À Guéret, un atelier d’accompagnement pour les “aidants”…

Quand on aide au quotidien un proche malade, on est ce qu’on appelle un “aidant”. Une situation difficile, qui peut fatiguer ou déprimer.

La Mutualité Française organise donc des ateliers permettant aux aidants de se retrouver, de se livrer … et même de faire un peu de sport.

À Guéret, un atelier d'accompagnement pour les "aidants"

Guéret, France

Je viens juste chercher un peu de détente … me vider la tête“, confie Chantal à la ronde, en introduction de l’atelier “Aidants, votre santé parlons-en !” à la Mutualité Française de Guéret. En tout, ils sont huit aidants Creusois à s’être inscrits à cette première séance du mercredi 14 novembre.

“Ça arrive très brutalement, du jour au lendemain. Et on n’est pas du tout préparé à ça”

Chantal accompagne sa sœur trisomique depuis cinq ans. Martine est aux côtés de sa mère, atteinte d’Alzheimer. Tous et toutes ont un proche sur qui veiller, malade ou atteint d’un handicap. Une occupation à plein temps, quasiment non reconnue et non rémunérée. “Je n’ai plus d’énergie, je n’arrive plus à en puiser“, concède Chantal. Manque de sommeil, stress, isolement … les aidants peuvent vite pâtir de cette situation.

Le gros problème, “c’est qu’un aidant ignore souvent qu’il en est un“, ajoute son amie Martine. “Ça arrive très brutalement, du jour au lendemain. Et on n’est pas du tout préparé à ça.” Du coup, il faut s’adapter comme on peut. “On ne va pas laisser tomber un parent, un époux, comme ça ! On ne réfléchit même pas, en fait. On devient aidant, parce que ça nous semble normal.

85% des aidants n’arrivent pas à prendre du temps pour eux

Du sport ? Un cinéma ? Même une petite sieste pour essayer de rattraper les (nombreuses) mauvaises nuits ? “Pas le temps“, répondent d’une même voix les huit participants. C’est d’ailleurs le cas de 85% des aidants en France, selon une étude réalisée par France Alzheimer.

Les animateurs profitent donc de la présence de tout le monde pour faire un petit exercice de gymnastique, en douceur : il s’agit de quelques petits gestes, faisables partout et par tout le monde, même à la maison !

Et le résultat est immédiat : “J’ai eu l’impression que ça faisait du bien à tout le monde. Pourtant, ce n’était que des petits mouvements, sur des chaises !” savoure Martine en fin de séance. “C’est là qu’on se rend compte qu’on n’est pas seuls.

Deux autres ateliers sont prévus, mercredi 21 novembre à la Mutualité Française et mercredi 28 novembre au centre communal d’action sociale (CCAS) de Guéret. Pour s’inscrire, il est nécessaire de contacter la Mutualité Française au 06 86 82 48 74 !

Source FRANCE BLEU.

Qui peut PAYER ???? Ehpad: 2000 euros restent à la charge des retraités chaque mois….

Selon une étude de la Mutualité française, le reste à charge dépasse largement le niveau de vie des personnes âgées.

Ce problème devrait être abordé lors du débat public sur la dépendance que lance la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ce lundi.

Ehpad: 2000 euros restent à la charge des retraités chaque mois

Gérer financièrement sa fin de vie devient de plus en plus compliqué. Selon une étude dévoilée par la Mutualité française ce lundi, à l‘occasion de la journée internationale des personnes âgées, le reste à charge étouffe de plus en plus les retraités qui se retrouvent dans une situation de dépendance. Après le versement des différentes aides existantes (allocation personnalisée d’autonomie, aide sociale à l’hébergement), ces derniers doivent encore dépenser 2000 euros de leur poche en moyenne pour financer leur hébergement en Ehpad. «En moyenne, ce reste à charge représente 100% du revenu disponible moyen des plus de 75 ans. En 2011, pour plus d’un résident sur deux, il était supérieur aux ressources», affirme l’étude.

