme LR ou nos partenaires ».

Mais surtout, le projet faisant appel à une connaissance fine des spécificités neuro-développementales de l’autisme ou à des méthodes de communication et d’enseignement spécifiques, la Scic comprend un centre de formation certifié (une formatrice salariée et des vacataires) à destination du personnel de la MIA ou d’autres établissements, mais aussi des proches et aidants.

« Cela permet par ailleurs d’offrir du travail à des personnes autistes, et nous proposons des formations sur ce concept d’habitat inclusif, innovant en France, ce qui contribuera à équilibrer le budget », ajoute la gérante de la Scic.

Car le projet vise l’autofinancement, et Fabienne Such veut essaimer sur d’autres territoires afin de multiplier les réponses adaptées à l’autisme : « Nous ouvrirons une deuxième maison en juillet 2021 à Prades-Le-Lez, avec cinq autistes déficitaires et trois autistes de profil Asperger. L’équilibre financier ne peut être atteint qu’à partir de deux habitats. En ouvrant cette deuxième maison, nous créerons douze emplois, et il nous sera alors possible de mutualiser des ressources humaines entre les deux MIA ».

Habitat inclusif et bailleurs sociaux

Pour l’heure, la Scic loue les maisons à des bailleurs privés. Mais Fabienne Such a déjà en tête l’étape suivante : faire entrer les bailleurs sociaux dans la danse. L’habitat inclusif s’articule autour d’un projet de vie sociale et partagée, dont l’objectif est de favoriser le vivre-ensemble pour limiter le risque d’isolement de publics fragiles et qui, seuls ne pourraient accéder à un logement.

« Passer un accord d’intermédiation locative avec un bailleur social nous permettrait d’accéder à des loyers encadrés. On est en discussion avec certains », explique Fabienne Such, déterminée. Notamment avec Croix-Rouge Habitat, où Corinne Archer, responsable Développement solidaire, confirme les difficultés du concept : « Le déploiement des opérations nécessite de lever les nombreux freins existants pour le montage immobilier : aides à la pierre complémentaires pour financer les adaptations, l’investissement et la gestion des espaces communs, adaptation de la réglementation des attributions inadaptée à ces formules, ouverture au parc existant, sécurisation dans la durée des opérations via le financement pérenne du projet de vie sociale, etc. Mais nous réfléchissons à investir dans des projets d’hébergement de personnes autistes, c’est un souhait, et nous envisageons d’accompagner Fabienne Such pour la création d’autres Maisons inclusives ».

Source LA TRIBUNE.

Ni asociale, ni sociopathe, je suis “seulement” autiste Asperger…

Oubliez le glam: je n’ai pas de talent particulier. Asperger sans les paillettes.

Ni asociale, ni sociopathe, je suis "seulement" autiste Asperger

Je vis à une époque formidable où l’informatique me sauve: je bénis le prélèvement automatique, sans lequel je croulerais sous les rappels d’impayés, je suis fan des prises de rendez- vous par internet, des mails, des sms, qui m’évitent des heures d’angoisses avant de réussir à passer un appel, je voue un culte au e-shopping qui me permet de consommer sans sortir ou presque de chez moi…

 

AUTISME -Il était environ vingt heures trente. Nous venions de finir de manger, je débarrassais la table, en commençant comme chaque soir par ce qui se jette, puis ce qui retourne dans le frigo, puis ce qui se lave. Je venais de clipser le compartiment de la pastille de lavage lorsqu’il m’a dit:

″- Maman, il me faut mon carnet de santé pour demain.”

J’ai senti le petit pincement au plexus alors que je rabattais la porte du lave-vaisselle: la panique.

Il n’y a encore pas si longtemps, cette demande soudaine m’aurait collé des sueurs froides. J’aurais retourné la maison, vidé les tiroirs, regardé sous les lits.

Mais pas cette fois. Sur l’étagère du bureau, j’ai pris la boîte posée exactement à l’angle droit qu’elle forme avec le mur, j’ai récupéré ledit carnet, et l’ai tendu triomphalement.

Mon fils, je l’ai trouvé en moins de 4 minutes, presque sans ulcère. Tu ne sais pas ce qu’il m’en a coûté d’années de lutte contre mon double maléfique, bordélique, procrastinateur (il y a un monstre qui se cache tout au fond de moi, je le sais).

Bordélique?

