Covid-19 : quand la Ville de Paris demande le règlement des activités extrascolaires annulées…

Les Parisiens viennent de recevoir une lettre de la municipalité les invitant à régler l’ensemble des frais annuels des activités périscolaires.

À Bordeaux, les familles ont été remboursées.

 

Cours de théâtre, sport, peinture… La plupart des activités proposées dans les centres d’animation n’ont pas pu avoir lieu depuis le début de l’année scolaire en raison des mesures sanitaires. Pourtant, les Parisiens viennent de recevoir une lettre de la mairie de Paris les invitant à régler la totalité du montant, selon Europe 1. « Il y aura des compensations financières mais nous ne savons pas encore sous quelle forme», revendique la Ville de Paris.

La mairie met en avant que le règlement est demandé dans un souci d’équité. Certains Parisiens avaient en effet réglé l’ensemble des frais en une seule fois au début de l’année. «Grâce à ça, les compensations financières pourront être attribuées de la même manière à tous les adhérents.»

Une solution peu appréciée par les parents parisiens. « Nos enfants n’ont eu que six cours depuis le début de l’année. Il serait plus logique de rembourser les familles qui ont payé l’intégralité de l’inscription à la rentrée », déclare Coline, mère de famille dans le 18e arrondissement.

À bordeaux, les frais sont remboursés

À Bordeaux, les familles ont directement été remboursées. Les habitués d’un centre ont pu demander des avoirs également. À Lyon ou Marseille, les activités périscolaires sont gérées par des associations qui ont remboursé leurs adhérents ou leur ont proposé des avoirs.

En ce qui concerne les inscriptions en centres de loisirs pour les vacances de Pâques, elles ont pu être annulées et ne seront pas facturées. Même à Paris.

Source LE FIGARO.

Laval : maman d’enfant autiste cherche structure d’accueil… désespérément !…

C’est l’histoire d’une maman à bout de nerf.

Depuis des mois, elle attend la reconnaissance de l’autisme lourd de son petit garçon, pour pouvoir l’inscrire, à la rentrée, dans une structure adaptée.

Maintenant qu’elle l’a, il n’y a pas de place pour lui.

Juste une liste d’attente.

Lilouan et sa maman

 

Elise Borde est Lavalloise. Son petit garçon de 5 ans est lourdement handicapé. Il souffre d’autisme. Un autisme lourd qui l’empêche d’être scolarisé.  » Il ne communique que par pictogrammes, par images« , explique la maman. Jusqu’à présent, le petit garçon est accueilli dans une UEM, une classe spéciale, dans une école ordinaire, Le Petit Prince, à Laval. Mais, à la rentrée, il sera trop grand et il devra quitter l’école. Sauf que, à ce jour, il n’y a aucune place pour le recevoir dans les structures adaptées à son handicap. La maman risque de devoir quitter son emploi pour s’occuper de son fils.

Des mois à attendre une certification

Pour avoir une chance d’être admis à la SATED de Laval, la structure adaptée aux enfants autistes, il faut recevoir une certification de la CDAPH, la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Et ça, il a fallu des mois pour qu’Elise finisse par l’obtenir, sésame indispensable, pour une prise en charge. A tel point, qu’elle a créé une page facebook pour alerter les élus.

L’attente, encore!

A présent que le petit Lilouan a obtenu la certification de son handicap, il doit encore attendre. Il se retrouve sur une liste d’attente. Pour l’instant, pas de place à la SATED. C’est l’ARS, l’Agence Régionale de Santé, qui a pouvoir de créer les structures et les places. Dans le département, sur 3 000 enfants en situation de handicap, 4 sont dans la même situation de Lilouan.

Ouverture de plusieurs classes à la rentrée

A la rentrée prochaine, l’ARS,  devrait ouvrir deux unités d’enseignement maternelle et élémentaire, pour les enfants autistes, afin de maintenir la politique d’école inclusive portée par l’Agence Régionale de Santé. En septembre 2020, une plateforme d’orientation et de coordination a été ouverte, capable de proposer aux familles, dès les premiers signes d’alerte, l’accès à des interventions précoces, pour les enfants de 0 à 6 ans, sans attendre le diagnostic.

