Handicap : la réforme des entreprises adaptées est reportée…

La ministre du Travail vient d’annoncer le report à 2019 de la réforme du financement des entreprises adaptées.

Handicap : la réforme des entreprises adaptées est reportée

Représentant à elles trois près de 200 entreprises adaptées, l’APF, l’Unapei et la Fédération des APAJH se félicitent de la décision de la ministre du Travail de reporter au 1er janvier 2019 la réforme du financement des entreprises adaptées, « dispositif essentiel pour l’emploi des personnes en situation de handicap ». Alors que les entreprises adaptées emploient 26 000 personnes handicapées, les propositions initiales du projet de loi de finances (PLF) pour 2018 « les mettaient potentiellement en grave difficulté en prévoyant une augmentation du nombre d’aides au poste mais aussi une diminution de leurs financements à hauteur de 16 millions d’euros », expliquent les trois associations. Annoncée par Muriel Pénicaud lors de l’examen final du PLF 2018, définitivement adopté par l’Assemblée nationale ce jeudi 21 décembre, cette décision fait suite à la mobilisation du secteur ces dernières semaines et aux négociations approfondies menées avec l’État.

Ce report « ouvre la voie à une concertation plus sereine sur les perspectives des entreprises adaptées durant le premier semestre 2018 », se réjouissent l’APF, l’Unapei et la Fédération des APAJH. Celle-ci portera sur le devenir du modèle, notamment en termes de simplification et d’innovation pour l’emploi des personnes en situation de handicap. Les trois associations s’engagent à participer activement à ces travaux, au cours desquels « elles porteront l’ambition d’apporter des réponses concrètes au chômage des personnes en situation de handicap ».

Autre bonne nouvelle pour l’APF, l’Unapei et la Fédération des APAJH : la ministre du Travail a également confirmé l’engagement de porter le nombre d’aides au poste à 24 000 en 2018 (+ 1 000 par rapport à 2017).

Source WEKA.

Rennes. Dans ce coffee-shop, tous les salariés sont handicapés….

Demain mercredi ouvrira, rue Vasselot à Rennes, un coffee-shop original. Vous pourrez y déguster de très bons cafés et viennoiseries, mais surtout découvrir un service joyeux assuré par des gens différents!

Tous les employés (ées) sont handicapés (ées) et sont particulièrement heureux de vous accueillir.

coffee-shop, tous les salariés sont handicapés

« Ils ont vraiment hâte de vivre cette ouverture. Pour eux, c’est le début d’une aventure qui s’annonce fantastique », assure Yann Bucaille Lanrezac. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais c’est notamment grâce à lui et à sa fondation, Émeraude solidaire, que va ouvrir, mercredi, au 14, rue Vasselot, dans le centre-ville, un coffee-shop baptisé Le Joyeux.

« Il s’agit d’abord d’un établissement où vous pourrez boire un excellent café et déguster de très bonnes pâtisseries. Mais surtout, vous serez accueillis par des gens un peu différent, pour qui ce coffee-shop représente beaucoup. »

Une belle histoire

Il y a Vianney, Fabian, Brandon, Mathilde, Lucie, Cécile, Thérèse et Eliza. Ils sont un peu différents, car ils sont handicapés. Certains sont trisomiques, d’autres autistes. « Pour eux, c’est l’occasion de travailler dans un commerce comme un autre, au coeur du centre et non pas dans une structure spécialisée éloignée de tout. » Mine de rien, ça change tout.

« Le but est aussi d’abolir ses différences et de ne plus en tenir compte. Que tout le monde passe un bon moment dans un cadre agréable. » Les clients ne seront d’ailleurs pas déçus sur ce dernier point. La décoration est chaleureuse et originale. À l’image, par exemple, de ces petites tasses anglaises transformées en lampes…

Mais comment est venue cette idée? Retour quelques années en arrière. Yann Bucaille Lanrezac est un patron qui a fondé une entreprise spécialisée dans l’énergie solaire. Ses affaires tournent bien et comme il le dit, « j’ai été gâté par la vie ».

Mais c’est aussi un homme qui veut agir pour les autres. Il acquiert, en 2012, un beau catamaran de 18 m dont le port d’attache est Dinard.

« Un jour Théo m’a demandé… »

« Avec des amis, on proposait à des personnes handicapées de larguer leurs différences et de passer des journées en mer. On en a fait déjà près de 400. » Sa seule satisfaction, les sourires.

