Les associations APF France Handicap et AFM Téléthon alertent sur la baisse des prestations dans le Nord…

Les deux associations APF France Handicap et AFM-Téléthon s’inquiètent de la baisse des prestations liées au handicap dans le Nord.

Une baisse “unique” en France selon ces associations qui tirent la sonnette d’alarme à quelques jours des élections départementales.

Les associations APF France Handicap et AFM Téléthon alertent sur la baisse des prestations dans le Nord. Photo d'illustration

 

C’est un signal d’alerte lancé par les deux associations APF France Handicap et AFM Téléthon à quelques jours des élections départementales. Ces associations s’inquiètent de la baisse des prestations liées au handicap, dans le Nord, une baisse “unique en France”, selon eux.

Une alerte lancée aux candidats aux élections départementales

Cette baisse des prestations serait due à un dispositif chargé systématiquement de réévaluer ces aides, et qui n’existe que dans ce département. Une double évaluation dans le Nord entraînerait systématiquement une baisse des prestations de compensation. Le conseil départemental explique avoir créé ce dispositif justement pour être plus juste dans l’attribution de ces droits. Philippe Legrand est délégué départemental de l’AFM Téléthon. Forcément pour ce membre de l’association AFM Téléthon, cette alerte lancée par les deux associations est bien calculée à quelques jours des élections départementales : “Il faut saisir les opportunité, nous sommes à quelques jours des élections départementales quand on sait que c’est le département qui a en charge ce genre de responsabilités et le budget d’allocation pour les prestations qui tournent autour du handicap. La volonté de l’APF était de sensibiliser l’ensemble des candidats aux élections départementales, malheureusement forcé de constater que les prestations de compensations du handicap on soit baissé ou annulé dans certains cas. Les montants de PCH ont baissé alors que les pathologies s’aggravent et que les personnes en situation de handicap prennent de l’âge. Nous souhaitons donc alerter les candidats.”

Le président du département du Nord est surpris

Pour Philippe Legrand, délégué départemental de l’AFM Téléthon, la baisse des prestations liées au handicap a forcement des conséquences pour les personnes en situation de handicap : “On sert le robinet, c’est une spécificité du Nord et je ne sais pas pourquoi. Les personnes porteuses de handicap font des choix de ne plus rien faire ou bien c’est l’entourage qui aide mais qui n’est pas professionnel. Quand on rajoute à cela la pandémie. Vous imaginez les personnes porteuses de handicap sont déjà isolées alors si une personne porteuse de handicap se voit diminuer ses droits alors qu’elle est déjà isolée, coincée chez elle. Ça n’arrive pas tous les ans mais tous les derniers dossiers qui sont arrivés malheureusement pratiquement tous ont été revus à la baisse.”

Sauf que le département du Nord est étonné de voir cette alerte lancée par les associations, selon Jean René Lecerf, président du département du Nord les chiffres ne sont pas mauvais : “Je suis très surpris dans la mesure où ce n’est pas les propos qu’ils ont tenus dans les innombrables réunions que nous avons en commun. De 2014 à 2020 nous avons une augmentation des prestations qui est de 34% sur la même période l’aide de l’Etat sur le financement de la prestation de compensation du handicap a diminué. Ce qu’on regrette tous, tous les départements réunis. Nous sommes prêts à en rediscuter longuement mais les chiffres sont des chiffres qui font de nous un des départements qui intervient le plus.” Le département du Nord laisse donc la porte grande ouverte pour discuter avec les associations. 

Source FRANCE BLEU.

 

Handicap : ne pas ajouter la dépendance économique…

Les revenus des conjoints ne doivent plus être pris en compte dans le calcul de l’allocation pour les adultes handicapés (AAH).

Tous l’ont compris sauf LREM et le Modem qui au nom de la responsabilité budgétaire ne soutiennent pas cette mesure.

Handicap : ne pas ajouter la dépendance économique

 

Jeudi, la commission des lois a rejeté l’individualisation (ou déconjugalisation) de l’allocation pour les adultes handicapés (AAH), contenue dans la proposition de loi «portant diverses mesures de justice sociale» présentée par le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.

Le sujet avait fait débat il y a quelques mois lors de l’examen en première lecture de la proposition de loi portant diverses mesures de justice sociale. Celle-ci revient à l’Assemblée nationale ces jours, riche d’un article 3 conforté par le Sénat et proposant que les revenus des conjoints ne soient plus pris en compte dans le calcul de l’AAH, en modifiant l’article L.821-3 du code de la sécurité sociale.

Ce revenu de remplacement, ou allocation de solidarité, a vocation a garantir des ressources minimum à une personne touchée par le handicap. Elle est, aujourd’hui, dite «différentielle» : d’un montant maximum d’un peu plus de 900 euros pour les personnes souffrant de handicap supérieur à 50 % de taux d’incapacité et n’ayant aucun revenu, elle diminue si d’autres ressources sont perçues par la personne, ce qui est cohérent, ou, ce qui l’est moins, si le conjoint (pacs ou mariage) a lui-même des revenus.

C’est bien ce dernier point qui pose problème, car il met en friction, dans une sorte de conflit de modèle de société, deux ardentes obligations sociales : celle, contemporaine, de l’aspiration de chacun, en particulier des personnes handicapées, à voir reconnues leur autonomie et leur capacité à s’assumer pleinement, y compris économiquement (même si cela est chichement) et celle, issue d’un temps de la permanence des cellules familiales notamment conjugales, de la solidarité intra familiale du code de la famille et du code civil.