Un million d’euros a été versé, pour un pôle de compétences et de prestations externalisées ( PCPE) pour contribuer à la gestion des listes d’attente.

Source FRANCE BLEU.

Laval : l’épuisement des parents de Lilouan pour faire reconnaître l’autisme lourd de leur enfant….

C’est une bouteille à la mer que lance Élise Borde, inquiète du peu d’empressement montré par la Maison Départementale des Personnes Handicapées de la Mayenne pour « notifier » que son enfant de 5 ans et demi est autiste profond.

Un document qui lui donnerait accès à une structure adaptée.

Lolouan, enfant autiste, en Mayenne, ses parents se heurtent aux difficultés administratives

 

« Nous avons sollicité la MDPH de la Mayenne pour une notification, un document « certifiant » que mon enfant est autiste profond ». La MDPH s’engage à donner une réponse aux familles avant quatre mois, et pour l’instant, l’institution sensée soutenir les personnes handicapées et leurs aidants, ne se manifeste pas. Pire, elle reste sourde à tous les appels.

Pourtant cette notification ne l’engage en quoi que ce soit. Juste un document qui permettrait d’inscrire le petit Lilouan dans une structure adaptée. Et encore, seulement sur la liste d’attente. Sans garantie de pouvoir intégrer une structure adaptée à la rentrée de septembre.

« Lilouan est actuellement scolarisé en unité d’enseignement maternel à Laval (unité scolaire spécialisée au sein d’une école standard). Sa scolarité au sein de cette unité s’arrête au mois de juin car nous avions un accord pour 3 ans avant l’orientation vers une structure médico-sociale. Nous avons déposé un dossier à la Maison De l’Autonomie pour le renouvellement de ses droits en tant que personne handicapée en France, le 15 novembre. Depuis le dossier reste en attente de traitement malgré nos appels nos relances… nous avons de notre côté entrepris des démarches pour l’inscription dans deux structures pour la suite ».

La maman est inquiète, les jours passent : « Il y aurait une quarantaine d’enfants déjà en attente. Le département indique vouloir privilégier les processus d’inclusion, mais cette solution est inadaptée pour Lilouan. Il y a urgence à créer des places dans des établissements spécialisés pour ces enfants ».

Élise Borde ne sait plus comment agir pour préparer la prochaine rentrée de son enfant. « Quand j’appelle la MDA, que je demande un responsable, on me répond que ce n’est pas possible ».

Une bouteille à la mer

Alors elle a créé une page Facebook, pour sensibiliser à cette situation. « Une page lancée comme une bouteille à la mer ». Et une prise en compte a commencé à s’opérer. Élisabeth Doineau, sénatrice de la Mayenne, est intervenue. Elle est aussi conseillère départementale et déléguée à l’accès aux soins. Et donc en responsabilité de la MDPH.

« J’ai ainsi obtenu un rendez-vous, c’est mieux qu’une réponse au téléphone, pour autant ça ne répond pas exactement à ma demande ».

Pour Élise il y a urgence, la prise en charge de Lilouan s’arrêtera en juin prochain. « Dans quatre mois notre fils n’aura plus aucun accompagnement lié à son lourd handicap, nous sommes au bord de l’épuisement face à ce handicap, et tous les à côtés qu’il comporte ». Et disposer de ce document serait l’amorce d’un soulagement.

Sollicitée  par notre rédaction, la MDPH a indiqué qu’elle nous répondrait sous 24 à 48 heures.

Source FR3.

Handicap à l’école : trop d’élèves sans moyens en Haute-Garonne…

Sur près de 15 000 élèves en situation de handicap dans l’académie de Toulouse, 800 enfants ne bénéficiaient pas d’un accompagnant (AESH) fin 2020 en Haute-Garonne, selon les syndicats enseignants et la FCPE.

Ils ont manifesté mercredi 13 janvier devant le rectorat.

Une nouvelle manifestation de la FCPE et des syndicats enseignants pour demander plus de moyens pour l’inclusion scolaire.

 

C’est un sujet malheureusement récurrent en Haute-Garonne et à Toulouse : il manque toujours autant d’accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH), de l’école au lycée, alors que l’académie de Toulouse compte près de 15 000 élèves qui font l’objet d’une notification de la MDPH (Maison départementale des personnes handicapées).

