L’OMS émet un doute sur l’étude sur l’hydroxychloroquine,”le château de cartes s’effondre” réagit le Pr Raoult…

L’Organisation mondiale de la santé va reprendre ses essais cliniques sur l’hydroxycloroquine.

Des essais suspendus après une étude parue dans la revue “The Lancet” mettant en cause l’efficacité de la molécule défendue par le Professeur Didier Raoult, qui n’a pas tardé à réagir.

Le Professeur Didier Raoult a t-il raison sur l'hydroxychloroquine ?

Il avait qualifié de “foireuse” l’étude de la revue médicale The Lancet qui remettait en cause l’hydroxychloroquine pour soigner le Covid-19. Le Professeur Didier Raoult avait-il raison ? L’étude se trompe-t-elle lorsqu’elle juge la molécule inefficace voire dangereuse ? En tout cas l’OMS qui avait décidé après la lecture de cette étude de suspendre les essais cliniques (conclusion qui avait poussé le gouvernement à interdire la prescription de l’hydroxychloroquine à l’hôpital) revient en arrière et annonce une reprise des essais cliniques sur l’hydroxychloroquine pour soigner le Covid-19.

“Le château de cartes s’effondre.”

L’étude qui indiquait une mortalité en hausse chez les patients traités avec l’hydroxychloroquine ne serait en fait pas assez solide. Un revirement de situation qui a fait réagir Didier Raoult qui, depuis le début de la crise, défend la prise d’hydroxychloroquine pour les patients positifs au Covid-19.

L’Agence française du médicament pourrait emboîter le pas à l’OMS mais elle se donne encore un peu de temps avant de reprendre aussi les essais. Par ailleurs le Professeur Didier Raoult est accusé par un médecin, d’après Le Canard Enchaîné, d’avoir prescrit à des patients l’hydroxychloroquine sans leur consentement.

Source FRANCE BLEU.

L’étude du Lancet sur la chloroquine suscite des questions de scientifiques…

On pensait la controverse sur la chloroquine – vantée par le professeur Raoult – close depuis la publication de la vaste étude du Lancet mettant en cause son efficacité.

Mais des questionnements sur des biais de l’étude sont apparus.

On pensait la controverse autour de la chloroquine terminée, mais c'est l'étude du Lancet qui est maintenant remise en cause

Que se passe-t-il avec l’étude du Lancet ? C’est en ces termes que de nombreux scientifiques se sont exprimés, pointant des erreurs et une méthodologie discutable concernant cette vaste étude fondée sur les données de quelque 96 000 patients hospitalisés pour Covid-19 entre décembre et avril dans 671 hôpitaux. Cette étude, qui va dans le même sens que plusieurs autres études à plus petite échelle, a été à l’origine de l’arrêt de l’utilisation de l’hydroxychloroquine en France et dans d’autres pays.

L’étude en cause, publiée le 22 mai dans la revue scientifique The Lancet, se fonde sur environ 96 000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux et compare l’état de ceux qui ont reçu le traitement à celui des patients qui ne l’ont pas eu. Le Dr Mandeep Mehra et ses collègues concluent que le traitement ne semble pas être bénéfique aux malades du Covid-19 hospitalisés et pourrait même être néfaste.

Des doutes, y compris chez les détracteurs de la chloroquine

Mais, rebondissement, des chercheurs, y compris certains déjà sceptiques sur l’intérêt de la molécule contre le Covid-19, ont exprimé leurs doutes sur l’étude du Lancet. Dans une lettre ouverte, des dizaines de scientifiques du monde entier demandent des éclaircissements aux auteurs et à la prestigieuse revue britannique.

Ils soulignent ainsi que l’examen minutieux de l’étude du Lancet soulève “à la fois des inquiétudes liées à la méthodologie et à l’intégrité des données”. Ils dressent une longue liste des points problématiques, d’incohérences dans les doses administrées dans certains pays à des questions éthiques sur la collecte des informations sur les patients, en passant par le refus des auteurs de donner accès aux données brutes.

Des incohérences dans lesquels se sont engouffrés les nombreux soutiens, très mobilisés sur internet, du professeur Raoult, qui défend l’usage de la chloroquine contre le Covid-19.

“Soit ce sont des erreurs, soit c’est une fraude”

Ces données émanent de Surgisphere, qui se présente comme une société d’analyse de données de santé, basée aux États-Unis. L’entreprise dirigée par Sapan Desai a assuré que les accords avec les hôpitaux partenaires lui interdisent de partager les données, dont elle a défendu l’intégrité.

En France, le Professeur Gilbert Deray, néphrologue à la Pitié-Salpêtrière, n’a jamais défendu l’usage de cette molécule. Mais aujourd’hui, il fait partie de ceux qui s’interrogent. “On s’étonne, voyant que par exemple le nombre de morts en Australie, serait supérieur au nombre de morts total qui a jamais été annoncé en Australie. On s’étonne de constater que certains hôpitaux ont été inclus, alors que les mêmes hôpitaux disent ‘non on n’a pas été inclus'”, explique le spécialiste à France Inter. “Soit ce sont des erreurs, et pourquoi pas, soit c’est une fraude”.