Ce niveau varie fortement d’un département à l’autre en fonction du prix de l’hébergement. Un mois en Ehpad pour une personne en perte d’autonomie sévère coûte en moyenne 2050 euros dans la Meuse contre 3500 euros à Paris. Le reste à charge atteint donc 1600 euros par mois dans le premier département contre 3100 dans le second. Plus la durée de vie s’allonge, plus la facture s’alourdit. Dans l’Essonne par exemple, 5 ans d’hébergement coûtent 185.800 euros dont plus de 150.000 euros de la poche du résident. Ce montant dépasse de 46.900 euros le niveau de vie médian des retraités. «Autrement dit, la personne âgée qui entre dans un Ehpad en Essonne non seulement y consacrera l’intégralité de ses revenus mais devra en outre disposer d’une épargne de presque 50.000 euros», note les auteurs. Cette charge financière, qui doit être prise en charge immédiatement par la famille ou qui mobilise la vente du patrimoine, est rédhibitoire pour les ménages aux revenus les plus modestes. Une étude du Credoc, également publiée ce lundi, affirme que 61% d’entre eux n’envisagent même pas la possibilité de faire entrer leur proche dans un Ehpad en raison de ce coût restant.

Plus d’information, cliquez ici.

Source LE FIGARO.

Parkinson : certains traitements rendent les patients plus impulsifs…

Achats compulsifs, hyperactivité sexuelle, addiction aux jeux d’argent… Une nouvelle étude montre que de nombreux patients parkinsoniens développent des troubles du comportement.

Parkinson : certains traitements rendent les patients plus impulsifs

Certains traitements prescrits aux malades de Parkinson peuvent dérégler leur capacité à contrôler leurs impulsions et ainsi entraîner des troubles du comportement. Achats compulsifs, troubles alimentaires, hyperactivité sexuelle ou encore addiction aux jeux d’argent seraient le lot quotidien d’un bon nombre de patients sous agonistes dopaminergiques. Et ces troubles augmenteraient avec la dose et la durée du traitement, selon une étude française publiée le 20 juin dans la revue Neurology.

Chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, le nombre de neurones fabriquant la dopamine – une molécule vitale qui régule les mouvements – diminue progressivement. Cette perte provoque les symptômes bien connus de la maladie: tremblements, lenteur et raideur. Deux grandes classes de médicaments sont actuellement utilisées pour limiter ces symptômes: la L-dopa, une molécule capable de se transformer en dopamine, et les agonistes dopaminergiques, des médicaments qui miment l’action de la dopamine.

Casino, sexe et boulimie nocturne

Plusieurs cas de troubles du comportement chez des patients traités avec des agonistes dopaminergiques ont été rapportés ces dernières années. Mais ni leur fréquence, ni l’effet de la dose du traitement n’avaient encore été évalués sur le long terme. C’est désormais chose faite avec cette nouvelle étude conduite dans plusieurs CHU français et hôpitaux d’Ile-de-France. Au total, plus de 400 parkinsoniens (majoritairement des sextagénaires) ont été suivis pendant cinq ans. Au début de l’étude, 20% d’entre eux présentaient déjà des troubles du contrôle des impulsions.

«Ce sont des gens qui vont se ruiner au casino, se lever la nuit pour vider leur frigo, ou avoir une sexualité débordante. Par exemple être arrêtés pour exhibitionnisme ou divorcer parce qu’ils ont multiplié les conquêtes», explique le Pr Jean-Christophe Corvol, neurologue à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière (Paris) et directeur du Centre d’investigation clinique à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière. Pendant le suivi, les trois-quarts ont eu recours à des agonistes dopaminergiques. Et parmi eux, 52% ont développé des troubles, alors que cela n’a concerné que 12% de ceux n’ayant jamais utilisé d’agoniste dopaminergique.

Des troubles qui disparaissent à l’arrêt du traitement…

Plus d’information, cliquez ici.

Source LE FIGARO.

Maladie de Parkinson : “on espère des résultats dans les années à venir”…

Une conférence sur la maladie de Parkinson était organisée à Nancy.

Malades, aidants et professionnels de santé étaient conviés.L’occasion de faire le point sur les avancées médicales et les espoirs en matière de traitement.

Maladie de Parkinson

Elle touche 6.000 personnes en Meurthe et Moselle, 200.000 en France, et continue de progresser. La maladie de Parkinson était au cœur d’un colloque à destination des malades, des aidants et des professionnels de santé, ce jeudi, à l’hôtel de ville de Nancy. Au programme : témoignages, conseils en matière de nutrition ou de sommeil et point sur la recherche et les dernières avancées médicales.