Le bazar que je laisse derrière moi et que je peine à contenir, est devenu une légende (“Range ta chambre”). De même que ma maladresse (“Mais fais un peu attention!”), ils constituent mes principaux défauts, plus ou moins tolérés par mes proches. Selon, je suis paresseuse, bordélique, distraite, étourdie… Je laisse derrière moi de petites pyramides d’objets hétéroclites superposés en un équilibre précaire, prêtes à dégringoler, entraînant dans leur imminente chute les petites pyramides voisines disséminées un peu partout.

J’ai parfois des fulgurances d’hyperactivité épuisantes au cours desquelles, armée d’un sac poubelle, d’une brassée de cintres et d’un aspirateur, j’arrive à redonner figure humaine à une pièce. J’en ressens un apaisement réconfortant, puis, insidieusement, je recommence à semer, un courrier, une tasse, un pull, un flacon, des lunettes, sur un meuble, sur le sol, sur la table, petits amas de vie quotidienne qui s’accumuleront tant que l’anxiété m’empêchera de les ranger (tu es paresseuse). Tout ça attendra un jour meilleur où mon âme allégée trouvera le moyen de s’y mettre (“Tu n’as aucune volonté”). Parfois, c’est un courrier à caractère urgent qui se glisse parmi mes piles, que je prends bien soin d’enfouir hors de ma vue…

Je vis cependant à une époque formidable où l’informatique me sauve: je bénis le prélèvement automatique, sans lequel je croulerais sous les rappels d’impayés, je suis fan des prises de rendez- vous par internet, des mails, des SMS, qui m’évitent des heures d’angoisses avant de réussir à passer un appel, je voue un culte au e-shopping qui me permet de consommer sans sortir ou presque de chez moi… Ces nouvelles technologies qui effraient, accusées de couper le contact avec le monde, me sont indispensables pour y vivre (il y a un monstre qui se cache tout au fond de moi, je le sais).

Asociale? Je l’ai longtemps pensé

Timide et réservée, silencieuse, un peu stupide. Maladroite. Lente (“Mais dépêche-toi un peu!”).

Pas franchement bizarre, mais un peu à part. Sur les photos de classe, je ne souris pas.

J’ai quelques amis d’enfance dans mon quartier. Ça devient plus compliqué en grandissant, je ne comprends pas les gestes, les intentions. Je passe vite soit pour une idiote, ou pour une fille trop sérieuse. Qui comprend trop vite, et à la fois, d’une lenteur exaspérante. Le soir, avant de faire mes devoirs, mille choses futiles m’absorbent et calment un peu mon anxiété. Certains professeurs s’arrachent les cheveux: a des capacités, mais ne participe pas. Doit participer davantage (“Dis-le si tu ne comprends pas! Parle!”).

À l’école, je ne suis pas la fille la plus populaire. Moi, je veux qu’on m’aime. Je veux plaire comme plaisent les autres filles. Comme Lily.

Jolie, toute simple et souriante, riant aux éclats à la moindre occasion, charmante et aimée de tous. C’était comme ça que je voulais être. Lily m’aimait bien, nous passions beaucoup de temps ensemble, j’avais tout loisir de l’observer, et d’apprendre.

Sourire comme elle. Aimer ce qu’elle aimait. Adopter ses goûts, ses opinions, son langage, ses attitudes. C’était si simple de devenir une autre, qui savait se montrer agréable, sociable, se faire aimer (“Mais souris bon sang!), de laisser derrière moi un vieux costume poussiéreux, et porter, désormais, les habits tout neufs et légers empruntés à une autre.

Ce que je me suis forcée à être, j’ai fini par le devenir. Lily fut mon premier modèle, il y en eut d’autres. Dans un groupe, je repérais celle qui était appréciée, qui avait du succès, qui séduisait. Toutes ont joué un rôle dans la construction de mon personnage, que j’ai appris à composer, à modeler, à affiner. Petit à petit, cadenassée, ma voix s’est éteinte, laissant la place à celles que j’avais voulu être. Tellement plus intéressantes. Nettement plus adaptées.