Le Monde rappelle qu’une enquête du Guardian a déjà permis de lever une partie du mystère à propos du décompte des morts en Australie : “La différence serait due à un mauvais codage des données, un hôpital asiatique s’étant par erreur identifié comme australien”, selon Sapan Desai, co-auteur de l’étude et fondateur de l’entreprise américaine spécialisée dans les données médicales Surgisphere.

Pour le professeur Deray, “on doit déterminer deux choses : premièrement est-ce que les données sont vraies ou sont fausses ? La deuxième chose à déterminer c’est, si c’est faux, pourquoi ? Parce que ça a un impact sur la vie des gens !” Le néphrologue tient à signaler qu’il n’a pas d’à priori concernant la chloroquine : “Je n’ai pas de camp moi, ne suis ni pour ni contre. Nous  cherchons où est la vérité.” 

On devrait connaître les explications des auteurs de l’étude et de la revue dans quelques jours. Des erreurs, voire une fraude, jetterait un discrédit considérable sur le monde scientifique et viendrait rouvrir ce dossier hydroxychloroquine qu’on pensait, pourtant, clos.

Les auteurs de l’étude maintiennent leurs résultats

L’un des auteurs a indiqué à l’AFP qu’ils maintenaient les résultats en dépit des erreurs qu’il y a eu : “Nous sommes fiers de contribuer aux travaux sur le Covid-19” en cette période d’“incertitude”, a déclaré vendredi Sapan Desai.

Interrogée vendredi sur cette affaire, l’OMS a noté que la suspension des essais impliquant l’hydroxychloroquine était “temporaire” et que ses experts rendraient leur “opinion finale” après l’examen d’autres éléments (notamment les analyses provisoires de l’essai Solidarity), probablement d’ici à la mi juin.

Des données devraient aussi venir de l’essai britannique Recovery, dont la partie hydroxychloroquine se poursuit. Se basant sur leurs propres données de mortalité, ses responsables estiment qu’il n’existe “pas de raison convaincante de suspendre le recrutement pour des raisons de sécurité”.

Source FRANCE INTER.

Coronavirus : « 562 cas d’effets indésirables ont été déclarés en lien avec une infection à Covid-19 »…

Troubles neuropsychiatriques mais aussi cardiaques, les traitements liés au Covid-19 peuvent avoir de nombreux effets indésirables sur les patients.

Coronavirus : « 562 cas d’effets indésirables ont été déclarés en lien avec une infection à Covid-19 ».... Des comprimés d'hydroxychloroquine. (Illustration)

Des troubles neuropsychiatriques suivis d’une tentative de suicide. L’Agence espagnole des médicaments (AEMPS) a alerté l’Agence du médicament (ANSM) après le suicide de trois patients traités contre le Covid-19 par hydroxychloroquine. L’AEMPS a dénombré six cas connus de patients Covid-19 positifs et traités par hydroxychloroquine qui ont eu des troubles neuropsychiatriques, dont trois suicides et une tentative de suicide. Ces troubles neuropsychiatriques sont apparus principalement pendant les premiers jours de traitement, à des doses élevées, y compris chez des patients sans antécédents psychiatriques. L’agence française n’a pas pour sa part eu de signalement de troubles neuropsychiatriques graves comparables à cette date. Mais les signalements d’effets indésirables des traitements liés au Covid-19 atteignent plus de 500 cas, a annoncé l’ANSM.

L’agence rappelle que le risque de troubles neuropsychiatriques est déjà connu avec l’hydroxychloroquine et la chloroquine (psychose, nervosité, insomnies, dépression, etc.) et pourrait être aggravé par le contexte lié à la pandémie et au confinement. Une évaluation à ce sujet est en cours au niveau européen.

Concernant les autres effets indésirables surveillés, l’ANSM remarque que « le nombre de cas d’effets indésirables cardiaques des traitements avec l’hydroxychloroquine seule ou en association connaît une augmentation moins importante par rapport aux semaines précédentes ». Elle fait état d’une baisse assez significative de son utilisation tant en ville qu’à l’hôpital.

La majorité des effets indésirables cardiaques liée à l’hydroxychloroquine

En tout, « au 12 mai, 562 cas d’effets indésirables ont été déclarés en lien avec une infection à Covid-19, dont 78 % de cas graves, concernant 64 % d’hommes », détaille l’ANSM, qui avait annoncé plus de 300 cas le 25 avril et une centaine le 10 avril. Parmi ces cas, 348 (62 %) sont imputés aux médicaments utilisés dans le traitement du Covid-19, les autres cas étant répartis entre les médicaments ayant pu aggraver la maladie (12 %) et les cas liés aux autres médicaments prescrits chez ces patients (25 %).

L’hydroxychloroquine (Plaquenil) représente la majorité des effets indésirables cardiaques, soit 141 sur 159 cas. Les effets cardiaques de l’hydroxychloroquine comptent pour 69 % de ses effets indésirables (hépatiques, digestifs…) répertoriés contre 44 % pour le Kaletra (un antiretroviral combinant lopinavir et ritonavir).

