Handicap : Des progrès “inédits” mais pas perçus par le terrain…

“On a des progrès inédits. Mais sur le terrain, la perception de certaines situations reste mitigée”.

Présentant le 23 juin son rapport sur la mise en oeuvre des recommandations de la commission d’enquête sur l’inclusion des élèves handicapés dans l’école et l’université, la députée Jacqueline Dubois (LREM) a vanté les progrès faits mais sans cacher tout ce qui va mal.

Handicap : Des progrès "inédits" mais pas perçus par le terrain...

 

Et ce qui va mal c’est le terrain, qu’il s’agisse du statut des AESH, de leur gestion, des places en ULIS ou de la prise en compte des élèves handicapés pour la DHG ou pour le travail des enseignants. L’écart est manifeste entre les intentions déclarées, les textes et leur application concrète. Cerise sur la gâteau : faute de professionnaliser les AESH, la député LREM Cécile Rilhac propose de leur confier le suivi des enfants ayant des problématiques familiales et sociales…

16 ans après la loi de 2005

Sans aucun doute l’école inclusive c’est la passion de Jacqueline Dubois. Ancienne professeure spécialisée, elle a présidé la commission d’enquête sur l’inclusion des élèves handicapés 14 ans après la loi de 2005 qui a donné lieu au rapport de Sébastien Jumel (PCF) en 2019. Ce 23 juin 2021, il s’agit de voir quelles propositions du rapport Jumel sont réellement appliquées deux ans plus tard.

Le rapport Jumel avait pointé d’importantes insuffisances dans la mise en place de la loi de 2005. D’abord le simple fait que l’éducation nationale soit incapable de chiffrer le nombre d’élèves handicapés et l’écart important entre le nombre d’élèves handicapés scolarisés dans le primaire et le secondaire.

Il avait soulevé aussi la question du nombre, du statut et de la rémunération des AESH. Son rapport faisait 57 recommandations. Parmi celles ci : avoir des statistique sur les élèves handicapés, prendre en compte ces élèves dans le calcul de la DGH et dans le temps de travail des enseignants, augmenter le nombre de places en ULIS, améliorer le statut des AESH et leur gestion, former les enseignants, améliorer la médecine scolaire, relancer les rased.

Des évaluations positives…

Pour Jacqueline Dubois, sur les 57 recommandations du rapport Jumel, “les trois quarts sont soit mises en oeuvre, soit encours, soit partiellement mises en oeuvre”. Elle souligne des progrès qualitatifs dans la diversification des accueils et l’attention portée aux enfants et leur famille et parle “de progrès inédits”. “On a franchi le gué mais des efforts restent à accomplir pour que chaque élève puisse accéder à l’école et y faire un parcours épanouissant”.

Cette évaluation très positive est immédiatement compensée par un constat que tous ceux qui s’intéressent à la question ont fait :” sur le terrain, la perception de certaines situations reste mitigée. Il est donc illusoire de croire que toutes les difficultés sont résolues”.

Qu’est ce qui a vraiment évolué ? Sur le pilotage “90% des recommandations sont mises en oeuvre ou encours” dit J Dubois. Effectivement des comités nationaux de pilotage ont été mis en place et les MDPH réformées. Mais rien n’a changé pour les données statistiques sur les élèves handicapés, l’éducation nationale étant incapable de donner des données complètes.

Sur la scolarisation en milieu ordinaire : “80% des propositions sont mises en oeuvre”sur la simplification des parcours estime J Dubois. Elle cite l’entretien d’accueil,le livret parcours inclusif, et , plus concret, le décret sur l’aménagement des examens qui veut que l’élève handicapé puisse retrouver l’environnement qu’il utilise toute l’année le jour de l’examen.

Sur la formation des enseignants , elle dresse “un constat positif” suite à la réforme du Cappei, accessible maintenant par la VAE et allégé, parce que cela évite de nommer des enseignants pas formés du tout sur des postes d’enseignant spécialisé. Parce que pour le reste des formations continues “le plan de formation est élaboré mais en pratique pas explicité”.

Que les classes ne voient pas…

Cela nous permet d’aborder tous les points ou aucun progrès, ou très peu, ont été faits. Pour J Dubois ils pèsent peu. Mais pour les enseignants , les élèves et leur famille, ils pèsent terriblement lourds. Ce sont ceux du terrain.

Sur le terrain, parmi les mesures phares du rapport Jumel, il y avait la prise en charge réelle par l’éducation nationale des élèves handicapés dans le travail des enseignants. Le rapport demandait que les élèves handicaps soient pris en compte pour la calcul de la DHG et que les enseignants aient un temps de concertation pris sur leur temps de travail en fonction du nombre d’élèves handicapés.

“Les recommandations sur l’inclusion dans le temps de service ne sont pas assez suivies”, dit pudiquement J Dubois. Quand à la prise en compte pour le calcul de la DHG “en fait cela dépend des départements” dit J Dubois. Compte tenu du manque d’enseignants , comme rien ne leur est imposé, on est très loin du compte. Et la présence d’un nombre important d’élèves handicapés dans des classes déjà chargées devient  souvent souffrance pour les enseignants et ces élèves.

