Maladie de Parkinson : “on espère des résultats dans les années à venir”…

Une conférence sur la maladie de Parkinson était organisée à Nancy.

Malades, aidants et professionnels de santé étaient conviés.L’occasion de faire le point sur les avancées médicales et les espoirs en matière de traitement.

Maladie de Parkinson

Elle touche 6.000 personnes en Meurthe et Moselle, 200.000 en France, et continue de progresser. La maladie de Parkinson était au cœur d’un colloque à destination des malades, des aidants et des professionnels de santé, ce jeudi, à l’hôtel de ville de Nancy. Au programme : témoignages, conseils en matière de nutrition ou de sommeil et point sur la recherche et les dernières avancées médicales.

A l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement curatif pour cette maladie neuro-dégénérative, mais ses principaux symptômes, les tremblements notamment, peuvent être atténués. “Il faut, le plus rapidement possible, chercher à faire de l’exercice physique pour entretenir toutes ses capacités, garder ses forces, sa marche, son équilibre”, recommande Chantal Descharmes, kinésithérapeute au centre médical de Bainville-sur-Madon. Elle s’y occupe de “Parkinsoniens” : “On leur apprend des stratégies motrices qui permettent de gérer les troubles comme le freezing, un phénomène où les pieds sont comme collés au sol, ou la festination, le fait de marcher très vite à petit pas”, explique t-elle.

Dans le public, Jean-Pierre 60 ans, récemment diagnostiqué. “Je me sentais faible, je n’avais plus le moral, j’ai été voir un neurologue qui m’a fait plein de tests et c’est là que je m’en suis aperçu“, se souvient-il. Mais le retraité ne veut pas se laisser abattre : “Je me suis mis à la marche nordique, je vais chez un orthophoniste, un kinésithérapeute et je fais plein de choses que je ne faisais plus avant. Question moral ,c’est important aussi.”

L’espoir d’un vaccin

Jean-Pierre le dit, il a peu de chances de bénéficier d’un remède miracle. Mais la recherche avance. “On espère des résultats pour les années à venir. Il y a de la recherche pour des traitements symptomatiques, notamment de la dopamine à libération prolongée, sur des traitements curateurs ou ralentisseurs de la maladie mais aussi _pour des vaccins_, énumère Solène Frismand, neurologue au CHU de Nancy. Les chercheurs travaillent notamment sur un vaccin contre les protéines alpha-synucléine, des protéines toxiques pour le cerveau. “Dans la maladie de Parkinson, ces protéines sont en quantité trop importante et viennent détruire les neurones qui fabriquent la dopamine“., explique le médecin.

Chaque année 25.000 nouveaux malades sont diagnostiqués en France.  A Nancy, des cafés “jeunes parkinsoniens” seront organisés à partir du mois de juin. Des réunions à destination des malades qui sont encore dans la vie active. 17% des nouveaux malades sont âgés de moins de 65 ans.

Source France Bleu.

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