Manifestement, LREM a choisi son temps social en renvoyant chaque personne dépendante du fait d’un handicap à une autre forme de dépendance, économique, vis-à-vis de leur compagne ou compagnon de vie. Ce qui est profondément humiliant pour le dépendant, qui se ressent comme ajoutant aux difficultés pratiques de la vie du quotidien le sentiment d’être une charge financière qui n’est pas totalement couverte par l’attribution d’une demi-part fiscale. Beaucoup de couples explosent sur l’écueil de cette relation perçue comme en charge des deux côtés. Ce qui est profondément dévalorisant pour cette même personne qui ne possède donc rien en propre, même pas les moyens de son autonomie économique. Ce qui est profondément destructeur de la relation en cours ou à venir. De nombreuses personnes handicapées renonçant au pacs ou au mariage par peur de cette dépendance économique et de la charge qu’elles apporteraient au sein même de leur intimité affective, à leur potentiel conjoint, au risque d’en détruire les premiers sentiments.

Tous l’ont compris. Les associations représentatives. Les partis politiques. Tous, sauf le gouvernement, LREM et le Modem, au nom de la responsabilité budgétaire et de la préférence pour des modes de solidarités plus fortement liés au travail. Comme si les personnes à pourcentage élevé d’incapacité pouvaient majoritairement travailler. Comme si l’autonomie des personnes les plus fragiles, dernier élément de leur dignité, avait au fond peu d’importance. Comme quoi, par ce choix, faire, c’est parfois dire le fond de sa pensée politique. Ici, pour LREM, cette pensée est bien loin du progressisme annoncé.

Le collectif Hic et Nunc est constitué de personnalités engagées au cœur de la société. Hauts fonctionnaires issus des trois fonctions publiques, dirigeants associatifs ou d’entreprises, enseignants-chercheurs, présents sur l’ensemble du territoire national, tous ont à l’esprit la volonté de participer à la reconstruction idéologique et programmatique d’une gauche de gouvernement en phase avec son époque.
Source LIBERATION.

Handicap : les frères et sœurs, les grands «oubliés»….

TÉMOIGNAGES – Léa, Alix, Paul et Agathe ont tous les quatre un point commun : ils ont grandi avec un frère ou une sœur en situation de handicap. Pour la nuit du handicap ce 12 juin, ils nous racontent leur histoire.

Lorsque l'on parle de handicap, on s'intéresse souvent aux parents et aux personnes directement concernées, mais très peu aux frères et sœurs, qui pourtant sont au centre du tableau familial.

 

Léa a eu du mal à construire une relation avec son grand frère Anton, qui souffre de troubles neurologiques. Dès qu’elle a pu, son réflexe a été de s’éloigner par des études et autres départs à l’étranger. Un confinement et un retour à la maison forcé auront permis à leur famille de se retrouver.

Lorsque l’on parle de handicap, on s’intéresse souvent aux parents et aux personnes directement concernées par une maladie mentale ou physique, mais très peu aux frères et sœurs, qui pourtant sont au centre du tableau familial. Pour la nuit du handicap ce 12 juin, nous avons décidé de leur donner la parole. Entre bonheur, tristesse, responsabilité, culpabilité, ils sont trois à nous avoir confié leur histoire.

Anton et Léa, partir pour mieux se retrouver

Anton et Léa, plus jeunes. Léa Hirshfeld

Anton et Léa ont deux ans et demi de différence. Au début, personne ne savait que le premier avait un trouble neurologique. À quatre ans, il ne parlait toujours pas et avait des problèmes de motricité. Ses parents décident de l’emmener chez des spécialistes, qui tentent de les rassurer : «Peut-être qu’il est un peu fainéant », «il prend son temps», «vous savez qu’Einstein s’est mis à parler à l’âge de quatre ans ?».

Le système de l’éducation française ne les a pas toujours aidés. À cinq ans, Anton a été déscolarisé : «On lui a refusé une AVS (auxiliaire de vie scolaire NDLR), car ça dérangeait la maîtresse», nous explique Léa. Après de multiples tentatives d’intégration dans des écoles et la ferme décision de ne pas mettre Anton en institution, la famille décide donc de quitter Paris pour Jérusalem, « le seul endroit qui semblait vouloir donner une chance à Anton. Il a été pris en charge au centre Feuerstein** où on nous a dit de l’imaginer en homme marié. On est restés presque deux ans.»

Le plus important, c’est de laisser de la place à la parole.

Mais une fois rentrés à Paris, retour à la case départ. Toujours pas d’école pour Anton alors que Léa en intègre une nouvelle. Elle se souvient qu’un article avait été publié sur le Professeur Feuerstein, avec une photo d’Anton en double page dans un magazine : «J’étais si fière, mon frère était une star», se souvient-elle alors qu’elle était encore toute jeune. À l’école, elle cherche à faire une intervention pour montrer les photos du magazine. Sa maîtresse la coupe et lui demande de se rasseoir. Plus tard, cette dernière appellera les parents de Léa : «Votre fille parle trop de son frère, c’est déplacé, vous devriez l’emmener voir un psy», aurait dit alors l’enseignante.

Léa a su à ce moment-là, qu’à l’école, elle ne pourrait plus en parler. Avec du recul, elle trouve cela aberrant : «L’école devrait être un lieu où l’on peut discuter de tout, surtout quand des enfants vivent des choses difficiles. On passe 8 heures sur place, on a plein de choses dans la tête, ça ne s’efface pas pendant les cours de maths !».

À la maison aussi, la parole n’a pas forcément sa place : «Un frère ou sœur qui n’a pas de difficultés notables, a fortiori, va toujours bien. Les problèmes de l’autre sont toujours plus graves, on porte une certaine responsabilité et on n’a pas envie de peser plus. Donc on s’efface un petit peu», raconte Léa. Dans le cadre familial, pendant les dîners par exemple, ce n’était pas facile d’exister : «Quand on vit avec une personne qui a des comportements inhabituels, l’attention est constamment interrompue. Je savais que mes parents m’aimaient, qu’ils faisaient de leur mieux, mais ils étaient trop occupés et je leur en voulais pour ça.» De plus, Léa partageait la chambre avec son frère et avait peu d’intimité. «À cet âge-là j’étais énervée, rebelle, et en pleine adolescence. Je voulais une famille, mais je ne voulais pas celle-là », avoue-t-elle.

