Coronavirus : pour les immigrés, la peur de ne pas être enterré au pays…!!!!

A cause du confinement et des mesures sanitaires prises pour les funérailles, les immigrés craignent, en cas de décès, de ne pouvoir être rapatriés dans leur pays d’origine pour y reposer.

Coronavirus : pour les immigrés, la peur de ne pas être enterré au pays

Les rôles s’inversent. La crise sanitaire pousse des enfants à surveiller les parents. Des appels à foison. Pas le droit de mettre un orteil dehors. Le fichu virus fout les jetons. La semaine passée, un pote au téléphone détaillait sa routine entre ses gosses qui tournent en rond dans son petit appartement et le contact régulier avec ses vieux qui vivent à quelques rues de chez lui : ils guettent en boucle les chaînes d’infos en attendant la fin de l’isolement. Au milieu de la discussion, il a lâché une phrase étrange : «Toi tu as de la chance, au pire ils sont là-bas.»

Une situation parmi des millions : mes parents vivent en France mais ils sont actuellement à Mostaganem, en Algérie. Des petites vacances habituelles. Ils multiplient les allers-retours au fil des saisons. Depuis la fermeture des frontières, ils ne bougent plus de leur maison. Confinés très loin des enfants et des petits enfants. Pas simple. Selon mon pote, les miens sont mieux lotis que les siens. J’ai tiqué un petit moment : «Au pire ?» Puis son argument a éclairé ses dires : «Tu imagines si demain il arrive un truc à mes parents, ça voudrait dire qu’ils ne seront pas enterrés au Maroc mais en France.» Inimaginable pour lui et les siens. Ils sont des milliers dans ce cas.

Dernier voyage

Le contexte : le coronavirus ne laisse personne en paix. Les enterrements n’échappent pas aux mesures sanitaires : cérémonies restreintes à vingt personnes, soins de conservation des corps interdits pour les morts de l’ennemi invisible, crémations à la chaîne dans les zones les plus touchées et quasi-impossibilité pour les décédés étrangers d’effectuer l’ultime voyage sur leur terre, notamment en raison de la suspension des liaisons aériennes (1). Le coronavirus arrache des vies. Il empêche également ceux qui respirent toujours de faire le deuil. Un vrai monstre.

Une réalité : dans beaucoup familles, la question de l’enterrement arrive tôt ou tard. Une sorte de passage obligatoire entre deux générations. Des consignes précises sur le lieu et le déroulé de la cérémonie. A l’inverse, chez de nombreux étrangers originaires d’Afrique ou d’ailleurs la question ne se pose (presque) jamais. Tout le monde connaît la fin de l’histoire. La grande majorité des immigrés désirent rentrer au pays une fois que la partie s’achève. Un dernier voyage en avion pour prendre place dans le cimetière du village.

La fin est souvent identique mais les histoires sont différentes. Chaque immigré a la sienne. Il y a celui qui est venu seul pour turbiner avant de faire venir sa famille. Il y a également celui qui a trouvé l’amour ici ou celui qui a laissé sa lignée là-bas. Sans oublier celui qui a fui la guerre. Une pensée forte pour toutes les femmes. Celles qui sont venues seules à l’aventure ou avec leur époux. Les exemples sont multiples comme leur rapport à la France. Certains ont une seule nationalité – alors qu’ils pourraient demander le passeport bleu blanc rouge. D’autres ont les deux.

Bousille

Un jour, un retraité nous confiait avec un petit sourire : «Au départ on vient, on se dit on travaille un peu, on se fait de l’argent après on rentre. Ensuite on fonde une famille donc on se dit qu’on rentrera lorsqu’on sera à la retraite. Puis une fois à la retraite, ce n’est pas facile de laisser les enfants et les petits enfants donc on fait les allers-retours. C’est pour ça que beaucoup de gens comme moi sont restés locataires en France, c’est une erreur, on a tous préféré construire des maisons au bled parce qu’on pensait rentrer alors qu’on passe plus de temps ici.»