Anomalies électriques du fonctionnement du cœur

L’hydroxychloroquine, un dérivé de l’antipaludéen chloroquine, est connu pour provoquer chez certains patients des anomalies électriques du fonctionnement du cœur visibles à l’électrocardiogramme, qui peuvent mener à des troubles du rythme cardiaque voire au décès. Il semble que « les malades du Covid sont plus fragiles sur le plan cardiovasculaire et donc plus susceptibles que les personnes lambda d’avoir des problèmes avec des médicaments qui sont délétères pour le cœur » tels que l’hydroxychloroquine, avait expliqué le directeur général de l’ANSM Dominique Martin à l’AFP début avril.

Le nombre de décès tous liés à l’hydroxychloroquine survenus en milieu hospitalier est toujours de quatre. Au vu de ces risques, l’agence sanitaire rappelle que ces médicaments, lorsqu’ils sont utilisés contre le Covid-19, doivent l’être prioritairement dans le cadre des essais cliniques en cours.

Source 20 MINUTES.

Covid-19 : une possible “deuxième vague plus violente” et des “mesures désespérées”…!

Christian Drosten, le virologue allemand à l’origine de la politique de tests de masse en Allemagne, s’inquiète d’une deuxième vague de Covid-19 plus violente que la première.

drosten

En période de pandémie, à chaque pays son virologue en vogue. A l’instar d’Anthony Fauci aux Etats-Unis, en Allemagne, le virologue Christian Drosten est en première ligne pour répondre à la crise du SARS-CoV-2. En poste au prestigieux hôpital de la Charité à Berlin, Christian Drosten, 48 ans, publie aussi un podcast quotidien (à réécouter sur le site de radio NDR pour les germanophones). Selon un sondage mené par le tabloïde allemand Bild, il serait le virologue en qui les Allemands ont le plus confiance.

A l’origine d’un test de diagnostic contre le SRAS, un autre coronavirus, en 2003, Christian Drosten est à l’origine de la politique de tests massifs de contaminations menée en Allemagne. Maintenant que le pays entame sa période de déconfinement, suivie de nombreux pays en Europe, le virologue s’inquiète d’une deuxième vague de virus qui serait plus violente que la première. Des interrogations dont il faut part dans un entretien accordé au journal néerlandais Hat Laatse Niews.

“Nous sommes sur le point de perdre complètement notre avance sur la maladie

Depuis le 20 avril 2020, l’Allemagne est le premier pays européen a avoir commencé un déconfinement progressif. Longtemps salué pour sa gestion de la crise, le pays a désormais rouvert les magasins de moins de 800 m2. Mais depuis la réouverture progressive, l’Allemagne enregistre un rebond du nombre de cas. Un chiffre à l’origine de l’inquiétude du virologue Christian Drosten. “Je regrette ce qu’il se passe depuis quelques jours. Nous sommes sur le point de perdre complètement notre avance sur la maladie“, estime le scientifique dans l’interview, pour qui le déconfinement trop en amont représente une erreur stratégique. “Nous sommes l’un des rares pays au monde où le nombre d’infections diminue.

Le R0, le taux de reproduction du virus, c’est-à-dire le nombre de personnes qu’un malade infecte à son tour, pourrait à nouveau augmenter en Allemagne. Le R0 y est actuellement de 0,9 personnes. Il continue donc de se propager, mais grâce au confinement et aux mesures barrières, le taux de propagation est bien plus bas que ce qu’il n’a initialement été. “En ce moment, nous voyons des unités de soins intensifs à moitié vides en Allemagne“, explique le scientifique dans un autre entretien accordé au journal britannique Guardian. “C’est dû au fait que nous avons commencé très tôt les tests de diagnostic et à une grande échelle, c’est ainsi que nous avons stoppé l’épidémie, c’est-à-dire que nous avons réduit son taux de reproduction à moins de 1. Mais maintenant nous arrivons à ce que j’appelle ‘le paradoxe de la prévention’. Les gens estiment qu’on en a trop fait et il existe une pression politique et économique à revenir à la normale. Les gens voient que les hôpitaux ne sont plus débordés. Ils ne comprennent pas pourquoi leurs magasins doivent rester fermés. (…) Pour beaucoup de gens, je suis le méchant qui ralentit l’économie“, confie le virologue.

Une deuxième vague violente et des “mesures désespérées

Pourtant, si toutes les mesures barrière et les si les efforts sont abandonnés trop rapidement, une deuxième vague de contamination, plus puissante et moins facile à gérer que la première pourrait déferler sur le pays. “Le plan fédéral est de lever le confinement en douceur mais comme les états allemands, les Länder, fixent leurs propres règles, je crains que nous ne voyions beaucoup de créativité dans l’interprétation de ce plan. Je crains que le taux de reproduction ne croisse à nouveau et que nous devions affronter une deuxième vague.”

Les mesures pour répondre à cette deuxième vague encore plus dangereuses devront, selui lui, être bien plus extrêmes que lors de la première vague. “Nous nous retrouverons dans des situations où des camions-citernes remplis de désinfectant circuleront dans les rues, car ce sera les seules mesures, désespérées, pour combattre le virus“, selon Christian Drosten. Ce dernier étaye ses propos par une comparaison avec la grippe espagnole et ses ravages en 1918. Le virologue exprime qu’elle est d’abord apparue au printemps, période à laquelle elle s’est propagée de façon inégale. Disparue pendant quelques temps pendant l’été avec des mesures de couvre-feu, elle est revenue de plus belle, plus puissante encore, à l’automne qui a suivi. Le scientifique allemand explique que les 50 millions de morts causées par la grippe espagnole sont, pour la plupart, survenus durant cette deuxième vague automnale.

