Nouveau scandale : et maintenant, ils nous mentent sur le nombre de morts !!!!…

C’est entendu : la Chine nous a menti sur les débuts de l’épidémie et, sans doute aussi, sur le nombre de morts. Mais nous pouvions nous en douter, la Chine n’étant pas la démocratie la plus transparente du monde.

Mais chez nous ?

Nouveau scandale : et maintenant, ils nous mentent sur le nombre de morts !

Hier, le macabre bilan du soir déroulé par le duo Véran-Salomon enregistrait 186 décès de plus, portant le nombre officiel de victimes du Covid-19 à 860. On sait que ce chiffre quotidien va suivre la courbe italienne, avec plusieurs centaines de morts (800 il y a trois jours, 600 hier encore, pour dépasser les 6.000). On nous a prévenus.

Mais ce que l’on sait moins, c’est que MM. Véran et Salomon ne dénombrent que les malades morts à l’hôpital. Certes, ils l’ont précisé au début. Mais les véritables chiffres de l’épidémie sont donc considérablement sous-estimés.

En effet, depuis le début de l’épidémie, on constate une forte augmentation de la mortalité dans les , et même dans certains villages en lien, par les familles, les soignants, avec ces . Les morts se comptent parfois par paquets de dix. Les données ne sont connues que par des remontées partielles dans la presse.

Dimanche, le JDD signalait la mort de douze personnes dans une maison du retraite du Doubs, quatre dans un établissement de l’Hérault. Hier, Le Monde publiait une enquête révélant que « l’Ehpad de la commune de Cornimont connaît depuis dix jours une véritable hécatombe parmi ses résidents » : 20 ou 21 morts, des dizaines de soignants contaminés et, selon un journaliste local, une dizaine de décès « dans le secteur […] rien que dimanche 22 mars ».

Pourquoi la communication du gouvernement n’est-elle pas plus transparente sur ces décès très probablement liés au coronavirus ?

Désir de minimiser les chiffres ?

On pourrait le penser. Toujours selon Le Monde, « un autre Ehpad de la région Grand-Est, celui de Sommedieue dans la Meuse, est également frappé par le virus. Dimanche soir, 23 résidents étaient atteints par le coronavirus au sein de cet établissement de 83 pensionnaires, avec déjà trois décès et 13 agents contaminés, dont deux hospitalisés, sur les 80 que compte le personnel. “Malgré le grand professionnalisme de nos agents et toutes les mesures de confinement et de sécurité appliquées, ils n’arrivent pas à contenir l’épidémie, écrit le maire, Daniel Sanzey, sur son compte Facebook. Il n’y a pas de raison qu’on cache la vérité”. »

Non, il n’y a pas de raison qu’on cache la vérité. Les Français ne sont-ils pas en droit de savoir, d’avoir aussi un bilan quotidien de la mortalité, en EHPAD, des morts « suspectes » en ville, probablement liées au Covid-19 ? Ce manque de transparence, ce nouveau mensonge – par omission – du gouvernement ne sont pas de nature à rétablir la confiance.

Source BOULEVARD VOLTAIRE.

Coronavirus : les bébés, les enfants et les moins de 30 ans sont-ils vraiment épargnés ?…

Les 3 quarts des victimes décédés des suites de la maladie avaient plus de 75 ans.

Pour autant, elles représentaient une minorité des cas. Faut-il aussi s’inquiéter pour les plus jeunes d’entre nous ?

Coronavirus : les bébés, les enfants et les moins de 30 ans sont-ils vraiment épargnés ?

Un premier nourrisson vient d’être testé positif au coronavirus… Quelques minutes seulement après sa naissance. C’est à Londres que le nouveau-né s’est avéré contaminé, mais les docteurs ignorent encore s’il a contracté le virus in utero ou au moment de l’accouchement, indique le magazine spécialisé Top Santé. Sa mère souffrait en effet d’une pneumonie et avait été admise à l’hôpital quelques jours avant de donner naissance. Elle est elle aussi souffrante et contaminée, précise le journal.

1. Enfants et bébés peuvent-ils mourir du coronavirus ?

Dans tous les cas, cette situation illustre bien qu’il est possible pour un nourrisson d’être victime du coronavirus. S’ils ne constituent a priori pas une population particulièrement à risque – 75% des individus décédés des suites de la maladie avaient plus de 75 ans, rappelle le Journal des Femmes – les bébés peuvent tout de même attraper le virus.

D’une façon générale, il est possible pour un enfant ou un jeune d’être infecté. Cependant, précise Le Nouvel Observateur, ils développent généralement des formes mineures de la maladie. C’est en tout cas ce qu’explique le professeur Philippe Juvin, chef du service des urgences de l’hôpital Georges-Pompidou à Paris, dans une interview accordée à l’hebdomadaire.