Un paradoxe : les anciens construisent des grandes maisons au pays qui pour beaucoup restent vides. Elles sont occupées par un membre de la famille (et ça se termine souvent en embrouille) ou un gardien. Les gosses, eux, passent une tête de temps en temps. Pas suffisamment pour les daronnes et les darons. Beaucoup craignent que leur édifice, qui a mis le temps d’une vie à voir le jour, tombe en ruine après leur départ pour l’autre monde. Un spécialiste des quartiers nous a envoyé un mail tard dans la nuit de lundi : «L’une des choses qui ramène la jeune génération au pays de leurs ancêtres sera la tombe des parents. Inconsciemment, c’est la mort qui finit par lier des fils d’immigrés à leur terre d’origine.»

Le retraité a également évoqué les habitudes : la balade au marché et les discussions sur son terroir d’origine avec d’autres anciens. Pas simple de tirer une grande page du jour au lendemain. Pas évident de rentrer au pays et de réapprendre à vivre au quotidien avec des frères et des cousins que l’on a côtoyé le temps des congés payés. Par contre, l’enterrement au pays met tout le monde d’accord. Un soir, en Algérie, une vieille dame glissait au moment de dire au revoir à un de ses frères qui regagnait la France : «Vous êtes fatigants les immigrés, un beau jour le téléphone sonne et on vient vous récupérer en pleurant à l’aéroport.» La mort n’a jamais été simple à vivre. Et le coronavirus a décidé d’aggraver les choses. Il bousille tout sur son passage comme si le pire n’était pas suffisant.

(1) Le 18 mars, le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) conseillait aux fidèles de «renoncer, dans la mesure du possible, au rapatriement du corps».

Source LIBERATION.

Face aux agressions, des gardes du corps pour les soignants à l’hôpital Lariboisière…!

Dans le Xe arrondissement de Paris, le personnel était de plus en plus fréquemment pris à partie sur le trajet entre les transports et l’établissement hospitalier.

Face aux agressions, des gardes du corps pour les soignants à l'hôpital Lariboisière...!

PARIS – Des mots, des insultes et parfois pire. Depuis le milieu du mois de mars, dans le Xe arrondissement de Paris, le confinement mis en place face à l’épidémie de coronavirus a eu des conséquences aussi inattendues que désagréables pour le personnel de l’hôpital Lariboisière.

Comme le rapporte – Reportage Vidéo : BFMTV ce mercredi 1er avril, les agressions physiques et verbales contre les soignants se sont effectivement multipliées ces derniers jours, des individus mal intentionnés profitant de l’absence de foule pour s’en prendre aux rares personnes qui circulent dans la rue.

Alors comme le montrent nos confrères, la direction de l’hôpital a dû prendre des mesures pour rassurer son personnel et lui permettre de se rendre normalement sur son lieu de travail.

Ainsi, des gardes du corps ont été embauché et raccompagnent jusqu’aux gares et stations de métro alentour, toutes les vingt minutes entre 18 et 22 heures, les soignants qui le demandent.

En plus de rassurer le personnel, cette initiative permet d’ailleurs aux nouveaux employés de l’hôpital de se rendre utiles en cette période de crise. “Ils ne sont pas venus au travail pour subir ce genre de choses après leur service”, explique l’un des vigiles à BFM au sujet de ceux qu’il protège désormais quotidiennement. “Et pour nous, ça fait plaisir de contribuer à aider les autres pendant qu’ils travaillent pour aider les plus malades.”

Source HUFFPOST.

Coronavirus : Les hôpitaux risquent-ils une pénurie des médicaments utilisés en réanimation ?…

MEDICAMENTS Dans les services de réanimation, les médecins redoutent la pénurie de médicaments utilisés dans la prise en charge des cas les plus graves de coronavirus.

Coronavirus : Les hôpitaux risquent-ils une pénurie des médicaments utilisés en réanimation ?