Alors qu’elle a quitté très jeune le nid familial, entre autres pour fuir le handicap de son frère, ses voyages l’ont toujours ramené au point de départ : «C’est assez ironique, mais j’allais systématiquement dans des associations pour travailler avec des enfants ou des adultes en situation de handicap. C’est là que je me sentais bien».

Il a fallu des années, du recul, et de la maturité pour finalement changer de regard sur le type de relation qu’ils pouvaient bâtir ensemble. Aujourd’hui, ils cuisinent, partent en week-end avec les amis de Léa, rigolent, s’amusent, se baladent et se donnent de la force. «C’est mon grand petit frère», nous confie-t-elle avec bienveillance. Anton est aujourd’hui une inspiration pour Léa : elle a notamment lancé un podcast sur le sujet, Décalés . Dans la première saison, elle donne la parole à d’autres frères et sœurs, comme elle. Pour les saisons suivantes, elle recevra des parents, des personnes en situation de handicap.

Alix, Agathe et Maëlys, une responsabilité familiale

Agathe* est la grande sœur de la fratrie. Viennent ensuite son frère Jean*, sa sœur Alix*, et la cadette Maëlys*. Pendant longtemps, ils n’ont été que trois. Mais les parents ont toujours rêvé d’avoir une grande famille. «Ils ne pouvaient plus avoir d’enfants, ils ont donc décidé d’adopter», nous raconte Agathe . «Un jour, maman était devant un documentaire sur un jeune garçon trisomique, c’est à ce moment-là qu’elle s’est décidée», se souvient Alix. «On a fait un conseil familial, c’est peut-être le seul qu’on ait fait de notre vie, et chacun devait donner son avis sur le fait d’adopter un enfant handicapé. On a tous dit oui

Ils rencontrent donc Maëlys, près de Limoges, qui avait à ce moment-là neuf mois. «Elle avait été abandonnée 3 jours après sa naissance à cause de son handicap», se rappelle Agathe. «Maëlys a été très marquée par son abandon, on voit aujourd’hui qu’elle en souffre et s’en prend surtout à ma mère», continue l’aînée. «Mais lorsqu’on lui explique son histoire, ça la met tout de suite en joie».

Il fallait qu’on soit solidaire les uns et les autres, car il fallait qu’on soit solidaire pour Maëlys.

Les deux sœurs n’ont pas eu la même relation avec la dernière. Alix est restée plus longtemps au domicile familial, «ce qui n’était pas toujours facile» : «J’avais une grosse responsabilité, je devais lui brosser les dents, la nourrir, la coucher, et quand elle faisait des crises on me jugeait comme responsable. J’ai dû mettre beaucoup de ma vie entre parenthèses, je devais être disponible quand les parents sortaient». Agathe, qui a quitté le foyer familial plus tôt, conçoit bien la situation compliquée d’Alix : «Effectivement, beaucoup reposait sur nos épaules. J’ai moi-même aussi été très responsabilisée mes frères et sœurs. Jean était plus porté sur les jeux avec Maëlys que sur les couches. Il fallait qu’on soit solidaire les uns et les autres, car il fallait qu’on soit solidaire pour Maëlys».

Agathe et son Jean sont également les parrains et marraines de Maëlys, et donc ses futurs tuteurs. Agathe se pose souvent la question de la suite : «Je n’ai pas peur pour qu’elle trouve un travail, je n’ai pas peur de m’en occuper si mes parents partent, ils ont mis en place un système financier qui nous protégerait. Par contre, je me pose des questions sur l’idée du couple, que Maëlys tombe amoureuse», commence-t-elle. Le sujet reste encore difficile dans la famille : «Est-ce qu’on peut lui laisser croire qu’elle pourrait avoir des enfants, sachant que cela sera notre responsabilité ?», se questionne alors Agathe. «Je crois en la providence, mais c’est vrai que le sexe chez les personnes handicapées est encore tabou. J’aurais aimé un discours de l’Église, qu’elle nous accompagne».

“Je souhaite juste qu’il y ait un changement dans la société, qu’on arrête de la dévisager comme si c’était un monstre ou que le handicap se transmettait comme un virus. Ma sœur est hyper mignonne, elle est magnifique, et elle est heureuse de vivre.”

Agathe, la grande sœur de Maëlys.

Aujourd’hui, Alix est en fait des études pour devenir infirmière dans le sud de la France, mais retourne souvent le week-end voir sa famille : «Maëlys est tellement heureuse de tous nous retrouver à chaque fois, elle a un énorme cœur». Agathe est aussi en paix avec ce choix familial, «ça a changé ma vision sur le handicap. Je ne serai pas du tout angoissée si l’un de mes enfants est handicapé.» «Je souhaite juste qu’il y ait un changement dans la société, qu’on arrête de la dévisager comme si c’était un monstre ou que le handicap se transmettait comme un virus. Ma sœur est hyper mignonne, elle est magnifique, et elle est heureuse de vivre».

Paul et Capucine, le silence est d’or

Paul n’en parle jamais. Ni à ses parents, ni à ses amis, ni à sa famille. C’est l’aîné de trois enfants, «Capucine est arrivée en dernière, elle a aujourd’hui 23 ans et j’en ai 27», commence-t-il par nous expliquer. Au bout de quelques mois, suite à des premières crises d’épilepsie, les parents s’aperçoivent que quelque chose ne va pas. Finalement, Capucine est diagnostiquée comme gravement polyhandicapée, nous signale Paul : «Ça veut dire qu’elle ne contrôle pas ses gestes, qu’elle est dans une poussette et non dans un fauteuil roulant, et ne peut donc rien faire toute seule. Elle n’a aucun moyen de communiquer avec nous».