Et les AESH non plus

Sur le terrain, le sort des AESH reste scandaleux. “Le constat est mitigé, les recommandations pas toutes mises en oeuvre”, estime J Dubois qui évoque “une réflexion sur la reconnaissance du métier” mais “une revalorisation salariale et l’amélioration des  contrats à revoir”.

Si des contrats plus solides ont remplacé les différents types de contrats sociaux qui régissaient les AESH, leur rémunération reste très faible, en dessous du seuil de pauvreté. Leur gestion s’est largement dégradée avec la mise en place des PIAL. Cette gestion collective des moyens conduit à réduire le temps de suivi de chaque enfant et à multiplier le nombre d’enfants pris en compte par chaque AESH et parfois sur des territoires géographiques vastes.

Cette dégradation de leur condition de travail pour un salaire très faible génère de nombreuses démissions qui annulent la “professionnalisation” claironnée.

Une députée cite en exemple les Bouches du Rhône où le Dasen a publié une circulaire limitant à 5 heures hebdomadaires maximum le temps d’accompagnement pour chaque élève. Pour J Dubois c’est “un dérapage qui n’est pas admissible”. Mais le Dasen suit une circulaire qui recommande une moyenne de 8 heures. Certains AESH se retrouvent avec 12 élèves.

Remplacer les éducateurs spécialisés par les AESH ?

C’est dans ce contexte que la députée LREM Cécile Rilhac fait une proposition que les éducateurs spécialisés apprécieront : “dans le cadre du volume horaire des AESH ne serait-il pas possible que les AESH participent à l’éducation spécialisée de certains enfants”, ces enfants étant “ceux qui ont des problématiques familiales et sociales”. Un nouveau gisement d’économies et de postes semble prêt à s’ouvrir rue de Grenelle.

Pour J Dubois, le gouvernement a du mérite car “y a une hausse constante des notifications de handicap”. Effectivement depuis 2005, le nombre connu d’élèves handicapés a été multiplié par plus de trois. J Dubois parle “d’un puits sans fond”. Mais c’est aussi une façon de gérer l’Education nationale en médicalisant les problèmes scolaires.

On calme les familles par des aménagements qui les poussent à déclarer leur enfant plutôt qu’affronter les problèmes de l’Ecole qui sont pédagogiques mais aussi des problèmes de société. Aujourd’hui il vaut mieux des AESH sous payés que des Rased. Demain il vaudra mieux des AESH sous payés que des éducateurs spécialisés.

Source LE CAFE PEDAGOGIQUE.

Toulouse : Juchée sur une grue, une mère d’enfants handicapés lance un appel au secours et obtient une réponse…

Pour alerter les pouvoirs publics sur sa situation, la mère de deux enfants handicapés a décidé de monter dans une grue jeudi matin.

Elle est redescendue en milieu de journée après avoir obtenu un logement et deux places dans des instituts spécialisés pour ses enfants.

Toulouse : Juchée sur une grue, une mère d’enfants handicapés lance un appel au secours et obtient une réponse

 

  • Depuis ce jeudi matin, 5h30, une mère d’enfants handicapés est juchée sur une grue.
  • Epuisée, cette Gersoise demande l’intervention des pouvoirs publics afin d’obtenir un logement à Toulouse et se rapprocher des centres de soins de ses deux enfants.
  • En milieu de journée, elle est redescendue après avoir obtenu un logement au sud de Toulouse et deux places en institut spécialisé

Ce jeudi matin, vers 5h30, une femme s’est réfugiée dans la cabine d’une grue sur un chantier en cours à Toulouse, dans le quartier de Purpan. C’est l’ultime moyen qu’a trouvé Leila Ketrouci, mère de deux enfants lourdement handicapés, pour se faire entendre. A bout, cette Gersoise qui élève ses trois enfants, a indiqué avoir épuisé tous les recours pour pouvoir obtenir un logement adapté et se rapprocher du CHU de la Ville rose, fréquenté par son fils de huit ans et sa fille de cinq ans, tous deux lourdement handicapés, atteints d’une maladie génétique rare et de  troubles autistiques.

« Aujourd’hui, mon action, c’est plus qu’un appel au secours », a-t-elle confié à l’AFP, brandissant une banderole où l’on peut lire « handicap scandale français ». Si elle cherche à se rapprocher de la Ville rose c’est aussi pour accéder aux établissements et services médico-sociaux spécialisés et adaptés, qui n’existent pas dans le Gers.

En milieu de journée, après des discussions avec les autorités, elle a réussi à obtenir deux places à temps complet dans des instituts spécialisés et le conseil départemental de la Haute-Garonne a réussi à lui trouver un logement social au sud de la Ville rose.

