Covid-19 : Santé publique France demande de ne plus utiliser les masques FFP2 “Biomass Graphène”…

“L’inhalation de particules de graphène pourrait causer une toxicité pulmonaire précoce”, soulignait, début avril, le ministère de la Santé canadien, qui n’avait pas encore évalué les risques chez les humains.

Un masque FFP2 par terre, à Munich, en Allemagne, le 5 juin 2021. (FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / AFP)

 

Ils pourraient entraîner des difficultés respiratoires. Deux mois après le Canada, la France déconseille l’utilisation de certains masques FFP2 pour se protéger de la transmission du Covid-19, en raison d’un risque potentiel pour la santé. Dans une note d’information publiée le 25 mai, et mise à jour lundi 31 mai, l’agence Santé publique France demande “de ne plus utiliser” les masques FFP2 labellisés “Biomass Graphène”. En cause : un “éventuel risque lié à la présence de graphène dans ces masques”, un matériau très utilisé dans l’électronique pour sa résistance et sa conductivité.

Les masques rappelés sont des FFP2 faisant partie du stock d’Etat, fourni par le fabricant chinois Shandong Shengquan New Materials (modèle SNN 200647), souligne Mediapart (article réservé aux abonnés), qui a repéré la note. Dans une lettre de l’Agence régionale de santé (ARS) à destination des directions hospitalières, que le site a consultée, il est précisé qu’“à ce stade, il a été identifié 60,5 millions de masques FFP2 dotés d’un marquage CE pouvant potentiellement contenir du graphène, dont 16,9 millions ont d’ores et déjà été distribués en 2020”, soit “28% des stocks reçus” par l’Etat et distribués aux établissements de santé et médico-sociaux.

Pas de mention de “l’activité biocide”

Contacté par Mediapart, SPF assure que la commande de l’Etat remonte à avril 2020, au moment des acquisitions massives dans le contexte de pénurie de masques”. Selon l’agence sanitaire, le fabricant chinois n’avait mentionné nulle part l’activité biocide” de ses produits, qui aurait justifié leur exclusion, même si la présence de “Biomass Graphène” apparaît bien.

Début avril, le ministère de la santé canadien avait pourtant déjà “conseill[é] aux Canadiens de ne pas porter de masques contenant du graphène, car ils pourraient inhaler des particules de graphène, ce qui peut présenter des risques pour la santé”, ordonnant le retrait du marché de certains modèles. L’“analyse préliminaire des études disponibles (…) a révélé que l’inhalation de particules de graphène pourrait causer une toxicité pulmonaire précoce chez les animaux. Cependant, on ne connaît pas encore le potentiel d’inhalation de ces particules par les masques chez les humains ni les risques pour la santé qui en découlent”, justifiait l’agence canadienne. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) doit désormais évaluer la toxicité des masques concernés.

Source FRANCE INFO.

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