«Mes parents m’ont toujours protégé avec mon autre sœur. Ils n’ont jamais voulu mettre la responsabilité sur nous. Ils ne m’ont jamais demandé de lui donner ses médicaments, de la nourrir, de la changer… Je pense qu’ils ont fait ça pour nous protéger, au cas où il se passait un truc quand on la gardait, quelque chose qu’on n’aurait pas pu se pardonner», nous confie le jeune homme.

Paul est très proche de ses parents, «je pense que je n’aurais pas pu avoir une meilleure éducation». Il nous raconte que très jeune, il était allé voir un psy pour une séance : «À ce moment-là on se battait beaucoup avec mon autre sœur, mes parents redoutaient que l’on soit marqué par quelque chose, du fait de la situation». Finalement, il n’en était rien, simplement deux frère et sœur un peu chahuteurs.

Aujourd’hui, Paul n’en parle toujours pas. Au lycée, très peu de ses amis étaient au courant : «Ce n’est pas parce que j’avais honte, mais c’était un sujet sensible pour moi, j’avais peur d’en pleurer». Il s’est donc protégé et renfermé, quitte à parfois ne plus faire attention à elle : «c’est horrible ce que je vais dire, mais parfois c’est comme si elle n’était pas là. Je passais devant et je ne m’arrêtais pas. Savoir qu’elle va probablement nous quitter plus tôt m’a probablement poussé à me protéger sous une carapace».

Mais un jour, Capucine a été gravement hospitalisée. Paul réalise à ce moment-là qu’il regrette ne pas avoir passé plus de temps avec elle : « Je me suis dit mais qu’est-ce que tu es c**, il ne faut pas que ça arrive maintenant. J’ai tout de suite culpabilisé de ne pas avoir été plus proche d’elle». Depuis, il essaye de faire des efforts et lui parle quand personne n’est dans la pièce : «Je me sens mal à l’aise quand il y a quelqu’un, mais je pense que c’est mon tempérament».

«Pour les frères et sœurs, c’est évidemment très dur psychologiquement. Mais c’est ce qui fait aujourd’hui que j’ai beaucoup de valeurs, que je relativise énormément. C’est difficile de trouver sa place entre trop et trop peu, mes parents sont parfaits avec Capucine, je ne le suis pas forcément. Mais c’est aussi cette situation qui fait ma force», finit-il par conclure, rempli de gratitude.


*Les prénoms ont été changés.

**L’Institut Feuerstein est un centre international d’enseignement, de traitement et de recherche. Il a été fondé en 1965 par le psychologue de l’éducation et du développement Reuven Feuerstein. Sa mission est d’apprendre aux gens à penser, à apprendre et à mieux fonctionner. Selon l’institut, les objectifs «sont atteints grâce à l’utilisation de la méthode Feuerstein, une technique éducative unique qui identifie les aptitudes d’apprentissage d’un individu, ses forces cognitives et les processus spécifiques nécessaires pour libérer et maximiser son potentiel.»

Source LE FIGARO.

 

Alzheimer – Les Français mal informés sur la maladie…!

L’association France Alzheimer* et maladies apparentées et le Pr Bertrand Fougère, chef du Pôle Vieillissement du CHU de Tours, en collaboration avec la Fédération des centres mémoire présidée par le Pr Audrey Gabelle, ont publié fin mai les résultats d’une enquête nationale réalisée en ligne du 12 janvier au 12 février 2021 auprès de 4 325 personnes sur la connaissance des Français relative aux troubles cognitifs.

Alzheimer - Quatre Français sur dix se disent  mal informés.

 

“Si avant de répondre aux questions, près de 8 répondants sur 10 ont déclaré avoir des connaissances bonnes, raisonnables ou excellentes sur les troubles cognitifs, 4 personnes sur 10 ont estimé, à la fin de l’enquête, avoir des connaissances insuffisantes pour améliorer leur santé cérébrale, se rendant compte qu’elles ignoraient les réponses aux questions. Et bien souvent, les répondants se trompent”, indique l’association.

Par exemple 42 % pensent que si l’un des parents est atteint de troubles cognitifs, cela augmente le risque de développer soi-même des troubles cognitifs et 30 % ignorent quelle réponse donner. Or, la maladie d’Alzheimer n’est héréditaire que dans 1 % des cas.

43 % des répondants ne savent par ailleurs pas si travailler dans un environnement bruyant augmente le risque de troubles cognitifs, et 25 % sont en désaccord avec cette proposition. De nombreuses études ont pourtant établi un lien entre déficience auditive et troubles cognitifs. 40 % des répondants ignorent aussi si le diabète augmente le risque de troubles cognitifs. Et 24 % pensent que ce n’est pas le cas. Le diabète est pourtant bien un facteur de risque.

“66 % des répondants seraient intéressés par des informations sur la manière d’améliorer leur santé cérébrale, principalement sur Internet. Face à une maladie sans traitement curatif et aux fake news qui inondent le web et les réseaux sociaux, les pouvoirs publics doivent garantir une campagne de prévention et d’information générale, notamment sur internet mais aussi par l’intermédiaire des structures de santé. C’est un enjeu majeur de santé publique”, estime l’association qui plaide pour mener une campagne de prévention et d’information ciblée auprès des publics à risque.

Source LA DEPÊCHE.

Covid-19 : trois questions sur la surestimation du nombre de cas détectés par Santé publique France…

L’agence a annoncé jeudi un changement important dans le système qui permet de comptabiliser les cas de Covid-19 en France, après avoir surévalué le nombre de malades en comptant plusieurs fois certains patients.