Il y a quelques années, en 2014, une autre maman d’enfant autiste était montée sur une grue pour se faire entendre.

Sophie Cluzel alertée

Depuis Estelle Ast se bat pour faire entendre les parents et a plaidé il y a encore peu la cause de Leila Ketrouci auprès de la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées Sophie Cluzel, qui s’est dite « attentive ».

« Depuis sept ans, ça a très peu évolué, c’est pour ça que les parents continuent de monter sur des grues », a regretté Estelle Astn déplorant une situation « scandaleuse » en France, « qui fait partie des derniers de la classe » en Europe concernant la prise en charge des enfants autistes.

Source 20 MINUTES.

Comment fonctionne le don d’organes ?…

Le 22 juin était la journée nationale du don d’organes.

À cause de la crise sanitaire, le nombre de greffes a baissé de 25%.

Comment fonctionne le don d'organes ?

 

«Aujourd’hui 70.000 personnes vivent avec un greffon en France», rappelle Emmanuelle Cortot-Boucher, directrice générale de l’Agence de la biomédecine. À l’occasion de la journée nationale du don d’organes, le 22 juin, elle a invité chacun «à en parler avec ses proches, pour faire connaître sa position sans gravité particulière et de manière claire. Le faire, c’est aider ses proches et leur éviter d’avoir à se le demander après la mort».

Que dit la loi ?

Le don d’organes est strictement encadré par la loi. Depuis la loi Cavaillet de 1976, chacun est «présumé donneur». Un principe rappelé et renouvelé par la loi de 2016. Aucune démarche n’est nécessaire pour donner un organe à sa mort. Les médecins considèreront l’opportunité d’un prélèvement en fonction de l’état de santé du défunt.

Pour s’y opposer, en revanche, il faut s’inscrire sur le registre national des refus, ou laisser un témoignage écrit ou oral aux proches qui devront le relater aux médecins. Néanmoins, plus de 80% des Français se déclarent favorables au don d’organes.

Qui peut donner un organe ?

Le don d’organes de son vivant représente 9% du total des greffes. Il concerne principalement le rein, mais aussi le lobe du foie. Le prélèvement ne peut bénéficier qu’à un malade proche, qu’il appartienne au cercle familial ou qu’il ait «un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le donneur». Ce dernier doit pouvoir subir l’opération sans risques, ne pas être porteur de certaines maladies transmissibles, et avoir exprimé son consentement, révocable à tout moment, devant un magistrat.

«Il faut lever les fausses idées autour du don d’organes, explique Emmanuelle Cortot-Boucher. Par exemple, une idée reste ancrée : on ne peut pas donner ses organes au-delà d’un certain âge. C’est faux. En 2019, une personne de 96 ans a donné son foie. Les plus de 65 ans représentent une part importante des donneurs. L’important n’est pas l’âge, mais la qualité des organes. Autre idée fausse : le corps ne serait pas restitué. C’est faux, après l’acte chirurgical le corps est restitué à la famille».

Pourquoi donner un organe ?

Le don d’organes représente toujours une nécessité de santé publique «car la greffe, dans un certain nombre de situations, est la seule issue par manque d’alternative thérapeutique». Au 1er janvier 2021 un peu plus de 10.000 patients étaient inscrits sur la liste nationale d’attente, avec un besoin important pour la greffe rénale. Or, le Covid a fait chuter de 25% le nombre de greffes, passant de 5900 en 2019 à 4400 en 2020.

Trois facteurs en sont les causes, note Emmanuelle Cortot-Boucher : «Le risque pour les receveurs d’être fragilisés par le traitement qui suit une opération ; l’annulation de nombre d’opérations ; et l’infection de patients par le Covid». Malgré la crise sanitaire, les opérations de greffes urgentes «n’ont jamais été interrompues», se félicite la directrice générale de l’Agence de la biomédecine.

Source LE FIGARO.

À Sancerre, les pensionnaires de la maison de retraite sortent un CD…

L’aboutissement d’un projet qui a permis d’apporter beaucoup de soleil aux personnes âgées de l’établissement, notamment durant le confinement cet hiver…

Une dizaine de retraitées ont enregistré deux chansons qu’elles ont écrites grâce à un accordéoniste de Sancerre.

La séance d'enregistrement à la maison de retraite de Sancerre

 

Gérard Godon est un enfant du pays : l’accordéoniste est intervenu chaque semaine pour créer ces chansons avec ces résidentes depuis le mois de janvier. : ” Je me disais qu’avec ma musique je pouvais apporter un peu de bonheur à tous ces gens qui en étaient privé, notamment pendant le confinement où elles étaient privées de visites et d’animations.

Je suis devenu un habitué de la maison. J’ai été vacciné comme le personnel médical et on a mis en route cet atelier musical. On a abouti à deux chansons dont j’ai écrit les mélodies, mais ce sont les résidentes qui ont écrit les textes; Il y a une ballade dédiée au Sancerrois. On chemine de village en village : de Bué à Sancerre, en passant par Chavignol et quelques autres communes. La seconde chanson est plus poétique avec un accent écologique, je dirais. Elle s’appelle Tout au long de la rivière.” 

