Superbe Initiative : Manger avec les mains en EHPAD grâce à des étudiants de l’IUT d’Évreux…!

Des étudiants de l’IUT d’Évreux ont monté un projet original dans le cadre de leur 2e année de DUT Génie biologique option diététique : le projet Manger Mains, afin de lutter contre la dénutrition des personnes âgées en maison de retraite.

Ils ont testé leurs recettes à l’EHPAD Azémia.

Gazpacho, boulettes de boeuf, gratin de pâtes, quenelles de carottes et gâteau chocolat-ananas, c'est le menu concocté par les quatre étudiants de l'IUT d'Évreux

“Mange avec ta fourchette !”, combien de fois avons-nous entendu cette phrase enfant. À l’EHPAD Azémia à Évreux, juste une assiette et un verre, pas de couverts, manger avec les mains, c’est permis.  Quelques résidents ont pu tester, à l’heure du déjeuner, les recettes mises au point par Léna Troussicot, Océane Poulizac, Océane Élias et Matthieu Muller, étudiants en deuxième année DUT Génie biologique option diététique à l’ IUT d’Évreux.  “Un projet qui s’adresse en priorité à des personnes qui présentent des troubles neurodégénératifs, Alzheimer ou Parkinson”, explique Matthieu, “elles n’arrivent plus à manger en toute autonomie”.

“Notre objectif, c’était aussi de veiller à l’apport en fibres et en protéines” – Matthieu Muller, étudiant en diététique.

À table, les étudiants ont cuisiné pour un régiment  - Radio France

Texture, grammage, apports nutritionnels, goût, pendant des mois, les quatre étudiants ont testé leurs recettes au laboratoire de l’IUT. Quand la bande des quatre est venue lui proposer son projet, Manon Josselin, la directrice de l’EHPAD Augustin Azémia, a tout de suite dit oui. “Les résidents ont parfois du mal à manger avec les couverts”, détaille-t-elle, “soit parce qu’ils tremblent, soit parce qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils ont dans leurs assiettes”. Le projet “Manger Mains”, qu’elle appelle à se développer dans le plus d’EHPAD possible, est la solution idéale :

“C’est ludique, c’est facile, quand on a des troubles, c’est des petites choses simples qui nous permettent de maintenir l’autonomie chez la personne âgée” – Manon Jocelyn, directrice de l’EHPAD Azémia.

À voir les résidents tendre leurs mains pour attraper qui une boulette de bœuf, qui une quenelle de carottes, on sent que le pari est gagné : “ça fait super plaisir de les voir manger” disent en chœur les étudiantes, et même si une des personnes âgées trouve que ça n’a pas beaucoup de goût, elle n’arrête pas de piocher dans le plat pour se resservir.

Finalement, elles ne sont pas mal ces boulettes  - Radio France

Manger avec les mains pour lutter contre la dénutrition et certains troubles

“Bon nombre de personnes qui rentrent en maison de retraite sont dénutries”, constate Stéphanie Guilhem, L’infirmière coordinatrice , à l’EHPAD depuis onze ans, y voit une explication : des troubles d’apraxie (difficulté à réaliser et à coordonner certains mouvements du quotidien, comme tenir une fourchette) qui entraînent parfois un refus de s’alimenter, car ils ont peur du regard des autres quand ils mangent avec leurs mains.

Le projet de l’IUT nous renforce dans l’idée de proposer avec notre cuisinier des plats adaptés que les résidents pourront manger avec les doigts” – Stéphanie Guilhem, infirmière coordinatrice

Ce projet “Manger Mains” fonctionne tellement bien auprès des personnes âgées qu’il bluffe les aide-soignantes, qui au quotidien, assistent les résidents, comme Estelle : “la plupart du temps, ils sortent beaucoup plus rapidement de table, ou alors ils font des allers-retours”. Ce jour-là, pour ce déjeuner avec les mains, les cinq convives sont restés presque une heure à table ! En fait, ils ont retrouvé le plaisir de manger, mais pas seulement. Autour du gazpacho de tomates, la conversation s’engage sur de souvenirs de… salade de tomates : “moi je la faisais avec de l’oignon” dit une résidente, “moi avec de l’ail”  lui répond sa voisine.  “Manger, c’est donc aussi une façon de stimuler le communication” pour Stéphanie Guilhem et un moyen de valoriser les personnes âgées.

Source FRANCE BLEU.

“Elles sont toujours en train de courir” : malgré les annonces d’embauches, la situation dans les Ehpad ne s’est pas vraiment améliorée…

Un an après l’annonce d’embauche dans les Ehpad, le personnel est toujours débordé. Leurs syndicats sont reçus  le jeudi 21.02.2019 à l’Élysée.

"Elles sont toujours en train de courir" : malgré les annonces d'embauches, la situation dans les Ehpad ne s'est pas vraiment améliorée. Une aide-soignante dans une chambre d\'un Ehpad. (Illustration). 

