La Roche-Sur-Yon. Quatre serveurs trisomiques pour un restautant…

Le futur restaurant Ô Bell’Endroit, sur la zone Bell à La Roche-sur-Yon a réussi à lever 6 000 € autour du projet de la famille de Valentin : ouvrir un restaurant qui va embaucher quatre serveurs atteints de trisomie comme lui.

Dans la cuisine encore en travaux, Fabienne Lamothe : "Nous avons voulu ouvrir ce restaurant pour l’avenir professionnel de notre frère et l’intégration des handicapés en milieu ordinaire".

Grâce à la plate-forme de financement participatif Vendeeup, le projet de restaurant O Bell’ Endroit a pu récolter 6 000 €.  « Sur les 72 contributeurs, beaucoup ont donné entre 20 et 30 €. Depuis deux ans, que nous avons ce projet, on nous demandait comment on pouvait nous aider. Cet appel au don avec en contrepartie des repas, des cocktails ou des cadeaux, c’est vraiment une bonne formule », explique Fabienne Lamothe. Avec sa sœur Sonia, leurs deux maris, et leurs deux parents, elles se sont lancées dans une belle aventure.

Créer des emplois pour des serveurs atteints de handicap mental

Leur frère Valentin, 21 ans, est atteint de trisomie. «  Il a travaillé en atelier mais cela ne lui plaisait pas. Puis il a fait un stage au restaurant le Reflet à Nantes. Il a vu que les autres serveurs assuraient et lui ressemblaient. Il a découvert un travail qui lui plaît », raconte Fabienne Lamothe.

Confrontées comme de nombreuses familles à la question de l’avenir professionnel de Valentin, les deux sœurs, l’une ancienne directrice des ressources humaines, et l’autre enseignante spécialisée auprès des enfants handicapés, ont trouvé la solution. Elles veulent créer des emplois pour des serveurs atteints de handicap mental dans un restaurant traditionnel. Leur page facebook est déjà suivie par près de 500 abonnés enthousiasmés par ce projet. Autant de futurs clients potentiels.

Cuisine traditionnelle et créative

Aux fourneaux d’ Ô bell’ endroit, Rebecca Le Carrour fera une cuisine traditionnelle et créative. Cette cheffe yonnaise a été monitrice éducatrice avant de se reconvertir dans la cuisine.  « On voulait faire le pari qu’une entreprise ordinaire pouvait accueillir des salariés handicapés. La prise de commande du repas est un moment clé. Sonia a imaginé un système avec des photos des plats et des desserts. Les serveurs ne savent ni lire ni écrire, mais ils savent reconnaître des images » . explique Fabienne Lamothe.

Restaurant ô Bell’ endroit , 24, rue Charles-Bourseul, La Roche-sur-Yon, ouverture le 12 décembre.

Source OUEST FRANCE.

Trisomie 21 : le dépistage sanguin ne diminue pas les fausses couches…

Alors qu’on pensait que les techniques invasives de dépistage de la trisomie 21 chez la femme enceinte entraînaient plus de fausses couches, cette hypothèse vient d’être infirmée par une nouvelle étude.

Trisomie 21 : le dépistage sanguin ne diminue pas les fausses couches

Aujourd’hui, le dépistage de la trisomie 21 chez la femme enceinte est tellement efficace qu’on parvient à détecter la maladie dans environ 90% des cas. Ce succès est permis notamment par l’amniocentèse, une technique permettant de reconstituer l’arrangement des 23 paires de chromosomes du fœtus, qu’on appelle caryotype. Lors de l’amniocentèse réalisée entre la 15e et 17e semaine de grossesse, le médecin introduit une aiguille dans l’utérus de la mère pour en extraire quelques millilitres de liquide amniotique, une opération invasive qui comporte environ 1% de risques de fausse couche. C’est ce danger que les chercheurs espéraient éviter grâce à un simple test sanguin: le dépistage prénatal non invasif, ou DPNI, qui recherche des anomalies de l’ADN fœtal dans le sang maternel. Cependant, une étude coordonnée par l’hôpital Necker-Enfants Malades (AP-HP, Paris) parue dans la revue JAMA au mois d’août 2018, montre que la théorie n’est pas vérifiée.