Le ministère de l’Education nationale a beau en faire une priorité – « le droit à l’éducation pour tous les enfants, quel que soit leur handicap, est un droit fondamental » –, sur le terrain, les organisations de parents d’élèves et les syndicats enseignants ne cessent de dénoncer le manque de moyens. Des actes au lieu d’une communication bien rodée. Ils sont venus le redire, ce mercredi 13 janvier, devant le rectorat de Toulouse.

Classes surchargées

Ce nouveau rassemblement a eu lieu suite à l’appel de la FCPE 31 et de l’Intersyndicale éducation départementale (Snuipp-FSU, Snes-FSU, Snuep-FSU, CGT éduc’action 31 et Sud-éducation). Pour les manifestants, « tous les voyants sont au rouge » en matière d’école inclusive.

Ils fustigent des dépassements d’effectifs dans les classes Ulis (unité localisée pour l’inclusion scolaire) ; des conditions de travail dégradées pour les enseignants référents de scolarité; un manque d’AESH ; personnels des réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté (Rased) « décimés » ; la formation continue pour les enseignants au point mort et des « structures de soins saturées ».

Le manque d’accompagnants est criant dans le département où l’inspection académique assure « recruter » en permanence, même s’il y a peu de candidats. Le métier étant jugé peu rémunérateur – environ 750 euros par mois – et précaire, dénoncent les syndicats. Selon la FCPE, qui a enquêté sur 36 établissements de la Haute-Garonne, il manquerait 68 AESH.

«Soit l’équivalent de 1 200 heures d’enfants accompagnés, précise la secrétaire générale adjointe Muriel Quaranta-Nicaise. C’est de la maternelle au lycée».

«C’est un manque de moyens structurel, explique Charlotte Andrieux, cosecrétaire du Snuipp-FSU. Le gouvernement affiche des priorités mais ne donne pas de moyens sur le terrain de la mise en œuvre d’une école inclusive. En octobre dernier, on savait que 800 enfants dans le département étaient notifiés mais non-accompagnés. »

Source LA DEPÊCHE.

 

L’association SOS Autisme France choquée après des propos « inappropriés » dans un manuel à destination des collégiens…

Un manuel de sciences de la vie et de la Terre est sous le feu des critiques après avoir assimilé l’autisme à une maladie et présenté des explications non validées par la communauté scientifique.

S'ils sont tenus de respecter les programmes, les manuels scolaires ne sont en revanche pas soumis à un contrôle du ministère de l'Education nationale. (MAXPPP)

 

L’autisme, une « maladie » qui entraîne une « difficulté à nouer des liens avec les autres » ? Ce passage d’un manuel scolaire a choqué une famille lilloise, qui a alerté l’association SOS Autisme France à la fin janvier. Il s’agit d’un livre de sciences de la vie et de la Terre (SVT) à destination des collégiens de la cinquième à la troisième, publié en 2017 aux éditions Belin. Des sujets types du brevet y sont proposés aux élèves pour s’entraîner. Parmi eux, un sujet intitulé « A la recherche des traitements sur l’autisme », qui soulève de nombreuses interrogations auprès des personnes concernées. 

Pour Olivia Cattan, présidente de l’association, ces termes sont, en plus d’être « inappropriés », totalement « faux » : « C’est truffé d’inexactitudes. C’est la première fois que je relève une erreur aussi grosse dans un manuel de SVT. Il n’y a rien de vrai. Ce n’est pas une maladie à guérir, il n’y a pas de médicament ou de traitement à l’heure actuelle. On se demande qui a fourni de telles informations. » Elle critique également l’absence de recours à la définition proposée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) – qui qualifie l’autisme de « trouble envahissant du développement » –, « alors que c’est une véritable référence en la matière ».

Des théories qui « n’ont pas été approuvées »

Plusieurs parents d’élèves d’académies diverses ont confirmé à SOS Autisme France que leurs enfants possédaient ce manuel. Un constat qui s’explique par le fait que chaque établissement scolaire est libre du choix de ses livres scolaires. Les éditions Belin sont pourtant une maison reconnue, dont les manuels sont largement diffusés dans les établissements. La société a même fusionné en 2016 avec les Presses universitaires de France.