Puis en 2014, d’un retour d’une sortie en mer, il tombe sur Théo, un jeune de 20 ans souffrant de troubles autistiques. « Il m’a demandé si je pouvais lui trouver du travail. Je lui ai répondu que malheureusement non et il s’est mis en colère. Il m’a dit que ce n’était pas juste et que ce n’est parce qu’il était handicapé qu’il ne pouvait pas être utile. »

Un épisode qui le marque. « Je me suis alors demandé pourquoi ne pas créer une petite entreprise. Puis, ça a fait tilt ! Pourquoi pas quelque chose au coeur de la ville. » Le coffee-shop est né et va devenir réalité grâce à la fondation et un investissement financier non négligeable. « C’est à eux maintenant de jouer et de montrer ce qu’ils ont dans le ventre et dans le coeur. » Et surtout d’être « joyeux ».

L’établissement ouvrira ses portes mercredi, à partir de 9 h. Alors si vous avez envie d’un café et d’une sacrée dose de sourires…

Source OUEST FRANCE.

Travailleurs handicapés : « l’obligation d’aménagement » expliquée aux employeurs…

Le Défenseur des droits Jacques Toubon publie ce 13 décembre un guide pratique pour aider les employeurs à respecter « l’obligation d’aménagement raisonnable » fixée par la loi de 2005, destinée à faciliter le travail des personnes handicapées.

Employeur de travailleurs handicapés - Aménagement obligatoire

« L’obligation d’aménagement raisonnable » est inscrite dans la loi depuis 2005. Adaptation des horaires, accessibilité des locaux, installation d’un matériel de communication adapté… son objectif est de mettre le travailleur handicapé à égalité de traitement avec les autres travailleurs, à toutes les étapes de son parcours professionnel (recrutement, période d’essai, exercice de l’emploi, promotion, accès à la formation, reclassement).

Toutefois, selon le Défenseur des droits Jacques Toubon, cette obligation « reste largement méconnue des employeurs et plus généralement des acteurs de l’insertion professionnelle des personnes handicapées et elle est peu respectée ». Dans un communiqué, il rappelle que « le refus de prendre [les mesures prévues dans la loi] est constitutif d’une discrimination ».

L’emploi concerne 37% des saisines relatives au handicap adressées au Défenseur des droits.

Dans ce contexte, il met à disposition un guide une centaine de pages, qui rappelle les grands principes de cette obligation, propose des outils concernant l’identification des besoins ou la faisabilité des mesures d’aménagement, et formule les sanctions encourues.

Le document est téléchargeable gratuitement sur le site du Défenseur des droits, et sera notamment adressé au ministère du Travail et à la secrétaire d’Etat en charge des personnes handicapées.

Carmaux : des boules de Noël fabriquées par des handicapés…

Un réel business s’est formé autour des boules de Noël. France 3 s’est rendue à Carmaux (Tarn), où un centre qui accueille des handicapés fabrique des boules de Noël.

Situé à Carmaux (Tarn), l’Établissement et Service d’Aide par le Travail (ESAT) fabrique chaque année des boules de Noël et a acquis au fil des années une certaine réputation. Réputées incassables, les boules de Noël rebondissent comme un ballon. Avant de s’accrocher sur le sapin, il reste quelques étapes. Fabriquées à base de plastique, elles prennent leur forme lors de la phase de soufflage. Si le marché est essentiellement chinois, l’établissement a su se maintenir à flot grâce à une solide réputation.

350 000 boules de Noël chaque année

La production est principalement exportée en Europe et environ 350 000 boules de Noël sortent chaque année des ateliers, entièrement confectionnées par des personnes en situation de handicap. Dans quelques jours, ces boules auront pris place sur les sapins, ou ailleurs. Elles apporteront un peu plus de magie aux fêtes de Noël.

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Source France TV.

Vesoul : apprendre aux jeunes handicapés à circuler en ville en toute sécurité…

L’Institut Médico-Educatif de Vesoul, en collaboration avec la Prévention Routière, organise des sessions d’apprentissage des règles de sécurité de circulation en ville.