Cependant, la méthode a ses failles. Certaines situations m’échappent. Comme un script où des lignes manquent, je ne sais pas toujours comment jouer la scène. C’est alors que, parfois, je réapparais… Vous me reconnaitrez: je suis gauche, maladroite, mal à l’aise, fuyante, perdue. Je rougis. Je suis silencieuse, timorée, ou bruyante et volubile. Je souris bêtement ou n’ai aucune réaction. Une nécessité vitale me poussera à m’isoler pour me contenir, pour échapper à un monde pas fait pour moi (il y a un monstre qui se cache tout au fond de moi, je le sais).

J’ai plus que jamais la plus grande admiration pour ceux qui savent être eux-mêmes aisément, sans effort, sans prétention. Qui vivent sans cette sensation d’imposture. Est-on condamné à être soi-même? Peut-on choisir? À qui parlez-vous? Qui croyez-vous connaître? Qui suis-je?

Je suis la fille que tout le monde aime bien. Celle qui s’adapte à tous les contextes, famille et amis, boulot… Je cumule à moi seule les qualités de chacun de mes modèles.

Je suis un caméléon.

Sociopathe? Évoqué…

Balayé. Je n’imite pas les émotions, je les ressens même avec une intensité absurde. Des accès de joie qui font monter des larmes, des accès de rage dont les portes se souviennent (“Fais-toi soigner!”). Dans une même journée. Au cours d’une même heure.

J’en ai tout de même tiré quelques avantages. Devenue une mosaïque de personnalités diverses, chaque petite pièce destinée à recouvrir une image mal aimée, je suis aujourd’hui la personne la plus tolérante que je connaisse, incapable de juger. Avec le temps, j’ai appris à prendre de la distance avec les opinions des autres, mais malheureusement pas toujours à avoir la mienne propre. La plupart du temps, je n’ai pas vraiment d’avis.

Seuls ceux qui voient mes failles, qui sentent la supercherie, ne savent pas quoi, mais quelque chose, confusément, les dérangent. Ceux-là ne m’apprécient pas beaucoup. Leur clairvoyance m’oblige à sortir du bois, et je me retrouve sans arme (il y a un monstre qui se cache tout au fond de moi, je le sais).

Il n’y a cependant un endroit, une place où jamais je ne triche. Où rien ni personne ne joue ni ne parle à ma place. Dans les bras de mes amants, c’est bien moi qui frémis…

C’est de trois petites initiales, un beau jour, que la lumière est venue: TSA. Trois petites lettres que j’avais tellement eu de mal à cacher, ensevelies sous les années. En rajoutant beaucoup de lettres, on obtient trouble du spectre de l’autisme.

Oubliez le glam: je n’ai pas de talent particulier.

Ne m’invitez pas au casino, je ne compterai pas les cartes et je ne sais pas combien il y a d’allumettes dans cette boîte. Asperger, sans les paillettes.

Mon fils, tu vois, je savais bien qu’un monstre était caché au fond de moi. J’ignorais simplement, jusqu’à ce jour, qu’il s’agissait d’un spectre.

Source Huffingtonpost.

Royan : Jben réalise un dessin sur la plage pour Autisme 17…

L’association a demandé à l’artiste de Beach Art de réaliser un dessin plage du Chay pour ses vingt ans.

Royan : Jben réalise un dessin sur la plage pour Autisme 17

 

Il y avait du monde samedi 26 juin au matin en surplomb de la plage du Chay, à Royan, pour voir l’artiste de Beach Art Jben à l’œuvre avec son râteau. L’intéressé a réalisé un dessin pour les vingt ans de l’association Autisme Charente-Maritime. « Il s’agit d’une cagouille, symbole de l’association depuis plusieurs années », précise la présidente d’Autisme 17 Yolande Brégowy.

Créée en 2001, cette association est composée de familles de personnes atteintes d’un Trouble du spectre de l’autisme (TSA), de professionnels de l’autisme, d’amis et de membres bienfaiteurs.

Plusieurs objectifs pour l’association

Les objectifs de l’association sont d’informer et former les familles et professionnels, défendre et représenter les familles auprès des administrations, apporter soutien et entraide aux familles, mener des actions en vue de créer les structures et services adaptés, participer aux instances en lien avec le handicap, et notamment la Commission des droits et d’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), développer des structures relais et des lieux de vacances et soutenir des actions de recherche scientifique.

Source SUD OUEST.

Une nouvelle classe de maternelle adaptée aux enfants autistes dans l’Yonne…

C’est une information France Bleu Auxerre : une nouvelle classe de maternelle adaptée aux enfants autistes va s’implanter dans l’Yonne à Rosoy, près de Sens, pour la prochaine rentrée.