Le diagnostic prénatal d’une trisomie 21 se fait en plusieurs étapes. D’abord, on calcule un risque qui se base sur l’âge de la mère (à partir de 38 ans, le risque de grossesse trisomique est plus important), l’épaisseur d’une petite zone de la nuque du fœtus (la clarté nucale, déterminée par échographie), et certains marqueurs hormonaux. Si ce risque est élevé, on propose alors à la maman une amniocentèse pour confirmer ou non le diagnostic. Sur 800.000 naissances annuelles en France, environ 20.000 amniocentèses sont réalisées pour rechercher une trisomie 21. Heureusement, seule une petite partie de ces tests se révèlent anormaux: un grand nombre de ces gestes invasifs sont donc finalement inutiles et exposent les femmes à un potentiel risque de fausse couche.

Diminuer les amniocentèses pour réduire les fausses couches?

C’est ce risque de fausse couche que les médecins espèrent diminuer grâce à un nouveau test sanguin: le dépistage prénatal non invasif, une simple prise de sang sans aucun risque, dont la capacité à détecter la trisomie 21 est proche de 99%. On séquence l’ADN fœtal présent dans le sang de la maman pour y repérer des anomalies. Si les résultats de la prise de sang sont négatifs, le risque que le bébé soit atteint de trisomie 21 devient très faible. En revanche, s’ils sont anormaux, une amniocentèse doit toujours être pratiquée. En effet, obtenir le caryotype du fœtus reste la seule solution fiable pour être sûr à 100% du diagnostic…

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Source LE FIGARO.

“Le regard des gens a changé” : un an après, la jeune femme trisomique qui a présenté la météo sur France 2 se confie…

Il y a un an, Mélanie Ségard, une jeune femme trisomique de 21 ans, relevait le défi de présenter la météo de France 2, devant plus de cinq millions de téléspectateurs.

Mélanie Ségard, atteinte de trisomie 21, présente la météo sur France 2.

Le 14 mars 2017, Mélanie Ségard réalisait son rêve : présenter la météo sur France 2. Devant leur télé, pas moins de 5,3 millions de téléspectateurs avaient pu voir cette jeune femme de 21 ans, atteinte de trisomie 21, jouer les miss météo au côté d’Anaïs Baydemir.

Un an plus tard, à l’occasion de la journée mondiale de la trisomie, mercredi 21 mars, Mélanie Ségard a participé à une nouvelle vidéo, cette fois produite par l’Unapei, fédération d’associations qui accompagne les personnes souffrant de handicap mental. Elle y accueille l’animatrice Eglantine Eméyé, elle-même mère d’un enfant polyhandicapé, présenter la “météo du handicap”. Une météo plutôt maussade qui vise à faire prendre conscience que beaucoup reste à faire pour améliorer la qualité de vie des personnes handicapées.

Mais c’est bien un message d’optimisme que continue à transmettre Mélanie, qui se départit rarement de son sourire. Un an après, elle garde un souvenir enchanté de sa prestation très médiatisée sur France 2. “C’était pour montrer aux gens que même avec un handicap on peut faire plein de choses”, raconte-t-elle, interrogée par franceinfo.

Depuis son passage à la télévision, Mélanie a considérablement pris confiance en elle. “Elle est plus sûre d’elle, ça l’a aidée à grandir et à mûrir”, observe sa mère, Patricia. La jeune femme remarque aussi que “le regard des gens a changé”, témoigne-t-elle.

“Avant, les gens me regardaient de la tête aux pieds ça me gênait, maintenant ils me regardent mieux.Mélanie Ségard”, à France Info.

Si elle n’a pas (encore ?) accompli son autre grand rêve, devenir maquilleuse pour les grandes stars de cinéma, Mélanie “continue à faire son petit chemin tranquillement”, explique sa maman. Chaque matin, après avoir jeté un œil à sa station météo, elle se rend seule à son travail, en tram et en bus, dans un établissement médico-social spécialisé à Meudon (Hauts-de-Seine), où elle effectue des tâches de routage et de conditionnement. “Il y a beaucoup de travail à faire mais j’y arrive très bien”, affirme-t-elle.

A l’avenir, Mélanie aimerait pouvoir découvrir le monde et “aller au Brésil ou au Mexique”. Pour le moment, l’organisation d’un tel voyage n’a pas été possible mais la jeune femme a déjà prouvé qu’elle pouvait réaliser ses rêves, même ceux qui semblent impossibles.

