Vesoul : sans ascenseur depuis trois semaines…

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Les habitants du 1 allée d’Hestia sont privés d’ascenseur depuis le 26 avril. La plupart, âgés, le vit très mal.

Certains n’ont pas pu sortir de chez eux depuis trois semaines.

Une habitante, en dépression, a même dû être hospitalisée. Ils témoignent.

Vesoul : sans ascenseur depuis trois semaines. Photo illustration.

« Vous voyez, les gens vous attendaient ! Même si ça ne bouge pas avec votre article, on a envie que les gens sachent ce qui se passe. On se sent oubliés, abandonnés », lâche Colette Gille, peinée de voir ses voisins dans la détresse.

Depuis le 26 avril, l’ascenseur ne fonctionne plus au 1 allée d’Hestia. Une panne qui s’éternise et vient considérablement dégrader le quotidien des habitants de l’immeuble de 10 étages, « dont plus de la moitié a plus de 70 ans, presque un tiers a plus de 80 ans », indique Chantal Grepinet-Clerc, membre du conseil syndical de la tour.

Trois personnes ne sont plus sorties depuis la panne, il y a trois semaines. Au troisième étage, Albert Rondot, 84 ans, avait l’habitude d’aller chercher le pain, récupérer le courrier. Il n’a pas quitté son logement. Tourne comme un lion en cage. « On avait rendez-vous chez le docteur », rapporte son épouse Jocelyne. « On n’a pas pu y aller. Le médecin s’est déplacé. Il doit se faire opérer le 27 mai, je ne sais pas s’il pourra y aller », s’inquiète-t-elle. Au dixième étage, une habitante, à bout moralement, a dû être hospitalisée (lire ci dessous).

« Impact physique, moral, psychique et médical »

« Cette panne a un impact physique, moral, psychique et médical », dénonce Chantal Grepinet-Clerc. Avec les autres membres du conseil syndical, elle a lancé une pétition, à laquelle, ce vendredi, 26 habitants, représentant 26 logements sur les 38 que compte l’immeuble, avaient répondu.

Ça n’est pas la première fois que l’ascenseur, construit dans les années 70, tombe en panne. Mais c’est la première fois, en revanche, que la panne dure aussi longtemps. « Le problème a commencé par les garnitures de frein. Il a fallu commander la pièce, ça a pris huit jours. En revenant l’installer, le technicien s’est aperçu que le frein était vétuste, qu’il fallait le changer. Sauf que la pièce n’existe plus, il faut la fabriquer. On ne sait pas combien de temps ça va prendre… », explique Chantal Grepinet-Clerc.

Au rez-de-chaussée, un mot de la société Koné, chargée de l’entretien de l’appareil, annonce une remise en service, au plus tard sous 13 jours, soit le 28 mai. Entre-temps, deux déménagements et un aménagement sont prévus dans l’immeuble : galère en perspective.

Les habitants espèrent une indemnisation pour le préjudice subi. Certains s’interrogent sur la fiabilité de l’ascenseur. « Des personnes ont peur de le reprendre, est-ce qu’il est fiable ou pas ? », questionne Colette Gille.

Dans l’adversité, une chaîne solidaire s’est mise en place, pour sortir les chiens ou faire les courses de ceux qui ne peuvent pas. « On s’entraide, c’est normal », affirme Colette.

“On a envie que les gens sachent ce qui se passe. On se sent oubliés, abandonnés.” Nicole Neveux Résidente

Source EST REPUBLICAIN.
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