A l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement curatif pour cette maladie neuro-dégénérative, mais ses principaux symptômes, les tremblements notamment, peuvent être atténués. “Il faut, le plus rapidement possible, chercher à faire de l’exercice physique pour entretenir toutes ses capacités, garder ses forces, sa marche, son équilibre”, recommande Chantal Descharmes, kinésithérapeute au centre médical de Bainville-sur-Madon. Elle s’y occupe de “Parkinsoniens” : “On leur apprend des stratégies motrices qui permettent de gérer les troubles comme le freezing, un phénomène où les pieds sont comme collés au sol, ou la festination, le fait de marcher très vite à petit pas”, explique t-elle.

Dans le public, Jean-Pierre 60 ans, récemment diagnostiqué. “Je me sentais faible, je n’avais plus le moral, j’ai été voir un neurologue qui m’a fait plein de tests et c’est là que je m’en suis aperçu“, se souvient-il. Mais le retraité ne veut pas se laisser abattre : “Je me suis mis à la marche nordique, je vais chez un orthophoniste, un kinésithérapeute et je fais plein de choses que je ne faisais plus avant. Question moral ,c’est important aussi.”

L’espoir d’un vaccin

Jean-Pierre le dit, il a peu de chances de bénéficier d’un remède miracle. Mais la recherche avance. “On espère des résultats pour les années à venir. Il y a de la recherche pour des traitements symptomatiques, notamment de la dopamine à libération prolongée, sur des traitements curateurs ou ralentisseurs de la maladie mais aussi _pour des vaccins_, énumère Solène Frismand, neurologue au CHU de Nancy. Les chercheurs travaillent notamment sur un vaccin contre les protéines alpha-synucléine, des protéines toxiques pour le cerveau. “Dans la maladie de Parkinson, ces protéines sont en quantité trop importante et viennent détruire les neurones qui fabriquent la dopamine“., explique le médecin.

Chaque année 25.000 nouveaux malades sont diagnostiqués en France.  A Nancy, des cafés “jeunes parkinsoniens” seront organisés à partir du mois de juin. Des réunions à destination des malades qui sont encore dans la vie active. 17% des nouveaux malades sont âgés de moins de 65 ans.

Source France Bleu.

Journée mondiale de Parkinson : “La maladie reste méconnue ou en tout cas stigmatisée”…

Didier Robiliard, le président de l’association France Parkinson, a indiqué mercredi sur franceinfo qu’il “reste beaucoup à faire” pour “le droit et l’accès au travail” des personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

maladie de Parkinson

La journée mondiale de la maladie de Parkinson, qui concerne 200 000 personnes en France, se tient mercredi 11 avril. Didier Robiliard, le président de l’association France Parkinson est venu témoigner mercredi sur franceinfo. Il insiste sur le risque de discriminations et sur l’importance du soutien des proches.

franceinfo: La maladie de Parkinson reste méconnue…

Didier Robiliard : La maladie reste méconnue ou en tout cas stigmatisée et souvent réduite aux seuls tremblements. Les malades de Parkinson souffrent de bien d’autres symptômes, malheureusement. Il est souvent difficile pour eux d’être réduits à des personnes âgées ou tremblantes alors que les lenteurs, les raideurs, la grande fatigue, la sensibilité au stress sont des symptômes très pesants dans leur quotidien. Chaque malade est différent face à la maladie de Parkinson. Nous sommes face à une maladie neurodégénérative, donc les symptômes ont tendance à s’amplifier différemment selon les malades. Ils deviennent de plus en plus invalidants.

En 2018, on ne guérit toujours pas de la maladie de Parkinson. La prise en charge des malades s’est-elle améliorée ?

Non, on n’en guérit pas, même si une meilleure connaissance de la maladie permet une meilleure prise en charge des patients. L’adaptation et l’amélioration des médicaments depuis 20 ans, la prise en charge par l’orthophonie, par l’activité physique, l’ergothérapie par exemple, améliorent le quotidien. Mais il reste beaucoup à faire pour améliorer la prise en charge des patients.

Y a-t-il des discriminations dans le monde du travail ?

Le problème se pose pour beaucoup de malades de savoir s’ils doivent le dire ou pas à leur employeur, de peur d’être exclus ou licenciés. Il reste beaucoup à faire dans ce domaine pour le droit et l’accès au travail pour ceux qui sont en âge de travailler.

Nous avons des cas de personnes qui sont licenciées ou mises sur la touche, parce qu’on considère qu’elles ne sont pas en capacité de répondre à ce qu’on attend d’elles. L’une des caractéristiques de la maladie, c’est que vous êtes, à un instant T, en pleine capacité de vos moyens, et puis l’instant d’après vous êtes totalement bloqué… Donc pour les gens qui ne connaissent pas la maladie, ça peut laisser entendre que le malade est un simulateur, mais ce n’est vraiment pas de la simulation. Les manifestations de la maladie font que, d’un instant à l’autre, le corps ne répond plus. C’est la machine qui bloque.

