Sclérose en plaque : les dernières avancées…

Pouvez-vous nous rappeler les principales caractéristiques de la sclérose en plaque et son évolution ces dernières années ?

La Sclérose en Plaques (SEP) est une maladie inflammatoire démyélinisante du système nerveux central (cerveau et moelle épinière) qui provoque des troubles visuels (baisse de la vision d’un seul œil), des troubles de la sensibilité (fourmillements au niveau d’un membre), des troubles moteurs (problème d’équilibre, de marche…) et peut causer de nombreuses séquelles et handicaps. Elle touche de plus en plus de personnes (120 000 cas en France en 2019, soit + 10% en 2 ans) et de plus en plus tôt, les formes juvéniles débutant avant l’âge de 18 ans étant de plus en plus fréquentes. On s’aperçoit également qu’elle touche de plus en plus les femmes : 4 femmes pour 1 homme en moyenne. Malgré 200 ans de recherche, nous n’en connaissons pas les causes qui restent multifactorielles, sans piste probante évidente.

Quelles sont les dernières avancées du programme DHUNE sur la sclérose en plaque ?

Actuellement, nous explorons 2 approches :

Nous avons développé un protocole IRM* de suivi des lésions démyélinisantes et de leur réparation. Nous essayons de mieux comprendre la démyélinisation et la remyelinisation à l’aide d’une nouvelle technique d’imagerie IRM de transfert d’aimantation. Une étude est en cours dans notre centre clinique et IRM qui est intégré au programme DHUNE avec 30 patients qui bénéficient d’une IRM tous les 2 mois, nous permettant de suivre les lésions, leur évolution et leur possible réparation. Nous continuons à recruter des patients pour ce suivi. Car parallèlement, l’équipe de recherche fondamentale du docteur Pascale Durbec a montré que des cellules souches immatures de cerveaux de modèles animaux atteints de sclérose en plaques étaient capables de se différencier vers des cellules réparatrices de myéline. Or, des cellules souches existent dans le cerveau adulte. En condition de lésion de la myéline, ces cellules pourraient intervenir dans le cadre d’un processus de régénération interne. Ces études sont un premier pas vers le développement de thérapies pour les patients atteints de Sclérose en Plaques.

Notre 2ème axe porte sur la compréhension de ce qui se passe en tout début de la maladie grâce à l’IRM 7 T du CEMEREM, la seule qui existe en France pour l’application clinique et qui permet de déceler des lésions invisibles sur des machines moins puissantes. Ce qui n’a, jusqu’ici, jamais été étudié. Lorsque les premiers symptômes s’expriment chez le patient, dans 70% des cas, l’imagerie montre l’existence de lésions anciennes, ce qui indique que la maladie a démarré des mois ou des années plus tôt. Avec les équipes des CHU de Nice, Montpelier et Nîmes, nous avons élaboré un protocole de suivi de patients qui sont au tout début de la maladie, qui ont fait une première poussée mais dont l’IRM est normale en dehors de la lésion qui rend compte de cette première poussée. Nous nous intéressons à mieux comprendre les mécanismes en jeu dès le début de la maladie, à évaluer la progression dès ces tous premiers stades. L’IRM 7 T donne une vraie valeur ajoutée : en comprenant mieux les mécanismes, on décryptera plus facilement ce qui est responsable du handicap et on aura un impact thérapeutique beaucoup plus ciblé. Ce nouveau protocole* a démarré début 2019 et prévoit d’inclure 30 patients (actuellement 12 sont déjà suivis).

Qu’en est-il des traitements et des recherches au niveau international ?

Nous avons fait beaucoup de progrès pour bloquer les poussées et l’évolution de la maladie qui est très hétérogène, avec des traitements qui peuvent s’adapter à chaque cas (SEP par poussées ou progressive) mais actuellement nous ne sommes pas capables de réparer certaines séquelles. Les dix prochaines années vont être largement consacrées à la compréhension de la remyélinisation pour être capables d’agir sur la réparation surtout lorsque les dégâts sont inévitables. Le challenge des années à venir est de mieux comprendre les processus en jeu pour réparer les séquelles en continuant la recherche à l’aide de nouvelles techniques permettant d’imager la dynamique des lésions. Soulignons l’aspect collaboratif des équipes au niveau international, la mise en place des centres experts (CRCSep) au niveau national et les alliances qui permettent de lever des fonds et de travailler dans un grand effort de collaboration dans notre domaine pour faire avancer la recherche.