Les propos de Christian Drosten, qui concernent avant tout l’Allemagne peuvent s’appliquer à tous les pays dont le déconfinement se ferait trop rapidement. Pour autant, le virologue ne prêche pas une gestion de la crise “à l’allemande” pour tous les pays, bien au contraire. “Même en Allemagne, avec notre immense capacité à tester dirigée quasiment entièrement vers les personnes ayant des symptômes, nous n’avons pas eu plus de 8% de résultats positifs. Donc je pense que les tests ciblés doivent être ce qu’il y a de mieux, en restant concentrés sur les personnes vraiment vulnérables, le personne hospitalier et le personnel de soin dans les établissements spécialisés par exemple.” Christian Dorsten rappelle que 60 à 70% de la population doit être porteuse d’anticorps pour atteindre l’immunité de groupe. “Mais en Europe et aux Etats-Unis, les tests ne sont pas fiables. Tous présentent des faux positifs.” Une situation complexe à laquelle, pour le moment, aucun virologue ni d’Allemagne ni d’ailleurs n’a de réponse.

Source SCIENCES AVENIR.

Marseille vraiment moins touchée par le coronavirus ?…

Le docteur Didier Raoult propose depuis plusieurs semaines, un traitement au coronavirus, à base d’hydroxychloroquine. La cité phocéenne semble ainsi compter moins de morts que le reste de la France.

Marseille vraiment moins touchée par le coronavirus ?

Le docteur Didier Raoult, infectiologue à l’IHU Méditerranée Infection, assure avoir trouvé un remède au coronavirus, via l’utilisation de la chloroquine, un médicament habituellement réservé aux traitements contre le paludisme. Cette méthode est-elle réellement efficace ? Et réduit-elle le nombre de morts à Marseille ? “On meurt moins du coronavirus à Marseille, et encore moins à l’IHU Méditerranée Infection” assurent en tout cas les équipes du professeur.

L’infectiologue de renom et ses équipes utilisent les statistiques régionales de mortalité, afin de prouver l’efficacité du traitement à base d’hydroxychloroquine, développé dans leur établissement. Ainsi, les chiffres de Santé Publique France, permettent de dégager une tendance.

1. Evaluation de mortalitée

Le magazine économique Capital indique que, le 31 mars 2020, l’IHU avait déjà administré le traitement à 1 283 malades du coronavirus. Selon les chiffres de l’établissement, un seul de ces patients, un homme de 84 ans, est décédé après avoir suivi le traitement pendant au moins trois jours.

Mais le magazine explique qu’il faudra attendre les résultats de l’essai clinique européen Discovery pour connaître précisément les effets de l’hydroxychloroquine sur le coronavirus. Toutefois les statistiques de Santé publique France permettent déjà de faire une première évaluation de la mortalité causée par le coronavirus dans la région. Les données de l’agence nationale de santé permettent au moins de comprendre les chiffres par département, en fonction des données hospitalières, remontées par les établissements locaux. Alors les départements proches de Marseille enregistrent-ils moins de morts ?

2. 1% des décès recensés dans le pays

Dans les Bouches-du-Rhône, troisième département le plus peuplé de France avec environ 2 millions d’habitants, 862 patients étaient hospitalisés le 31 mars 2020. Une grand part d’entre eux sont probablement hospitalisés à Marseille, écrit Capital.

Alors, selon les chiffres de Santé publique France, les autorités compétentes déploraient 47 décès dans le département à la même date, ce qui représente un taux de mortalité/hospitalisations de 5%. Et une part infime (1%) du total de 3 523 décès recensés dans le pays. Lorsque l’on compare ces chiffres avec le reste du territoire, la différence est plus que flagrante.

Paris, par exemple, qui est l’un des foyers majeurs de l’épidémie, dénombre 362 décès depuis le début de la crise pour 2 434 patients hospitalisés. Le taux de mortalité y est donc de 13%.

Capital détaille également les statistiques des départements voisins, qui parlent en faveur de Didier Raoult et de son équipe : la Seine-Saint-Denis affiche un taux de mortalité de 17%, le Val-de-Marne de 13% et le Val d’Oise, par exemple, de 20%. Le département qui connaît la mortalité la plus forte reste le Haut-Rhin, dans le Grand Est, avec un taux de 39%.

3. Un traitement critiqué

Le département des Bouches-du-Rhône affiche donc bien l’un des plus faibles taux de mortalité de France, depuis le début de la pandémie“, assure Capital, au regard des chiffres exposés. Pourtant, de nombreux médecins et acteurs des médias continuent de critiquer vivement, le docteur Raoult et ses recherches.

Les effets secondaires indésirables de la chloroquine sont très nombreux “d’où la méfiance de certains médecins et scientifiques”, explique Le Journal des Femmes Santé. De nausées et vomissements, à insomnies et dépressions, en passant par des troubles de la vue, le médicament n’est pas sans conséquences pour le patient. C’est pourquoi une partie du personnel du personnel soignant déconseille son utilisation. La chloroquine peut également causer des démangeaisons ou encore des douleurs locales, ainsi que des hypoglycémies et réactions allergiques.