Avez-vous un conseil pour les proches des malades ?

Indépendamment de la patience qu’il faut pour accompagner les malades que nous sommes, il faut laisser le patient agir à son rythme et ne pas le brusquer. Et puis la meilleure solution est d’être un accompagnant aimant pour la personne qui souffre de la maladie. C’est la meilleure des thérapies que l’on puisse connaître.

Parkinson : une pathologie qui s’étend…

À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson, ce 11 avril, retour sur une pathologique qui ne cesse d’augmenter et toucher des populations plus jeunes.

Parkinson

Deuxième pathologie neurodégénérative après alzheimer, la maladie de Parkinson touche 166 000 cas en France, soit une augmentation de 25 000 personnes chaque année. Une pathologie qui ne touche pas que les personnes âgées, puisque les malades ont en moyenne 58 ans. Une étude publiée, mardi 10 avril, par l’Inserm et Santé publique France met en lumière le lien entre pesticides et maladie de Parkinson. Une analyse effectuée sur 69 000 patients, entre 2010 et 2012, montre une augmentation des cas au sein de la population agricole et viticole.

Plusieurs méthodes essayées

Pour contrer la maladie de Parkinson, plusieurs études sont menées. Au CHU de Rennes, 300 patients participent à un programme d’immunothérapie. Une méthode déjà utilisée contre des cancers, où des anticorps sont injectés pour éliminer les dépôts de protéines dans les cellules qui contrôlent les mouvements.

Autre piste : la stimulation cérébrale par électrode ou encore l’utilisation de cellules souches pour remplacer les neurones dégénérés.

Plus d’information, découvrir la Vidéo, cliquez ici.

Source France Info.

Les TROPHES SILVER ECO 2018….

J’ai besoin de VOUS ! Handicap Info a le plaisir de vous informer que notre partenaire, l’Association PÔLE Sap et son représentant Christophe AXEL, ont été NOMINES dans la catégorie AIDANTS pour La Dixième Edition des TROPHES SILVER ECO 2018.

Christophe s’investit depuis des années et a réussi à créer le premier SHOWROOM Aidants en France. 200 m2 à disposition des associations etc.

Le vote du public est IMPORTANT…!

Silver Eco - le Show SilverNight

Vous pouvez voter POUR TOUTE SON IMPLICATION. En cliquant sur “Sélectionner dans la liste ci-dessous” et en déroulant le menu, Merci de cliquer sur “SHOWROOM POLE SAP“.

Merci à toutes et à tous.

 

Hausse de la CSG : un geste pour les aidants…

La majorité va adapter le dispositif de compensation de la hausse de la CSG lors du vote en seconde lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

CSG

On ne ficelle pas d’un seul coup une opération aussi complexe que la hausse de la CSG, et  sa compensation sous forme de baisse des cotisations sociales . Après le  geste pour les pensionnaires des maisons de retraite , le gouvernement et la majorité parlementaire comptent apporter de nouvelles retouches à cette réforme, lors de l’examen en deuxième lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, la semaine prochaine à l’Assemblée. Ils veulent éviter de commettre  une injustice envers les aidants familiaux d’une part, et les artistes auteurs d’autre part.

Pas d’exonération de hausse de CSG

Les aidants familiaux, ce sont 7 à 10 millions de personnes qui s’occupent de leurs proches âgés ou handicapés. Certains ont dû réduire voire cesser leur activité professionnelle, et peuvent être rémunérés via la prestation de compensation du handicap que perçoit la personne dépendante. Au maximum, ils touchent 1.143 euros par mois.

Or ces aidants perçoivent un dédommagement sous forme de revenus du patrimoine, et non un salaire, avec un taux de CSG élevé (8,2 %, contre 7,5 % pour les salariés du privé). De plus, en 2018, ils ne pourront pas compenser le passage à une CSG de 9,9 % par une baisse de leurs cotisations salariales. « L’heure d’aide humaine de base sera rémunérée à 3,36 EUR nets avant impôt sur le revenu et non plus à 3,42 EUR », s’émeut l’Association des paralysés de France.