Et au niveau de la prise en charge des patients atteints de sclérose en plaque ?

Nous avons largement amélioré la prise en charge qui ne nécessite plus d’hospitalisation longue. Nous privilégions la prise en charge en ambulatoire ponctuelle afin de pouvoir laisser les patients continuer à vivre le plus normalement possible. À la Timone, nous recevons les jeunes femmes entre 10h et 14h afin qu’elles puissent amener leurs enfants le matin à l’école et les récupérer à la sortie tout en étant traitées. Notre démarche thérapeutique repose sur un travail d’équipe soignés-soignants qui prend beaucoup de sens.

Avez-vous prévu de parler de vos avancées lors de la journée mondiale ?

Comme chaque année, les avancées sur la maladie seront présentées lors des journées dédiées et organisées par la Maison de la SEP auxquelles le programme DHUNE participe. Ces journées permettront aux patients atteints de SEP, à leur famille et leur entourage de s’informer sur la maladie, de rencontrer et d’échanger avec les professionnels de santé.
Elles auront lieu à Montpellier le 18 mai ; Paris et Strasbourg : le 22 mai ; Amiens : le 23 mai ; Nice, Tours et Clermont Ferrand : le 24 mai ; Angers, Bordeaux, Limoges, Toulouse : le 25 mai ; Lille : le 6 juin ; Marseille et Rennes : le 7 juin.

Pour plus d’informations : Réseau PACASEP : 04 91 42 00 96 – www.pacasep.org et www.lamaisondelasep.fr ; CRCSep : https://www.crc-sepmarseille.com/fr/

Source SANTECOOL.

 

VESOUL – Atteint de sclérose en plaque, il crée son entreprise…

Cyrille Labache lancera sa propre entreprise le 3 juin.

Du moins, il l’espère.

Atteint de sclérose en plaque, l’homme de 38 ans avait des difficultés à retrouver un travail. Avec les organisations de recherche d’emploi, il se lance et décide de créer son activité.

Cyrille Labache a ouvert une cagnotte en ligne pour financer son entreprise de caravane adaptée, de « tables rivière » et modification esthétique moto.  Photo ER /Bruno GRANDJEAN

« On pourrait le cacher, mais je n’avais pas envie de mentir à mes employeurs », justifie Cyrille Labache, 38 ans, atteint de sclérose en plaques. Il a recherché un emploi. Une chose difficile puisque ce handicap le fatigue et l’oblige à être régulièrement en arrêt maladie. « Un point qui décourage les employeurs », dit-il, et ne lui permet donc plus d’avoir un poste en entreprise.

Avec différentes administrations de recherches d’emploi et ses médecins, Cyrille a décidé de monter sa propre entreprise. Pour proposer la création de teardrop (mini-caravane), de « tables rivière » ou encore des modifications esthétique moto, sous le nom de LC création.

Habile avec les mains et autodidacte

Un jour, un ami lui a demandé s’il pouvait lui faire une caravane adaptée à ses besoins. Cyrille lui a dessiné des croquis faits à la main et lui a réalisé le teardrop. Pareil pour les tables « rivière », une amie lui a montré des exemples sur internet et il a appris à les reproduire. Habile de ses mains, il est devenu autodidacte en s’adaptant aux besoins et envies de ceux qui lui passaient commande.

Cette expérience lui a plu. Il a donc réalisé une étude de marché, directement sur le terrain pour connaître précisément les demandes. « J’ai la chance d’avoir plusieurs amis artistes, qui font de la pêche ou de la moto, et d’avoir pu voir ce dont ils avaient besoin, pour eux et pour leurs matériels », explique Cyrille.