“Le matin, elles sont toujours en train de courir”. Les résidents de l’Ehpad de Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) constatent, comme les dix syndicats de personnel, que la situation ne s’est pas améliorée, malgré une grève inédite l’an dernier et l’annonce par le gouvernement d’un plan au printemps dernier qui prévoyait la création de 20 000 postes supplémentaires.

Un an après, les représentants syndicaux seront reçus jeudi 21 février à 10 heures à l’Élysée. Ils vont demander à être reçus par Emmanuel Macron et vont remettre leurs doléances : plus de personnels dans les Ehpad publics, qui représentent environ la moitié des établissements, et des hausses de salaires.

La menace d’une nouvelle grève

Dans la chambre de son Ehpad, Renée Planchais a le sourire et le rire facile, mais cette dame âgée s’inquiète pour les aides-soignantes qui l’accompagnent au quotidien : “Elle me demande si ça va bien, mais moi je leur demande toujours ‘comment allez-vous aujourd’hui ?'”, dit-elle. Souvent, Renée reçoit la même réponse. “C’est souvent la fatigue. Le matin, elles sont toujours en train de courir. Il y a énormément de travail”.  

“Il y a des fois où elles ont mal au dos, et elles s’arrêtent de travailler parce qu’elles n’en peuvent plus”. Renée Planchaisà franceinfo.

À 31 ans, Olivia Delaunay souffre de mal de dos et de fatigue. “C’est des grosses journées, c’est épuisant”, raconte-t-elle. “C’est un rythme très soutenu et c’est vrai que des fois, on rentre à la maison après une journée longue et on n’a pas toujours l’énergie pour faire des taches qu’on devrait faire chez nous. Ne serait-ce que les courses à faire, j’en peux plus”, lâche la jeune femme qui aime pourtant son travail.

Des temps de toilette réduit au minimum

Même si Olivia dit aimer son métier, elle n’en retire pas autant de satisfaction qu’elle le voudrait. “Une toilette qui devrait durer normalement 30 à 40 minutes, on est obligé de la faire en un quart d’heure, 20 minutes, parce qu’on n’a pas le temps et qu’il y en a d’autres qui attendent derrière”, déplore-t-elle.

Les résidents ne vont pas avoir une douche tous les jours. Et on est obligé de le faire à leur place, alors qu’on est censé les stimuler pour qu’ils gardent un minimum d’autonomie.Olivia Delaunayà franceinfo

Olivia regrette que la réduction du temps de la toilette se fasse au détriment des résidents. “On n’a pas le temps de les laisser faire leur visage, ou nettoyer le haut, donc ils perdent en autonomie”.  

Dans cet Ehpad public, l’État fixe le nombre d’aides-soignantes et leur salaire. Lors du mouvement de protestation national il y a un an, Olivia avait fait grève mais depuis, rien n’a changé dans son quotidien. Il n’y a pas eu plus d’embauches et son salaire plafonne à 1 600 euros nets par mois. “C’est pas cher payé pour ce qu’on fait. On demanderait un peu plus, on n’a pas été augmenté depuis très longtemps”, déclare la jeune femme.

“Nous voulons des choses concrètes”

Selon Pascal Champvert, président de l’AD-PA, l’association des directeurs d’Ehpad et de services à domicile, “nous n’avons pas vu depuis un an une seule création d’emploi”, malgré l’annonce du gouvernement de recruter 20 0000 personnes. “Au contraire, ce que nous avons vu, c’est la suppression des emplois aidés”, déplore Pascal Champvert qui fait partie de la délégation qui sera reçu à l’Élysée.

“Le président peut annoncer une grande loi, nous participons à ces réflexions, mais nous voulons des choses concrètes dès maintenant”, martèle-t-il. Il faut plus “de personnel dans les établissements et les services à domicile. Il faut des garanties dès 2019”, assure Pascal Champvert.

Source FRANCE INFO.

 

Alzheimer : le déremboursement des médicaments a eu des conséquences néfastes, selon une association…

Sept mois après l’entrée en vigueur de cette décision d’Agnès Buzyn, l’association France Alzheimer en tire un bilan très négatif.

Alzheimer : le déremboursement des médicaments a eu des conséquences néfastes, selon une association

Aggravation des symptômes après l’arrêt des traitements, augmentation des dépenses… La fin du remboursement des médicaments anti-Alzheimer, jugés inefficaces, a eu des conséquences néfastes pour les malades, a assuré jeudi 21 février l’association France Alzheimer, près de sept mois après l’entrée en vigueur de cette décision. Quatre médicaments (Aricept, Ebixa, Exelon et Reminyl) ne sont plus remboursés depuis le 1er août, alors qu’ils l’étaient auparavant à hauteur de 15%.

“Les familles sont démunies et cette décision dangereuse n’a fait qu’accroître leur détresse financière, psychologique et médicale.”

