Tisanes «detox», jus vitaminés, céréales…Ces produits qui brandissent des allégations de santé non réglementaires…

La DGCCRF a rendu public ce lundi un rapport dénonçant les messages vantant de prétendus bienfaits de santé.

Sur plus de 300 établissements contrôlés, le taux d’anomalies est de 44%.

Tisanes «detox», jus vitaminés, céréales...Ces produits qui brandissent des allégations de santé non réglementaires

 

«S’utilise lors d’un rhume», «la noix de coco facilite la digestion» ou encore «pour lutter contre l’anémie ». Tant d’exemples d’indications que l’on peut retrouver sur les étiquettes des produits alimentaires mais qui sont en réalité totalement interdites.

Les «allégations de santé» font référence aux prétendus bienfaits que confèrent certains aliments ou denrées alimentaires. Aguicheuses, ces précisions ne respectent très souvent pas les réglementations de l’Union Européenne et sont brandies pour attirer le consommateur.

«S’utilise lors d’un rhume», «la noix de coco facilite la digestion» ou encore «pour lutter contre l’anémie ». Tant d’exemples d’indications que l’on peut retrouver sur les étiquettes des produits alimentaires mais qui sont en réalité totalement interdites.

Les «allégations de santé» font référence aux prétendus bienfaits que confèrent certains aliments ou denrées alimentaires. Aguicheuses, ces précisions ne respectent très souvent pas les réglementations de l’Union Européenne et sont brandies pour attirer le consommateur.

Quels sont les produits concernés ?

La DGCCRF a publié ce lundi une étude réalisée en 2019 et portant sur plus de 300 établissements et selon laquelle 44% des denrées alimentaires présenteraient des anomalies en ce qui concerne les indications réglementaires.

En effet, celles-ci ne seraient pas aux normes car elles mettent en avant des allégations thérapeutiques ou de santé qui ne sont pas autorisées. «Cette enquête a ciblé les produits les plus susceptibles de porter des allégations de santé : infusions, thés, chocolats, céréales pour petit-déjeuner, produits de la ruche…», indique la DGCCRF.

Seules des listes positives d’allégations, répertoriées par la Commission Européenne peuvent normalement figurer sur ces produits de consommation. Par exemple, l’allégation «la vitamine C augmente les défenses immunitaires», plus flatteuse mais non réglementée, est souvent préférée a l’allégation autorisée «La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire».

Il est à noter que des cas d’anomalies ont été relevés beaucoup plus fréquemment sur des denrées vendues par internet. En effet, le taux d’allégations non réglementaires passe à 69% dans le cas des produits vendus en ligne. Et on observe un taux moins élevé pour les produits vendus en magasin avec 38% d’anomalies. La Répression des fraudes pointe dans un communiqué publié ce lundi «les écarts significatifs entre les établissements physiques (commerces, sites de production…) et les établissements vendant leurs produits sur internet».

Nutrition et santé, sanctions imposées

Ce constat s’inscrit dans le contexte actuel où nutrition et santé se retrouvent de plus en plus liées chez les consommateurs. Les Français portent une attention accrue aux composants et vertus des produits qu’ils achètent. La DGCCRF prône donc le «respect, par les professionnels, de la réglementation européenne relative aux allégations de santé» pour que ces indications soient fiables.

Le nouveau rapport note une forte augmentation des cas d’anomalie.

L’organisme de répression avait ainsi déjà effectué de telles recherches en 2016 et avait trouvé un taux d’anomalie de 21%. Cela peut notamment s’expliquer par les cas d’allégation non conformes reliés au Covid-19.

On retrouve parmi celles-ci des indications telles que «permet de renforcer ses défenses immunitaires contre le Covid-19». Les producteurs surfent sur la méfiance et la peur des consommateurs liée a la pandémie actuelle pour promouvoir leurs denrées. Le fait que la dernière enquête ait ciblé certains produits explique aussi le taux plus important d’allégations non conformes.

L’enquête a finalement permis de mettre en garde et dans les pires cas de sanctionner les producteurs coupables de telles manipulations.

La DGCCRF précisait que «les anomalies constatées ont donné lieu à la rédaction de 60 avertissements, 71 injonctions et 17 procès-verbaux». Malgré le contrôle qu’assure l’organisme de Répression des fraudes, il est donc nécessaire de faire attention aux détails parfois frauduleux apparaissant sur les produits de consommation du quotidien.

(*) Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes.

Source LE FIGARO.

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