Son capital de départ a été fixé à 2 000 € pour avoir le droit à l’aide de l’AGEFIPH (Aide pour la création d’entreprise pour les personnes handicapées). Pour y arriver, il a lancé une cagnotte en ligne le 19 mai dernier, sur le site On participe. « De l’argent a déjà été récolté, mais pas assez pour le moment », affirme Cyrille. Cette aide lui permettrait d’acheter du matériel adapté pour son atelier.

Pour la première année, il va travailler seul. Mais par la suite, il souhaite faire évoluer son entreprise et aider les personnes dans la même situation que lui.

En août prochain, il veut organiser un pot de remerciements pour sa compagne, son neurologue et l’équipe médicale, ses amis et ceux qu’il ne connaît pas, qui l’ont aidé sur tous les points pour la création de son entreprise. « Je leur ferais bien un cadeau à tous, mais pour le moment je n’ai pas les moyens », conclut Cyrille.

Cagnotte en ligne / Adresse mail pour les commandes : lccreation70@gmail.com

Source EST REPUBLICAIN.

Besançon : une handicapée (Sclérose en plaques) contrainte de partir de chez elle, faute d’aides…!

Elle se bat contre une sclérose en plaques depuis 16 ans. Sa dépendance nécessite de nombreuses heures d’aides à domicile.

Hélas, la structure qui s’en occupait a fait faillite en début d’année.

Elle doit trouver d’autres prestataires. En attendant, elle a été placée au foyer de vie de Saint-Ferjeux.

Blandine Lindeberg a 47 ans. Elle a appris qu’elle était atteinte de sclérose en plaques en 2003. Son état s’est rapidement détérioré et elle s’est retrouvée en fauteuil roulant en 2007. Elle a néanmoins continué à élever ses deux filles, jusqu’à son hospitalisation en 2014. Elle a dû alors faire appel à une structure d’aide à domicile pour son lever, son coucher, ses toilettes, son habillage, ses repas et son accompagnement pour les sorties, à raison de 121 heures par mois. Ce plan d’aide lui a permis de rester dans sa maison, adaptée à son handicap, à Routelle. Cela lui conférait une certaine autonomie au quotidien.

L’entreprise qui s’occupait d’elle a déposé le bilan cette année. Blandine Lindeberg a voulu prendre les devants pour ne pas être démunie et a réclamé l’aide de l’Association du réseau de santé de proximité et d’appui (ARESPA), qui s’est tournée vers Eliad. « Ces derniers n’ont malheureusement pas pu me répondre positivement à cause de problèmes de calendrier et de personnel », raconte la quadragénaire. « L’absence d’aides s’est cruellement vite fait sentir. Je n’en avais plus que deux. Les autres, non indemnisées pour leurs déplacements, ne sont plus venues. J’ai sollicité des infirmières. Elles ne pouvaient pas me rendre les mêmes services, bien entendu. Je le comprends. Le Conseil départemental, qui a compris mon urgence, a pu me placer à la maison de vie de Saint-Ferjeux à Besançon. J’ai actuellement tous les soins nécessaires mais je veux et dois rentrer chez moi. »

Un appel à l’État pour accorder plus de crédit aux aides à domicile

Blandine a tout de même reçu une bonne nouvelle, partielle. La société Adomis peut supporter la moitié des heures de prise en charge. Elle doit trouver les volontaires pour l’autre moitié. « Deux personnes sont intéressées », se réjouit-elle. « Je m’apprête à passer une annonce sur Leboncoin afin de recruter toute bonne volonté susceptible de venir le soir. J’avoue que je dois beaucoup m’investir. Je n’en veux pas aux aides à domicile. Ils sont dévoués et volontaires. Les associations ont du mal à recruter du personnel dans ce domaine peu rémunéré à sa juste valeur. D’un côté, l’État prône le maintien à domicile et l’autonomie. D’un autre côté, il n’accorde aucun crédit financier aux collectivités pour les promouvoir et les développer. Au final, me placer en milieu médicalisé coûte plus cher que de me laisser chez moi. »

Blandine a écrit en ce sens au ministère des solidarités et de la santé le 23 mars dernier. Elle attend toujours une réponse.