Reine (en blanc) est âgée de 108 ans.

Elles sont neuf au total à avoir participé à cet atelier musical, toutes pomponnées pour la séance d’enregistrement.  Quatre micros ont été installés dans la salle habituellement réservée aux activités. Reine, 108 ans, est la plus âgée. Avec ses amies, elle vit un grand moment : ” J’ai tout le temps aimé chanter, donc cela ne me change pas beaucoup. “ Marie-Thérèse, 80 ans renchérit : ” On y travaille de puis le mois de janvier, c’est donc pas une petite affaire. Et vu notre âge ! Ah oui, pour moi , c’est une fierté, parce que pendant le confinement, c’était pas gai de rester dans sa chambre. ” 

Gérad Godon était accompagné d'une violoniste pour l'enregistrement.

Anne-Marie est encore plus directe : ” Ca a changé mes idées ! ” confie t-elle, un sourire dans la voix. Chanter, c’est toujours un bienfait, confirme Patricia, Aubry, responsable du service animation : ” Cela leur a permis d’oublier un peu les visites réduites et puis de réfléchir à créer les paroles. Elles y pensaient parfois la nuit. Au matin, elles me disaient, on a pensé à ça. Cela leur donner un but également, l’envie de tenir parce qu’il y avait ce cd au bout.”

Patricia Aubry, (debout à gauche), responsable du service animations a également permis au projet d'aboutir

Un troisième titre complétera le CD : un gospel enregistré par le personnel et les soignants de la maison de retraite. Ce CD sera gravé à 500 exemplaires et vendu 5 euros au profit de la maison de retraite. Il devrait être disponible début juillet dans les mairies notamment…

Source FRANCE BLEU.

Accueil Santé Famille Séniors Avec le programme “vieillir en bonne santé” le Gérontopôle de Toulouse a déjà dépisté 15 000 seniors…

Un an après son lancement, le programme ICOPE a réalisé près de 15 000 dépistages. Mené par le Gérontopole du CHU de Toulouse, il promeut le «vieillissement en bonne santé » grâce à un suivi de six fonctions essentielles avec l’appui d’outils numériques et la formation de professionnels.

Des facteurs de l’ouest toulousain ont participé au programme ICOPE de prévention de la perte d’autonomie en réalisant des évaluations au domicile de seniors.

 

Le neuvième congrès francophone portant sur « la fragilité du sujet âgé » a permis de mettre en lumière les déclinaisons du programme ICOPE (Soins intégrés pour les personnes âgées) voulu par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En région Occitanie, il est porté par le Gérontopôle du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Toulouse. L’enjeu est de faire de la médecine préventive : éviter aux plus de 65 ans de basculer dans la fragilité et, pour ceux déjà dans la fragilité, mettre en place des mesures pour rendre ce basculement réversible.

Objectif : suivre 200 000 seniors en 2025 en Occitanie

En un an, grâce à la formation de plus de 1500 professionnels (infirmiers, pharmaciens, médecins mais aussi des facteurs dans le cadre d’un partenariat avec La Poste) et le support d’outils numériques (l’application pour smartphone, ICOPE Monitor, le robot conversationnel ICOPEBOT), 15 000 dépistages ont été réalisés. 94 % des seniors présentent une « anomalie » au dépistage. Sans surprise, la vision est le domaine le plus touché (71 %), suivi par la cognition (57 %) et l’audition (49 %)
L’objectif, ambitieux, lancé par le Pr Bruno Vellas, gériatre coordonnateur du Gérontopôle, est de suivre 200 000 personnes de plus de 60 ans en Occitanie pour faire baisser de 15 000 le nombre de personnes âgées dépendantes en 2025.

« Les personnes âgées dépendantes, dont on parle le plus, ne représentent qu’entre 5 % et 10 % des plus de 65 ans. Avant, il y a 50 % de ‘‘robustes’’ et 35 % à 45 % de ‘‘pré-fragiles’’ ou ‘‘fragiles’’. Par des actions, des suivis réguliers, on peut faire revenir des fragiles dans la catégorie robuste et faire que les robustes le restent le plus longtemps possible », explique le Dr Catherine Tadeka, gériatre au Gérontopôle de Toulouse.

Six fonctions essentielles au maintien de l’indépendance et au vieillissement en bonne santé sont ainsi surveillées : mobilité, nutrition, vision, audition, humeur et cognition.
« Elles sont toutes étroitement imbriquées. Si on n’entend pas bien, on peut avoir des troubles cognitifs ; si on n’a pas les lunettes adaptées, on rate une marche et c’est la chute ; si on mange moins, on possède moins d’énergie ; si on n’a pas le moral, on sort moins et on est moins stimulé, etc. Tout ça est nouveau car on a longtemps raisonné par pathologies d’organes et les rendez-vous médicaux n’étaient pris que dans les phases aiguës. Même quand tout va bien, il est important d’être suivi. On peut le faire en s’auto-évaluant avec ICOPE Monitor (1), en parler à son médecin, son infirmière, son pharmacien, etc », souligne encore le Dr Catherine Tadeka.