Le taux d'incidence a été revu à la baisse par Santé publique France après un recalcul pour supprimer près de 350 000 cas qui étaient des doublons. (MARTIN BERTRAND / HANS LUCAS / AFP)

 

L’agence a tenu à rassurer : l’écart constaté ne change pas la dynamique de l’épidémie. Santé publique France (SPF) a mis à jour,  jeudi 20 mai, son système d’information, nommé SI-DEP, après avoir surévalué le nombre de malades en comptant plusieurs fois certains patients.

Le logiciel en question lui permet de suivre au quotidien le nombre de cas de Covid-19 recensés, et donc de calculer le taux d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) ainsi que le taux de positivité (nombre de cas positifs rapporté au nombre de tests).

Ces indicateurs sont utilisés en France pour évaluer la progression de l’épidémie et influencent le gouvernement dans la mise en place d’un calendrier sanitaire. Franceinfo vous explique ce qui a conduit Santé publique France à cette surestimation.

1  Pourquoi Santé publique France a-t-elle surestimé le nombre de cas ?

L’agence s’appuie sur un logiciel nommé SI-DEP (pour “système d’information de dépistage”) afin de suivre la progression de l’épidémie de Covid-19 et d’établir les indicateurs que sont les taux d’incidence, de positivité et de dépistage. Le logiciel centralise les tests et leurs résultats.

Pour garantir la protection des données des personnes testées, un algorithme dit de “pseudonymisation” transforme les données (nom, prénom, âge, sexe) du patient en identifiant. Chaque personne testée se voit attribuer un pseudonyme calculé à partir de ses données nominatives. Les données pseudonymisées sont transférées dans la base de données utilisée par Santé publique France pour calculer les indicateurs de l’épidémie.

C’est lors de cette étape de pseudonymisation qu’un problème est apparu. Des personnes ont pu être testées plusieurs fois dans un temps très court et dans plusieurs endroits. Lorsque le nom d’une personne n’était pas saisi exactement de la même façon (accents, majuscules et minuscules…), le système de pseudonymisation pouvait lui attribuer deux pseudonymes différents. Une personne testée deux fois, par exemple pour détecter un variant, devenait alors deux cas, sans qu’il soit possible de l’identifier comme doublon.

Le processus de pseudonymisation a été corrigé avec un algorithme plus souple, et la version corrigée va être appliquée sur les données des trois derniers mois. Cette durée de trois mois correspond à la durée de conservation des données nominatives et, d’autre part, explique Santé publique France, elle recouvre la montée en charge de la détection des variants.

2  Quelle différence a été constatée ?

En appliquant la nouvelle méthode, Santé publique France annonce que les indicateurs recalculés affichent une baisse de 12% pour le taux d’incidence France entière, une baisse de 8% du taux de positivité France entière, et une baisse de 6% du nombre de cas confirmés.

Au 19 mai, Santé publique France annonçait 5 917 397 cas recensés depuis le début de l’épidémie, avec ces 6% de cas en trop. Le nouveau nombre de cas au 20 mai est de 5 568 551, avec 348 846 doublons qui ont été retranchés.

Le taux d’incidence national était de 148 cas pour 100 000 habitants au 16 mai, il descend à 124 cas pour 100 000 habitants au 17 mai, avec le nouveau calcul.

3  Quelles sont les conséquences de cette erreur ?

Cette imprécision sur un indicateur utilisé notamment par le gouvernement pour prendre des décisions et justifier des mesures fait tache. Mais cette révision est à relativiser, car les taux d’incidence et de positivité n’étaient pas les seuls indicateurs utilisés par l’exécutif pour établir l’agenda sanitaire. “Le taux d’incidence n’est lisible qu’avec d’autres indicateurs”, souligne SPF dans son communiqué. Les confinements et le couvre-feu étaient également décidés en raison de la situation dans les hôpitaux, notamment.

D’autre part, selon Santé publique France, la comparaison des indicateurs produits avec l’ancienne et avec la nouvelle méthode de pseudonymisation “montre des courbes proches et des tendances similaires sans conséquence sur la dynamique de l’épidémie, son suivi et son interprétation”. Cette baisse générale de 6% du taux d’incidence ne change donc pas le scénario de l’épidémie.

Source FRANCE INFO.

Déconfinement : “On reprend goût à la vie”, témoignent les nageurs, heureux de retrouver leur piscine…

Des impatients très matinaux attendaient devant les piscines couvertes pour plonger dans les bassins en ce mercredi de réouverture.

Nageur débutant dans une piscine publique pour apprendre à nager et ne plus avoir peur de l'eau, le 10 octobre 2019. (XAVIER GRUMEAU / FRANCE INFO)

 

“6h37 à ma montre”, lâche Geoffrey, tout heureux. Moins d’une demi-heure avant l’ouverture de la piscine Georges Vallerey, dans le 20e arrondissement de Paris, le nageur très impatient est seul devant les portes. La réouverture des bassins est permise par l’avant-dernière phase du déconfinement, mercredi 9 juin.

“Cela fait huit mois que je n’ai pas nagé et je voulais être le premier, je voulais être sûr d’ouvrir la saison. Si on veut rentrer dans son maillot, il faut se dépêcher”, poursuit le sportif. “Travailler le bikini-body ? Pourquoi pas. Un string ficelle ça peut passer, plaisante Geoffrey. C’est pas parce que je fais 1m88 et que je suis un peu barbu que ça passe pas, je travaille aussi mon summer-body.”

“Cela me manquait d’extérioriser, de faire un petit peu d’activité et on a quelques kilos en trop à perdre avant l’été.”

Geoffrey, nageur

franceinfo

Malgré l’excitation, Geoffrey ne veut pas prendre de risque pour cette reprise. “Je vais essayer de faire 20 minutes, parce que d’habitude j’en fais une quarantaine, mais comme là c’est une reprise, je vais essayer de ne pas me blesser bêtement et échelonner ça tous les deux jours. On reprend goût à la vie”, conclut-il, radieux.