Par ailleurs, y a-t-il un risque que le médicament, si utilisé pour soigner tous les patients victimes de Covid-19, viennent à manquer pour les personnes atteintes de paludisme qui utilisent ce traitement habituellement ? C’est en tout cas ce qu’explique Le Parisien, qui donne voix à des malades dont c’est le traitement standard. Ils souffrent du lupus.

Dans les colonnes de Marianne, le professeur Christian Perronne estime de son côté que “les tirs de barrage reçus par Didier Raoult sont aussi liés à des querelles d’égos”.

Source PLANET.

Bien plus qu’une pneumonie – Le Covid-19 «peut toucher les vaisseaux sanguins de tous les organes»…

Des chercheurs zurichois ont analysé les tissus de personnes décédées du nouveau coronavirus.

Ils estiment qu’il s’agit d’une inflammation vasculaire systémique et non d’une pneumonie.

Le Covid-19 «peut toucher les vaisseaux sanguins de tous les organes». Photo d'illustration.

Bien plus qu’une pneumonie, la maladie COVID-19 est une inflammation vasculaire systémique, selon une étude de chercheurs zurichois. Cela explique pourquoi elle provoque autant de problèmes cardio-vasculaires et de défaillances d’organes vitaux.

Les premiers patients présentaient surtout des pneumonies difficiles à traiter, a indiqué l’Hôpital universitaire de Zurich (UZH) dans un communiqué. Puis, par la suite, les médecins ont constaté de plus en plus de cas de troubles cardio-vasculaires et de défaillances multiples d’organes sans lien apparent avec la pneumonie.

L’équipe de Zsuzsanna Varga à l’UZH a donc examiné au microscope des échantillons de tissus de patients décédés et constaté que l’inflammation touchait l’endothélium – la paroi interne des vaisseaux sanguins – de différents organes.

Le virus SARS-CoV-2 a pu être détecté dans l’endothélium lui-même, où il provoque la mort des cellules, puis des tissus et organes touchés. Les chercheurs en déduisent que le virus attaque le système immunitaire non pas par les poumons, mais directement par les récepteurs ACE2 présents dans l’endothélium, qui perd ainsi sa fonction protectrice.

Tous les organes touchés

«La maladie COVID-19 peut toucher les vaisseaux sanguins de tous les organes», résume Frank Ruschitzka, directeur de la clinique de cardiologie de l’UZH, qui suggère désormais de baptiser ce tableau clinique «COVID-endothélite».

Il s’agit d’une inflammation systémique des vaisseaux sanguins pouvant toucher le cœur, le cerveau, les poumons, les reins ou encore le tube digestif. Elle entraîne de graves micro-perturbations de la circulation sanguine qui peuvent endommager le cœur ou provoquer des embolies pulmonaires, voire obstruer des vaisseaux sanguins dans le cerveau ou le système gastro-intestinal, souligne l’UZH.

Si l’endothélium des jeunes patients se défend bien, ce n’est pas le cas de celui des groupes à risque souffrant d’hypertension, de diabète ou de maladies cardio-vasculaires, dont la caractéristique commune est une fonction endothéliale réduite.

Au niveau thérapeutique, cela signifie qu’il faut combattre la multiplication du virus et en même temps protéger et stabiliser le système vasculaire des patients, conclut le Pr Ruschitzka, cité dans le communiqué. Ces travaux sont publiés dans la revue médicale britannique «The Lancet». (ats/nxp).

Source LE MATIN.CH.

Chloroquine: les dangers de l’automédication…

Une dizaine de cas graves de troubles cardiaques ont été signalés chez des patients ayant pris le produit.

Chloroquine: les dangers de l’automédication

Aucun médicament n’est dénué d’effets indésirables, et l’hydroxychloroquine n’échappe pas à la règle. Dimanche, l’Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine a alerté sur les risques cardiaques du Plaquenil (nom commercial de l’hydroxychloroquine), après avoir reçu plusieurs signalements. «Nous avons été informés par des centres hospitaliers de la survenue d’une dizaine de cas graves de troubles du rythme cardiaque en relation avec une automédication par hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l’azithro-micine», a indiqué lundi le Dr Gilles Auzemery, conseiller médical du directeur général de l’ARS Nouvelle-Aquitaine, lors d’une conférence de presse.

Étourdissements, malaises, palpitations ont mené aux urgences des patients qui avaient pris le traitement en automédication. Aucun décès n’a été déclaré. La nature des troubles observés a d’emblée orienté vers une origine médicamenteuse. «L’hydroxychloroquine augmente le risque de troubles cardiaques appelés torsades de pointe, une variété de tachycardie ventriculaire qui peut être fatale», note le Dr Auzemery. Un risque majoré lorsqu’elle est prise avec d’autres traitements (anti-arythmiques, certains antidépresseurs et neuroleptiques, mais aussi certains anti-infectieux comme l’azithromicine). Autre facteur de risque: une baisse de potassium dans le sang, notamment due à la prise d’un diurétique pour traiter une insuffisance cardiaque. Or «il a été observé que l’infection au Covid-19 peut faire baisser le potassium», ajoute le Dr Auzemery.

“L’hydroxychloroquine augmente le risque de troubles cardiaques appelés torsades de pointe, une variété de tachycardie ventriculaire qui peut être fatale.”