Source EST REPUBLICAIN.

Chartres, David se bat pour partir en Russie et vaincre sa sclérose en plaque…

David Pellot, un habitant de Gasville-Oisème, en Eure-et-Loir souffre d’une sclérose en plaques primaire progressive. Il souhaite partir en Russie, pour tenter de stopper sa progression.

Le problème, le traitement coûte très cher. David se bat donc pour récolter les fonds nécessaires. 

Chartres, David se bat pour partir en Russie et vaincre sa sclérose en plaque... David chez lui / © F3

À 42 ans, David Pellot a été diagnostiqué. C’est une forme de sclérose en plaque, rare, appelée primaire progressive, qui n’affecte que 15% des patients Elle attaque le système nerveux central. La maladie le prive petit à petit de ses capacités motrices, en rongeant les liaisons de ses neurones.

Se déplacer est difficile

Il est fatigué. Désormais, se déplacer devient difficile. Après un premier traitement qui n’a pas donné de résultat,  David se tourne désormais vers la Russie où un traitement, très peu proposé en France, lui serait bénéfique (une autogreffe de cellules souches hématopoïetiques). Une clinique, à Moscou, propose une méthode de soins à base de cellules souches.

80.000 euros

C’est un traitement lourd, avec un risque de décès mais David, veut tenter le tout pour le tout, même s’il sait que cela ne fonctionne que dans 3 quarts des cas. “J’appréhende, effectivement aussi je vous le cache pas, j’ai bon espoir : ce que je vois, moi, c’est que la clinique a plus de 1.000 patients et pas de décès.” Pour financer ce traitement et la longue convalescence, qui suivra, il lui faudra 80.000 euros.

Il a déjà programmé 4 concerts et lancé une cagnotte Leetchi, sur internet pour récolter des dons.Il compte partir, en mai, en attendant, il compte sur le festival Mareil-sur-Rock, à Mareil-sur-Mauldre (Yvelines), les 29 et 30 mars prochain pour lui assurer encore quelques euros. Il est possible de suivre son parcours sur sa page Facebook : le combat de David.

Source FR3.

Des personnes tétraplégiques écrivent un mail… grâce à la pensée…

Dans le cadre du projet de recherche BrainGate 2, des scientifiques américains ont créé la première interface ordinateur-cerveau qui permet d’utiliser une tablette tactile vendue dans le commerce.

Des personnes tétraplégiques écrivent un mail... grâce à la pensée. Credit : BrainGate.org

Trois patients tétraplégiques ont réussi à contrôler une tablette par la pensée grâce à des microélectrodes implantés dans leur cerveau. C’est le résultat d’une étude publiée dans la revue PlosOne le 21 novembre.

L’objectif des chercheurs était d’améliorer la vie des patients atteints de paralysie, et leur permettre d’accéder à des dispositifs électroniques, comme une tablette tactile, pour exécuter des fonctions telles que l’écriture des e-mails ou faire du shopping sur Internet.

Des microélectrodes dans le cerveau pour enregistrer des neurones

Deux des trois participants de l’étude sont atteints de sclérose latérale amyotrophique (ou maladie de Charcot) et respirent par ventilation mécanique. Les deux sont droitiers et, à cause de leur pathologie, n’arrivent pas à réaliser des mouvements efficaces avec la main droite. Des microélectrodes dans le cortex cérébral avaient été implantées dans leur cerveau bien avant l’essai clinique. Ces électrodes, implantées dans la région qui contrôle les mouvements de la main droite, y enregistrent l’activité neuronale.

Le troisième patient souffre de tétraplégie en raison d’une lésion de la moelle épinière cervicale. Chez lui, les électrodes ont été implantées dans le cortex moteur de la main mais aussi du bras droit.