“Nous savons qu’ils peuvent eux aussi développer des formes graves de la maladie, voire mortelles”, explique le praticien, qui souhaite tout de même “insister sur le fait que ces cas restent très rares à ce jour”. Et lui de citer l’étude “de grande ampleur parue le 24 février”, dans les colonnes du Journal of the American Medical Association. “Sur une cohorte de 72 000 cas en Chine, 1% des malades avaient moins de 9 ans, 1% des patients étaient âgés de 10 à 19 ans”, précise-t-il.

“Si l’on considère maintenant les 2039 cas confirmés de Covid-19 le 15 lars en France, 285 malades ont dû bénéficier d’une prise en charge en réanimation, soit 4,5% d’entre eux. Sur ces 285 malades sérieux, 3 avaient moins de 15 ans”, poursuit-il, sur la base de l’étude précédemment mentionnée.

2. Quid des moins de 30 ans ? Sont-ils aussi à risque ?

L’étude évoquée par Philippe Juvin ne se limite évidemment pas aux cas concernants les nouveaux-nés et les jeunes enfants. Elle porte sur l’ensemble de la population de façon générale. Pour l’intégralité des patients Chinois testés, 87% étaient âgés de 30 à 79 ans. En tout et pour tout, 2% n’étaient pas encore trentenaires.

En France, 16 malades graves sur 285 avaient entre 15 et 44 ans, ce qui représente 0,4% de la tranche d’âge concernée. Par ailleurs, chez les moins de 30 ans, le taux de mortalité est très faible : il oscille entre 0% et 0,5%, selon l’âge. Avant 18 ans, mes risques paraissent nuls, mais de la majorité légale ) 64 ans, il passe à 1,8%.

“Les jeunes doivent être vigilants, mais comme tout un chacun. Ils doivent l’être pour eux-mêmes mais aussi pour protéger leurs parents et leurs grands-parents qui sont plus susceptibles de développer des formes graves”, prévient le professeur, qui insiste : “Respecter le confinement, même quand on est jeune, est donc impératif.”

3. Pourquoi certains jeunes meurent-ils du coronavirus ?

“On peut imaginer que parmi ces jeunes malades graves, certains patients aient des caractéristiques génétiques entraînant une réponse exacerbée de l’organisme au virus”, explique Philippe Juvin, dans les colonnes du Nouvel Observateur, quand il est questionné sur les quelques exceptions connues à ce jour. Pour autant, l’expert le dit d’entrée de jeu : dans l’immédiat, nul ne saurait dire avec précision pourquoi ces jeunes meurent.

Et lui de supposer, cependant : “Cette réponse exacerbée créerait un état inflammatoire généralisée, qui lui-même provoquerait une défaillance multi-viscérale”. Il évoque aussi la possible consommation d’anti-inflammatoires non stéroïdiens, susceptible d’aggraver l’infection

Source PLANETE.

Coronavirus : quand saura-t-on si le confinement a été utile ?…

La France est sous cloche pendant deux semaines, peut-être plus.

La mesure, mise en place pour stopper la progression du coronavirus dans l’Hexagone, devrait rapidement porter ses fruits.

Coronavirus : quand saura-t-on si le confinement a été utile ?

Les Français doivent rester chez eux. Cet ordre aurait pu sembler quasiment irréel il y a encore deux semaines, mais c’est le quotidien de l’ensemble de la population depuis le mardi 17 mars. Pendant au moins deux semaines, les citoyens sont confinés chez eux et ne peuvent sortir que pour de rares exceptions, bien définies par le gouvernement. Le confinement a été décidé afin de stopper la propagation du coronavirus sur le territoire, alors que les cas se sont multipliés ces derniers jours dans l’Hexagone.

Un confinement qui pourrait durer un mois ?

Alors que les autorités italiennes viennent de prolonger la durée du confinement, la même situation pourrait se produire en France. Invité sur France 2, le professeur Jean-François Delfraissy, président du comité scientifique, consulté par l’exécutif pour les décisions sur l’épidémie de coronavirus, pense que la période pourrait aussi être étendue dans l’Hexagone. “C’est difficile mais oui, je pense que le confinement ira au-delà de 15 jours cas cette période n’est pas suffisante et il va falloir aller plus loin”, a-t-il déclaré, avant de préciser : “Peut-être un mois”.

En Chine et en Italie, où les mesures de confinement ont été prises avant la France, l’isolement commence à porter ses fruits. En Italie, tout a commencé à Codogno, petit village de Lombardie entré en confinement dès le 23 février. Résultat, presqu’un mois après, il n’y a plus de nouveau cas enregistré dans cette ville. En Chine, le gouvernement vient d’annoncer avoir “pratiquement jugulé” le virus alors qu’un millier de cas supplémentaires étaient détectés quotidiennement en février. L’utilité du confinement ne sera donc connu, en France, que lorsque le nombre de nouveau cas aura commencé à diminuer.