Les causes de l’autisme avancées par le sujet présent dans ce livre sont le manque d’ocytocine – surnommée « hormone de l’attachement » – chez les personnes autistes, mais aussi la présence de troubles intestinaux ou encore des liens génétiques.

« Ce sont des pistes de recherche, mais à aucun moment on ne peut ériger ces causes comme des vérités scientifiques. »

Olivia Cattan, présidente de SOS Autisme France

à franceinfo

« Il y a également de très nombreux troubles du spectre autistique, sous des formes diverses, et il est impossible de tirer des conclusions », ajoute-t-elle.

Dans la suite du sujet, il est rendu compte d’une expérience menée sur des souris. Certaines font état de « modifications de comportement proches de celles observées chez les individus autistes. Pour simplifier, on les appelle ‘souris autistes’. » Un postulat qui surprend l’association, car il compare le comportement de deux espèces distinctes, la souris et l’être humain. Parmi les questions posées aux élèves, l’une suggère même que l’ingestion d’une bactérie intestinale « guérit l’autisme », tandis qu’il leur est ensuite demandé de proposer un « traitement à tester sur les autistes humains pour les guérir ». Mais l’autisme n’est « pas une maladie », rappelle Olivia Cattan. « Toutes ces théories ont bien été étudiées. Mais aucune n’a été approuvée par l’ensemble de la communauté scientifique, et le terme ‘guérir’ ne peut pas s’appliquer à l’autisme. »

Les éditions Belin publient des excuses

L’association a envoyé un courrier au ministère de l’Education nationale, ainsi qu’au secrétariat d’Etat chargé des Personnes handicapées. Dans cette lettre, SOS Autisme France demande le retrait de ce sujet de la version numérique du manuel. « On essaie de faire passer l’idée que l’autisme est une différence, mais pas une maladie. Et ce genre de propos, qu’on inculque à nos enfants, sont totalement contre-productifs », se désole Olivia Cattan. Elle précise qu’une plainte sera déposée contre les éditions Belin si le contenu n’est pas rapidement modifié ou retiré.

Contacté par franceinfo, le ministère de l’Education nationale indique que « ce sujet a été conçu par les auteurs du manuel. Chaque éditeur est libre et responsable de ses choix. Mais lors des dialogues avec les éditeurs de manuels scolaires, le ministère insiste sur l’importance de respecter les programmes et les politiques éducatives. » En effet, au titre de la liberté éditoriale, les manuels scolaires ne sont pas soumis à un contrôle du ministère. Lorsqu’un problème est signalé, comme dans ce cas, l’Education nationale peut encourager l’éditeur à modifier son contenu, mais ne dispose pas de moyens de l’y contraindre.

Le secrétariat d’Etat chargé des Personnes handicapées explique de son côté avoir fait savoir à l’éditeur que « la façon dont le sujet avait été circonscrit n’était pas adaptée à la réalité ». La secrétaire d’Etat, Sophie Cluzel, a d’ailleurs réagi sur Twitter, lundi 1er février. Elle évoque une vision « impossible » et demande le respect de la « vérité de la science ».

 

En réponse, les éditions Belin ont publié un message d’excuses sur les réseaux sociaux : « Nous regrettons que les propos tenus dans notre manuel de SVT cycle 4 puissent avoir heurté. » Contactées par franceinfo, elles n’ont pas répondu à nos sollicitations.

Source FRANCE INFO.

La fin de l’école à la maison ?….

L’école à la maison va-t-elle bientôt être interdite ? C’est le souhait d’Emmanuel Macron.

La fin de l’école à la maison ?

 

« J’ai pris une décision, sans doute l’une des plus radicales depuis les lois de 1882 et celles assurant la mixité scolaire entre garçons et filles en 1969. Dès la rentrée 2021, l’instruction à l’école sera rendue obligatoire pour tous dès 3 ans. Linstruction à domicile sera strictement limitée, notamment aux impératifs de santé », a annoncé le président de la République le 2 octobre 2020 lors de son discours sur le thème de la lutte contre les séparatismes.

École à la maison : combien d’enfants pourraient être concernés par la suppression ?