(1) ICOPE Monitor est téléchargeable gratuitement sur Apple Store et Google Play. Il permet de mesurer les fonctions essentielles en 10 minutes.
Source LA DEPÊCHE.

Retraites : Non l’espérance de vie en bonne santé n’est pas en baisse en France…

FAKE OFF C’est pourtant ce qu’a affirmé le vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella, alors qu’il était interrogé sur le projet de réforme du système des retraites.

Retraites : Non l’espérance de vie en bonne santé n’est pas en baisse en France

 

  • Invité sur BFMTV ce lundi, Jordan Bardella a fait connaître son opposition à un éventuel allongement de l’âge légal de départ à la retraite.
  • Pour argument, la tête de liste du RN pour les élections régionales en Île-de-France a affirmé que l’espérance de vie en bonne santé reculait dans l’Hexagone.
  • Or, si l’espérance de vie générale a bien baissé en 2020 à cause de la surmortalité due à l’épidémie de Covid-19, l’espérance de vie en bonne santé a augmenté dans les dernières années.

L’espérance de vie en bonne santé est-elle vraiment en baisse dans l’Hexagone, comme l’affirme Jordan Bardella ? Invité sur le plateau de BFMTV au lendemain du premier tour des élections régionales et départementales, le vice-président du Rassemblement national, tête de liste dans la région Île-de-France, a fait connaître ce lundi son opposition à un  éventuel retour de la réforme des retraites. Ce projet très controversé, à l’origine d’un mouvement intense de contestation sociale en 2019, avait en effet dû être suspendu avec l’arrivée de la pandémie de Covid-19. La réforme a depuis été à nouveau évoquée par le président de la République.

« Il n’y a que les liquidateurs d’en haut, les prédateurs d’en haut qui nous dirigent, qui font bien souvent le jeu des grandes banques, de la grande finance, qui considèrent que l’on peut travailler jusqu’à 70 ans », a fustigé Jordan Bardella en référence à un éventuel allongement de l’âge légal de départ à la retraite. Ajoutant que « l’espérance de vie en bonne santé recule dans notre pays, et que c’est ce qu’il faut avoir en tête. »

FAKE OFF

Ce n’est pourtant pas l’avis de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) qui a noté, en décembre 2020, que « l’espérance de vie sans incapacité » avait augmenté « de 1 an et 6 mois pour les femmes et de 1 an et 8 mois pour les hommes » entre 2008 et 2018.

Cet indicateur, aussi appelé « espérance de vie en bonne santé », ou « espérance de santé » est calculé par la Drees en complément de la simple « espérance de vie » (79,2 ans pour les hommes et 85,3 ans pour les femmes en 2020, selon l’Insee), qui correspond « au nombre moyen d’années qu’une génération fictive peut espérer vivre en étant soumise, à chaque âge, aux conditions de mortalité d’une année donnée ».

Pour calculer le nombre d’années à vivre sans incapacité, la Drees a sélectionné un échantillon représentatif de personne et leur a demandé s’ils se sentaient « limités depuis au moins six mois, à cause d’un problème de santé, dans les activités que les gens font habituellement ».

« En 2019, une femme de 65 ans peut espérer vivre 11,5 ans sans incapacité et 18,5 ans sans incapacité sévère », tandis « qu’un homme, 10,4 ans sans incapacité et 15,7 ans sans incapacité sévère », note la Drees. Ces résultats placent la France au-dessus de la moyenne européenne, avec environ cinq mois d’espérance de vie en bonne santé de plus.

La pandémie de Covid-19 fait reculer l’espérance de vie générale

L’année 2020 a été marquée par une forte hausse des décès dus à l’épidémie de Covid-19​ avec 669.000 décès, soit 56.000 de plus qu’en 2019, note l’Insee. L’espérance de vie générale, qui est soumise aux conditions de mortalité d’une année donnée, a ainsi baissé de 0,5 an par rapport à 2019 pour les femmes, et de 0,6 an pour les hommes.

Cette soudaine baisse peut, dans une moindre mesure, être mise en perspective avec celle observée en 2015, alors que la grippe hivernale s’était montrée particulièrement meurtrière. Les femmes avaient vu baisser leur espérance de vie de 0,3 an et les hommes de 0,2 an, sans toutefois empêcher la courbe de repartir à la hausse l’année suivante.

Source 20 MINUTES.

Gare à la grippe cet hiver, alertent des scientifiques britanniques…

Des experts britanniques ont alerté ce lundi 21 juin sur le risque sanitaire que pourrait représenter la grippe hivernale.