Source PLANETE.

Coronavirus : le coup de gueule glaçant d’une infirmière … Vidéo du témoignage… Gravissime Vérité de la Situation !

Ce jeudi 19 mars 2020, une infirmière au centre hospitalier Nord Deux-Sèvres était invitée dans l’émission des Grandes Gueules sur RMC.

Un talk-show durant lequel cette dernière s’est exprimée sur la crise sanitaire actuelle.

Coronavirus : le coup de gueule glaçant d'une infirmière

“Coronavirus : le grand raté des autorités ?” Tel était le thème de l’émission des Grandes Gueules sur RMC, ce jeudi 19 mars 2020. Pour l’occasion, Geneviève, une auditrice et infirmière, est intervenue par téléphone pour donner son témoignage sur la situation sanitaire dans laquelle se trouve le pays actuellement, relaie La Nouvelle République. Elle a tout d’abord dénoncé un retard pris par les autorités pour mettre en place des mesures drastiques, ainsi que l’absence de crédibilité à l’égard des soignants.

“Dans l’est de la France, quand les infirmières ont commencé à dire que des patients mourraient, que les hôpitaux débordaient, le gouvernement n’a rien fait”, confie-t-elle. “Je voulais bien entendre au début que l’on ne voulait pas tirer la sonnette d’alarme pour ne pas alarmer les gens, mais le Français n’est pas plus immortel que l’Italien”. Pour Geneviève, le président de la République, Emmanuel Macron, n’a pas été suffisamment réactif au moment où il le fallait et a laissé la situation dégénérer.

1. Des conditions de travail exécrables

L’infirmière a également dévoilé les conditions dans lesquelles, elle et ses collègues, exercent leur mission. “Je travaille de nuit, pendant dix heures, avec des gens qui me crachent et me toussent dessus, et mes masques FFP2 sont périmés”, confie-t-elle. “Quand je vois des gens dans les rues avec des masques, des gens qui fracturent les voitures, des infirmiers libéraux, mes collègues qui finissent par mettre les masques dans nos tiroirs de stupéfiants parce qu’on nous les vole, s’il vous plaît, s’il vous plaît : restez chez vous”.

Un message effrayant qui témoigne de la situation du secteur de la santé absolument catastrophique en France, et ce, depuis maintenant de nombreuses années.

2. Une négligence qui persiste

Dans les studios des Grandes Gueules, un malaise s’installe. Geneviève poursuit : “il faut que les gens comprennent que là, ce n’est pas une grippe, ce n’est pas une varicelle, ça tue”, déclare-t-elle, énervée. Et elle de poursuivre : “On a des infirmiers dans l’est de la France qui meurent ! On enterre nos collègues !”.

L’infirmière se dit également scandalisée par l’attitude désinvolte de certains citoyens flânant dans les rues, des personnes s’attroupant en nombre dans les parcs, ou encore ceux qui utilisent le sport comme prétexte à la sortie.

3. Des infrastructures qui atteignent leur limite

Tous les hôpitaux ne sont pas des CHU. Cette dure réalité frappe les soignants surtout en cette période de propagation du coronavirus Covid-19. “L’hôpital dans lequel je travaille n’est pas un CHU, nos capacités d’accueil ne sont pas celles des grands établissements parisiens”, alarme Geneviève. “A un moment donné, on n’aura pas de place pour tout le monde”.

L’infirmière explique, également, éviter tout contact avec les membres de sa famille, enfants comme mari. “On a tellement pas de moyens, et vous n’aurez tellement pas écoutés ce qu’on vous a dit, qu’un jour, on sera dans une situation où l’on devra choisir entre sauver votre père et sauver votre mère”, a-t-elle conclu, dans une phrase qui a depuis fait le tour des réseaux sociaux.

Source PLANET.

Coronavirus : 100 000 morts redoutés dans les Ehpad …!

Peuplés de pensionnaires âgés, fragiles de santé, parfois déjà isolés mais désormais privés de visites, les établissements hospitaliers pour personnes âgées et dépendantes redoutent que l’épidémie les frappe.

Coronavirus : 100 000 morts redoutés dans les Ehpad

Confinées avant le reste de la population, les maisons de retraite ne sont pas épargnées par le coronavirus, qui frappe déjà des Ehpad aux quatre coins du pays, faisant redouter le pire aux professionnels du secteur. Certains alertent d’une situation pouvant causer jusqu’à 100 000 morts.

Plusieurs foyers inquiétants

Douze décès dans un Ehpad du Doubs, plusieurs dans l’Hérault, des foyers infectieux dans la Vienne et à Paris… Malgré une réclusion stricte, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes n’échappent pas au Covid-19, particulièrement virulent parmi leurs résidents.