  • L’afflux massif de patients atteints du Covid-19 dans les services de réanimation mobilise beaucoup de ressources pour assurer la meilleure prise en charge possible.
  • De nombreux médicaments sont nécessaires à cette prise en charge thérapeutique globale, mais les médecins redoutent une pénurie de certaines molécules indispensables, et s’organisent pour éviter d’en manquer.
  • Un risque qui ravive le débat autour de la réindustrialisation française du secteur pharmaceutique, aujourd’hui dépendant de l’Asie.

« Les hôpitaux seront bientôt à court de médicaments essentiels pour traiter les patients atteints du Covid-19 hospitalisés en unités de réanimation ». Ce mardi, dans une lettre adressée à leurs gouvernements respectifs, neuf des plus grands hôpitaux d’Europe appellent à des mesures d’urgence pour éviter une pénurie de médicaments essentiels, tels que les curares, corticoïdes ou antibiotiques. « En l’absence de collaboration européenne pour garantir un approvisionnement continu en médicaments », et « au rythme actuel de consommation, les stocks seront épuisés dans quelques jours dans les hôpitaux les plus durement touchés, et dans deux semaines » pour les autres, redoutent ces soignants – dont l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP)- membres de l’Alliance européenne des hôpitaux universitaires.

« Il y a potentiellement une pénurie de médicaments de réanimation à venir », a aussi déclaré le Pr Bruno Riou, directeur médical de crise de l’AP-HP. Et pour cause, « la demande de certains médicaments explose de 2.000 % dans le monde, ce qui crée des mouvements de tension », a confirmé ce mardi le ministre de la Santé,Olivier Véran, durant les questions au gouvernement à l’Assemblée. A quoi ces médicaments servent-ils ? Comment les personnels soignants peuvent-ils composer avec ce risque de pénurie ? Et comment éviter ce risque ?

L’explosion de la demande des médicaments utilisés en réanimation

En contact avec l’Agence du médicament (ANSM) et « certains laboratoires en direct », François Crémieux, directeur général adjoint de l’AP-HP, a indiqué que « sur les curares, il semblerait que les capacités de production puissent être de nature rassurantes ». Mais les besoins explosent. « Les capacités initiales de la France étaient de 5.000 lits de réanimation. Elles ont été augmentées (…) à 10.000. Désormais, nous souhaitons atteindre un objectif de 14.000 à 14.500 lits de réanimation sur tout le territoire », déclarait en fin de semaine Olivier Véran.

Alors que la situation est de plus en plus tendue en Ile-de-France, les services de réanimation de la région poussent les murs. « Nous avons triplé nos capacités en passant de 16 à 50 lits, indique à 20 Minutes le Pr Elie Azoulay, chef du service de réanimation de l’hôpital Saint-Louis, à Paris. Et ce grâce à la mobilisation sans faille de nos équipes soignantes, et au renfort de collègues médecins et infirmiers de la réserve sanitaire. Cela nous permet d’assurer une prise en charge holistique aux patients. On leur parle, on les rassure, et on veille à ce que les familles, folles d’inquiétude et dont le rôle sera central à la fin de l’hospitalisation, soient associées et informées tous les jours ».

Malgré cette mesure, la saturation guette. Le nombre de patients devrait encore augmenter, mais les réserves des pharmacies hospitalières se réduisent comme peau de chagrin. « En réanimation, quand nous prenons en charge un patient avec un syndrome de détresse respiratoire aiguë, nous le plaçons sous ventilation mécanique, sur le ventre, et sous sédation, pour optimiser son oxygénation, décrit le Pr Azoulay. Pour dispenser ces soins de base, nous administrons une association de curares, d’anesthésiques et d’analgésiques pour permettre un relâchement musculaire et une sédation, et rendre la respiration artificielle confortable et sans douleur. Mais aussi des corticoïdes – différents des anti-inflammatoires non-stéroïdiens, qu’il ne faut surtout pas prendre en cas de Covid-19 – pour lutter contre la réponse inflammatoire de l’organisme provoquée par le coronavirus sur les structures vasculaires et les organes, et qui explique pour partie l’aggravation brutale de l’état de certains patients, explique le médecin réanimateur. Or, tous ces médicaments sont tellement utilisés que nous craignons d’en manquer dans les prochains jours ».