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Source France Info0

À Compiègne, un projet d’habitat partagé entre valides et handicapés mentaux…

C’est un projet utopiste qui sort de terre dans l’Oise…

Les parents de Quentin, un jeune homme trisomique, sont en train de construire un immeuble où cohabiteront personnes valides et handicapées. Le coeur de leur engagement : rétablir le vivre-ensemble pour rompre l’isolement.

Compiègne, un projet d'habitat partagé entre valides et handicapés mentaux

C’est un immeuble pas comme les autres qui va voir le jour en septembre prochain, au 10, bis rue Saint-Germain à Compiègne. D’ici plusieurs mois, personnes valides et handicapées mentales se côtoieront au quotidien dans le respect et la bienveillance. C’est en tout cas ce qui motive Véronique et Jérôme Bataille, parents du jeune Quentin, 25 ans, trisomique 21.

Quentin travaille en CDI depuis trois ans dans l’entreprise monalbumphoto.fr à Nanteuil-le-Haudouin. Ses parents ont toujours eu à coeur que leur fils soit entouré et mêlé aux personnes “ordinaires”.

Jérôme Bataille a un mantra : “la différence fait grandir tout le monde”. En 2016, il a créé la SARL Arcs-en-Ciel pour mener à bien ce projet d’habitat partagé. D’ici octobre, 25 logements seront disponibles pour des personnes valides, et 7 pour des personnes handicapées.

Le regroupement de personnes handicapées permettra une mutualisation de l’accompagnement. La cohabitation devra se faire dans la bienveillance et le respect.

Jérôme et Véronique n’ont reçu aucune subvention pour ce projet. Ils ont tenu à être libres dans leurs mouvements. “On souhaite avoir la liberté d’aménager les locaux comme on le souhaite, et d’évoluer en allant en fonction de nos expériences”, commente le père de Quentin.

L’expérience existe déjà un peu partout dans le pays, menée notamment par l’association Simon de Cyrène. C’est le cas à Vanves, qui accueille quatre structures semblables, à Rungis, où un chantier a commencé pour cinq autres logements, et des permis de construire ont été déposés à Dijon, Nantes, Lyon et sur l’île de Ré.

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Source FR3.

Les TROPHES SILVER ECO 2018….

J’ai besoin de VOUS ! Handicap Info a le plaisir de vous informer que notre partenaire, l’Association PÔLE Sap et son représentant Christophe AXEL, ont été NOMINES dans la catégorie AIDANTS pour La Dixième Edition des TROPHES SILVER ECO 2018.

Christophe s’investit depuis des années et a réussi à créer le premier SHOWROOM Aidants en France. 200 m2 à disposition des associations etc.

Le vote du public est IMPORTANT…!

Silver Eco - le Show SilverNight

Vous pouvez voter POUR TOUTE SON IMPLICATION. En cliquant sur “Sélectionner dans la liste ci-dessous” et en déroulant le menu, Merci de cliquer sur “SHOWROOM POLE SAP“.

Merci à toutes et à tous.

 

Handicap : quand la différence devient un argument marketing…

Un enfant américain d’un an atteint de trisomie est devenu l’égérie d’un géant de l’alimentation pour bébés.

Le handicap a longtemps été tabou dans la publicité. Les lignes sont-elles en train de bouger ?

Handicap : quand la différence devient un argument marketing...

Les mentalités sont-elles en train de changer sur le handicap ? Née sans bras gauche et sans pied, la Canadienne Lauren Woolstencroft est devenue championne paralympique. Une grande marque automobile a tourné une publicité racontant son histoire pour promouvoir son image de marque dans le monde entier. Le handicap devient-il un argument marketing comme un autre ?

Le moyen de bénéficier d’une image plus attractive

Sarah Gordy vit dans la banlieue de Londres (Royaume-Uni). Elle est atteinte de trisomie 21 et comédienne. Dans une publicité réalisée pour une banque française, elle incarne une cliente autonome dans ses déplacements. Aujourd’hui elle voyage dans le monde entier, cette publicité lui a ouvert des portes. Pour la banque à l’origine de la publicité, ce film vise à renforcer son attractivité auprès de la clientèle handicapée.

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Source FRANCE TV.