 Une nouvelle classe de maternelle adaptée aux enfants autistes va ouvrir à Rosoy, dans l'Yonne, près de Sens. (Photo d'illsutration)

 

C’est une information France Bleu Auxerre : une nouvelle classe de maternelle adaptée aux enfants autistes va s’implanter dans l’Yonne à Rosoy, près de Sens, pour la prochaine rentrée. Un projet financé par l’Agence Régionale de Santé et l’Éducation nationale.

Sept élèves dans la future classe de maternelle adaptée aux enfants autistes de Rosoy

Sept enfants doivent être accueillis à terme en petite, moyenne et grande section de cette Unité d’Enseignement Maternelle Autisme (UEMA), la deuxième du genre dans l’Yonne après celle ouverte en 2017 à Auxerre, à l’école Saint-Siméon. Sept enfants encadrés par autant de professionnels : une enseignante spécialisée, des psychologues et psychomotriciens, des animateurs de la commune…

C’est l’Épnak, l’Établissement national Antoine Koenigswarter qui accueille des personnes en situation de handicap pour contribuer à leur insertion sociale et professionnelle, qui pilote l’opération dans l’Yonne. Pour son directeur adjoint, Dominique Beaujard, la mise en place de cette UEMA “va répondre à un besoin important des familles mais surtout des enfants. Il y aura un accompagnement quotidien, individuel ou collectif, sur le plan scolaire et éducatif, à chaque moment de la journée, pour pouvoir acquérir toutes les habilités sociales et prérequis de la maternelle.”

Un travail “très important” dixit Dominique Beaujard, qui permettra aux enfants autistes de “poursuivre leur scolarisation en milieu ordinaire ou avec des accompagnements spécialisés. On peut changer des trajectoires de vie en ayant une prise en charge précoce. Plus on commencera tôt, plus on pourra éventuellement donner la possibilité à des adultes autistes d’occuper des places différentes dans la société.

Ce projet d’UEMA dans la région de Sens a mis du temps à aboutir. Mais dès que les porteurs du projet sont allés toquer à la porte de la municipalité de Rosoy pour prospecter des locaux, cette dernière, par la voix de sa maire, Dominique Chappuit – également présidente des Maires ruraux de l’Yonne – a tout de suite dit oui comme l’explique le premier adjoint de la commune de 1 139 habitants, Luc-Henri Jolly : “Ils cherchaient une salle de classe depuis trois ans à Sens et aux alentours et sont ensuite venus nous voir, en nous expliquant que nos locaux convenaient en termes de disposition. On a donc accepté, parce que c’est comme ça que ça se passe à Rosoy !”

“C’était d’une évidence d’accepter, ça rend un service énorme à la population”

“On a toujours plutôt un bon accueil au fur et à mesure de nos visites sur les différentes municipalités, détaille Vincent Auber, directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen). Mais c’est bien la contrainte de locaux qui a toujours été réelle concernant la création d’UEMA. Sans oublier celle concernant l’équipe de professeurs : il faut qu’elle soit partante. Et puis, il faut être géographiquement bien placés. Ce qui est le cas avec Rosoy, qui va nous permettre, avec l’UEMA d’Auxerre, de bien mailler le territoire. L’objectif, c’est de mieux accompagner la prise en charge d’enfants dans le champ du trouble autistique, qui ont beaucoup de mal à s’exprimer, avec un trouble de la relation plus important que d’autres.”

Et le premier adjoint de Rosoy, Luc-Henri Jolly, de poursuivre : “On ne fait que prêter des locaux, ça ne nous coûte presque rien. C’était d’une évidence d’accepter, ça rend un service énorme à la population. J’ai lu partout que de nombreux parents de jeunes autistes devaient aller en Belgique pour scolariser leurs enfants parce qu’ils ne sont acceptés que là-bas ! Il y a un moment, il faut arrêter les conneries… Tout le monde veut que les enfants autistes soient accueillis à l’école, mais personne n’a envie de le faire chez soi ! On a donc pris le taureau par les cornes en se disant : ‘Allons-y !'”