Dr Auzemery

Utilisée depuis longtemps et sous contrôle médical étroit dans des maladies auto-immunes (lupus, polyarthrite rhumatoïde) et les lucites (allergies au soleil), l’hydroxychloroquine est revenue sur le devant de la scène suite à plusieurs déclarations du Pr Didier Raoult, directeur de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection (IHU). Le chercheur marseillais, instigateur de deux études très critiquées, affirme que l’hydroxychloroquine associée à l’azithromicine, est efficace contre le Covid-19. Mais faute de données fiables, cette position ne fait pas consensus et l’étude la plus qualitative publiée à ce jour, chinoise, ne montre pas de bénéfice. D’autres résultats sont attendus dans les prochaines semaines.

«Un suivi médical étroit»

Le Haut Conseil de la santé publique a recommandé le 23 mars de réserver l’usage de l’hydroxychloroquine aux malades hospitalisés, dans le cadre d’essais thérapeutiques et après validation collégiale. Une décision entérinée par un décret publié le 26 mars. «L’existence d’effets secondaires connus ne veut pas dire qu’il ne faut pas prescrire ce médicament. Mais il faut le faire à l’hôpital, avec un suivi médical étroit», précise le Dr Auzemery, notamment un électrocardiogramme avant et plusieurs fois après l’administration.

Le Collège national des généralistes enseignants a enjoint aux médecins généralistes de ne pas prescrire ce traitement. «Cela serait contraire à l’éthique médicale car le risque connu est potentiellement supérieur à l’efficacité (non établie) dans une population ambulatoire qui guérira spontanément dans plus de 80 % des cas», précise un communiqué du 27 mars. «Ce médicament fait l’objet d’une prescription restreinte pour éviter les mésusages et les effets indésirables graves qui peuvent conduire à des situations catastrophiques», met en garde le Dr Auzemery, qui invoque une «nécessité éthique».

Source LE FIGARO.

Discours d’Emmanuel Macron : ce qui a énervé les internautes…!

L’allocution du président était très attendue, mais a-t-elle tenu ses promesses ?

Les Français sont nombreux à faire part, sur les réseaux sociaux, de leur agacement et de leur incompréhension.

Discours d'Emmanuel Macron : ce qui a énervé les internautes

Sa prise de parole était très attendue. Le président de la République Emmanuel Macron s’est une nouvelle fois adressé aux Français lundi 13 avril, sa quatrième allocution depuis le début de la crise sanitaire liée au coronavirus Covid-19. Pendant 27 minutes, le chef de l’État a évoqué la prolongation du confinement, les différentes mesures mises en place et a esquissé une sortie de crise au 11 mai. Plusieurs points ont peu ou pas été abordés durant ce discours, ce qui a énervé de nombreux internautes.

1 Allocution de Macron : l’épineuse question du masque

Des zones de flou subsistent autour de plusieurs annonces d’Emmanuel Macron. Sur Twitter, le hashtag “#11mai” est le premier sujet de discussion ce mardi matin et de nombreux internautes estiment que certaines de leurs interrogations n’ont toujours pas de réponse, ou pas de réponse concrète. Un sujet semble particulièrement les intéresser : le port et la distribution des masques. Lors de son allocution, le chef de l’État a affirmé qu’à partir du 11 mai, “en lien avec les maires, l’Etat devra permettre à chaque Français de se procurer un masque grand public” afin de se protéger et de protéger les autres. “Pour les professions les plus exposées et pour certaines situations comme les transports en commun, son usage pourrait devenir systématique”, a-t-il ajouté.

Une question s’est rapidement posée sur les réseaux sociaux après cette annonce : comment les Français vont-ils pouvoir se procurer ces masques ? D’autres se demandent également quand ils pourront y avoir accès, alors que leur vente est extrêmement réglementée ?

La question des masques n’est pas le seul point qui a énervé certains Français devant leur télévision. Ils sont nombreux à s’interroger sur la date du 11 mai et sur le scénario du déconfinement… Que va-t-il se passer ?

2 Allocution de Macron : un déconfinement, oui, mais comment ?

Une annonce d’Emmanuel Macron a particulièrement retenu l’attention des Français : la fin du confinement le 11 mai prochain. Le déconfinement devrait donc débuter en France dans un peu plus d’un mois, mais le flou persiste toujours. C’est d’ailleurs ce que reprochent certains internautes au chef de l’Etat, qui n’a pas précisé quel serait le scénario adopté. La levée du confinement se fera-t-elle par région ? Par tests ? Par âge ? Par passeport d’immunité ? Qui aura le droit de sortir en premier ? Comment éviter une deuxième vague ? Des questions qui n’ont, pour l’heure, pas de réponse.

Selon un sondage réalisé par Harris Interactive pour LCI, 54% des Français n’ont pas été convaincus par les annonces d’Emmanuel Macron sur la fin du confinement. Une de ses propositions fait particulièrement débat : la réouverture des écoles le 11 mai prochain.