France 2

Les mentalités sont-elles en train de changer sur le handicap ? Née sans bras gauche et sans pied, la Canadienne Lauren Woolstencroft est devenue championne paralympique. Une grande marque automobile a tourné une publicité racontant son histoire pour promouvoir son image de marque dans le monde entier. Le handicap devient-il un argument marketing comme un autre ?

Le moyen de bénéficier d’une image plus attractive

Sarah Gordy vit dans la banlieue de Londres (Royaume-Uni). Elle est atteinte de trisomie 21 et comédienne. Dans une publicité réalisée pour une banque française, elle incarne une cliente autonome dans ses déplacements. Aujourd’hui elle voyage dans le monde entier, cette publicité lui a ouvert des portes. Pour la banque à l’origine de la publicité, ce film vise à renforcer son attractivité auprès de la clientèle handicapée.

Des heures d’AVS refusées car “la scolarité d’un enfant trisomique de trois ans et demi n’est pas la priorité”..

Léo est un petit garçon de 3 ans et demi. A cause de sa trisomie, il ne peut aller à l’école maternelle que trois matinées par semaine, en présence d’une auxiliaire de vie scolaire, et c’est parce que ses parents se sont battus.

Aujourd’hui, ils font font face à un nouveau mur.

Des heures d'AVS refusées car "la scolarité d'un enfant trisomique de trois ans et demi n'est pas la priorité"

Des heures d’AVS refusées car “la scolarité d’un enfant trisomique de trois ans et demi n’est pas la priorité”

epuis décembre, Léo va a l’école 3 matinées par semaine, dont deux en présence d’une auxiliaire de vie scolaire, une AVS. Pour son père, Julien Fouquer, les progrès sont flagrants.  “On est passé d’un enfant qui était parfois un peu en retrait dans la classe, ou qui avait un peu de mal à s’intégrer, à un Léo qui s’assoit avec les autres, qui participe, qui connait toutes les comptines de l’école, _qui arrive à participer aux jeux dans la cour de récréation_. Toute cette évolution, l’a vraiment observé, mesuré. On la voit !

Deux matinées supplémentaires

Après une première évaluation en janvier, le personnel éducatif et médical est unanime : des heures supplémentaires à l’école seraient bénéfiques pour Léo. La famille, qui habite à Bennetot, près de Fauville-en-Caux, se tourne vers la maison des personnes handicapées. “Ce qu’on demande nous, ce serait deux matinées supplémentaires pour que son intégration se fasse encore mieux, pour préparer sa moyenne section, et plus tard sa scolarité.

La MDPH dit qu’il faudrait qu’on s’estime heureux d’avoir ces six heures d’accompagnement”

Malheureusement, Julien et Anne-Sophie font face à un mur. “La réponse de la Maison des personnes handicapées a été qu’il faudrait déjà qu’on s’estime heureux d’avoir ces six heures d’accompagnement, et que pour Léo, l’école n’était pas une priorité du fait de son âge et de sa trisomie“, explique Anne-Sophie. “Ce qu’ils m’ont fait comprendre, c’est que dans la case “trisomie” et “trois ans et demi”, il n’y a pas besoin, c’est pas si grave.

Julien et Anne-Sophie sont désemparés, il se sentent trahis.

Les parents de Léo ont interpellé leurs élus locaux et ont pris rendez-vous avec le défenseur des droits, pour faire valoir leur cause, mais aussi pour une meilleur intégration des enfants handicapés.

Source FRANCE BLEU.

Droit à l’école pour tous…Et les enfants handicapés ?…

Quand certains enfants pleurent parce qu’ils ne veulent pas aller à l’école, d’autres enfants handicapés trépignent et voudraient y aller, mais sont refusés faute d’AVS à leur côté.

C’est quoi un AVS ? Quel est son rôle et sa formation?

enfants handicapés - droit à l'école

Un handicap moteur, un retard cognitif, un syndrôme autistique chez un enfant et la vie bascule. Pour lui et ses parents. Le simple fait d’aller à l’école devient compliqué, voire impossible. Il existe pourtant un métier qui peut tout changer pour eux. Celui d’auxiliaire de vie scolaire. Ce sont des hommes et des femmes prêts à se former pour accompagner ces enfants dans leur salle de classe, à les assister sans trop en faire mais juste assez pour leur permettre de s’épanouir, de s’intégrer aux autres élèves et de progresser.
Parmi les AVS, il y a ceux qui s’occupent exclusivement d’un enfant, les AVS individuels et ceux qui s’occupent de plusieurs enfants en même temps, les AVS collectifs.
A l’école Ampère de Strasbourg, cinq enfants bénéficient de l’aide d’un ou une avs, individuellement ou collectivement. Aboubacar Kaba est l’un d’entre-eux. Depuis un an il fait équipe avec une enseignante qui en est à sa troisième année de travail avec un AVS. Pour rien au monde, elle ne reviendrait en arrière.