Objectif : que les adolescents handicapés puissent à se déplacer seuls en bus, jusqu’au centre d’aide par le travail.

apprendre aux jeunes handicapés à circuler en ville en toute sécurité

Pour la seconde année consécutive l’Institut Médico-Educatif de Vesoul, en collaboration avec la Prévention Routière, organise des sessions d’enseignement des règles de sécurité de circulation en ville, avec apprentissage de la signalisation du Code de la Route. Depuis septembre, grâce à un cycle de dix séances au total, 10 adolescents handicapés âgés de 16 à 18 ans se forment à cette autonomie. Alternant séance théorique et mise en pratique encadrée, ils apprennent ainsi à se déplacer seuls. L’objectif est de leur apprendre à se déplacer en toute sécurité afin qu’ils parviennent à prendre le bus pour se rendre seuls au centre d’aide par le travail (CAT).
A l’issue de cette formation, les stagiaires vont passer un test et s’ils le réussissent, recevront leur diplôme de prévention routière.

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Source FR3.

Des PME recrutent en ligne des personnes handicapées…

Du 4 au 8 décembre, se déroulent le premier événement national en ligne dédié au recrutement de travailleurs handicapés dans les PME.

4 au 8 decembre 2017 - emploi handicapés

Du 4 au 8 décembre, 1.000 postes ouverts aux personnes en situation de handicap dans une centaine de PME de toute la France sont à pourvoir. De l’étudiant en alternance au cadre expérimenté, tous les niveaux d’études et d’expériences sont recherchés, dans tous les secteurs et pour tous les métiers. 4.000 candidats sont d’ores et déjà inscrits.

Inscriptions et entretiens en ligne sur pme.hello-handicap.fr

Les candidats postulent aux offres de leur choix et sont sélectionnés par les recruteurs pour des entretiens qui se déroulent par téléphone ou par tchat, sur rendez-vous. Sans que personne ne se déplace.

Source FR3.

Caen: Le magasin Carrefour réclame 9000 euros en justice à une de ses salariées handicapées…

Une salariée handicapée du magasin Carrefour d’Hérouville-Saint-Clair a saisi les prud’hommes après un changement d’affectation imposé sans concertation.

Son employeur estime la procédure abusive et lui réclame 9000 euros !

Magasin Carrefour - salariée handicapée

En décembre 2016, une salariée du magasin Carrefour d’Hérouville-Saint-Clair reprend son travail après son congé maternité. Mais elle ne retrouve pas pour autant son poste. La jeune femme découvre que sa hiérarchie a décidé de la changer d’affectation, sans la prévenir. Or, celle-ci est malentendante. En passant du rayon papeterie à l’épicerie, la salariée raconte avoir « perdu tous mes repères, ce n’était pas évident de travailler avec une nouvelle équipe, de m’intégrer« .

Elle demande donc par courrier à sa direction de retrouver son ancien poste. En vain. Elle décide alors de saisir les Prud’hommes. Devant la juridiction, la société Carrefour contre-attaque. Estimant la procédure abusive, elle réclame à sa salariée la somme de 9000 euros (plus du double de ce que demande la jeune femme).

Ce mercredi après-midi, plus sieurs membres de la CGT était venu soutenir cette salariée avant l’audience au tribunal de Caen. « On trouve que la situation est invraisemblable, d’autant plus invraisemblable que Carrefour veut se démontrer comme exemplaire par rapport à l’accueil et l’accompagnement des travailleurs handicapés en affichant notamment sa bienveillance. On se demande là où se trouve la bienveillance« , déclare Franck Mérouze, le secrétaire de l’union locale de la CGT.

Source FR3.

De nouvelles entreprises signent la charte « Cancer et emploi » pour les salariés malades
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Afin d’améliorer le maintien et le retour en emploi des personnes atteintes d’un cancer, une charte de bonnes pratiques a été signée à l’Institut national du cancer par sept nouvelles entreprises, portant à 17 le nombre d’organismes qui s’engagent dans ce domaine.

Sur les mille nouveaux cas de cancers diagnostiqués chaque jour en France, 400 concernent des personnes en activité professionnelle. L’institut national du cancer (Inca) estime que trois millions de personnes vivent avec ou après un cancer. Des personnes qui, outre le combat contre cette maladie, doivent aussi pouvoir se réintégrer socialement notamment au niveau de la vie professionnelle.

Mais si l’amélioration de la qualité des soins (dépistage plus précoce, apparition de traitements plus performants, meilleure prise en charge médicale) allonge la vie des malades, le retour à l’emploi demeure une problématique souvent mal anticipée par les managers et les salariés. C’est pourquoi l’Inca a élaboré en mai dernier une charte de bonnes pratiques qui propose onze engagements pour améliorer leur accompagnement dans ce cadre.