Pour Rosoy, accueillir une Unité d’Enseignement Maternelle Autisme est une aubaine afin de gagner en compétence, souligne Luc-Henri Jolly. “Dans ce projet, on veut impliquer l’ensemble de nos personnels à la sensibilisation de l’autisme, annonce-t-il. Comme nos animateurs du périscolaire et du centre de loisirs. On aura trois ou quatre animateurs qui seront formés à ce sujet. On sera mieux préparés pour recevoir ce type d’enfant. Tout le monde y gagne parce qu’on va se retrouver avec un personnel impliqué et formé, ça nous rajoute une corde à notre arc tout en faisant une bonne action, sachant que ça va améliorer la qualité de service du centre de loisirs et du périscolaire.”

Selon nos informations, une autre classe adaptée aux enfants autistes va ouvrir à la rentrée prochaine à Laborde, près d’Auxerre, mais en élémentaire. Dans l’Yonne, l’autisme touche près de 3 500 personnes (700 000 en France), dont 500 enfants.

Source FRANCE BLEU.

Vaincre l’Autisme alerte sur la discrimination et la maltraitance des autistes…

Si l’autisme est reconnu comme un handicap depuis 1996, les personnes atteintes de ce trouble neurobiologique souffrent toujours de discriminations en France.

Les enfants autistes seraient trop souvent bafoués dans leur droit à la scolarisation et à un accompagnement adapté, selon le dernier rapport de Vaincre l’Autisme.

 

Vaincre l’Autisme alerte sur la discrimination et la maltraitance des autistes

 

Un « système verrouillé » et des « discriminations étatiques et institutionnelles » : dans son dernier rapport, l’association Vaincre l’Autisme alerte sur la situation difficile des personnes autistes en France.

Un diagnostic tardif, une prise en charge « inadaptée », un exil involontaire synonyme de « descente aux enfers » et de « maltraitance institutionnelle » : dans son rapport, paru la semaine dernière, Vaincre l’Autisme dresse un bilan accablant de la prise en charge de l’autisme en France à l’exemple du parcours réel d’un jeune autiste.

Une histoire qui « illustre l’ensemble des souffrances et des discriminations dont sont victimes les familles et les parents d’enfants autistes, qui sont isolées, abandonnées et manifestement délaissés par l’État français », selon l’association.

Premier problème identifié par Vaincre l’Autisme : une vision toujours « archaïque » de l’autisme. Longtemps considéré comme une pathologie psychiatrique – une sorte de psychose que l’on pourrait traiter à travers la psychothérapie – l’autisme est en vérité un trouble grave et permanent du développement, résultat d’un dysfonctionnement neurologique. Et ce n’est pas une affaire marginale : le nombre d’enfants autistes est estimé à une naissance sur 50 au niveau international, selon le rapport. La France compterait, elle, pas moins de 1,3 millions de personnes autistes.

Si l’autisme ne peut donc pas être guéri, de nombreux soins et thérapies existent pour traiter les différents troubles qu’il comporte, très différents d’une personne à l’autre. Il est en outre reconnu comme un handicap, donnant lieu à des besoins de prise en charge adaptée, explique Vaincre l’Autisme dans son rapport. L’intervention auprès d’un enfant autiste devrait notamment comprendre une évaluation des compétences et difficultés particulières de l’enfant, la mise en place d’un projet éducatif individualisé (PEI) et un travail d’inclusion scolaire.

Au niveau européen, la Commission européenne vient en outre d’adopter sa « Stratégie en faveur des droits des personnes handicapées 2021-2030 ». Son but : protéger les personnes handicapées contre toute forme de discrimination, leur assurer une égalité des chances et l’accès à la justice, à l’éducation, aux services de santé et à l’emploi.

Toutefois, le droit fondamental à l’éducation, que la loi française garantit également aux personnes handicapées, ainsi qu’à une prise en charge pluridisciplinaire des autistes serait trop souvent bafoué, fustige l’association. Depuis 2014, l’État français a été condamné cinq fois pour des manquements dans la prise en charge d’enfants autistes, notamment une absence de scolarisation ou d’accompagnement adapté, selon le rapport.

Les quatre « plans autisme » que l’État a successivement adopté depuis 2005 seraient en outre une « succession d’échecs », déclare Vaincre l’Autisme. Aujourd’hui encore, les personnes atteintes d’autisme seraient « les victimes constantes de discriminations » et de maltraitance, fustige l’association, et les efforts de leurs familles pour leur prise en charge un « parcours du combattant ».