Ancien sportif et formateur sportif, Boubakar Kaba apprécie aussi pleinement ce travail d’ auxiliaire de vie scolaire collectif.

Dans cette classe, qui accueille plusieurs enfants en situation de handicap, une avs individuelle les rejoint régulièrement. Ils sont donc trois adultes à devoir s’entendre, coordonner leurs actions et trouver le bon équilibre.

L’académie de Strasbourg forme actuellement 850 personnes à ce métier, car les demandes sont très nombreuses. La formation s’étale sur 60 heures pendant une année. Ces sont des ateliers pratiques, des conférences, des débats entre autres. Pour postuler à cette formation, aucun niveau d’étude particulier n’est requis, si ce n’est la maîtrise du français, puisque l’accompagnement peut aller jusqu’au BTS. Des tests de pré-sélections sont organisés par Pôle emploi et l’inspection académique insistent surtout sur le bon sens des candidats.

Les bénéficiaires de cette formation sont plus nombreux que jamais. Pour cette conférence-débat animée par deux spécialistes de l’accompagnement et du soin aux enfants en situation de handicap, ils étaient près d’une centaine dans les locaux de Canope, le centre de création et d’accompagnement pédagogique à Strasbourg.

Débloquer des fonds pour former encore plus de candidats et toujours mieux, un défi à relever rapidement. En effet le gouvernement vient d’annoncer qu’il créera 4800 postes d’AVS supplémentaires pour la rentrée 2018. Ce qui fera grimper le chiffre total des AVS en France à 11200. Un progrès certain mais encore insuffisant pour faire en sorte qu’un jour prochain, plus aucun parents d’enfant handicapé ne soit obligé de grimper sur une grue pour obtenir à corps et à cris le droit de scolariser son enfant, comme le prévoit la loi depuis 12 ans.

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Source FR3.

Hausse de la CSG : un geste pour les aidants…

La majorité va adapter le dispositif de compensation de la hausse de la CSG lors du vote en seconde lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale.

CSG

On ne ficelle pas d’un seul coup une opération aussi complexe que la hausse de la CSG, et  sa compensation sous forme de baisse des cotisations sociales . Après le  geste pour les pensionnaires des maisons de retraite , le gouvernement et la majorité parlementaire comptent apporter de nouvelles retouches à cette réforme, lors de l’examen en deuxième lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018, la semaine prochaine à l’Assemblée. Ils veulent éviter de commettre  une injustice envers les aidants familiaux d’une part, et les artistes auteurs d’autre part.

Pas d’exonération de hausse de CSG

Les aidants familiaux, ce sont 7 à 10 millions de personnes qui s’occupent de leurs proches âgés ou handicapés. Certains ont dû réduire voire cesser leur activité professionnelle, et peuvent être rémunérés via la prestation de compensation du handicap que perçoit la personne dépendante. Au maximum, ils touchent 1.143 euros par mois.

Or ces aidants perçoivent un dédommagement sous forme de revenus du patrimoine, et non un salaire, avec un taux de CSG élevé (8,2 %, contre 7,5 % pour les salariés du privé). De plus, en 2018, ils ne pourront pas compenser le passage à une CSG de 9,9 % par une baisse de leurs cotisations salariales. « L’heure d’aide humaine de base sera rémunérée à 3,36 EUR nets avant impôt sur le revenu et non plus à 3,42 EUR », s’émeut l’Association des paralysés de France.

Pour remédier à cet oubli, le député LREM Adrien Taquet a proposé deux solutions : exonérer cette population de la hausse de CSG, ou bien changer la nature de la rémunération des aidants afin qu’ils paient moins de CSG. Le Sénat a adopté l’exonération, après que le gouvernement s’en est remis à la « sagesse » des parlementaires.