Jean-Pierre est tout aussi matinal. Il a ressorti son sac-à-dos de piscine resté au placard depuis huit mois. “J’ai hâte. Je ne sais pas combien de temps elle ouvre. Ah, ce n’est qu’une heure ? Je nagerai donc une heure”, enchaîne-t-il sans que la nouvelle ne semble doucher son enthousiasme.

Un nouveau protocole à respecter

Quand les portes s’ouvrent enfin, ils sont plus d’une dizaine. Tous se soumettent aux nouvelles règles : QR code à scanner à l’entrée pour être alerté en cas de cas de Covid-19, masque à garder jusqu’aux vestiaires. Après quoi, le grand bassin de 50 mètres est tout à eux pendant une heure.

Après avoir enchaîné les longueurs, Jean-Pierre livre ses premières impressions. “Cela fait du bien ! C’est frustrant, parce qu’on ne nous a donné qu’une heure, mais c’est déjà ça de pris. Cela fait plaisir de retrouver le bassin, l’eau, les nages, on retrouve les repères. Il fallait reprendre le souffle, mais ça y est”, glisse-t-il.

Même son de cloche du côté d’Anthony, un nageur en manque : “Je suis très heureux, ça faisait six mois que je n’avais pas nagé, donc c’est une vraie émotion, une vraie joie, une vraie excitation. Par contre, au début, ça prend un petit temps avant de se remettre dans le bain, mais au bout de quinze minutes, j’étais très heureux. Et je vais revenir très vite.”

“Il ne faut pas trop forcer, essayer de nager entre trente minutes et une heure, privilégier le dos, la brasse. Faire des petits exercices de fractionnés pour réhabituer le cœur à l’effort.”

Hugo, maître-nageur

franceinfo

Un plaisir partagé par Hugo, le maître-nageur, qui conseille tout de même une reprise en douceur. “On est très content de reprendre les cours avec les enfants, les adultes, les cours d’aquagym. On est tous très heureux de retrouver le public.” Les nageurs semblent comblés. La piscine est désormais accessible à tous, mais avec une jauge de 50% dans le bassin à respecter. Le retour à la normale devrait se faire fin juin, si la situation sanitaire le permet.

Source FRANCE INFO.

Santé : les psychologues manifestent car ils ont “le sentiment de ne pas être respectés”…

Ces professionnels tirent la sonnette d’alarme : ils estiment que leur indépendance est menacée par la création d’un ordre des psychologues.

Des représentants de leurs syndicats doivent être reçus, jeudi, au ministère de la Santé.

Dans le cabinet d'une psychologue. (EMMA BUONCRISTIANI / MAXPPP)

 

Le ton n’est pas aussi feutré que celui utilisé généralement dans leurs cabinets. Les psychologues demandent au gouvernement d’arrêter “de se moquer d’eux” dans leur appel du 10 juin, où ils annoncent une mobilisation générale ce jeudi. Ils dénoncent une série de mesures gouvernementales qui “disqualifie les psychologues” et les “menace dans leurs pratiques” en “limitant leur indépendance technique et en conditionnant leur exercice clinique”.

Partout en France, psychologues, psychologues de l’Education nationale, étudiants en psychologie et enseignants-chercheurs en psychologie sont invités à manifester en début d’après-midi devant les agences régionales de santé (ARS) ou les préfectures. A Paris, ils seront devant le ministère de la Santé à 13h30, pancartes à la main.

Haro sur le chèque psy

“C’est la première fois qu’une telle mobilisation massive a lieu”, s’étonne Patrick-Ange Raoult, secrétaire général du Syndicat national des psychologues (SNP) et psychologue-clinicien, contacté par franceinfo. Son syndicat, avec l’Ufmict-CGT, l’association Siueerpp, qui regroupe les enseignants-chercheurs en psychologie, et la Fédération française des psychologues et de psychologie (FFPP), est à l’origine de ce coup de colère. L’ensemble des lieux de manifestations est recensé sur le site du SNP.

“Le mouvement a flambé partout en France avec 40 villes concernées y compris dans les DOM-TOM et nous sommes déterminés à tenir.”

Patrick-Ange Raoult, secrétaire général du SNP

à franceinfo

A l’origine de cette mobilisation “historique”, il y a un “ras-le-bol”, souligne le secrétaire général. “Le chèque psy a été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, retrace-t-il. Nous refusons cette prescription médicale sous-valorisée et dont la durée des séances est irréaliste.” Ce dispositif a été mis en place auprès des étudiants afin qu’ils bénéficient d’un accompagnement sur six séances maximum, d’un montant de 30 euros chacune. Un forfait psy de 10 séances est également prévu pour les enfants et les adolescents et devait être opérationnel à la fin du mois de mai.

Une demande de reconnaissance

Derrière ce refus du chèque psy, “il y a quelque chose de plus vital”, analyse le psychologue-clinicien, “c’est notre demande de reconnaissance”“Nous avons le sentiment de ne pas être respectés”, soulève-t-il. Ce qui coince, pour les professionnels, c’est qu’avant de consulter un psychologue, les étudiants doivent préalablement passer par un médecin. “Vouloir mettre en place une prescription médicale à l’origine d’une séance chez le psychologue est non seulement une lourdeur administrative, mais c’est également nous considérer comme incapable de définir ce qui est nécessaire pour le patient“, relève le psychologue-clinicien.

Dans le viseur de la profession il y a également l’arrêté du 10 mars 2021 relatif à leur expertise. Il réduit les compétences des psychologues qui interviennent auprès des enfants présentant certains troubles du développement, selon Patrick-Ange Raoult. “Cela va à l’encontre de l’autonomie technique des psychologues et cela va à l’encontre du pluralisme des méthodes que nous utilisons et qui sont nécessaires face à la diversité des cas que nous suivons”, assure-t-il.