La vie professionnelle des parents serait « forcément impacté par l’état de santé de leur enfant et par les nombreuses démarches administratives nécessaires pour la reconnaissance du handicap de leur enfant, l’ouverture de leurs droits sociaux et l’accès à la scolarisation » ainsi que la difficulté de trouver une solution de garde pour un enfant autiste. Souvent, les mères finiraient par abandonner leur emploi : « Entre des prises en charge libérales très coûteuses et une perte de revenu […], la précarité est une réalité pour beaucoup de familles », déplore l’association.

Face à ces défaillances, Vaincre l’Autisme revendique une série de mesures : tout d’abord, la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire et des « États Généraux de l’Autisme », ainsi que la réalisation d’études économiques et épidémiologiques sur l’autisme. L’association souhaiterait en outre voir développés et reconnus de nouveaux métiers ainsi que des prises en charge « innovantes » adaptées pour l’autisme.

Dans son rapport, l’association souligne enfin l’importance d’un recrutement « rigoureux » de professionnels « qualifiés dans le traitement et la gestion du trouble du comportement ». Quant aux pouvoirs publics, ceux-ci devraient enfin « reconnaître l’autisme comme un trouble neurobiologique et admettre ses besoins spécifiques » et mettre en place une législation adaptée à ces particularités.

Source EURACTIV.

 

 

Maintien chez soi, trottoirs et transports adaptés : un rapport de 80 pistes pour améliorer la vie des seniors…

Un rapport remis au gouvernement préconise 80 mesures pour aider les seniors à mieux vieillir, sans forcément passer par les maisons de retraite.

Parmi les pistes, des aides au maintien à domicile repensées et facilitées, des transports adaptés, ou davantage de bancs publics.

Le rapport préconise notamment des transports adaptés et davantage de bancs publics.

 

Des aides préventives pour adapter son logement avant de perdre son autonomie, des financements pour des “résidences seniors” à loyer modéré, un tissu urbain et des transports aménagés pour les personnes âgées : un rapport remis ce mercredi au gouvernement propose 80 mesures pour accompagner le vieillissement, sans forcément recourir aux Ehpad.

Permettre au plus grand nombre de “vieillir chez soi” implique “un logement adapté à ses fragilités présentes ou futures”, mais également un urbanisme et des transports permettant que “la vie à domicile ne se transforme pas en assignation à résidence”, résume auprès de l’AFP l’auteur de ce rapport, Luc Broussy, spécialiste de la “silver économie”, l’économie liée aux seniors.

Repenser et simplifier l’accès aux aides pour rester chez soi

Pour permettre aux seniors de rester vivre “chez eux”, Luc Broussy plaide pour un guichet unique d’aide aux travaux d’adaptation des logements, qui s’inspirerait du dispositif “Ma Prime Renov” pour les rénovations écologiques. Par ailleurs, pour lui, il faut “entièrement repenser” ces aides financières, actuellement accordées uniquement si la personne a déjà perdu beaucoup de son autonomie. Il faut plutôt privilégier la prévention, fait valoir le spécialiste, et entamer des travaux “en amont”, notamment pour éviter les chutes, qui provoquent chaque année des milliers d’accidents mortels.

Construire des résidences seniors accessibles aux personnes modestes

Vieillir “chez soi” peut aussi parfois passer par un “autre chez soi”, comme par exemple une résidence autonomie. Pour les développer et les rendre accessibles aux seniors modestes, il faut aider les organismes HLM à en construire, via des prêts bonifiés, mais également simplifier certaines règles d’urbanisme qui imposent, de manière “absurde”, que ces bâtiments soient dotés d’un parking ou d’un local à vélos.

Des transports, trottoirs et passages piétons adaptés

Le rapport insiste aussi sur la nécessité de faciliter la mobilité des seniors, ce qui passe par des trottoirs et passages-piétons mieux conçus, davantage de toilettes et de bancs publics, mais aussi des transports plus accueillants – les conducteurs de bus devraient ainsi être systématiquement formés à la fragilité des clients âgés, afin d’éviter par exemple les freinages trop brusques.

Le nombre de 75-84 ans va augmenter de 50% d’ici dix ans

Ces propositions arrivent alors que la question du vieillissement est souvent considérée dans le débat public sous le seul angle du très grand âge, des Ehpad et des services d’aide à domicile. Pour Luc Brousssy, cette question nécessite une “révolution culturelle” pour répondre aux besoins des 75-84 ans. Cette génération des baby-boomers est composée de “citoyens actifs” qui sont encore autonomes, mais “vont commencer à subir les premières fragilités”.