Pour la première fois, un appareil à usage commercial pour l’interface ordinateur cerveau

Le dispositif fonctionne de la manière suivante. Le patient regarde la tablette et pense à l’endroit où pointer le curseur et cliquer. Les neurones, qui permettraient normalement à la main droite de déplacer le curseur et cliquer, s’activent même si, à cause de la maladie, à cette activation ne correspond pas un mouvement de la main. Les électrodes enregistrent cette activité cérébrale et envoient un signal à la tablette, via le Bluetooth.

En regardant la tablette, ils décident où pointer le curseur et  où cliquer. L’expérience a fonctionné. Pendant trois jours, ils ont été invités à exécuter des tâches telles que rédiger des courriers, utiliser des applications météo ou des programmes de diffusion de musique. Les patients arrivaient à effectuer 22 clics par minute et à écrire en moyenne 30 caractères par minute.

C’est la première fois qu’un dispositif informatique à usage commercial est utilisé pour ces études : il n’a pas été modifié pour effectuer les recherches. Il s’agit donc d’une tablette comme une autre, connectée directement aux pensées des patients.

La possibilité de recommencer à jouer

“La partie la plus enrichissante de l’étude a été le moment où les patients ont simplement fait ce qu’ils voulaient”, confesse le docteur Paul Nuyujukian, premier auteur de l’étude. Et en effet, quand les chercheurs ont demandé aux patients ce qu’ils voulaient faire, l’un d’eux a exprimé le désir de jouer du piano, l’autre d’écrire, le troisième de faire des achats sur Internet. Deux participants ont également eu une conversation via un chat. Le résultat a toujours été positif. Tous trois ont trouvé l’utilisation de la tablette intuitive et naturelle.

Source FRANCE TV.

Une marche pour témoigner du quotidien des personnes handicapées…

Jean-Luc Rudeau, atteint de sclérose en plaques et de la maladie de Lyme, a entamé une marche de 375 kms entre la Charente et le Cantal pour dénoncer les difficultés que rencontrent les personnes en situation de handicap.

Ce vendredi 2 novembre, il passait par la Corrèze.

Atteint de deux maladies handicapantes, Jean-Luc Rudeau s'est lancé dans une marche de 70 heures non stop pour faire reconnaître ses droits. / © F3 Limousin

Jean-Luc Rudeau est originaire de Charras, en Charente. C’est de là qu’il est parti ce jeudi 1er novembre pour une marche de 375 kms non stop qui doit le mener jusqu’à Saint-Flour dans le Cantal.
70 heures de marche au total, sans dormir.
Un périple soutenu par l’APF (l’association des paralysés de France).

Cet ancien entrepreneur indépendant s’est lancé dans ce défi pour dénoncer les difficultés, notamment administratives et financières, que rencontrent au quotidien les personnes handicapées.
Atteint de la sclérose en plaques et de la maladie de Lyme, il ne peut plus travailler. Il s’est donc lancé corps et âme dans ce nouveau combat.
Dans son cas, la marche, et le sport en général, ont permis de contenir la paralysie sur la partie haute de son corps.

Hier, vendredi 2 novembre, Jean-Luc Rudeau a traversé une partie de la Corrèze : Brive où notre équipe l’a rencontré, puis Tulle et Argentat.
Il doit atteindre son objectif ce samedi à la mi-journée.

Source FR3.

Le Royaume-Uni s’apprête à autoriser le cannabis thérapeutique…

Au Royaume-Uni, les médecins pourront prescrire des médicaments dérivés du cannabis à compter de l’automne, a annoncé un ministre britannique.

Le Royaume-Uni s’apprête à autoriser le cannabis thérapeutique

Le cannabis thérapeutique va être autorisé au Royaume-Uni sur prescription à partir de l’automne, a annoncé jeudi le secrétaire d’État britannique à l’Intérieur Sajid Javid. «Cela aidera les patients avec des besoins médicaux spécifiques mais cela ne constitue en aucun cas un premier pas vers la légalisation du cannabis à usage récréatif», a-t-il déclaré dans un communiqué. Plusieurs cas de personnes malades se soignant illégalement à l’aide d’un composé issu du cannabis, dont deux enfants souffrant d’épilepsie, Alfie Dingley et Billy Caldwell, prenant de l’huile de cannabis, avaient récemment été médiatisés.