“La moyenne d’âge y est supérieure à 85 ans, les conséquences pourraient être dramatiques”, s’inquiétait déjà début mars Florence Arnaiz-Maumé.

Les Ehpad avaient alors commencé à se barricader: visites restreintes, prise de température, gel hydroalcoolique et masques…

Des “mesures-barrières” qui devaient “bloquer l’entrée du virus”, expliquait la déléguée générale de la fédération des maisons de retraite privées (Synerpa).

Trois semaines plus tard, les verrous ont sauté. A Thise, près de Besançon, 12 résidents sont décédés depuis le dépistage des premiers cas le 5 mars.

Les verrous ont sauté

Tous présentaient les symptômes du coronavirus, mais “c’est difficile de savoir si ces décès sont liés (à l’épidémie) car, comme partout en France, on ne dépiste plus systématiquement les nouveaux cas”, observe un porte-parole de cet établissement.

“Les deux premiers cas sont testés, et à partir du moment où la présence du Covid-19 est confirmée, on ne fait plus de tests”, confirme Olivier Obrecht, directeur général adjoint de l’ARS Bourgogne-Franche-Comté.

La situation est loin d’être isolée: sur les 400 Ehpad de la région, “un certain nombre constatent des personnes présentant des symptômes de type Covid-19”, ajoute-t-il.

Le bilan devrait donc encore s’alourdir et, faute de tests, “le nombre de décès ne sera connu qu’une fois que l’épidémie sera derrière nous”.

De nombreux décès déjà recensés

En attendant, le même drame s’est noué à Mauguio, près de Montpellier, où la presse locale fait état de 5 décès depuis le 10 mars, ainsi que d’une cinquantaine de cas suspects parmi les résidents et d’une poignée de personnels testés positifs.

Un autre foyer infectieux s’est déclaré à La Puye, non loin de Poitiers, où l’ARS Aquitaine recense 25 soignants et 11 résidents contaminés, dont une femme de 85 ans décédée le 15 mars. Dans le couvent voisin, cinq religieuses de la congrégation des

Filles de la Croix ont également été testées positives au coronavirus.

Deux autres cas ont été détectés dans des Ehpad de la région, l’un dans la Vienne, l’autre à Angoulême (Charente), précise l’ARS.

Paris n’est pas non plus à l’abri: dans un établissement de l’est de la capitale, un résident a été testé positif durant une hospitalisation mi-mars et six autres “présentent des signes infectieux”, pour l’heure sans gravité.

“Isolement en chambre”

Pour éviter la propagation du virus, ces cas suspects font l’objet d’un “isolement en chambre pendant 14 jours”.

“La plus grande vigilance s’impose”, justifie Pascal Champvert, président de l’association des directeurs de maison de retraite (AD-PA).

“Nous ne sommes pas aujourd’hui dans une situation de pic épidémique dans les établissements”, assure-t-il, estimant que “ce qui permettra de l’éviter, c’est que nous ayons des masques dans la durée et en nombre suffisant”.

Une demande pourtant formulée sur un ton plus alarmiste dans un courrier adressé vendredi au ministre de la Santé, Olivier Véran, par les principales fédérations du secteur (FHF, Fehap, Synerpa, AD-PA…) .

L’épidémie “pourrait se traduire par plus de 100 000 décès dans l’éventualité d’une généralisation que nous n’osons imaginer” mais “qui n’est cependant pas exclue, en l’état actuel de notre organisation”, écrivent-elles.

Véran a reçu le message

Message bien reçu par le ministre, qui a promis que les Ehpad “disposeraient dans la durée de 500 000 masques par jour”.

Une annonce saluée par le Synerpa, qui “surveillera avec attention et quotidiennement l’approvisionnement des établissements”, et par l’AD-PA, qui “restera néanmoins vigilante aux réalités locales”.

Source EST REPUBLICAIN.

Une pharmacienne revendait illégalement des masques chirurgicaux …!

A Marseille, une pharmacienne, suspectée de revendre des masques de protection sous le manteau, a été arrêtée et placée en garde à vue.

Une pharmacienne revendait illégalement des masques chirurgicaux

 

Une pharmacienne du quartier Noailles, à Marseille, a été arrêtée, puis placée en garde à vue, soupçonnée d’avoir revendu illégalement des masques de protection selon Europe 1.

Les policiers, qui patrouillaient dans le secteur mercredi matin, ont été alertés par la file d’attente importante formée devant la pharmacie. Il ne leur a fallu que quelques minutes pour se rendre compte que tous les clients ressortaient avec un masque chirurgical.