Pour remédier à cet oubli, le député LREM Adrien Taquet a proposé deux solutions : exonérer cette population de la hausse de CSG, ou bien changer la nature de la rémunération des aidants afin qu’ils paient moins de CSG. Le Sénat a adopté l’exonération, après que le gouvernement s’en est remis à la « sagesse » des parlementaires.

Cependant, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, n’a pas caché qu’il préférait la deuxième option, qui coûterait 5 millions au lieu de 30 millions d’euros. Surtout, Bercy n’a pas envie d’ouvrir la boîte de Pandore des dispenses de hausse de CSG, et devrait donc pousser la deuxième option dans l’Hémicycle.

Un geste significatif pour les artistes

Par ailleurs, le Sénat a amendé le projet de loi pour que les artistes auteurs ne soient pas pénalisés par la hausse de la CSG. Ces derniers ne paient pas de cotisations salariales chômage, contrairement aux salariés qui versent 2,40 % de leur salaire brut, et qui vont voir cette cotisation disparaître en 2018. L’amendement de la sénatrice Catherine Morin-Dessailly permet d’alléger de 0,95 % le coût de leur cotisation retraite de base. Là aussi, Bercy n’est pas satisfait de la formulation.

« Le gouvernement travaille à un geste significatif pour les artistes auteurs, qui pourrait relever du projet de loi de financement de la Sécurité sociale ou du projet de loi de finances rectificative », explique le rapporteur du premier texte, Olivier Véran. Il pourrait prendre la forme d’une baisse d’autres cotisations salariales dues par les artistes auteurs.

Source LES ECHOS.

 

Un lien entre perte d’odorat et maladie de Parkinson…

Le risque de développer la maladie neurodégénérative dans les dix ans est multiplié par 5.

Un lien entre perte d’odorat et maladie de Parkinson

Après 65 ans, un Français sur cinq souffre de troubles de l’odorat. Pour certains d’entre eux, cette perte olfactive précéderait de quelques années, la survenue d’une maladie de Parkinson souligne une étude publiée dans Neurology. Les chercheurs de l’université du Michigan ont suivi pendant une décennie plus de 2000 personnes dont ils avaient évalué l’odorat, grâce à des tests validés, à l’entrée dans l’étude. Résultat: les personnes qui souffraient d’un déficit sévère de l’odorat avaient 5 fois plus de risque de développer la maladie de Parkinson dans les dix ans que celles dont l’odorat était intact. Pour les personnes dont l’odorat est «intermédiaire », le risque apparaît moins significatif. «Cette étude en population générale vient confirmer ce que nous savons depuis quelques années: les troubles de l’odorat font partie des signes avant-coureurs non moteurs de la maladie. Les lésions neuro-pathologiques commenceraient en effet dans le bulbe olfactif », explique la professeur Marie Vidailhet, neurologue à la Pitié-Salpétrière.

Un diagnostic en cas de doute

Ces lésions vont ensuite atteindre progressivement d’autres zones du cerveau et s’attaquer aux neurones dopaminergiques (ils produisent la dopamine, un neurotransmetteur) présents dans la substance noire du cerveau. La destruction de ces neurones va entraîner l’apparition des trois signes cliniques caractéristiques de la maladie: tremblement de repos, rigidité et difficulté à initier un mouvement (akinésie). Lorsque ces symptômes apparaissent, 50 à 70 % des neurones dopaminergiques sont déjà altérés.

La perte d’odorat aide les médecins à poser un diagnostic en cas de doute. «Lorsque nous hésitons face à un patient chez lequel les signes moteurs ne sont pas très probants, nous recherchons la présence des signes non moteurs: la constipation, la perte d’odorat et la fréquence des cauchemars », affirme le professeur Luc Defebvre, neurologue au CHU de Lille. 80 % des patients atteints de Parkinson souffrent de troubles de l’odorat.

Mais pour le moment, pas question de réaliser des tests d’odorat pour dépister la maladie à un stade précoce. Il n’existe en effet aucun traitement qui puisse prévenir, ralentir ou guérir la maladie de Parkinson avant l’apparition des signes moteurs. Les thérapeutiques disponibles sont symptomatiques et viennent compenser le déficit de dopamine.

«De plus, seule une minorité des personnes qui ont un trouble de l’odorat vont évoluer vers une maladie de Parkinson. Et pour le moment, nous ne savons pas repérer les patients à risques », précise la professeur Marie Vidailhet. Si 20 % des plus de 65 ans souffrent de pertes olfactives, la maladie de Parkinson touche 1 % de la population de cet âge.