On retrouve dans le cannabis quelque 80 cannabinoïdes différents. Les plus connus sont le cannabidiol (CBD) et le tétrahydrocannabinol (THC). Contrairement au THC, le CBD n’est pas un produit stupéfiant: il n’affecte pas l’activité mentale et le comportement. De nombreuses études ont montré qu’il n’était pas dangereux pour la santé humaine quand il est administré par voie orale sur des périodes allant d’une vingtaine de jours à 6 semaines.

Des effets sur la douleur et les nausées

En janvier 2017, l’Académie américaine des sciences a rendu un rapport sur les effets du cannabis et de ses composés sur la santé. Elle avait alors conclu que certains cannabinoïdes peuvent calmer les nausées chez les patients sous chimiothérapie, atténuer les douleurs chroniques ou encore améliorer les symptômes des personnes souffrant de sclérose en plaques. Mais elle avait aussi souligné qu’il existe une association entre l’usage de cannabis et le développement de schizophrénie ou d’autres troubles psychiatriques.

Le cannabis, qui était classé comme une drogue n’ayant pas de valeur thérapeutique au Royaume-Uni, va changer de catégorie. Le Département des soins de santé et sociaux (DHSC) et l’Agence de réglementation des médicaments et produits de santé (MHRA) vont maintenant «définir clairement ce qui constitue un médicament dérivé du cannabis» afin que ceux-ci puissent être prescrits, a indiqué le ministère.

Ces médicaments peuvent prendre différentes formes: sprays buccaux, comprimés, capsules ou encore huiles. «Les autres formes de cannabis seront strictement contrôlées et ne seront pas disponibles sur ordonnance», précise le ministère. Car contrairement aux médicaments à base de cannabinoïdes, le cannabis récréatif ne permet pas d’ajuster les doses de cannabinoïdes. Or si le THC à petite dose procure un effet relaxant, il peut au contraire provoquer des crises de panique en cas de fortes doses répétées, voire déclencher des maladies psychiatriques chez les personnes ayant un terrain génétique sensible.

Plusieurs autres pays européens ont déjà légalisé le cannabis thérapeutique, comme l’Allemagne, l’Autriche, la Finlande ou l’Italie. En France, un seul médicament à base de cannabis a été autorisé par l’Agence de sécurité du médicament. Il s’agit du Sativex, un produit destiné à certains patients atteints de sclérose en plaques. Mais plus de 4 ans après son autorisation en 2014, il n’est toujours pas disponible, faute d’un accord sur son prix. En mai dernier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a annoncé que le cannabis à usage thérapeutique «pourrait» arriver dans l’hexagone.

Source LE FIGARO.

Les femmes de plus en plus touchées par la sclérose en plaques (SEP)….

Depuis plusieurs années, la sclérose en plaques touche de plus en plus les femmes. Actuellement « trois femmes pour un homme sont atteintes », tandis que « deux femmes pour un homme » l’étaient dans les années 50/60.

En France, on estime à 100 000 le nombre de personnes atteintes de sclérose en plaques. (photo d'illustration)

La sclérose en plaques, maladie à laquelle une journée mondiale est consacrée mercredi, touche surtout les femmes et cette tendance ne fait que s’accentuer, pour des raisons encore inconnues mais qui pourraient être liées aux modes de vie.

« Aujourd’hui on compte trois femmes atteintes pour un homme, contre deux femmes pour un homme dans les années 50/60. C’est une vraie révolution épidémiologique », expose le neurologue Thibault Moreau, de la fondation française Arsep (Aide à la recherche sur la sclérose en plaques).

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Elle provoque un dérèglement du système immunitaire, qui s’attaque à la myéline, la gaine protectrice des fibres nerveuses.