Un équipement qu’elle vendait entre 1 euro et 2,50 euros l’unité, uniquement contre des espèces versées dans une “caisse noire”, parallèle à la comptabilité de l’officine.

Les forces de l’ordre ont donc mis fin à ce trafic et ont interpellé la pharmacienne.

Face aux policiers, elle a expliqué qu’elle le faisait “pour rendre service” à sa clientèle, désireuse de se protéger du coronavirus.

Coronavirus : Vers l’instauration d’un « état d’urgence sanitaire » en France… La situation à ce jour…

CORONAVIRUS Un point complet sur la situation en France ces dernières vingt-quatre heures.

Coronavirus : Vers l’instauration d’un « état d’urgence sanitaire » en France... La situation à ce jour...A Paris, le 17 mars 2020, lors du premier jour de confinement général dans la ville désertée, à la suite de la crise du corovirus.

Un confinement historique pour faire la « guerre » au coronavirus, et un « état d’urgence sanitaire » que le Parlement doit voter jeudi et vendredi. Face à une « crise sans précédent » et alors que le nombre de malades augmente de façon exponentielle dans une France quasiment à l’arrêt, le gouvernement a annoncé mercredi des mesures exceptionnelles, notamment pour soutenir l’économie.

L’« état d’urgence sanitaire » sera déclaré par décret après l’adoption du projet de loi. L’Assemblée nationale et le Sénat seront informés « sans délai » des mesures prises pendant cette période.

Le coronavirus se propage de plus en plus rapidement et le bilan des victimes s’est alourdi mercredi, au deuxième jour du confinement ordonné par le gouvernement, avec un risque de saturation de services d’urgence. Les hôpitaux accueillent désormais 3.626 patients dont 931 sont en réanimation. Parmi ces cas les plus graves, la moitié sont âgés de « moins de 60 ans », a insisté le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon en annonçant un total de 264 décès (89 supplémentaires en 24 h).

Situation dramatique dans les Ehpad

Outre la situation difficile dans le Grand Est, le tableau se tend également en Ile-de-France. L’état des lieux est déjà dramatique dans les Ehpad, a alerté Gaël Durel, président de l’Association des médecins coordinateurs et du secteur médico-social : « Lorsque le virus rentre dans (un) établissement, on assiste à des taux de 75 % de résidents atteints par le virus et des taux mortalité catastrophiques, au-delà de 20 à 30 % » a-t-il dit sur RTL.

« Il n’y a pas de place pour eux à l’hôpital, ils sont trop vulnérables (…) on va privilégier, ce qui est tout à fait compréhensible, des personnes qui ont plus de chance de pouvoir s’en sortir ». Une situation qu’a connue l’Italie, entrée en confinement depuis près de deux semaines. C’est d’ailleurs la crainte des experts d’une saturation des urgences qui a conduit le chef de l’Etat Emmanuel Macron à annoncer lundi de strictes mesures de confinement pour « au moins 15 jours ».

4.095 amendes dressées en vingt-quatre heures

Cent mille membres des forces de l’ordre ont été déployés, infligeant une amende forfaitaire de 135 euros en cas « violation des interdictions de se déplacer hors de son domicile ». En 24 heures, 4.095 amendes ont été dressées, selon le ministre de l’Intérieur.

Le gouvernement a reconnu des « difficultés logistiques » dans la fourniture de masques, alloués « en priorité aux soignants », qui s’alarment pourtant de leur dénuement. La ministre Florence Parly a annoncé que 5 millions de masques chirurgicaux des Armées avaient été mis à disposition du ministère de la Santé. Selon le Pr Salomon, un total de 25 millions de masques sont en cours de livraison aux pharmacies et établissements de soins.

Consciente du rôle vital qu’ils jouent, la population a témoigné son soutien et son respect aux personnels de santé, en première ligne face à l’épidémie : à 20h, à Paris et en régions, des salves d’applaudissements ont retenti : sifflements et « Merci ! » ont notamment été entendus dans les rues de Mulhouse, particulièrement frappée.

Le premier transfert aérien de six malades a d’ailleurs eu lieu de l’Alsace vers des hôpitaux militaires de Toulon et Marseille. Le déploiement d’un hôpital militaire est également programmé en Alsace. Le gouvernement va par ailleurs mettre en place un dispositif aérien, en lien avec Air France, pour permettre aux Français bloqués à l’étranger en raison de la pandémie de rentrer chez eux, ont annoncé mercredi soir trois ministres.

Appels à continuer de travailler et inquiétudes

Les inquiétudes sur le fonctionnement même du pays montent, malgré les assurances du gouvernement, qui a examiné mercredi des dispositions pour restreindre certaines libertés ou ordonner des réquisitions. Il pourra prendre par ordonnances des mesures pour soutenir les entreprises et limiter les licenciements.