Selon eux, la baisse de l’immunité contre cette maladie, du fait du confinement et des mesures barrières, pourrait entraîner un fort taux de mortalité au cours de l’hiver prochain.

Gare à la grippe cet hiver, alertent des scientifiques britanniques. Illustration, vaccin contre la grippe.

 

La grippe pourrait être plus inquiétante que le Covid-19 cet hiver, préviennent les experts au Royaume-Uni. Selon Anthony Harnden, membre du comité sur la vaccination et l’immunité, la très forte chute des cas de grippes l’an dernier pourrait avoir fait baisser l’immunité contre cette maladie.

La grippe pourrait devenir un plus gros problème ​que le Covid-19, estime-t-il sur la BBC lundi 21 juin 2021. Les experts britanniques de la santé en font un défi majeur de l’hiver prochain, notamment en cas de nouvelle vague épidémique de coronavirus. En France, la grippe a fait plus de 65 000 décès entre 2012 et 2020.

Boris Johnson en fait un argument en faveur de la vaccination

Habituellement, la période de vaccination contre la grippe commence dès septembre en Grande-Bretagne, mais tous les efforts sont actuellement concentrés sur la lutte contre le Covid-19. Un appel a été lancé au gouvernement pour demander quel plan de lutte contre la grippe a été prévu.

En visite dans une agence gouvernementale de santé, le Premier ministre britannique, Boris Johnson a confirmé lundi que les scientifiques affirment que la grippe reviendra cet hiver, que nous aurons un hiver difficile pour toutes sortes de raisons…

Raison de plus pour réduire le nombre de cas de Covid dès maintenant afin de donner au NHS (la sécurité sociale britannique) le temps de faire face​, a-t-il déclaré.

Source OUEST FRANCE.

Alternance: porteurs d’un handicap, ils font le bonheur de leurs patrons…

Pour les chefs d’entreprise, les préjugés face au handicap restent tenaces.

Mais pour ceux qui ont osé donner leur chance à leurs apprentis, de belles surprises sont au rendez-vous.

Théo et Lenny pourraient vous en dire long sur la question.

Rencontres.

Théo veut encore apprendre et passer un brevet technique des métiers.

 

Dehors, la brume enveloppe encore Landrethun-le-Nord. Dans le fournil de la boulangerie-pâtisserie Wamen, l’équipe s’active depuis longtemps. On y trouve Théo, 21 ans. Il a le geste sûr. Il est arrivé chez Ludovic et Lydia Wamen en 2017.

L’affaire, née après le « SOS Villages » lancé sur TF1 par l’ancien maire, se développait. Le couple a vu entrer un gamin timide qu’ils ont dû pousser à faire un essai. Et… des trois candidats, il s’est imposé. Théo, pourtant, est différent : il est autiste mais ça, les patrons ne l’ont su qu’après, par sa maman. Ludovic, lui, a plutôt « vu un surdoué, qui aime quand tout est carré ».

Elève appliqué

Le jeune homme a failli rater sa vocation. « Après la 3e, j’ai fait un an de CAP agent polyvalent de restauration mais ça ne me plaisait pas. » Ici, avec 15/20 de moyenne au centre de formation de la chambre des métiers de Saint-Martin-Boulogne, il a enchaîné un CAP pâtisserie et une mention complémentaire pâtisserie, chocolaterie, confiserie, glacerie. Il rêve désormais de concours et « d’un BTM (brevet technique des métiers) pâtisserie-chocolaterie ».

Sans le Covid qui a tout chamboulé, le couple l’aurait embauché. Mais au fond, ils savent qu’il a intérêt à quitter leur giron rassurant, quasi familial.

Pour tester autre chose, dépasser ses craintes. Lydia le verrait bien formateur aussi, tant « il adore transmettre ce qu’il sait. » Mais d’abord son BTM. Il cherche une entreprise. Avis aux patrons !

Lenny, sur la route

Lenny et Denis, son papa.

Pour Lenny, 17 ans, conduire un camion, c’est un rêve de gosse. « J’allais avec mon père », Denis, 18 ans de boîte aux déménagements Leclercq, à Saint-Amand (rachetés par D-MAX).

L’école, par contre, ce n’était pas son truc. Kelly, sa maman, raconte sa dyslexie et sa dyspraxie. « Il ne savait pas lacer ses chaussures, tirer dans le ballon… » Mais ça, c’était avant.

« Mon mari a demandé si son entreprise prenait des apprentis. O n l’a poussé au début. » Lenny avoue : « J’ai hésité parce que pour moi, le CAP, c’était beaucoup d’écriture. » Pas ce qu’il préfère. « Je voulais travailler. Mais en fait c’est juste un peu d’école et j’ai l’aide qu’il faut » au centre de formation, l’AFTRAL de Prouvy. S’il ne comprend pas une question, une aide la lui reformule autant que nécessaire.