Le changement des habitudes de vie, possible explication

On estime à plus de 2 millions le nombre de malades dans le monde (100 000 en France, 400 000 en Europe). Selon les chercheurs, il s’agit d’une maladie multifactorielle, combinant des facteurs génétiques (même s’il ne s’agit pas d’une maladie héréditaire) et environnementaux.

Ce dernier point pourrait expliquer pourquoi de plus en plus de femmes sont concernées. « Cela pourrait être lié au changement des habitudes de vie », selon le professeur Moreau.

Cette piste a été explorée dans une étude publiée en 2012 par la revue américaine Neurology. Elle portait sur l’augmentation du nombre de scléroses en plaques en Crète entre 1980 et 2008.

Deux fois plus de femmes malades que d’hommes en 2008

En 2008, on comptait deux fois plus de femmes malades que d’hommes, alors que leur nombre était équivalent en 1980. L’étude montrait que l’augmentation concernait surtout des femmes vivant en ville.

La Crète étant homogène du point de vue génétique, les auteurs de l’étude postulaient que cette augmentation était associée au passage d’un mode de vie rural à un mode de vie urbain.

Pour les femmes, l’urbanisation a entraîné « une hausse du tabagisme », « un usage plus fréquent des contraceptifs, un recul de l’âge auquel elles ont leur premier enfant » et un changement d’alimentation (par exemple, le remplacement du lait de chèvre frais local par du lait de vache pasteurisé industriel), relevaient les chercheurs.

Tabagisme, obésité, ensoleillement…

Pour tenter de lever un coin de voile sur les causes de la sclérose en plaques, « beaucoup de recherches sont menées dans le domaine de l’environnement », explique la neurologue Catherine Lubetzki.

« Un niveau d’ensoleillement plus bas est un facteur de risques », poursuit la Pr Lubetzki, qui dirige une équipe de recherche à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) à Paris.

Dans l’hémisphère Nord, plus on remonte en s’éloignant de l’équateur, plus la maladie est présente. Autres facteurs de risques : le tabagisme et l’obésité, souligne la Pr Lubetzki.

Pour autant, les multiples facteurs, génétiques et environnementaux, ne sont pas encore tous connus, et on ignore le mécanisme selon lequel ils participent au développement de la maladie.

« On ne sait pas la guérir, mais on sait l’atténuer »

L’âge moyen du début des symptômes est de 30 ans. Le plus souvent, la sclérose en plaques provoque des poussées inflammatoires entrecoupées par des phases d’accalmie durant lesquelles la myéline se reconstitue en partie.

Les symptômes sont variés : faiblesse musculaire, troubles de l’équilibre, de la vision, du langage, paralysies. À plus ou moins long terme, un handicap irréversible peut s’installer. « On ne sait pas guérir la sclérose en plaques, mais on sait l’atténuer », note le Pr Moreau.

Les traitements apparus depuis une vingtaine d’années améliorent la qualité de vie des patients et, grâce aux progrès de l’imagerie, le diagnostic, et donc la prise en charge, sont plus précoces qu’avant.

« La sclérose en plaques aujourd’hui, ça n’a rien à voir avec ce que c’était par le passé », insiste Thibault Moreau. « Dans les années 60, on interdisait aux femmes atteintes de faire des bébés, on sait aujourd’hui qu’il n’y a pas de risque. On peut mener des projets de vie même avec cette maladie ».

Source OUEST FRANCE.

 

Sclérose en plaques: des chercheurs lyonnais affichent des résultats encourageants…

La biotech suisse GeNeuro et le laboratoire Servier, ont annoncé, ce lundi 26 mars, que leur étude menée dans le traitement de la sclérose en plaques présentait des “résultats positifs” à 12 mois.

Les chercheurs lyonnais ont innové en travaillant sur les causes de la maladie et non ses conséquences.