Cependant, le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, n’a pas caché qu’il préférait la deuxième option, qui coûterait 5 millions au lieu de 30 millions d’euros. Surtout, Bercy n’a pas envie d’ouvrir la boîte de Pandore des dispenses de hausse de CSG, et devrait donc pousser la deuxième option dans l’Hémicycle.

Un geste significatif pour les artistes

Par ailleurs, le Sénat a amendé le projet de loi pour que les artistes auteurs ne soient pas pénalisés par la hausse de la CSG. Ces derniers ne paient pas de cotisations salariales chômage, contrairement aux salariés qui versent 2,40 % de leur salaire brut, et qui vont voir cette cotisation disparaître en 2018. L’amendement de la sénatrice Catherine Morin-Dessailly permet d’alléger de 0,95 % le coût de leur cotisation retraite de base. Là aussi, Bercy n’est pas satisfait de la formulation.

« Le gouvernement travaille à un geste significatif pour les artistes auteurs, qui pourrait relever du projet de loi de financement de la Sécurité sociale ou du projet de loi de finances rectificative », explique le rapporteur du premier texte, Olivier Véran. Il pourrait prendre la forme d’une baisse d’autres cotisations salariales dues par les artistes auteurs.

Source LES ECHOS.

 

Trisomie – Une appli pour que les personnes trisomiques ne perdent pas leur « tribu »…

La société informatique Norsys a développé une application sur téléphone mobile à la demande de l’association « Down Up », qui rassemble des parents de personnes trisomiques. L’appli Jase’Up est un plus pour leur autonomie. Elle peut intéresser toutes les personnes fragiles, handicapées ou âgées, qui ont besoin de joindre facilement leur entourage proche.

Au centre de la tribu de Jase’Up, il y a le « favori », c’est-à-dire la personne fragile, un adulte trisomique dans le concept initial, mais ce peut être aussi un jeune autiste, une personne âgée, un enfant en bas âge… Autour de lui, une tribu qui rassemble son entourage proche, ceux qui interviennent régulièrement auprès de lui dont celui qui a le rôle de « chef de la tribu ». Ses parents, sa « tata », son médecin, son éducateur, sa femme de ménage, un voisin, un ami par exemple, bref un réseau de « personnes bienveillantes ». Cette tribu est reliée par l’application. Lorsque le « favori » a un moment de panique, il peut les alerter (c’est le principe de Jase’Up Alerte), simplement en appuyant sur un gros bouton sur son smartphone. La première personne d’une liste prédéfinie est alors contactée. Si elle n’est pas disponible, l’appli appelle la personne suivante, etc.

L’appli peut aussi servir à ce qu’un des membres prévienne toute la tribu en même temps, ou une partie, d’une information importante, via Jase’Up Réseau. Des objets connectés peuvent aussi s’ajouter : montre, réfrigérateur, ou encore le thermostat par exemple. «  Le thermostat peut informer d’une température élevée dans le logement et conseiller de s’hydrater  », détaille le président de Down Up, Emmanuel Laloux.

Tous les messages sont conservés, ce qui permet aussi de constater, par exemple, que la personne a un passage difficile tous les jours à la même heure, d’en trouver la cause et d’y remédier.

Bientôt disponible

Pierre Cambier, chargé de projet à la société Norsys, a piloté pendant un an et demi le développement de Jase’Up. «  Ça n’existait pas encore à ma connaissance. Ce qui est innovant, c’est que la tribu s’auto-organise, chacun définit ses disponibilités, il y a une gestion intelligente du planning  », note l’ingénieur.

« Ça n’existait pas encore à ma connaissance »

Norsys a contribué financièrement, via sa fondation, par des heures de travail offertes et de l’argent. D’autres entreprises ont également participé au mécénat (le groupe Apréva et Orthos), en plus des dons de particuliers. L’appli Jase’Up (en référence au verbe jaser) est déjà disponible sur les plates-formes de téléchargement pour Androïd. Pour l’Apple Store, il faut attendre quelques jours. L’appli est gratuite pour l’instant. Norsys et Down Up n’excluent pas de la rendre payante courant 2018, uniquement pour une tribu au-delà de trois personnes. En attendant, ils essaient de la faire connaître. Faut que ça « jase » !

Plus d’infos : www.jase-up.fr

Source LA VOIX DU NORD.