“Nous refusons la création d’un ordre des psychologues”

La crise sanitaire a mis en exergue le travail des psychologues, qui sont fortement sollicités depuis mars 2020. “Et le gouvernement veut mieux nous encadrer”, souligne Nathalie Eudes, psychologue et déléguée nationale des psychologues du SE-Unsa, contactée par franceinfo. “Nous ne dépendons de personne, notamment dans l’Education nationale où nous ne siégeons dans aucune instance dans les rectorats, ni au ministère”, précise cette psychologue scolaire.

Si la profession demande à être davantage impliquée dans les décisions qui la concernent, elle ne veut pas être encadrée à n’importe quelle condition. “Nous sommes une profession réglementée depuis 1985, soumise à un code déontologique reconnue par la profession et par les magistrats, rappelle Patrick-Ange Raoult, et nous voulons rester ‘cadrés’ par ce code.” Car il leur offre une liberté dans l’utilisation de leurs outils et des méthodes et dans leur capacité à diriger leurs patients vers un psychiatre ou une autre instance sanitaire si besoin.

“Il y a une volonté de la part du ministère de la Santé de vouloir exercer un contrôle médical sur la psychologie.”

Patrick-Ange Raoult, secrétaire général du SNP

à franceinfo

Or, selon eux, cette liberté serait atteinte si un ordre des psychologues venait à être créé, comme le prévoit un projet de loi déposé le 7 avril 2021. “Nous serions sous la tutelle des médecins qui pourraient nous enjoindre à utiliser tels outils ou telles méthodes et nous refusons cette injonction de pratiques”, anticipe la psychologue scolaire.

Cet ordre n’est pas le bienvenu d’autant que le Cerédépsy, qui regroupe 21 organisations de psychologues, travaille actuellement à la “réécriture du code de déontologie” et “réfléchit à trouver la meilleure instance pour nous représenter, à défaut d’un ordre”, précise-t-elle.

La question des remboursement des consultations par la Sécu

Le retrait du projet de loi concernant la création d’un ordre des psychologues et l’arrêt de dispositifs tels que les chèques psy font partie des principales revendications des psychologues en grève aujourd’hui. Ils demandent aussi la garantie, pour les patients, d’un libre accès aux psychologues sans passer par un médecin et le remboursement par la Sécurité sociale de leurs consultations.

“Nous exigeons le respect de la loi de 1985, le respect de l’autonomie des psychologues et de la pluralité de leurs méthodes et pratiques.”

Nathalie Eudes, déléguée nationale des psychologues du SE-Unsa,

à franceinfo

Ecartés du Ségur de la santé et du Grenelle de l’éducation (pour les psychologues de l’Education nationale), ils réclament aussi la création de postes et une revalorisation des salaires à la hauteur des études menées, qui équivalent selon eux à un “bac +6”. “Nous demandons une rémunération calquée sur celle des agrégés dans l’Education nationale et la possibilité d’évoluer d’un poste de psychologue en primaire vers un poste en secondaire ou le contraire”, précise la psychologue scolaire Nathalie Eudes.

Les représentants du SNP, de l’Ufmict-CGT, du Siueerpp et de la FFPP ont demandé à rencontrer un responsable au ministère de la Santé ce jeudi. “Normalement, nous devrions être reçus dans l’après-midi même”, précise Patrick-Ange Raoult, secrétaire général du SNP “mais nous ne nous faisons pas d’illusion sur ce rendez-vous”, a-t-il conclu.

Source FRANCE INFO.

 

Covid-19 : Santé publique France demande de ne plus utiliser les masques FFP2 “Biomass Graphène”…

“L’inhalation de particules de graphène pourrait causer une toxicité pulmonaire précoce”, soulignait, début avril, le ministère de la Santé canadien, qui n’avait pas encore évalué les risques chez les humains.

Un masque FFP2 par terre, à Munich, en Allemagne, le 5 juin 2021. (FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / AFP)

 

Ils pourraient entraîner des difficultés respiratoires. Deux mois après le Canada, la France déconseille l’utilisation de certains masques FFP2 pour se protéger de la transmission du Covid-19, en raison d’un risque potentiel pour la santé. Dans une note d’information publiée le 25 mai, et mise à jour lundi 31 mai, l’agence Santé publique France demande “de ne plus utiliser” les masques FFP2 labellisés “Biomass Graphène”. En cause : un “éventuel risque lié à la présence de graphène dans ces masques”, un matériau très utilisé dans l’électronique pour sa résistance et sa conductivité.

Les masques rappelés sont des FFP2 faisant partie du stock d’Etat, fourni par le fabricant chinois Shandong Shengquan New Materials (modèle SNN 200647), souligne Mediapart (article réservé aux abonnés), qui a repéré la note. Dans une lettre de l’Agence régionale de santé (ARS) à destination des directions hospitalières, que le site a consultée, il est précisé qu’“à ce stade, il a été identifié 60,5 millions de masques FFP2 dotés d’un marquage CE pouvant potentiellement contenir du graphène, dont 16,9 millions ont d’ores et déjà été distribués en 2020”, soit “28% des stocks reçus” par l’Etat et distribués aux établissements de santé et médico-sociaux.

Pas de mention de “l’activité biocide”

Contacté par Mediapart, SPF assure que la commande de l’Etat remonte à avril 2020, au moment des acquisitions massives dans le contexte de pénurie de masques”. Selon l’agence sanitaire, le fabricant chinois n’avait mentionné nulle part l’activité biocide” de ses produits, qui aurait justifié leur exclusion, même si la présence de “Biomass Graphène” apparaît bien.