Sclérose en plaques: des chercheurs lyonnais affichent des résultats encourageants

La sclérose en plaque (SEP) est une maladie « auto-immune ». C’est-à-dire que ce sont les propres défenses immunitaires du malade qui se dérèglent et vont s’attaquer à la myéline, qui entoure nos fibres nerveuses et nos neurones. Ces attaques provoquent des lésions quasi irréversibles

Aujourd’hui, presque tous les traitements visent à freiner le développement de la maladie : grâce à des immuno-modulateurs, le système immunitaire est calmé, on l’empêche d’attaquer les neurones et de provoquer ces lésion. Des traitements qui agissent sur les conséquences de la maladie et non sur les causes.
Les chercheurs de la faculté de médecine de Lyon, qui travaillent en étroite collaboration avec GeNeuro, ont ainsi identifié une protéine toxique fabriquée par les propres cellules des malades et qui serait à l’origine du dérèglement initial qui provoque la SEP.

Ainsi, le traitement qui a été testé cible justement cette toxine, et la bloque. Des effets positifs ont notamment été observés sur le cerveau, plus particulièrement sur les volumes du cortex et du thalamus, mettant en évidence “une réduction relative de la perte de volume de 31% et 72% respectivement, entre la dose la plus élevée (de 18 mg/kg, ndlr) et le groupe témoin”.
De plus, le nombre de lésions cérébrales “d’un volume supérieur ou égal à 14mm3 est réduit de 63% (…) à la fin de l’étude dans le groupe recevant 18mg/kg comparé au groupe témoin”.

Les données à six mois de cette étude avaient déjà présenté des résultats “encourageants”. GeNeuro, basée à Genève, a pour mission de développer des traitements contre les troubles neurologiques et les maladies auto-immunes.

Des résultats très encourageants mais qui nécessitent d’être confirmés par une étude à l’échelle mondiale sur des milliers de patients pour vérifier son efficacité à long terme.

Source FR3.

MedDay: la start-up française en croisade contre la sclérose en plaques…

MedDay a créé le premier et seul traitement ciblant la forme la plus agressive de la sclérose en plaques dite progressive.

Dans les cinq ans, la potentielle licorne vise la commercialisation de son premier médicament en France et aux Etats-Unis. La start-up fait partie des cinq entreprises prometteuses distinguées par les Trophées des futures licornes, décernés par Challenges.

MedDay: la start-up française en croisade contre la sclérose en plaques

Médecin-chercheur à la Pitié Salpêtrière, Frédéric Sedel a quitté en 2011 le monde hospitalier pour apporter le plus rapidement possible des traitements aux malades. En cinq ans, un temps record pour l’industrie pharmaceutique, son obsession a donné naissance au médicament MD1003, premier et seul traitement ciblant la forme la plus agressive de la sclérose en plaques dite progressive.

” On a vu non seulement une stabilisation, mais une amélioration chez des malades qui n’avaient cessé de s’aggraver “, souligne le neurologue. Un succès thérapeutique dû à l’approche radicalement neuve de MedDay : la biotech s’appuie sur le métabolisme – c’est-à-dire les réactions chimiques des neurones – pour traiter les maladies neurologiques.

Première solution prometteuse pour des malades très atteints, le MD 1003 a été autorisé en France fin 2016 dans le cadre d’une Autorisation temporaire d’utilisation (ATU), et 9 000 malades ont pu en bénéficier. Cette autorisation lui assure aussi, fait rare pour une biotech, un chiffre d’affaires.

L’ambitieux entrepreneur, soutenu par nombre de fonds de capital-risque spécialisés et Bpifrance, a bien d’autres projets. MedDay s’intéresse à l’encéphalopathie hépatique – des troubles neurologiques liés aux problèmes de foie, qui touchent un demi-million de personnes en France. A des stades plus précoces, l’entreprise travaille aussi sur la maladie d’Alzheimer et l’autisme. Dans les cinq ans, la potentielle licorne vise la commercialisation de son premier médicament en France et aux Etats-Unis.

Pour élargir encore son portefeuille, elle pourrait réaliser de petites acquisitions. L’entrée de nouveaux investisseurs, ” de préférence américains “, est aussi à l’horizon. ” Notre ambition est de créer une société intégrée, faisant de la recherche et générant en même temps des revenus “, résume Frédéric Sedel.

Source CHALLENGES.