Handicap : Samuel Marie, grand voyageur et ambassadeur de la « mobilité embarquée »…

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Tétraplégique, ce trentenaire accro au voyage prône l’optimisme et veut convaincre que tout est possible en fauteuil.

 Paris, mardi 9 juillet 2019.Samuel Marie, ici avec la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées, a fait le tour du monde avec son van aménagé.

Samuel Marie est un hyperactif. A 31 ans, l’ancien cordiste (professionnel du BTP en hauteur) se prépare à traverser son quatrième continent et publier le récit de ses aventures. Mardi, le baroudeur a débarqué dans la capitale pour rencontrer Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées. Car lui est en fauteuil, tétraplégique depuis son accident, il y a douze ans.

Souriant, il descend de son camion aménagé, dans lequel il peut voyager partout, et dans lequel on entre par une plateforme manœuvrée par une télécommande. Objectif de la journée : faire une balade à Paris en parlant accessibilité, alors que le gouvernement veut accélérer l’inclusion des personnes handicapées par de grandes mesures à l’école et au travail, notamment.

« Les 75 000 km, je les ai faits tout seul », insiste Samuel Marie, tout sourire, lorsque la ministre l’interroge sur ses voyages. Depuis douze ans, le trentenaire peut tout juste tendre les bras. Pour réaliser son tour du monde, il a donc fait aménager son van en maison roulante.

Découvrez le van de Samuel, tétraplégique et bientôt sur les routes américaines.

Il a fallu déployer des trésors d’ingéniosité pour que l’engin puisse lui être utile dans tous ses périples, de Paris à Pékin en passant par les Etats-Unis et le Canada. Pas de siège côté conducteur, des poignées sur le volant, un dossier muni de solides ceintures pour compenser le déséquilibre de son corps : « Tout a été pensé pour me laisser le plus d’autonomie possible », explique-t-il.

Il obéit à « un devoir pédagogique »

Pour lui, c’est bien cela qui doit guider les mesures à destination des handicapés : leur permettre de se déplacer par eux-mêmes. On en est encore loin, comme ils ont pu le constater en se rendant sur le quai du RER B, station Luxembourg : les agents RATP doivent descendre installer une rampe à chaque fois qu’un usager en fauteuil roulant veut monter dans une rame !

Source LE PARISIEN.

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