Son but : « Proposer aux entreprises des principes opérationnels pour mettre en place une démarche cohérente pour le maintien et le retour en emploi des personnes atteintes de cancer », explique-t-il. En la signant, les organismes publics ou privés (entreprises et collectivités) marquent ainsi leur volonté « de mettre en place une démarche collective d’accompagnement de leurs salariés, afin de faciliter au mieux leur retour« .

Une vingtaine d’entreprises au total

Les premiers signataires ont été l’AFNOR, l’Association nationale des directeurs des ressources humaines, Bordeaux Métropole, Carrefour, Groupe Casino, Disneyland Paris, Fermiers du Sud-Ouest groupe Maïsadour, l’Institut national du cancer, la Mutualité Française et Sanofi. L’Inca vient d’annoncer qu’ils ont été rejoints par sept nouveaux membres : l’Agence de service et de paiement, BNP Paribas, le groupe Radiall, Janssen France, les laboratoires BioMérieux, la Maison Chancerelle et Malakoff Médéric.

« Désormais, ce sont dix-sept entreprises et collectivités territoriales qui se sont engagées afin d’adopter un nouveau regard sur le cancer au travail », précise l’Inca. Dans la présentation du document, ses experts précisent l’avantage que retirent les entreprises à le signer. En effet, l’apparition du cancer touche le cœur d’une organisation puisque la maladie est souvent associée à un risque d’incapacité professionnelle, de limitation et d’absentéisme…

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Source Santé Magazine.

Emploi des personnes handicapées : les lois imposées aux entreprises « sont contraignantes mais encore nécessaires »… !

Eric Blanchet, de l’association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées, estime que « la société n’est pas encore suffisamment mature sur le sujet » pour compter sur « le simple fait de la bonne volonté ».

Handicapés : La 21e semaine pour l'emploi

La 21e semaine pour l’emploi des personnes handicapées débute lundi 13 novembre, à l’initiative de l’association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (Ladapt). Le but est d’aider ces personnes à trouver un travail et de sensibiliser les employeurs. « La société n’est pas encore suffisamment mature sur le sujet pour se dire qu’on y va sur le simple fait de la bonne volonté. Les lois sont contraignantes mais encore nécessaires », a considéré Eric Blanchet, directeur général de Ladapt, invité de franceinfo dimanche 13 novembre.

franceinfo : Est-ce que la situation a évolué ces dernières années pour l’emploi des personnes handicapées ?

Eric Blanchet : Bon nombre d’entreprises ont évolué dans le bon sens. Il y a un mouvement positif mais qui est trop lent. Il concerne plus les grandes entreprises et les grosses administrations que les petites et moyennes entreprises (PME).

Pourquoi est-ce plus difficile pour les PME ?

Il y a deux choses. La première, c’est la complexité administrative. Aujourd’hui, quand un entrepreneur veut se lancer dans l’embauche d’une personne handicapée, les démarches ne sont pas toujours simples.
La deuxième chose, c’est le regard porté sur le handicap, le manque de connaissance. Ça fait encore peur d’embaucher une personne handicapée. On imagine des choses qui sont très loin de la réalité.

Il y a un arsenal législatif. La loi de 1987, la loi de 2005 qui impose aux entreprises d’employer au moins 6 % de personnes handicapées. Pensez-vous qu’il faut le réformer ?

Non. Aujourd’hui, la société n’est pas encore suffisamment mature sur le sujet pour se dire qu’on y va sur le simple fait de la bonne volonté. Les lois sont contraignantes mais encore nécessaires. Tout le monde n’est pas encore mature sur ce sujet-là. Il y a un besoin d’accompagner l’entreprise et la personne handicapée. La formation n’est notamment pas en adéquation avec les besoins de l’entreprise. On voit bien qu’il y a encore du travail à faire. Aujourd’hui, les entreprises chez qui ça fonctionne, ce sont les entreprises qui ont intégré le handicap, non pas comme un élément périphérique, mais complètement dans la stratégie de développement de l’entreprise, qui ont compris qu’on pouvait en faire une force, y compris une force commerciale.

Emmanuel Macron avait fait du handicap un sujet prioritaire pendant sa campagne. Six mois plus tard, a-t-il tenu parole ?

En tout cas, il y a une chose qu’on peut dire : il met en image, en communication. Cela participe au changement de regard. Quand le président de la République s’intéresse à un sujet, cela entraîne derrière lui les ministres. Aujourd’hui, un secrétaire d’État chargée des personnes handicapées est rattaché au Premier ministre et c’est la première fois. Donc c’est une locomotive. Après, en six mois, on ne va pas changer la vie et basculer sur une façon de faire.