L’association France Alzheimer dans un communiqué.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait pris la décision du déremboursement sur la base d’une évaluation par la Haute Autorité de santé (HAS), qui avait jugé que tous ces médicaments avaient “un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge”. Elle pointait aussi “l’existence d’effets indésirables potentiellement graves”.

Une évaluation contestée par les associations. “Proches aidants comme personnes malades attestent de l’efficacité de ces médicaments et de l’effet catastrophique d’une interruption brutale du traitement”, affirme France Alzheimer, qui se base sur une consultation de plus de 2 500 personnes (2 463 aidants et 84 malades). L’association ajoute qu’elle va financer “une étude clinique à hauteur de 200 000 euros” et espère pouvoir prouver ainsi l’efficacité du traitement.

Source FRANCE TV.

Une importante découverte réalisée à Toulouse pourrait permettre de ralentir la maladie d’Alzheimer…

Des chercheurs de Toulouse ont montré l’importance du débit sanguin dans les vaisseaux les plus fins du cerveau en début de maladie d’Alzheimer.

Avec des collègues américains, ils ont mis au point de nouvelles pistes de traitement.

Une importante découverte réalisée à Toulouse pourrait permettre de ralentir la maladie d'Alzheimer

C’est la plus fréquente des maladies neurodégénératives. Près d’un million de personnes sont aujourd’hui atteintes en France de la maladie d’Alzheimer.

Les espoirs de la piste sanguine :

Beaucoup de pistes ont été explorées ces dernières années par la recherche, mais aucun traitement n’existe pour guérir la maladie ou en ralentir l’évolution.

Face à cette impasse, c’est une voie de recherche alternative inattendue qui a été explorée à l’Institut de mécanique des fluides de l’Université de Toulouse III (CNRS/Paul Sabatier/INP Toulouse).

Après 5 ans recherches, il a été démontré dans un laboratoire de cet Institut l’importance du débit sanguin des très petits vaisseaux du cerveau dans les premières phases de la maladie d’Alzheimer. “Alors que depuis longtemps, souligne la chercheuse Sylvie Lorthois, qui a initié ce travail depuis plusieurs années,  la maladie d’Alzheimer est classée parmi les maladies neurodégénératives sans origine vasculaire”.

Les globules blancs, qui adhèrent aux parois veineuses, une des clefs pour vaincre la maladie

Avec leurs collègues de l’Université Cornell (Etats-Unis), les chercheurs toulousains ont montré chez des souris atteintes d’Alzheimer que des globules blancs, appelés neutrophiles, adhèrent sur les parois des capillaires du cortex cérébral jusqu’à bloquer localement le flux sanguin.

Contrairement à ce que les scientifiques pensaient jusqu’à présent, ils ont mis en évidence que cette obstruction, en provoquant une baisse du débit sanguin cérébral, est une des premières manifestations de la maladie (pertes de mémoire, difficultés à exécuter des tâches courantes).

Un anticorps porteur d’espoir

A la suite de cette découverte, les chercheurs ont administré un anticorps dirigé contre les neutrophiles, ce qui a permis une diminution du nombre de capillaires bloqués et donc, une augmentation immédiate du débit sanguin cérébral.

Ces effets se sont accompagnés d’une amélioration rapide des performances dans les tâches de mémoire à court terme chez les souris.

Démontré chez l’animal, ce mécanisme pourrait donc fournir une nouvelle piste thérapeutique afin d’améliorer la cognition chez les patient atteints d’Alzheimer.

Des simulations numériques montrent en effet un impact similaire d’occlusions capillaires sur le débit sanguin cérébral chez l’homme et chez la souris.

Ces résultats porteurs d’un grand espoir pour parvenir à ralentir la maladie d’Alzheimer, ont été publiés dans la revue Nature Neurosciences le 11 février 2019.

Source FR3.

Maladie d’Alzheimer : la mémoire pourrait être restaurée…!

On pensait les pertes de mémoire liées à la maladie d’Alzheimer irréversibles.

Mais des chercheurs américains, à la recherche de facteurs épigénétiques qui pourraient être impliqués dans l’apparition de tels déficits cognitifs, proposent aujourd’hui de s’intéresser à une nouvelle stratégie qui leur a permis de restaurer la mémoire de leurs souris.

Maladie d’Alzheimer : la mémoire pourrait être restaurée...

Troubles du comportement, troubles de la pensée et troubles de la mémoire. Ce sont les symptômes de la maladie d’Alzheimer. Une maladie qui pourrait bientôt toucher un Français de plus de 65 ans sur quatre. Mais des travaux menés par une équipe de l’université de Buffalo (États-Unis) laissent penser qu’il pourrait être possible de restaurer la mémoire perdue des malades ayant atteint un stade avancé de la maladie. Les chercheurs comptent pour cela sur l’épigénétique.