Le nombre de personnes dans cette tranche d’âge va augmenter de quasiment 50% d’ici la fin de la décennie, a souligné l’auteur, qui remet son travail ce mercredi matin aux ministres chargées de l’Autonomie, du Logement et de la Cohésion des territoires, Brigitte Bourguignon, Emmanuelle Wargon et Jacqueline Gourault.

Ces propositions arrivent également alors que le projet de loi “grand âge”, très attendu, n’a cessé d’être reporté en raison de la pandémie de coronavirus.

Source FRANCE BLEU.

“Un partage d’expériences” : la colocation entre jeunes et séniors fait des adeptes à Orléans…

Faire vivre sous le même toit un jeune chez un sénior, c’est le concept de la cohabitation intergénérationnelle.

Un dispositif solidaire qui se développe dans la métropole orléanaise. 21 logements proposent déjà une offre, dont neuf dans la ville d’Orléans.

Dans la métropole d'Orléans, 21 logements proposent une cohabitation intergénérationnelle

 

La première édition de la semaine nationale de la cohabitation intergénérationnelle s’achève ce vendredi. Organisée par COHABILIS, réseau de la colocation intergénérationnelle et de l’habitat partagé, l’initiative a pour but de valoriser le dispositif développé depuis 2014.

Dans la métropole d’Orléans, 21 logements proposent une offre de cohabitation intergénérationnelle. Neuf d’entre eux sont situés à Orléans, six à Olivet, deux à Saint-Denis-en-Val.

Le principe de ce mode de cohabitation est simple : toute personne de plus de 60 ans, propriétaire ou locataire, se propose d’héberger un ou plusieurs jeunes entre 18 et 30 ans, en échange d’une indemnité et/ou d’un engagement de présence régulier au domicile. Le dispositif, géré par la Maison de l’Habitat, permet aux uns de rompre la solitude, et aux autres d’avoir accès à un logement à moindre coût.

Cette semaine nationale a une résonance particulière cette année où la précarité des jeunes et l’isolement des séniors ont été exacerbés par la crise sanitaire.

Marie-Thérèse et Claire, colocataires à Olivet

Marie-Thérèse, 85 ans, héberge des jeunes depuis trois ans. Veuve, elle s’est retrouvée seule dans sa grande maison d’Olivet, où elle vit depuis 25 ans. Depuis septembre dernier, elle héberge Claire, bordelaise de 19 ans venue à Orléans pour ses études.

Avant de signer leur contrat de cohabitation, les deux femmes se sont rencontrées plusieurs fois, pendant l’été. Pour s’assurer que les profils de séniors et de jeunes soient compatibles, la Maison de l’Habitat fait  remplir un dossier, où chacun liste ses envies, notamment le genre de la personne avec qui il ou elle souhaite habiter. “Certaines années, c’était un peu plus difficile, au niveau des caractères”, conçoit l’octogénaire. “Mais il faut s’adapter.”

Pour Claire, la cohabitation avec une personne âgée est devenue une évidence. “Je n’avais pas envie de vivre seule, et je ne voulais pas non plus être avec quelqu’un de mon âge parce que j’avais besoin de calme.” Malgré un écart générationnel important, la jeune femme n’était pas inquiète. “Je m’entend bien avec les personnes âgées en général.”

“C’est un partage d’expériences” – Claire, étudiante

Pour l’étudiante, la cohabitation intergénérationnelle a aussi un avantage économique. Chaque mois, elle verse à Marie-Thérèse un loyer de 250 euros. “Si j’avais voulu un appartement à Orléans, ça m’aurait coûté le double”, explique-t-elle.

Pour les deux colocataires, cette cohabitation est bien plus que le partage d’un toit. “C’est un partage d’expériences, c’est très enrichissant”, sourit Claire, qui compte bien rester vivre chez Marie-Thérèse jusqu’à la fin de sa licence.

“On partage des repas, nous faisons de la pâtisserie, nous regardons des séries”, s’enthousiasme Marie-Thérèse, qui considère désormais Claire comme une seconde famille. “Nous discutons, tout simplement, en comparant nos jeunesses, c’est formidable.”

Source 20 MINUTES.