Le gouvernement a d’ailleurs appelé les employés des secteurs essentiels à continuer de travailler. « Il faut bien que nous puissions nous nourrir, que les familles françaises puissent se rendre dans les magasins de la grande distribution et acheter des produits alimentaires », selon le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire. Le président délégué du Medef, Patrick Martin, a alerté sur un arrêt possible de l’activité économique, y compris dans les secteurs essentiels, en raison d’un « changement d’attitude brutal » des salariés, prêts à faire jouer leur droit de retrait après l’instauration des mesures sanitaires. Les caissiers notamment s’alarment : des photos circulaient sur les réseaux sociaux montrant des caisses de magasins d’alimentation protégées par de simples films plastiques étirés au niveau des visages.

Olivier Véran a annoncé que le gouvernement serait amené à fermer certains marchés « où l’on voit des foules » ou « qui ont beaucoup d’étals », pour éviter les rassemblements. Certaines régions ont pris des mesures face à l’afflux de citadins venus se confiner dans des résidences secondaires : locations interdites dans les îles du Morbihan, plages et sports nautiques à Oléron : « On est en confinement, pas en vacances », tempête le président des communes de l’île.

Source 20 MINUTES.

Le coronavirus, c’est l’heure de vérité…!!!!

L’épidémie met cruellement en évidence que nous ne maîtrisons, ne prévoyons et ne savons pas tout.

Là où la parole politique est dévaluée, la science peut-elle être l’arbitre des opinions ?

Le coronavirus, c’est l’heure de vérité

Où la parole politique peut-elle puiser sa crédibilité ? Emmanuel Macron, vendredi, puis Édouard Philippe, samedi, s’étaient retranchés derrière les autorités scientifiques pour justifier le maintien du premier tour des élections municipales. Mais, toute la journée de dimanche, des médecins urgentistes ou épidémiologistes ont demandé des mesures de confinement plus radicales et immédiates. « Nous n’avons plus le temps d’attendre davantage, chaque heure qui passe est une heure perdue », disaient-ils en substance.

Ces médecins s’insurgeaient devant l’irresponsabilité de nombre de nos concitoyens, qui manifestement n’avaient pas encore pris la mesure de la gravité de la situation. Pourtant, on avait cru que les interventions successives du Président et du Premier ministre avaient créé un électrochoc. Le hiatus entre la gravité des interventions des responsables de l’État et l’insouciance d’une trop grande partie des Français amène à s’interroger : pourquoi la parole politique n’est-elle pas, ou trop peu, suivie d’effets, pourquoi n’est-elle plus « performative » ?

Un débat permanent

Que la parole des différents acteurs politiques soit sérieusement dévaluée n’est pas une nouveauté. Qualifiée de « politicienne », elle est soupçonnée d’arrière-pensée, de calcul dissimulé, de duplicité, ou simplement d’incompétence. Voire d’illégitimité.

La situation s’est aggravée par l’élargissement médiatique de la scène politique : nous vivons désormais dans une sorte de débat permanent où se mêlent des voix multiples : responsables politiques, syndicalistes, (hauts) fonctionnaires, commentateurs plus ou moins qualifiés, journalistes, personnalités du monde (très divers) de la culture, censées être « informées ». La performativité de la parole politique se dilue dans le flot bouillonnant des opinions. Et les réseaux sociaux servent de caisse de résonance et d’accélérateur à la diffusion des opinions les plus « séduisantes », ce qui ne veut pas dire les plus justes.

La science en arbitre ?

La science peut-elle être l’arbitre des opinions ? La politique doit-elle céder le pas à l’expertise ? Il est tentant de répondre par l’affirmative. Cependant, dans de multiples domaines, la science n’est pas exempte d’idéologie ni de représentations sous-jacentes et pas toujours conscientes. Son histoire le montre. Elle n’est pas la vérité une fois pour toutes, mais la recherche permanente de la vérité. Elle n’est science que par la constante remise en question de ce qui avait été proclamé vrai auparavant.

Chacun doit donc d’abord apprendre à penser contre soi-même, notamment contre ses émotions, ses emballements, voire ses intérêts propres. Il s’agit de passer du régime de l’opinion à celui plus exigeant du discernement, qui pèse sérieusement les arguments contradictoires. Ici, la science a un rôle à jouer, pour éclairer les décisions. Il faut enfin élargir enfin le champ de sa réflexion en pensant le collectif autant que l’individuel, le global en même temps que le local.

Sagesse et ténacité

Si la puissance de l’industrie humaine marque comme jamais la planète au point que nous parlons d’anthropocène, l’épidémie met cruellement en évidence que nous ne maîtrisons, ne prévoyons et ne savons pas tout. L’État-providence, lui-même, a des limites dont nous allons faire rudement l’expérience. Il ne faut pas le cacher. La parole politique ne retrouvera sa crédibilité et sa performativité qu’en intégrant cette modestie : on écoutera demain ceux qui auront montré sagesse et ténacité dans l’épreuve. Le coronavirus, c’est l’heure de vérité.