Rappelons que chacun de nos gènes porte l’information nécessaire à la synthèse d’une ou plusieurs molécules. L’épigénétique est la science qui s’intéresse à des informations complémentaires qui vont définir comment ces gènes seront utilisés – ou non – par une cellule. Elle ne s’interroge pas relativement aux modifications de séquences d’ADN, seulement les modifications induites par notre environnement, au sens large du terme.

« Nous avons identifié les facteurs épigénétiques qui contribuent à la perte de mémoire. Nous avons également trouvé des moyens de les inverser temporairement dans un modèle animal », déclare Zhen Yan, professeur en physiologie et biophysique à l’université de Buffalo.

Une nouvelle approche de la maladie

Il était déjà connu que le déclin cognitif le plus spectaculaire – celui qui survient aux derniers stades de la maladie d’Alzheimer – est provoqué par une perte de récepteurs du glutamate. Ces récepteurs apparaissent essentiels à l’apprentissage et à la mémoire à court terme. Et les chercheurs de l’université de Buffalo ont découvert, sur un modèle animal et dans des tissus cérébraux relevés post-mortem sur des patients, que cette perte de récepteurs résulte d’un processus épigénétique appelé modification répressive de l’histone.

Or il se trouve que ce processus est contrôlé par des enzymes. Des enzymes qui ont été inhibées dans les souris de laboratoire. Résultat, celles-ci ont retrouvé leur mémoire de reconnaissance, leur mémoire spatiale et leur mémoire de travail« Une amélioration cognitive aussi spectaculaire nous a surpris. L’expression et la fonction des récepteurs du glutamate dans le cortex frontal ont été récupérées », raconte Zhen Yan. Pendant une semaine seulement.

Reste donc maintenant à développer des composés qui pénètrent plus efficacement dans le cerveau et dont l’action se révèlerait surtout plus durable. « Si de nombreux gènes dysrégulés par la maladie d’Alzheimer sont normalisés en ciblant des enzymes épigénétiques spécifiques, il sera possible de restaurer la fonction cognitive et le comportement des malades », conclut Zhen Yan.

  • Les pertes de mémoire comptent parmi les symptômes les plus connus de la maladie d’Alzheimer.
  • Des chercheurs ont identifié les facteurs épigénétiques qui contribuent à ces pertes de mémoire.
  • En inhibant des enzymes spécifiques, ils sont également parvenus à restaurer la mémoire de souris.
  • Reste à rendre ces résultats plus durables, car pour l’heure, la fonction cognitive des animaux de laboratoire n’a pu être retrouvée que pour une durée d’une semaine.

La perte de mémoire est réversible… chez la souris

Selon des chercheurs états-uniens, le déclin de la mémoire serait dû à la carence d’une protéine clé appelée RbAp48. Ce phénomène serait distinct de ce qui se passe lors de la maladie d’Alzheimer et, chez la souris, il a pu être inversé !

Article de Agnès Roux paru le 03/09/2013

Avec l’âge, la peau perd de son élasticité, les muscles s’atrophient et les os se fragilisent. Le cerveau, lui aussi, subit les outrages du temps, perdant peu à peu son dynamisme. Les personnes âgées ont souvent une mémoire paresseuse ;et enregistrent moins bien les informations.

La mémoire est une fonction cérébrale complexe et encore mal comprise par la communauté scientifique. Il en existe d’ailleurs plusieurs types : mémoire à long terme, mémoire de travail, mémoire sensorielle… De même, le cerveau ne possède pas un centre général de la mémoire. En fait, ce sont les renforcements de certaines connexions entre les neurones qui conduisent à la formation et à la consolidation des souvenirs. Certaines régions cérébrales, comme le cortex préfrontal, le cortex promoteur et le cortex occipital, jouent cependant un rôle important. L’hippocampe est également un carrefour indispensable à la formation des souvenirs.

Ce schéma du cerveau permet de localiser l'hippocampe (Hippocampus), profondément ancré dans l'encéphale. Cette zone du cerveau joue un rôle central dans la mémoire. © Looie496, Wikipédia, DP

Ce schéma du cerveau permet de localiser l’hippocampe (Hippocampus), profondément ancré dans l’encéphale. Cette zone du cerveau joue un rôle central dans la mémoire. © Looie496, Wikipédia,

La maladie d’Alzheimer est une pathologie neurologique qui conduit à la démence. Les troubles de la mémoire sont généralement les premiers signes de la maladie. Aux États-Unis, des chercheurs de l’université de Columbia viennent de montrer que l’usure des souvenirs est une fatalité naturelle liée à l’insuffisanse d’une protéine dans le cerveau. Avoir des trous de mémoire ne serait donc pas toujours le signe de la maladie d’Alzheimer. Leurs travaux sont publiés dans la revue Science Translational Medicine.