Début avril, le ministère de la santé canadien avait pourtant déjà “conseill[é] aux Canadiens de ne pas porter de masques contenant du graphène, car ils pourraient inhaler des particules de graphène, ce qui peut présenter des risques pour la santé”, ordonnant le retrait du marché de certains modèles. L’“analyse préliminaire des études disponibles (…) a révélé que l’inhalation de particules de graphène pourrait causer une toxicité pulmonaire précoce chez les animaux. Cependant, on ne connaît pas encore le potentiel d’inhalation de ces particules par les masques chez les humains ni les risques pour la santé qui en découlent”, justifiait l’agence canadienne. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) doit désormais évaluer la toxicité des masques concernés.

Source FRANCE INFO.

Coronavirus : L’OCDE alerte sur l’urgence d’investir dans la santé mentale…

EPIDEMIE « La pandémie de Covid-19 a entraîné une forte augmentation des problèmes de santé mentale, en particulier chez les jeunes, les chômeurs et les personnes en situation de précarité financière », note l’organisation.

Coronavirus : L'OCDE alerte sur l'urgence d'investir dans la santé mentale

 

« Les investissements et la qualité des soins » de santé mentale doivent être augmentés « d’urgence ». Dans un rapport publié mardi, l’OCDE souligne l’importance des coûts sociaux et économiques associés aux troubles psychiques et la forte augmentation des problèmes de santé mentale avec la crise du Covid.

« Les pays doivent fournir un soutien adéquat aux personnes touchées tout en augmentant d’urgence les investissements et la qualité des soins pour réduire les coûts sociaux et économiques élevés associés aux problèmes psychiques », note l’Organisation de coopération et de développement économiques dans un communiqué. « Les services psychiatriques ont longtemps été négligés et sous-financés, et les besoins de soins non satisfaits restent élevés dans les pays de l’OCDE », notent les auteurs.

Augmentation après la pandémie

Or les besoins sont de taille : on estimait avant la crise sanitaire qu’une personne sur deux avait déjà souffert de troubles psychiques au cours de sa vie, et qu’une sur cinq en était atteinte à tout moment. Et « la pandémie de Covid-19 a entraîné une forte augmentation des problèmes de santé mentale, en particulier chez les jeunes, les chômeurs et les personnes en situation de précarité financière », note l’organisation.

Selon le rapport, les coûts économiques associés aux troubles mentaux représentent plus de 4,2 % du PIB des pays de l’OCDE. Si certains découlent directement des traitements, plus d’un tiers d’entre eux sont liés à des taux d’emploi plus faibles et une perte de productivité.

Une espérance de vie inférieure à la moyenne

« Or ces coûts peuvent être évités, du moins en partie », assurent les auteurs. Notamment en améliorant la prévention, la prise en charge, en permettant un meilleur accès à l’éducation, à l’emploi… Car selon le rapport, 67 % des personnes souhaitant bénéficier de soins de santé mentale ont déclaré avoir eu des difficultés à les obtenir. « Onze pays de l’OCDE ne comptent qu’un psychologue ou moins pour 10.000 habitants », notent les auteurs du rapport.

Et souffrir d’un trouble psychique rime encore avec niveau d’éducation et d’emploi plus faible et difficulté à préserver une bonne santé physique. Les auteurs pointent également du doigt, une espérance de vie des personnes souffrant de graves problèmes de santé mentale bien inférieure à la moyenne de la population. Mandaté en 2017 par les ministres de la Santé de l’OCDE, l’organisation note dans son rapport que cette « évaluation globale reste entravée par la faible disponibilité des données ».

Source 20 MINUTES.

Handicap. Les places manquent et les listes d’attente s’allongent dans le Finistère, l’Adapei alerte…

L’Adapei 29 s’inquiète et le fait savoir : dans le Finistère, les listes d’attente s’allongent pour accueillir au mieux les personnes handicapées mentales.

Jean-François Marandola (vice-président de l’Adapei 29), Jacques Michel (président de l’association), Cécile Le Saout (maman d’une jeune femme autiste), et Daniel Brenterch (secrétaire de l’association).

 

Alors que les élections départementales se profilent, les 20 et 27 juin 2021, l’Adapei 29 (association départementale de parents et amis de personnes en situation de handicap mental du Finistère, qui regroupe 1 000 familles) interpelle les candidats : « dans le département, 2 000 personnes (1 300 adultes et 700 enfants) sont soit en attente d’une place dans une structure soit ont une place mais elle est en inadéquation avec leur situation », déplorent d’une même voix Jacques Michel, Jean-François Marandola, Daniel Brenterch, respectivement président, vice-président et secrétaire de l’association. Le Collectif des associations de personnes handicapées du Finistère (Caph 29) avait fait de même il y a quelques jours.

Tous les âges concernés

Cécile Le Saout, maman d’Enora, autiste, témoigne : « Enora a 22 ans ; elle est en IME (Institut médico-éducatif) grâce à l’amendement Creton (qui permet, pour les plus de 20 ans, de rester dans un établissement médico-social en attendant une autre solution adaptée). Elle a une orientation pour un Foyer d’accueil médicalisé (Fam) mais quand on visite des établissements, on nous annonce quinze à vingt ans d’attente… Si on me disait un jour qu’elle doit retourner à la maison, ça serait dramatique : pour elle car elle régresserait, mais aussi pour moi et pour son entourage. »

Au niveau du schéma départemental, il est prévu « 120 places de plus en foyers de vie d’ici 2024 ; or le besoin est de 480 places », pointe l’Adapei 29.

Au niveau de l’Agence régionale de santé (ARS), « aucune création de place n’est prévue d’ici 2022 ». Ils rappellent aussi que « le tout inclusif a ses limites » et que « le médico-social prendre de plus en plus en charge des personnes atteintes de maladies psychiques et psychiatriques. Nous ne sommes pas contre mais cela se fait sans moyens supplémentaires… »

Source OUEST FRANCE.