2 Allocution de Macron : le débat autour des écoles

Pour certains, c’est à n’y plus rien comprendre. La fermeture des établissements scolaires a été une des premières mesures annoncées par le gouvernement dans la lutte contre le Covid-19, mais ils pourraient finalement rouvrir en premier. Lors de son allocution le 13 avril, le chef de l’Etat a promis “la réouverture progressive des crèches et établissements scolaires le 11 mai”. “C’est pour moi une priorité car la situation actuelle creuse les inégalités”, a ajouté Emmanuel Macron. Mais que veut dire exactement “progressive” ? C’est la question qui se pose sur Twitter car aucun détail n’a, pour l’heure, été donné sur cette réouverture prochaine.

Pour beaucoup de Français, rouvrir les écoles dès le 11 mai serait une erreur. Ils sont nombreux à s’inquiéter pour leurs enfants mais aussi pour leur propre santé, craignant une nouvelle circulation du virus dans ces établissements.

Source PLANET.

“Voir les gens mourir nous tue aussi” : le témoignage glaçant d’une aide-soignante à Montbéliard…

À Montbéliard, une aide-soignante qui travaille dans une unité Covid-19 à l’hôpital, dispose d’un appartement prêté par un habitant. Agnès Clément aime s’y réfugier : « C’est mon cocon ».

Elle travaille la peur au ventre : « Mais je ne pourrais pas arrêter, j’aurais l’impression d’être un déserteur ».

"Voir les gens mourir nous tue aussi" : le témoignage glaçant d'une aide-soignante à Montbéliard...

Il y a désormais deux mondes. Quand Agnès Clément se couvre de la tête aux pieds de tissu vert ou blanc (combinaison, charlotte, lunettes, masque), elle ressemble à une Martienne. La comparaison n’est pas si saugrenue : « Travailler dans une unité de Covid-19, c’est entrer dans un univers lunaire, silencieux où la mort survient sans crier gare ».

Chaque jour, l’aide-soignante, en temps normal affectée aux consultations externes à l’HNFC de Trévenans (pour un dentiste et un stomatologue), prend le chemin du travail la peur au ventre : « Mais je ne pourrais pas arrêter. Comme un soldat refusant le combat, j’aurais l’impression de déserter. Un de mes frères, militaire, a combattu au Liban. Il m’a dit ”Toi aussi, t’es un soldat”».

“Nous lisons aux gens les dernières lettres”

Il en faut, effectivement, de la force pour affronter au quotidien la grande faucheuse, garder le sourire auprès de patients que l’on sait parfois condamnés à très brève échéance : « Souvent, nous lisons aux gens les dernières lettres d’un fils, d’une mère, d’un frère » , raconte Agnès Clément, la voix brisée par l’émotion et qui fait sienne cette superbe expression d’une infirmière : « Voir les gens mourir nous tue aussi ».

Son deux-pièces, un havre de paix

Étrange univers où la communication est si particulière. « Entre les patients et nous habillé(e) s comme des extraterrestres, il y a une barrière. Tout passe par le regard, les expressions. Quand j’arrive dans une chambre et que je vois des patients en meilleure forme, je reprends du poil de la bête. Ce matin, un Monsieur allait mieux. Je lui ai dit ” Allez musique, on met Radio Nostalgie », relate l’aide-soignante, 26 ans de métier et qui a subi trois opérations du dos. Elle supporte la situation grâce à une équipe très soudée, l’humour (n’est-il pas la politesse du désespoir ?) et la solidarité des habitants.

Depuis deux semaines et demie, la Doubienne est hébergée gratuitement dans un appartement au centre-ville de Montbéliard : « J’ai vu l’annonce de Monsieur Antonio Mendes de Sousa sur Facebook. Je correspondais aux critères. L’appart’ est parfaitement équipé. Je n’avais plus qu’à poser mes valises. Ce deux-pièces, c’est mon cocon. Je m’y réfugie même pour y pleurer. Ce Monsieur m’a rendu un énorme service ».

Une mère de 80 ans à préserver

Jusque-là, la soignante partageait sa vie entre le domicile de sa mère à Grand-Charmont et celui de son ami en Suisse : « Ma maman a 80 ans. Je ne voulais pas lui faire prendre de risque, pour rien au monde. Et je ne pouvais pas aller chez mon ami, les frontières sont fermées. Je lui ai laissé mon chat (sourires) ». Ses proches se font un sang d’encre pour elle mais ils sont également admiratifs : « La solidarité, les messages, les mots, les applaudissements nous boostent. J’espère qu’on ne nous oubliera pas après la crise ». Il est 17 h ce samedi. Dans son deux-pièces, Agnès Clément va se préparer à manger puis s’endormir dans son petit cocon, en musique, les écouteurs sur les oreilles. Demain est un autre jour.

Source EST REPUBLICAIN.

Coronavirus : « J’aurais préféré accoucher 17 fois que d’avoir le Covid-19 », témoigne Pauline âgée de 31 ans…

CORONAVIRUS – Le témoignage de plusieurs trentenaires ayant contracté la maladie.

Coronavirus : « J’aurais préféré accoucher 17 fois que d’avoir le Covid-19 », témoigne Pauline âgée de 31 ans... (Illustration)

  • ls ont été frappés par le coronavirus alors qu’ils ne pensaient pas être des personnes à risques.
  • 20 Minutes a recueilli les témoignages de plusieurs Lyonnais, fortement touchés par la maladie.
  • Leur point commun ? Etre tous âgés d’une trentaine d’années.