Gommer les idées fausses

Le CFA Relais Avenir Pro, à Avion, le suit et y veille. « Le pire pour lui, c’est de gérer le stress. Quand il a eu son scooter, on l’a accompagné plusieurs fois de Lourches à Saint-Amand pour qu’il mémorise la route. » Désormais, rien n’arrête Lenny. « Je n’ai plus peur de me perdre. J’ai mûri… et j’ai un salaire ! » Il se voit bien embauché sur place.

C’est tout le mal que lui souhaite David Patey, son patron. « On va essayer de le garder. Sinon, on l’accompagnera jusqu’à ce qu’il trouve un travail. Lenny se bat, on est fier de lui avoir donné sa chance. » Un conseil aux patrons ? « « Foncer, arrêter de croire que parce que quelqu’un est handicapé, il ne peut pas travailler. »

Âge, type de métiers, accompagnement… les questions qu’on se pose

Pas d’âge limite. « Il n’y a pas de limite pour le handicap. Au-delà de 30 ans, c’est souvent un processus de reconversion. ». 9 % des alternants seraient en situation de handicap.

Quels métiers ? « Tout dépend du handicap. » La dyspraxie n’est pas un obstacle à un CAP de paysager mais peut être incompatible avec la maintenance automobile, exigeant des gestes fins.

Des réticences. « Le handicap peut faire peur, par méconnaissance. Les chefs d’entreprises craignent d’être démunis. On est confrontés à des représentations désuètes : une déficience intellectuelle renvoie à la trisomie, l’autisme à Rain Man. Mais les employeurs ne sont pas dans l’opposition systématique, il faut les convaincre. C’est le travail du CFA Relais d’accompagner entreprises, familles et CFA. »

On lui renvoie souvent que les « quotas » légaux lui facilitent la tache. Or, « plus de 60 % sont dans des entreprises de moins de 5 salariés, non soumises à l’obligation. » L’AGEFIPH accorde différentes aides.

Son conseil. Demander un stage d’immersion. « 90 à 95 % des apprentis signent un contrat après. » Les préjugés tombent d’eux-mêmes.

L’insertion ? 60 % des apprentis trouvent un emploi après le diplôme. 80 % ont un niveau CAP. « Ce qui nous plombe, c’est l’insertion dans le secteur public » : 20 % !

www.avenirpro.fr

Source LA VOIX DU NORD.

 

 

Handicap, petites retraites : la majorité bousculée à l’Assemblée nationale…

Deux propositions de loi de l’opposition comportant de coûteuses mesures de redistribution ont mis dans l’embarras le gouvernement jeudi.

Il a dû se résoudre à un vote bloqué pour éviter que l’allocation adultes handicapés ne soit déconjugalisée et faire un geste pour les collaborateurs familiaux dans les exploitations agricoles.

Le député communiste André Chassaigne, qui a obtenu la revalorisation des petites retraites agricoles, est revenu à la charge avec une proposition de loi visant les conjoints d'agriculteurs.

 

A l’Assemblée nationale, jeudi, le gouvernement a été accusé par l’opposition d’avoir « un portefeuille à la place du coeur » et de « dénaturer les droits du Parlement », à l’occasion du vote de plusieurs propositions de loi dans le cadre de la niche législative communiste. Des critiques qui ont fait mouche à la veille du premier tour des élections régionales , contraignant le gouvernement à passer en force sur l’un de ces textes et à lâcher du lest financier sur l’autre.

La matinée avait démarré très fort avec la deuxième lecture de la proposition de loi défendue par Jeanine Dubié et Stéphane Peu. Ces députés de gauche avec le soutien d’une partie de la droite étaient favorables à la « déconjugalisation » de l’allocation adulte handicapé (AAH), une prestation sociale versée à 1,2 million de personnes et qui coûte 11 milliards d’euros par an.

Le montant maximal de l’AAH, qui a été revalorisée de plus de 100 euros par mois durant ce quinquennat, est désormais de 903 euros par mois. Cependant, l’AAH est modulée à la baisse si la personne handicapée est en couple avec quelqu’un qui perçoit des revenus suffisants. « Déconjugaliser » l’allocation revient à supprimer cette condition de ressources, et permettrait dans certains cas d’accroître les revenus du foyer. Pour un coût supplémentaire de 730 millions d’euros par an.

L’argument de la redistributivité du système

« Il ne faut pas être naïf sur l’instrumentalisation politique des niches parlementaires, qui visent à coincer la majorité et le gouvernement, sans expliquer comment on finance les mesures proposées », accuse une source dans la majorité, qui pointe aussi le « risque constitutionnel » qu’il y aurait à déconjugaliser une prestation mais pas les autres aides sociales. « Si vous déconjugalisez tout, c’est 20 milliards d’euros », ajoute-t-elle.

Au sein du gouvernement, on défend en outre la « redistributivité du système », fondée sur la prise en considération du pouvoir d’achat des ménages – qui croît lorsque l’on partage les frais de logement et d’équipement.