Source FRANCE TV.

Chômage record pour les personnes handicapées…. !

Alors que s’ouvre la Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, les chiffres sont alarmants : près d’un demi-million de personnes sont inscrites à Pôle emploi et leur revenu médian est 2.000 euros plus bas que celui des personnes sans handicap.

Chômage record pour les personnes handicapées

L’école, le sport ou les transports, rien n’est facile d’accès pour les personnes handicapées. Dans le monde du travail, la donne n’est pas différente. Preuve en est l’action de groupe engagée mardi 7 novembre par le syndicat Sud-rail contre la SNCF. Selon lui, les salariés en situation d’invalidité auraient une rémunération moyenne inférieure à celle de leurs collègues.

L’exemple pourrait être généralisé à presque tous les secteurs d’activité. Lundi s’ouvre la 21e Semaine pour l’emploi des personnes handicapées, mais peu d’indicateurs incitent à l’optimisme. Fin juin, 496.199 demandeurs d’emploi handicapés étaient inscrits à Pôle emploi (+8,5% par rapport à juin 2016), soit 8,7% de l’ensemble des demandeurs d’emploi (petite activité comprise), selon l’Agefiph (Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées). Plus âgées que l’ensemble des demandeurs d’emploi et moins qualifiées, les personnes handicapées restent plus longtemps au chômage, en moyenne 807 jours contre 614 pour le tout public.

Record du nombre de personnes handicapées au chômage

« Un demi-million de personnes au chômage, c’est le plus haut niveau jamais atteint », déplore Alain Rochon, président de l’Association des Paralysés de France (APF), demandant à l’occasion de la 21e Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées (SEEPH) la « fixation d’un objectif chiffré » et la « mise en place d’une grande concertation ».

Du 13 au 19 novembre, des centaines d’actions sont prévues sur tout le territoire, dont un forum « Emploi & Handicap » mercredi à Paris. « L’objectif, c’est sensibiliser le grand public et les entreprises », précise Eric Blanchet, directeur de Ladapt, l’une des associations organisatrices. Deux thèmes sont à l’honneur cette année: l’emploi accompagné, récent dispositif permettant d’accompagner les travailleurs et leurs entreprises, et l’emploi des jeunes, touchés par des difficultés d’insertion.

3,4% de travailleurs handicapés dans le privé

Malgré des lois successives, dont l’instauration en 1987 de l’obligation d’emploi de 6% de personnes en situation de handicap pour les entreprises privées de plus de 20 salariés, le taux de chômage des personnes handicapées reste deux fois plus élevé que celui de la moyenne nationale. Le taux d’emploi de travailleurs handicapés dans les entreprises privées est de 3,4% (emploi direct uniquement) et de 5,3% dans le public.

« En 30 ans, on a profondément évolué. Aujourd’hui, près d’un million de personnes handicapées sont en emploi, c’est un chiffre important. L’emploi de travailleurs handicapés est en voie de normalisation mais il faut encore y travailler », estime Anne Baltazar, présidente de l’Agefiph.

Mission sénatoriale en cours

Près de 2,7 millions de personnes de 15 à 64 ans bénéficiaient en 2015 de la reconnaissance administrative d’un handicap ou d’une perte d’autonomie, selon les derniers chiffres du ministère du Travail. Parmi eux, 477.000 hommes et 461.000 femmes étaient en emploi.

La « carte blanche » consacrée au handicap par le président Macron lors du débat de l’entre-deux-tours avait été saluée par les associations. « Les attentes étaient fortes. On ne peut que regretter les mesures brutales et non-concertées prises par le nouveau gouvernement », poursuit M. Rochon, évoquant la baisse des contrats aidés, « tremplin vers l’emploi ordinaire pour de nombreux travailleurs handicapés » ou les ordonnances réformant la loi travail. Une mission sur l’emploi des personnes handicapées a été confiée à l’ex-sénatrice socialiste Dominique Gillot. Ses conclusions sont attendues en mars 2018.

Faible niveau de vie

L’APF et l’Union nationale des entreprises adaptées (UNEA) s’inquiètent en outre d’une mesure du Projet de loi de finances 2018 visant à baisser les aides dédiées à ces entreprises réservées aux personnes ayant peu d’autonomie.

Source FRANCE TV.