Source OUEST FRANCE.

Coronavirus: le lavage des mains est-il vraiment le geste le plus efficace?…

Les autorités sanitaires et politiques le répètent: il faut nettoyer ses mains toutes les heures.

Cela peut-il permettre de se protéger du coronavirus et de freiner l’épidémie ?

Se laver les mains, un «geste barrière».

LA QUESTION. «Lavez-vous les mains. Lavez-vous les mains souvent, toutes les heures», répétait la semaine dernière le ministre de la Santé, Olivier Véran, suivi du premier ministre, Édouard Philippe. Pour se protéger du coronavirus et limiter sa propagation, serinent les autorités sanitaires, le «geste barrière» le plus efficace serait d’observer une scrupuleuse hygiène des mains.

On le comprend aisément pour un virus comme celui de la gastro-entérite, qui nous contamine notamment lorsque nous touchons des surfaces souillées. Le lavage des mains est évidemment essentiel chez les soignants, surtout lorsqu’ils procèdent à des gestes invasifs, occasion rêvée pour les pathogènes d’entrer à l’intérieur de notre organisme. Mais pourquoi diable un virus respiratoire, transmis par la toux et les gouttelettes de salive, serait stoppé par le lavage des mains?


VÉRIFIONS. «Les mains sont un vecteur de transmission des micro-organismes», explique le Dr Stéphane Gayet, médecin infectiologue au CHRU de Strasbourg. Pour nous infecter, un pathogène a besoin d’une «porte d’entrée», soit une muqueuse (nez, lèvres, bouche, conjonctive oculaire…), ou une plaie. Or lorsque quelqu’un tousse face à nous, explique le médecin, «les particules virales émises dans l’air n’arrivent pas facilement à nos muqueuses. Mais les mains viennent récupérer celles déposées sur nos joues, notre cou, notre front…» Un bonbon, une cigarette, un “gratouillis” des lèvres, et le virus a tôt fait d’arriver dans notre bouche.

Les virus et bactéries étant enveloppés d’une membrane lipidique, le savon est particulièrement efficace pour les éliminer de nos mains. Une équipe britannique le montrait en 2011 sur des bactéries responsables de diarrhées: alors que 44 % des échantillons prélevés chez des volontaires ayant touché poignées et balustrades étaient contaminés par ces pathogènes, ce taux tombait à 23 % après un passage à l’eau, et à 8 % lorsque le nettoyage était fait au savon! Quelques années plus tôt, des Australiens montraient aussi une très bonne efficacité du savon contre un virus grippal. Quant au gel hydroalcoolique, une équipe allemande a récemment montré, dans le Journal of Hospital Infection , qu’ils étaient efficaces contre le nouveau coronavirus.

Pour autant, se laver les mains peut-il freiner une épidémie? En 2011, une revue de littérature de la Cochrane concluait que «la propagation des virus respiratoires peut être évitée par des mesures d’hygiène, telles que le lavage des mains, en particulier chez les jeunes enfants». Difficile cependant, parmi toutes les mesures mises en œuvre contre la propagation des virus respiratoires, d’isoler l’efficacité spécifique du lavage de mains. Mais «compte tenu de son efficacité démontrée dans d’autres contextes, il n’existe pas de preuves irréfutables qu’il faille cesser d’utiliser de bonnes pratiques d’hygiène des mains pour réduire le risque d’infection et de transmission de la grippe dans le cadre communautaire», notaient il y a un an des chercheurs canadiens.

Plusieurs équipes ont par ailleurs démontré que ceux qui se lavent le plus scrupuleusement les mains, sont aussi ceux qui souffrent le moins d’infections respiratoires. Un lavage de mains régulier et scrupuleux est donc une excellente habitude à prendre pour traverser sereinement les épidémies de grippe qui sévissent chaque hiver! Une équipe britannique a ainsi, pour une étude publiée en 2015 dans le Lancet , testé sur près de 17.000 participants l’efficacité d’une simple intervention par internet encourageant les gens à mieux se laver les mains: après 16 semaines, 51 % des individus ayant bénéficié de l’intervention avaient eu un ou plusieurs épisodes d’infection respiratoire, contre 59 % dans le groupe contrôle.

Huit petits points qui n’ont l’air de rien, mais qui peuvent changer la donne. En décembre, une équipe internationale modélisait dans Risk Analysis l’intérêt d’encourager l’hygiène des mains chez les usagers des aéroports, hauts lieux de propagation des épidémies. Considérant qu’à un instant t, 20 % des usagers ont les mains propres, les auteurs estiment qu’augmenter ce taux à 30 % réduirait le risque d’épidémie grippale de 24 % ; à 60 % de mains propres, la baisse serait de 69 % !

