Handicap au travail : “On voit qu’on peut rebondir”…

Le temps d’une journée, Marie Hamot, reconnue travailleuse handicapée, s’est glissée dans la peau de Geneviève Camus conseillère à Pôle-Emploi, pour le Duoday.

L’occasion de confronter et de conforter ses projets professionnels.

Geneviève Camus et Stéphane Cros de l’agence Pôle-Emploi de l’Arsenal ont partagé leur quotidien avec Marie Hamot.

 

“Je découvre la réalité du métier dont on peut avoir une vision parfois éloignée. Et ça permet aussi de voir les aspects plus négatifs, que l’on évoque rarement sur les fiches de poste.” Une immersion pour confronter et conforter son projet de reconversion professionnelle. Voilà l’objectif du Duo day, ce jour où travailleurs valides et handicapés partagent leur quotidien. Au Pôle-emploi de l’Arsenal, Marie Hamot, 37 ans, a ainsi pu s’imprégner de la mission de Geneviève Camus, conseillère en emploi et référente handicap.

Marie est en reconversion professionnelle. Minée par sa première expérience dans le commerce où le transport des marchandises sur les marchés a usé son dos, elle est désormais reconnue comme travailleuse handicapée. “Je ne peux plus rester en posture debout ou assise de manière prolongée. Mais je ne voulais pas du statut de travailleur handicapé. Je ne me considérais pas ainsi et j’avais peur que ça effraie les employeurs, face à l’équipement éventuel du poste de travail.” Une période complexe que Marie Hamot met à profit pour amorcer un virage professionnel, avec le projet de devenir conseiller en insertion. “Avant de déménager ici, je me suis longtemps sentie seule. A Tarbes, j’ai été très bien accompagnée par Cap emploi. Ils mettent des choses en place qui font qu’on ne se dit plus qu’on est capable de rien. On travaille sur la confiance en soi. On voit qu’on peut rebondir.”

Pour Marie, ce rebond passera par une formation dans l’insertion professionnelle. “De par mon parcours, j’ai beaucoup d’empathie. J’aime cet aspect humain.” Un projet conforté par cette journée au sein de l’agence Pôle-emploi de Tarbes-Arsenal. “Même si un jour, ce n’est pas suffisant, pointe Stéphane Cros, le directeur du site. On voit que de plus en plus d’entreprises jouent le jeu lors de ces opérations. Ils intègrent que le handicap n’est pas une contrainte pour leur société, mais une chance.” À l’issue de cette journée aux côtés de Geneviève Camus, Marie Hamot est déterminée à saisir la sienne.

Source LA DEPÊCHE.

Pour marque-pages : Permaliens.