Actuellement, 50 000 enfants suivent une instruction à domicile. « Un chiffre qui augmente chaque année », selon Emmanuel Macron : « 41 000 élèves en 2019 et 35 000 enfants en 2018 » travaillaient depuis chez eux. Ils n’étaient « que » 13 547 en 2007. Selon les dernières données officielles datant de 2016, 0,3 % des enfants soumis à l’obligation scolaire étaient concernés par l’école à la maison.

Cette scolarité peut se dérouler entre 3 et 16 ans. Seule contrainte : l’enfant doit habiter en France. Les démarches pour faire l’IEF (Instruction en famille) sont d’ailleurs assez simples. Lors de chaque rentrée scolaire, les parents doivent avertir le directeur académique des services de l’Éducation nationale ou le maire de leur souhait de faire école à la maison. Puis, la famille recevra une attestation d’instruction.

Pourquoi faire un cours à la maison ?

Opter pour l’école à la maison peut être un choix de la part des parents. Ils peuvent aller au rythme de l’enfant, passer plus de temps sur les matières dans lesquels il éprouve des difficultés. Dans ce cas de figure, aucun diplôme n’est requis. L’un des parents, les deux parents, ou toute autre personne peuvent être choisis (article L. 131-2 du code de l’éducation).

Sinon, l’IEF est la solution lorsque la scolarisation de l’enfant est impossible. Il peut habiter trop loin d’un établissement scolaire, avoir des parents itinérants, pratiquer une activité sportive ou artistique non conciliable avec une scolarité dite « classique » ou être en situation de handicap.

Dans ces situations, l’élève est inscrit gratuitement auprès du CNED (Centre national d’enseignement à distance). Ainsi, selon les derniers chiffres officiels, 60,5 % des familles ont opté pour cet organisme.

Qui contrôle cette instruction à domicile ?

« C’est par l’école que nous permettrons à tous nos enfants d’accéder aux savoirs, à la culture, à la civilité républicaine et donc à devenir pleinement citoyens et citoyennes », a affirmé Emmanuel Macron le 2 octobre 2020. Mais qui contrôle ces cours à la maison ?

D’abord, le maire doit vérifier si les conditions de vie de la famille et l’état de santé de l’enfant correspondent à ce mode d’instruction. Il doit aussi analyser les raisons pour lesquelles la famille a choisi de faire école à la maison. Cette enquête se déroule tous les 2 ans, dès la première année et jusqu’à l’âge de 16 ans de l’enfant.

Puis si l’instruction à domicile est un choix délibéré de la famille, le directeur académique doit examiner la progression de l’enfant et l’instruction dispensée, dès le troisième mois suivant la déclaration d’IEF. Au moins une fois par an, il désigne un inspecteur de l’Éducation nationale (ou il saisit le recteur qui choisit des membres des corps d’inspection) pour contrôler les compétences et les connaissances que l’enfant a acquises. Et en cas de résultats jugés insuffisants, un deuxième contrôle est prévu plus d’un mois après l’envoi des premiers résultats.

Si l’élève n’y arrive toujours pas, les parents ont l’obligation de mettre leur enfant dans un établissement scolaire dans les 15 jours après l’annonce des résultats. Et par la suite, ils doivent communiquer les coordonnées de cet établissement au maire.

En cas de scolarisation impossible de l’enfant, le CNED s’occupe de ce contrôle pédagogique et informe le directeur académique en cas de problème chez l’enfant.

Quid des amendes ?

En cas de non-déclaration d’IEF, la famille risque une amende de 1 500 €.

Si à l’issue d’un deuxième contrôle, la famille refuse d’inscrire leur enfant dans un établissement scolaire, l’amende est plus salée : 7 500 € et 6 mois d’emprisonnement.

Enfin, inscrire son enfant dans une école privée ouverte illégalement alors que la famille déclare faire école à la maison est également répréhensible : 1 an d’emprisonnement et 15 000 € d’amende.

IEF : quelles sont les aides financières ?

Selon les conditions de revenu des familles, celles-ci peuvent bénéficier d’aides financières. Elles peuvent ainsi percevoir les allocations familiales.

En revanche pour obtenir l’allocation de rentrée scolaire (ARS), la bourse des collèges ou la bourse de lycée, il faut être dans la catégorie de la scolarisation impossible de l’enfant.

Source DEMARCHES ADMINISTRATIVES.