Il existe en effet plus de 50 autres causes possibles à la perte de l’odorat: la présence de polypes dans le nez, un traumatisme crânien, un rhume ou encore l’âge… Inutile donc de paniquer si votre nez vous trahit.

Source LE FIGARO.

Les pesticides une nouvelle fois mis en cause dans la maladie de Parkinson…

Maladie de Parkinson – Une récente étude montre que cette maladie touche davantage les agriculteurs et les riverains des terrains agricoles que le reste de la population.

Pesticides - maladie de Parkinson

Quel est le point commun entre les agriculteurs et les riverains des terrains agricoles? Ils ont un risque accru de développer une maladie de Parkinson! Selon deux études récemment publiées par une équipe de chercheurs français, ces personnes ont un risque un peu plus élevé, respectivement de 13% et 8,5% d’être atteintes par cette maladie neurodégénérative. Chez les agriculteurs retraités (60-84 ans), cette différence est encore plus marquée puisqu’ils sont 18% de plus à souffrir de la maladie par rapport aux personnes de leur tranche d’âge. Les scientifiques pointent du doigt l’exposition élevée aux pesticides de ces populations, dont certains sont connus pour leurs propriétés neurotoxiques.

Maladie professionnelle

Depuis 2012, l’exposition aux pesticides est d’ailleurs considérée en France comme un facteur de risque de la maladie de Parkinson. La maladie peut même être reconnue comme une maladie professionnelle des professions agricoles. Pourtant, jusqu’à récemment, aucune étude n’avait encore exploré l’incidence (le nombre de nouveaux cas par an) de cette maladie chez les exploitants agricoles en France. C’est précisément le sujet qu’a choisi d’étudier Sofiane Kab lors de sa thèse de Santé publique et d’épidémiologie.

Son travail, réalisé en collaboration avec des chercheurs de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), a donné lieu à la publication de deux études dans des revues internationales. Pour parvenir à ces résultats, le jeune chercheur et ses collègues ont comparé les données de la Mutualité sociale agricole – un régime d’assurance maladie spécifique du monde agricole – avec celles des autres régimes de l’assurance maladie.

«Il faut rester prudent car la maladie de Parkinson est multifactorielle, met en garde le Dr Alexis Elbaz, neurologue, épidémiologiste à l’Inserm et directeur de la thèse de Sofiane Kab. Pour le moment, on peut seulement dire que la maladie de Parkinson est un peu plus fréquente chez les agriculteurs, probablement à cause de leur exposition à des hauts niveaux de pesticides. Mais il existe peut-être d’autres facteurs de risque». Les données suggèrent également une possible association, certes moins significative que pour Parkinson, avec la maladie de Charcot (également appelée sclérose latérale amyotrophique).

Le cas de la viticulture

Sofiane Kab et ses collègues sont allés encore plus loin, en se demandant si une exposition non professionnelle à plus faible dose telle qu’elle existe en milieu rural jouait un rôle dans la survenue de Parkinson. «La fréquence de cette maladie est effectivement un peu plus élevée au sein des riverains qui vivent dans les cantons où il y a le plus de terres agricoles, en particulier dans ceux où la proportion de terres agricoles allouées à la viticulture est la plus importante», explique Alexis Elbaz. La viticulture est l’une des cultures qui nécessite le plus de pesticides. «Mais ces résultats demandent à être confirmés par des études plus précises auprès des personnes», poursuit-il. «Et la maladie de Parkinson reste une maladie peu fréquente et l’augmentation de risque observée est faible».

C’est en 1983 qu’un lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides a été détecté pour la première fois, de façon totalement fortuite. Cette année-là, la Californie a fait face à une «épidémie» de syndromes parkinsoniens survenue chez de jeunes toxicomanes. Ces derniers avaient tous consommé une drogue frelatée par le MPTP, une neurotoxine qui, en détruisant certains neurones, provoque les symptômes permanents de la maladie de Parkinson . À l’époque, les scientifiques avaient remarqué que la structure du MPTP était très proche de celle d’un herbicide, le paraquat. Par la suite, de nombreuses études internationales ont confirmé l’existence d’un lien entre l’exposition professionnelle aux pesticides et la maladie de Parkinson.

D’autres études s’apprêtent à être lancées par l’Inserm, en collaboration avec Santé Publique France, afin d’identifier les pesticides qui pourraient être à l’origine d’un risque augmenté de maladie de Parkinson.

Source LE FIGARO.