Optimiser les stocks

Curares, hypnotiques, corticoïdes, antibiotiques : « les produits qui sont en forte tension sont connus », a abondé François Crémieux. Les trente-cinq hôpitaux franciliens « ont fait remonter les quatre ou cinq classes thérapeutiques sur lesquelles les risques étaient importants, du fait du nombre de patients qui vont être pris en charge tout au long du mois d’avril ». Mais « la pénurie déborde largement de la France et est européenne », avec « des enjeux de juste répartition entre l’ensemble des hôpitaux », a souligné le Pr Crémieux. « Nous sommes dans une situation à flux tendu, a reconnu ce lundi, sur France 5, Nathalie Pons-Kerjean, cheffe du service de pharmacie à l’hôpital Beaujon de Clichy (Hauts-de-Seine). On travaille sur l’optimisation de nos stocks ». Comment ? Pour éviter la rupture, un groupe de médecins anesthésistes et de réanimation de l’AP-HP a élaboré un texte, qui « explique en détail les bons principes d’économie » de ces « produits précieux », a expliqué le Pr Riou. Plusieurs méthodes permettent en effet d’atteindre « l’efficacité sans dépasser la dose et en s’adaptant » : appareils mesurant « la profondeur d’anesthésie » ou « le degré de curarisation », médicaments pour « potentialiser » l’effet des hypnotiques. « On peut obtenir une réduction de 20 % sur la consommation de ces produits (…) sans qu’il y ait de conséquences importantes pour les patients », a estimé le Pr Bruno Riou.

A l’hôpital Saint-Louis, le Pr Azoulay applique ce protocole d’optimisation des traitements. « Nous avons aussi recours à des traitements alternatifs, dont l’usage est en temps normal peu répandu en réanimation, mais qui ont fait leurs preuves, comme la kétamine ou les barbituriques. Et nous incluons un certain nombre de patients dans les protocoles d’essais cliniques sur différents médicaments, dont l’hydroxychloroquine. Nous ne sommes aujourd’hui pas à cours de solutions thérapeutiques, nous sommes approvisionnés pour le moment, mais la situation nous inquiète ».

« Il y a une priorisation au niveau régional, par les ARS, de la répartition des stocks. Nous renforçons les approvisionnements par un sourcing accru en lien avec l’Agence du médicament, a assuré ce mardi le ministre de la Santé. Partout où c’est nécessaire, nous identifions avec les soignants des alternatives pour certains médicaments s’ils venaient à manquer demain ».

La question de la réindustrialisation du secteur pharmaceutique en France

Si cette pandémie fait peser une lourde tension sur le marché mondial du médicament, le phénomène des pénuries n’est pas nouveau en France. Depuis que les grands groupes pharmaceutiques ont délocalisé la production d’un grand nombre de médicaments hors de l’Union européenne, principalement en Inde et en Chine, pour réduire les coûts de production, les ruptures d’approvisionnement se multiplient. « Ces pays sont aujourd’hui les premiers fournisseurs mondiaux des principes actifs entrant dans la composition de médicaments dont le prix de vente est peu élevé, mais qui comptent parmi les plus utilisés par les patients », expliquait à 20 Minutes, avant le début de l’épidémie, le Pr François Bricaire, ancien chef du service des maladies infectieuses et tropicales à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. « Ils produisent les principes actifs de 80 % des médicaments passés dans le domaine public ».