Après plusieurs rappels au règlement et un peu de chahut, le gouvernement a décidé de passer ce texte en « vote bloqué ». Ainsi, il a évité un vote définitif, conforme à la version adoptée par le Sénat. A l’inverse, le texte modifié en commission à l’Assemblée, avec l’amendement de la députée de la majorité Stella Dupont, va poursuivre son chemin parlementaire avec une troisième lecture.

Détour par le projet de loi de Finances

Soutenu par le gouvernement, cet amendement remplace l’actuel abattement de 20 % sur les revenus du conjoint par un abattement forfaitaire de 5.000 euros, « qui cible les revenus les plus faibles, pour un coût maîtrisé » de 185 millions d’euros, vante Stella Dupont. Il permet aux allocataires dont le conjoint gagne le SMIC de toucher le montant maximum d’AAH, et procurerait un gain moyen de 110 euros par mois à 120.000 allocataires, soit plus de 60 % des couples comptant un bénéficiaire de l’AAH inactif, contre 45 % aujourd’hui.

Comme la navette risque de durer au-delà de ce quinquennat, et au-delà de la date prévue de mise en oeuvre de la réforme proposée par la majorité, la députée prévoit de faire voter cette disposition par amendement au projet de loi de Finances 2022, à l’automne.

Les conjoints d’agriculteurs revalorisés

Dans l’après-midi, la majorité a de nouveau été mise sur le gril avec la proposition de loi du député communiste André Chassaigne sur la revalorisation des pensions agricoles . L’an dernier, le député avait obtenu que les chefs d’exploitation voient leur minimum de pension porté de 75 % à 85 % du SMIC en janvier 2022, pour un coût de 280 millions d’euros en année pleine. Le gouvernement a décidé d’avancer la mesure à novembre 2021.

André Chassaigne a proposé cette fois l’alignement du minimum de pension des conjoints collaborateurs et des aides familiaux sur celui des chefs d’exploitation… alors qu’ils cotisent trois fois moins. Le gouvernement a tiqué sur l’entorse à la contributivité du système, mais aussi sur le coût de la mesure, proche du milliard d’euros.

Mais un compromis a été trouvé via un amendement de la majorité qui permettra de revaloriser la portion régime de base de la retraite minimale des conjoints et aidants familiaux, la portant de 553 à 696 euros par mois. Soit un gain moyen de 62 euros par mois pour les intéressés, pour un coût total d’environ 150 millions d’euros.

Source LES ECHOS.

Handicap : quadruple amputée, elle poste une photo virale contre le manque d’accessibilité…

Sur Twitter, l’artiste peintre Marie-Sol St-Onge, quadruple amputée, a posté une photo devenue virale.

Avec humour, elle dénonce le manque d’accessibilité que subissent les personnes handicapées.

Handicap : quadruple amputée, elle poste une photo virale contre le manque d’accessibilité

 

En mars 2012, l’artiste peintre Marie-Sol St-Onge a dû être amputée des deux bras et des deux jambes après avoir contracté une fasciite nécrosante, aussi surnommée “bactérie mangeuse de chair”. Depuis, elle partage son travail sur le site Lesillusarts et a publié un ouvrage aux Éditions De Mortagne, Se relever sans mains ni pieds. Elle y raconte la façon dont sa vie a basculé et ce, non sans humour.

Ce lundi 21 juin 2021, elle n’en a pas manqué en postant une photo d’elle sur son compte Twitter. Dessus, Marie-Sol St-Onge apparaît allongée par terre, en bas d’un escalier et ses prothèses étalées sur le sol, comme si elle venait de tomber. En légende, on peut lire “Oups! J’ai manqué une marche”, accompagnée d’un émoji clin d’œil.

Si l’artiste peintre a utilisé un humour grinçant, son message n’en ait pas moins cash : elle dénonce le manque d’accessibilité des les lieux publics pour les personnes handicapées. “C’est effectivement une blague! Mais tout de même un clin d’œil à l’accessibilité”, confirme-t-elle sur Twitter.

Selon une étude effectuée par l’APF France Handicap et l’IFOP, en France, neuf personnes sur dix rencontrent des difficultés d’accessibilité lors de leur déplacement. Ainsi, 55% des personnes en situation de handicap peinent à avoir accès à des restaurants et des bars. Et les chiffres sont encore plus hauts concernant le logement, puisque 70% des personnes en béquilles ou en fauteuil roulant peinent à en trouver un qui soit adapté à leurs besoins.

Les militant.e.s handis sont plus que jamais mobilisé.e.s pour dénoncer le fait que leur condition est la première source de discrimination en France. Pour cela, il.elle.s utilisent régulièrement les réseaux, plus accessibles que l’espace public, comme le prouve Marie-Sol St-Onge avec sa photo aujourd’hui partagée près de 20 000 fois.

Melanie Bonvard
Mélanie décrypte la pop culture avec un angle sociétal et questionne le female gaze dans les films ou encore les séries, car tout est une question de regard, elle en …
Source AU FEMININ.