Source LE FIGARO.

 

Coronavirus: pourquoi la situation est déjà si grave…!

L’épidémie a une «inertie» naturelle très importante.

Les mesures de confinement prises aujourd’hui n’auront d’effet que dans 14 jours.

Il faut donc déjà s’attendre au pire.

Le nombre de cas confirmés pourrait, si la dynamique de l’épidémie n’est pas cassée, être de 9000 dans 3 jours, 18.000 dans 6 jours, 36.000 dans 9 jours, 72.000 dans 12 jours, 144.000 dans deux semaines.

Nous ne savons pas sur quelles données précises le conseil scientifique qui murmure à l’oreille du gouvernement s’appuie exactement, mais le virage pris samedi soir par les autorités laisse craindre le pire. Les mesures prises progressivement depuis deux semaines, qui avaient commencé par l’interdiction des rassemblements de plus de 5000 personnes et les appels au civisme et à l’adoption de gestes «barrière» (ne pas se faire la bise, ne pas se serrer la main, se laver les mains régulièrement, etc) ne semblent pas avoir eu les effets escomptés.

Ça n’est en effet qu’aujourd’hui que l’on devrait commencer à voir leurs premiers effets dans les chiffres de l’épidémie, étant donné l’inertie importante de ce coronavirus: les personnes sont contagieuses plusieurs jours avant de développer les premiers symptômes, et ces derniers mettent encore plusieurs jours avant de développer une forme suffisamment grave pour entrer dans les décomptes officiels. En Chine, il a fallu une dizaine de jours pour que les mesures drastiques de confinement fassent effet et cassent la dynamique exponentielle de l’épidémie.

Déjà plus de 9000 cas, 144.000 dans deux semaines

Cette dynamique, justement, n’a pour le moment pas bougé d’un iota en France. Le nombre de cas identifiés est aujourd’hui de 4500, a annoncé samedi soir le directeur général de la santé, le Pr Jérôme Salomon. Il a donc doublé en 72 heures, ce qui veut dire que l’épidémie reste sur son rythme naturel. Poursuivons cette courbe pour éveiller les consciences: faute de mesures fortes, on peut s’attendre à 9000 cas en 3 jours, 18.000 cas dans 6 jours, 36.000 dans 9 jours, 72.000 dans 12 jours, 144.000 dans deux semaines… On parle là de gens suffisamment malades pour être officiellement comptabilisés dans les décomptes actuels. C’est à dire hospitalisés dans la majeure partie des cas.

Si l’on transpose cette dynamique sur les cas nécessitant un lit dans un service de réanimation, nous allons passer à 5000 dans deux semaines. Les personnes âgées, rappelons-le, ne sont pas les seules touchées: la moitié de ces cas graves ont moins de 60 ans. Si les patients s’en sortent le plus souvent pour le moment, c’est parce qu’ils bénéficient de traitement de réanimation (ventilation). Or la France ne dispose que de 5000 lits, et la plupart sont déjà occupés. Impossible d’absorber 5000 cas de plus en deux semaines. C’est déjà largement au-dessus des capacités des hôpitaux français, déjà débordés dans les régions les plus touchées. La mortalité imputable au coronavirus pourrait alors s’envoler.

Provoquer une prise de conscience

Les mesures qui ont été prises cette semaine auront peut-être permis d’atténuer un peu ces chiffres, mais la prise de conscience n’a semble-t-il pas été assez forte. Comme chacun a pu l’observer autour de soi, peu de gens les ont pris au sérieux. Et ce retard dans les prises de conscience risque bien de s’avérer dramatique.

Poursuivons le décompte macabre, si la dynamique n’est pas brisée: 300.000 cas dans 18 jours, 600.000 dans trois semaines. Dans un mois, 5 millions de personnes pourraient être atteintes par le Covid-19 dans une forme suffisamment sérieuse pour être prises dans le décompte actuel du nombre de cas. Il est de la responsabilité de chacun de faire acte de civisme pour que cela ne devienne pas une réalité, en limitant au maximum ses interactions sociales.

Les mesures draconiennes prises aujourd’hui par le gouvernement vont peut-être permettre cette fois-ci de casser l’épidémie, mais il faudra attendre au moins dix jours pour le savoir. En attendant, tout le monde doit participer à cet effort collectif. Chacun peut à son niveau sauver des vies. Le Pr Salomon l’a encore rappelé très justement: ce n’est pas le virus qui circule dans la population. Ce sont les hommes et les femmes qui le font circuler. Vous, moi, tout le monde.

LE FIGARO.