Une carence en RbAp48 lors du vieillissement

Pour cette étude, les chercheurs ont débuté leur analyse chez l’Homme. Les huit participants à cette expérience avaient entre 33 et 38 ans, un âge qui, selon les auteurs, permet déjà d’observer les effets du temps au niveau cellulaire. Ils ont comparé l’expression des gènes de cellules du gyrus denté, une zone du cortex cérébral proche de l’hippocampe, à celle de cellules du cortex entorhinal, une structure du cerveau qui ne serait pas affecté par le vieillissement. Cette expérience avait pour but de mettre en évidence les gènes dont l’expression change avec les années.

La pêche a été bonne puisqu’ils ont identifié 17 candidats répondant à leurs exigences. Pour l’un d’entre eux, RbAp48, l’expression était très faible dans le gyrus denté par rapport au cortex entorhinal. Ce gène code pour une protéine impliquée dans l’acétylation des histones, des protéines essentielles à la structure et à la compaction de l’ADN. Les auteurs en ont conclu que le vieillissement des cellules du gyrus denté s’accompagnait d’une diminution de la synthèse de la protéine RbAp48.

Ce qui est vrai chez l’Homme est-il vrai chez la souris ? C’est en général la question inverse que les scientifiques se posent mais dans cette étude il a fallu faire le chemin inverse. Les chercheurs ont tout d’abord montré que chez les souris aussi, le vieillissement conduisait à une diminution de l’accumulation de RbAp48 dans le gyrus denté. Ils ont alors inhibé cette protéine dans le cerveau de jeunes souris et ont montré que cela induisait une baisse de la mémoire : les rongeurs avaient de moins bons scores au test du labyrinthe.

Des souris OGM qui retrouvent la mémoire

Dans un second temps, les scientifiques ont voulu voir ce qui se passerait dans le cas inverse, c’est-à-dire en augmentant la quantité de RbAp48 dans le gyrus denté de vieilles souris. Pour réaliser cette prouesse, ils ont transformé génétiquement les cellules nerveuses en utilisant un virus recombiné. Leurs résultats ont été à la hauteur de leurs espérances. « Les vieilles souris génétiquement modifiées sont devenues aussi fortes que les jeunes au test de mémoire ! » s’est enthousiasmé Elias Pavlopoulos, le principal auteur de l’étude. « Nous avons réussi à inverser les effets du temps chez la souris, rajoute Eric Kandel, le directeur de l’équipe et lauréat du prix Nobel de médecine en 2000, ce résultat montre que RbAp48 est une protéine essentielle au vieillissement. »

Contrairement à ce qui se produit au cours de la maladie d’Alzheimer, les scientifiques ont montré qu’il n’y avait pas de perte de neurones lors du vieillissement normal. « Cette étude est la première à montrer que la détérioration de la mémoire avec l’âge et la maladie d’Alzheimer sont des phénomènes distincts, expliquent les auteurs. La première est réversible et pourrait se traiter en augmentant la quantité de RbAp48, alors que la seconde est pour le moment incurable. »

Source FUTURA Santé.

“L’abandonner en maison de retraite, c’était un avant-goût de l’enfer”, explique l’homme qui a tué sa femme malade…

L’octogénaire qui a tué son épouse malade d’Alzheimer avant de tenter de se suicider vendredi à Pérols a été mis en examen pour assassinat. Il a expliqué qu’ils voulaient partir tous les deux.

Elle lui avait demandé de ne jamais la laisser finir comme sa propre mère, aussi atteinte de la maladie.

"L'abandonner en maison de retraite, c'était un avant-goût de l'enfer", explique l'homme qui a tué sa femme malade (photo d'illustration)

L’homme qui a tué sa femme vendredi soir à Pérols avant de tenter de se suicider a été mis en examen pour assassinat et laissé sous contrôle judiciaire. Ce retraité de 84 ans a reconnu avoir étranglé son épouse atteinte de la maladie d’Alzheimer. Il ne supportait pas l’idée de la voir partir dans un établissement spécialisé. C’est ce qu’il a expliqué dans une lettre, mais aussi aux enquêteurs et à son avocate sur son lit d’hôpital. L’octogénaire, très affaibli, sera prochainement admis dans un établissement psychiatrique.

“Ils ne voulaient plus être un fardeau.”

Son avocate Iris Christol a rencontré un homme abattu : “Les trois dernières années ont été tellement dures, qu’il avait fini par accepter de la placer dans un établissement spécialisé, mais lors de sa dernière visite, même si le personnel était bienveillant, il a entendu ces hurlements qu’on entend dans ces maisons de retraite, entre gémissements, râles et la rage, et c’était pour lui un avant-goût de l’enfer. Et dans l’incapacité de s’occuper de la femme qu’il aimait depuis 58 ans, et incapable d’accepter qu’elle aille dans cet enfer là, il s’est résolu à ce qu’ils partent tous les deux. Il a d’ailleurs laissé un mot disant “Nous partons, merci de nous avoir donné tant de bonheur”. Ils ne voulaient plus être un fardeau, ils savaient vers quoi ils allaient et c’était pour lui impossible.”