Leur point commun : être dans « la trentaine » et avoir contracté le coronavirus alors qu’ils pensaient ne pas faire partie des personnes à risques. 20 Minutes a recueilli le témoignage de plusieurs  Lyonnais, fortement secoués par la maladie. A commencer par Pauline, 31 ans. Les premiers symptômes sont apparus le 16 mars. Une toux sèche à laquelle elle ne prête guère d’attention.

« Au départ, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un simple rhume. Je ne me suis pas posée de questions mais très rapidement, la toux a redoublé et s’est fortement intensifiée. Jour après jour, j’ai commencé à me sentir essoufflée. Ce qui ne m’était jamais arrivé », raconte-t-elle. La jeune femme appelle alors un médecin pour une première consultation à distance d’autant que la fièvre s’est installée. « Des petites températures. Pas plus de 38,5° », expose-t-elle.

« Je ne pouvais plus du tout respirer. C’était flippant »

Mathieu, 39 ans, a lui été terrassé par la fièvre en quelques heures. Il a commencé à développer des symptômes au lendemain du placement de la France en confinement. « Cela s’est manifesté en pleine nuit. Assez soudainement. Je toussais légèrement mais je ne m’inquiétais pas », témoigne-t-il. Le trentenaire se réveille trempé de sueur mais grelottant sous ses draps. Verdict : Plus de 39°. La température s’installe et ne redescend guère les quatre jours suivant.

« Je ressentais un essoufflement. J’ai eu des petits moments de panique mais en général, je parvenais à me calmer et respirer mieux quelques minutes après. Au final, c’était assez bénin. Sauf quand je parlais. Je devais faire des pauses pour reprendre ma respiration mais ce n’était pas au point d’appeler le 115 ». Une limite qu’a été obligée de franchir Pauline au cinquième jour.

« Je ne pouvais plus du tout respirer. C’était flippant. La nuit d’avant, je n’avais pas fermé l’œil ». Le médecin débarque alors en urgence chez elle et prend sa saturation en oxygène : 70. « Il m’a dit que si elle était tombée à 50, il m’aurait transféré. Mais qu’il n’y avait de toute façon plus de place dans les hôpitaux. C’était difficile à entendre », poursuit-elle, sans imaginer que le pire allait arriver. « Les deux jours suivants ont été les plus longs de ma vie », sourit Pauline. Après une courte accalmie d’à peine 24 heures, le virus repasse à l’attaque.

Une accalmie avant la rechute

Même chose pour Mathieu. « Au bout de 5 jours, je me sentais mieux. Je respirais normalement et je pensais en être sorti… Mais non, raconte-t-il. Deux jours après, je me suis résigné ». Les gênes respiratoires reviennent. « J’avais à nouveau des courbatures de partout. Aucune énergie. Je n’avais plus de tonus dans les bras et les jambes. Je dormais une grosse partie de la journée sans parvenir à vraiment me lever. J’évitais de bouger pour préserver au maximum le peu de forces que j’avais ».

Au septième jour, Pauline se trouve un état similaire mais plus inquiétant : « J’avais des nausées, des migraines. Mon corps ne pouvait plus bouger. Je n’étais même plus capable de tenir une fourchette dans la main ». La jeune femme s’économise au possible, cesse de parler car le moindre geste lui demande un effort considérable. « J’aurais préféré accoucher 17 fois que d’attraper le coronavirus », poursuit-elle en rigolant. Le médecin revient chez elle et lui explique qu’elle est dans le « pic ». Il faudra encore attendre le dixième jour pour que la maladie s’estompe.

« Avec le Covid-19, pas grand-chose se transforme vite en situation compliquée »

Son compagnon, a lui aussi contracté la maladie mais de façon moins violente. Une pathologie antérieure mal soignée a sûrement fait la différence. « Quelques semaines avant, j’avais eu une petite pneumonie. Pas grand-chose. Mais avec le Covid-19, ça s’est transformé en une situation compliquée. Ça a explosé dans les poumons », relate Pauline. Aujourd’hui, la jeune femme va mieux mais reste fatiguée. « Je n’ai jamais ressenti un tel épuisement dans tout le corps », explique-t-elle consciente que la situation devrait encore durer plusieurs semaines. Mais optimiste. « J’ai l’impression d’être née une seconde fois. Retrouver son souffle est une sensation assez incroyable ».

Mathieu reste également « très fatigué ». Et se dit « complètement à plat ». Tout comme Estelle, 38 ans. Mais elle mesure la « chance » de ne pas avoir contracté le virus de façon plus forte.

Fièvre, toux, diarrhées : le diagnostic a rapidement été posé par un médecin lors d’une téléconsultation. « Tout est arrivé de façon progressive. J’ai failli m’évanouir à plusieurs reprises. Ce qui ne m’était jamais arrivé pour une grippe classique. Non, ce n’est vraiment pas une grippe classique. On a passé des sales moments mais cela aurait pu être pire », raconte cette maman de deux enfants, également contaminés.

« Quand j’ai vu mon fils de deux ans comme ça, je me suis beaucoup inquiété. Il a eu de la fièvre pendant 5 jours avec une très forte toux. Il ne mangeait plus, était complètement apathique », poursuit-elle. Et de conclure : « Cela prouve que, contrairement à ce qui est dit, les petits peuvent aussi l’attraper et être bien malades ».

Source 20 MINUTES.