“Ne me laisse jamais finir comme ma mère, dis-moi qu’on partira ensemble.”

En finir ensemble, tous les deux, c’était un choix de couple : “C’était une question très présente dans le couple, car la maman de la défunte avait elle-même fini sa vie avec la maladie d’Alzheimer, donc le couple avait soigné cette dame et avait vu l’enfer que ça avait été pour elle, la dégradation, jusqu’à la famille d’accueil où elle avait été placée dans ses derniers temps et où les choses avaient été épouvantables.

“L’angoisse de cette femme, décédée des mains de son époux, était de finir comme sa mère. Et elle n’a eu de cesse, à partir du moment ou sa mère s’est dégradée, de dire à son mari, “Ne me laisse jamais finir comme ça, et dis-moi qu’on partira ensemble, que je ne serai jamais sans toi.” C’est pour ça que cet homme a fini par se résoudre à alléger les souffrances de son épouse et à mettre fin à ses jours pour ne pas être sans elle.” 

Un drame quasiment similaire s’est joué lundi soir à Lattes : une femme de 75 ans a étranglé son mari de 83 ans avant de s’ouvrir les veines, elle est morte elle aussi. Elle a laissé une lettre pour expliquer son geste : ils étaient arrivés au bout de leur vie commune et venaient d’apprendre que Monsieur était atteint de la maladie Alzheimer lui aussi. Un couple bien connu dans la ville, très apprécié, avec une vie sociale bien remplie.

Source FRANCE BLEU.

Vidéo – Indre-et-Loire : des patients atteints d’Alzheimer jouent dans une pièce de théâtre, Une thérapie qui semble fonctionner !…

Quatorze patients atteints de la maladie d’Alzheimer du Centre hospitalier de Luynes ont joué une pièce de théâtre qu’ils avaient eux-mêmes créée.

S’il s’agit là d’une prouesse, c’est surtout un objet thérapeutique sans médicament pensé par les spécialistes de santé du centre hospitalier.

14 résidents du Centre hospitalier sont à l'origine de cette initiative lancée en janvier 2018.

 

Luynes, France

Faire faire du théâtre à des patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Le projet est ambitieux et il est lancé par les 14 résidents du Centre hospitalier de Luynes. Cette pièce, qu’ils ont eux-mêmes créée avec l’aide d’un metteur en scène, a été jouée mercredi après-midi devant leur famille et le personnel hospitalier. Mais cette initiative s’inscrit aussi dans une thérapie qui a pour but de n’utiliser aucun médicament.

Dans les coulisses, les patients s’impatientent de montrer leur création à leurs familles. Sur le visage ou dans la voix de Marie-Michelle, aucune trace de stresse à l’horizon. Elle assure : ” Ils m’ont fait toute belle, c’est le grand jour aujourd’hui. Mais je n’ai absolument pas le trac !”.

Une thérapie qui semble fonctionner

Au fond de la salle, Alix Launey est attentive. Elle est la psychologue qui a participé à chapeauter ce projet. Sa mission est d’observer sur quels points la création de cette pièce est bénéfique pour les patients. ” Six mois après le début du projet, on a mesuré les bénéfices que cela avait pu apporter. Et on a vu que pour les patients qui présentaient une apathie – une forme de léthargie – ce trouble allait être plus facile à canaliser et moins fréquent.

L’improvisation au cœur de la pièce

Comment faire retenir un texte à des personnes qui, précisément, ont des troubles de la mémoire ? Frédéric Darbon, le metteur en scène de la pièce, a trouvé la solution : avoir recourt à l’improvisation en la cadrant avec une trame précise. ” _Il n’y avait pas d’écriture_, cette base d’improvisation était en mime. Et au bout d’un moment, les automatismes sont venus ensuite.” 

Pour sûr la pièce a conquis les familles et le personnel de santé présent d’autant que la salle était comble. Au total, près de 80 personnes sont venues assister à cette représentation au Centre hospitalier de Luynes.

Source FRANCE BLEU.

Grand débat national : un think tank organise des ateliers pour recueillir la parole des personnes en situation de fragilité et de handicap…

Le think tank “Cercle Vulnérabilités et Société” estime que ces personnes “sont trop rarement sollicitées sur les sujets de société”.

Grand débat national : un think tank organise des ateliers pour recueillir la parole des personnes en situation de fragilité et de handicap

 

Des associations agissant auprès de personnes handicapées mentales, malades psychiques, autistes et personnes âgées dépendantes vont participer au grand débat national afin de faire entendre leurs voix, a appris lundi 4 février franceinfo auprès du think tank “Cercle Vulnérabilités et Société”.

“Comme l’a rappelé le président de la République, le grand débat national est un exercice démocratique où tout le monde doit pouvoir s’exprimer, explique le think tank. Cela doit inclure les personnes malades, isolées, exclues, les personnes en situation de handicap, y compris mental, et les personnes âgées en perte d’autonomie, lesquelles sont trop rarement sollicitées sur les sujets de société.”

Idée novatrice

Le “Cercle Vulnérabilités et Société” rappelle que ces femmes et ces hommes “sont concernés par les choix qui engagent l’avenir de notre société et leur parole doit être également recueillie”. Le think tank assure que “leur expérience peut conduire à un éclairage neuf sur les thématiques soumises à concertation et, à terme, servir de levier de progrès”.

Des personnes en situation de fragilité qui peuvent être une source de progrès pour la société toute entière du fait de leur expérience de vie est une idée novatrice que ces associations entendent démontrer à travers plusieurs ateliers organisés d’ici le 15 mars, date à laquelle le grand débat national doit se terminer. La démocratie et citoyenneté ou encore la transition écologique sont les thèmes retenus.

Des ateliers au sein même des structures d’accueil

Ces ateliers se dérouleront au sein même des structures d’accueil, Ehpad, foyers d’hébergement et lieux de vie des personnes concernées. Si nécessaire, les équipes encadrantes utiliseront des outils de communication adaptés. Les pictos et l’emploi du français FALC (facile à lire et à comprendre), par exemple, permettront de dialoguer avec des personnes en situation de handicap mental.

Plusieurs associations, comme l’AD-PA (citoyennage), Adef Résidences, L’Arche en France, Les Petits frères des pauvres, Œuvre Falret, Vivre et Travailler Autrement, mais aussi la mutuelle AG2R La Mondiale ainsi que les réseaux Maisons de famille et Korian qui accueillent des personnes âgées, s’engagent dans cette opération inédite pour faire entendre la voix des plus vulnérables sur des questions concernant l’ensemble de la population. D’autres associations pourraient prochainement rejoindre l’initiative.

D’ores et déjà, L’Arche à Paris, association qui accueille des personnes en situation de handicap mental, organise le 27 février un débat dans le 15e arrondissement. Des habitants du quartier seront invités, ainsi que d’autres associations qui travaillent dans le quartier auprès de personnes en situation de handicap.

Source FRANCE INFO.

Handicap : bientôt un plan d’action contre les maltraitances…

Le gouvernement a annoncé que le plan serait dévoilé dans les prochains mois, pour une mise en œuvre dans l’année.

Handicap : bientôt un plan d’action contre les maltraitances

Nous devons avoir le courage de dénoncer l’inacceptable“, a déclaré Agnès Buzyn à l’occasion de la remise d’un rapport sur les maltraitances envers les personnes dépendantes, âgées ou handicapées. Le document, rédigé par le Haut conseil de la famille et de l’âge (HCFEA) et le Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), fait état de “violences cachées” dans les maisons de retraite, les établissements médicosociaux ou lors des soins à domicile. D’après la ministre de la Santé et des Solidarités, qui s’exprimait sur le sujet le 24 janvier, un “plan d’action” sera dévoilé “dans les prochains mois” et mis en oeuvre “dès cette année“.

Les victimes ont plus de risques d’ignorer leurs droits

La secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, a de son côté dénoncé la “persistance d’une forme de loi du silence“, et une “très nette sous-déclaration des situations de maltraitance, encore plus marquée concernant les personnes en situation de handicap“. En cause notamment, selon les auteurs du rapport, une mésestime de la maltraitance par les victimes elles-mêmes. Une victime “fragile” a par ailleurs “plus de risques d’ignorer ses droits, ou d’hésiter à les faire valoir“, expliquent les auteurs.

Il est rare qu’il n’existe qu’une seule cause lorsque la relation d’aide se dégrade, se salit [pour se transformer] en abus, vol, brutalité, emprise ou humiliation“, précise Denis Piveteau, l’un des auteurs. “Les dérapages ont souvent une longue histoire. C’est toute la souffrance, toutes les tensions d’un cercle familial ou professionnel qui se déversent sur les personnes les plus vulnérables“, a-t-il ajouté.

Des excès de productivité imposés aux salariés

Le rapport donne plusieurs cas particuliers, notamment ceux d’une malade d’Alzheimer qui se fait cracher au visage par une aide-soignante et d’un petit garçon autiste obligé de participer à des sessions de natation malgré ses cris de révolte. Mais c’est également la “maltraitance institutionnelle” qui est dénoncée. Selon les auteurs, à cause de défauts d’organisation ou “d’excès de productivité” imposés aux salariés, les personnels des établissements peuvent y multiplier des gestes “brusques, mécaniques ou sans bienveillance“.

Le rapport émet plusieurs solutions à cette maltraitance. Parmi elles : améliorer la formation initiale et continue des professionnels, créer des instances territoriales spécifiques afin de coordonner les “informations préoccupantes” et permettre de suspendre temporairement un professionnel qui aurait commis une maltraitance. Il est par ailleurs prévu que le site Internet qui permet de signaler des “événements indésirables graves liés aux soins” soit étendu aux actes de maltraitance.

Source FRANCE INFO.

Avancée inouïe pour la médecine : l’origine de la maladie d’Alzheimer a peut-être été identifiée…

La maladie d’Alzheimer est l’un des plus grands mystères de la médecine. Cependant, des chercheurs ont peut-être enfin découvert ce qui cause la maladie.

Il s’agirait tout simplement d’une bactérie clé des maladies chroniques des gencives. Mais surtout, les chercheurs pensent pouvoir arrêter la maladie. En effet, un médicament qui va entrer en essais cliniques majeurs cette année bloquerait les principales toxines de la bactérie. Il pourrait même y avoir un vaccin !

Avancée inouïe pour la médecine : l’origine de la maladie d’Alzheimer a peut-être été identifiée

UNE BACTÉRIE CAUSERAIT LA MALADIE D’ALZHEIMER

Avec le vieillissement de la population, la démence est devenue la cinquième cause de décès dans le monde, dont la maladie d’Alzheimer constitue environ 70 % des cas. Cependant, la cause de cette maladie mystérieuse vient peut-être d’être découverte ! En effet, plusieurs chercheurs ont publié une étude dans Science Advances dans laquelle ils pointent la bactérie Porphyromonas gingivalis, responsable de maladies chroniques des gencives. Celle-ci migrerait dans le cerveau et y provoquerait des inflammations cérébrales et des lésions neuronales, et enfin un déclin cognitif.

Jusqu’alors, la principale hypothèse était que la maladie résultait d’une accumulation mal contrôlée de protéines dans le cerveau, les amyloïdes et Tau. Néanmoins, plusieurs tests ont dévoilé que des personnes pouvaient avoir des plaques amyloïdes sans pour autant être atteints de démence. Puis, différentes études ont finalement démontré que la fonction des protéines amyloïdes serait de protéger le cerveau des bactéries. C’est pourquoi les chercheurs se sont penchés sur le rôle des bactéries dans le développement de la maladie d’Alzheimer, et notamment celles qui causent des maladies des gencives, connues pour en aggraver les symptômes.

LIEN ENTRE MALADIE DES GENCIVES ET ALZHEIMER

La société pharmaceutique Cortexyme, basée à San Francisco, en Californie, a rapporté avoir trouvé les enzymes toxiques, les gingipaines, que la bactérie Porphyromonas gingivalis utilise pour se nourrir des tissus humains dans 96 % des 54 échantillons de cerveaux atteints par la maladie d’Alzheimer qu’ils ont examinés. De plus, ils ont trouvé les bactéries elles-mêmes dans les trois cerveaux d’Alzheimer dont ils ont examiné l’ADN. Selon Sim Singhrao de l’Université Central Lancashire au Royaume-Uni, « il s’agit du premier rapport montrant l’ADN de P. gingivalis dans le cerveau humain, et les gingipaines associées, en co-localisation avec des plaques ».

Son équipe a découvert que la bactérie envahit activement le cerveau de souris atteintes d’une infection des gencives, et l’étude publiée démontre que les gingipaines découpent la protéine Tau d’une manière qui pourrait lui permettre de tuer les neurones, causant ainsi la démence. De plus, les chercheurs ont trouvé la bactérie dans le liquide céphalo-rachidien de personnes vivantes atteintes de la maladie d’Alzheimer, ce qui pourrait enfin fournir une méthode de diagnostic efficace de la maladie !

UN NOUVEL ESPOIR POUR LES MALADES

La société pharmaceutique Cortexyme a déjà développé des molécules qui bloquent les gingipaines, les enzymes toxiques de la bactérie, et les a administrées a des souris atteintes de la maladie d’Alzheimer. Les résultats ont été impressionnants puisque cela a réduit l’infection et l’inflammation cérébrales, arrêté la production d’amyloïdes et même sauvé des neurones endommagés ! Pour Sim Singhrao, « cela donne l’espoir de traiter ou de prévenir un jour la maladie d’Alzheimer ». Cortexyme rapporte que leur bloqueur de la gingipaïne a passé les premiers tests de sécurité chez l’Homme, et les participants atteints de la maladie d’Alzheimer ont vu leur état s’améliorer.

Néanmoins, s’il s’agit d’une découverte exceptionnelle, celle-ci n’est encore basée que sur des échantillons réduits. Les chercheurs doivent donc poursuivre encore leurs recherches. C’est pourquoi Cortexyme va lancer en 2019 un essai plus vaste de son médicament, en parallèle de la recherche de la bactérie dans le liquide rachidien, dans l’espoir d’améliorations cognitives pour les patients. De son côté, une équipe de Melbourne, en Australie, a développé un vaccin contre la bactérie, en test depuis 2018. Celui-ci serait évidemment efficace contre les maladies des gencives, mais surtout, il pourrait stopper le développement de la maladie d’Alzheimer !

Source daily geek show.