Mais aujourd’hui, entre les usines de production mises à l’arrêt en Chine pendant plusieurs semaines, la décision de certains pays producteurs de médicaments (Inde et Etats-Unis) de ne plus exporter de principes actifs, et l’explosion mondiale de la demande de médicaments nécessaires à la prise en charge des cas les plus graves de coronavirus, le risque de pénurie pour ces médicaments représente une menace sans précédent. « La pandémie met notre système de santé à rude épreuve (…), de nombreux professionnels s’alarment d’une réduction importante des stocks [de médicaments, dont le curare] dans les hôpitaux », a souligné le député LREM Michel Lauzzana ce mardi à l’Assemblée. Le parlementaire a ainsi interrogé le gouvernement sur les pistes envisagées pour « relocaliser la production de médicaments et de matières premières » en France.

« La situation actuelle pose la question majeure de l’indépendance de la France et de l’Europe en matière de production de matériaux vitaux et essentiels », a reconnu mardi le ministre de la Santé. « Il faut bâtir la souveraineté industrielle et technologique de la France et de l’Europe, plaidait pour sa part lundi, sur BFMTV, le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire. S’il peut sortir quelque chose de bon de cette crise, c’est une accélération de cette prise de conscience (…) qui doit se transformer concrètement ».

Le 24 février dernier, alors que l’épidémie de coronavirus progressait à vitesse grand V, Sanofi, géant français de l’industrie pharmaceutique, annonçait son intention de « créer un leader européen dédié à la production et à la commercialisation de principes actifs pharmaceutiques ». Une « nouvelle entité [qui] contribuerait à sécuriser la fabrication des principes actifs » et à « développer les capacités d’approvisionnement pour l’Europe (…) dans une industrie très dépendante de l’Asie ».

Source 20 MINUTES.

 

Coronavirus : Une société bretonne lance un test de dépistage « ultrarapide »…

SANTE L’entreprise NG Biotech prévoit de commercialiser dans les prochaines semaines un test réalisé à partir d’une simple goutte de sang avec un résultat connu en quinze minutes.

Coronavirus : Une société bretonne lance un test de dépistage « ultrarapide »

  • La question du dépistage à grande échelle du coronavirus fait débat en France.
  • La société bretonne NG Biotech annonce le lancement d’un test de dépistage rapide à partir d’une simple goutte de sang.
  • Elle prévoit des premières livraisons dans les deux ou trois prochaines semaines et se dit prête à fabriquer 500.000 tests dès le mois de mai.

Après avoir longtemps hésité, le gouvernement français vient de changer de stratégie dans sa lutte contre le coronavirus en annonçant une montée en puissance des tests de dépistage. Dans cette course contre la montre, certains acteurs sont déjà dans les starting-blocks. C’est le cas de la société NG Biotech, basée à Guipry près de Rennes, qui annonce le lancement commercial d’un test sérologique « ultrarapide ».

Marqué « CE » depuis la semaine dernière, ce test tout-en-un et à usage unique doit permettre de détecter la présence d’anticorps spécifiques au Covid-19 et d’indiquer si le patient est ou a été en contact avec le virus. Il suffit pour cela d’une seule goutte de sang prélevée au bout du doigt à l’aide d’un auto-piqueur. « Le test se lit ensuite comme pour un test de grossesse avec un résultat qui est connu en seulement 15 minutes », indique Milovan Stankov Pugès, PDG de la société, contacté par 20 Minutes.

Un objectif d’un million de tests fabriqués en juin

Élaborés dans l’urgence, ces tests ont été évalués ces derniers jours dans plusieurs centres hospitaliers de la région parisienne, notamment à l’hôpital Bicêtre ou dans le service des urgences de l’hôpital Lariboisière à Paris. « Les résultats de sa fiabilité seront communiqués très prochainement », souligne Milovan Stankov Pugès.

En attendant la publication, le PDG de NG Biotech assure que sa société est déjà prête à gérer un afflux de commandes, avec des premières livraisons qui sont attendues entre la deuxième et la troisième d’avril. « Nous prévoyons de fabriquer 500.000 tests en mai, 800.000 en juin et un million en juillet », détaille l’entrepreneur.

Un test à destination des professionnels de santé

Pour faire face à cette montée en puissance de l’activité, la société a ouvert un second site de production et prévoit l’embauche dans les prochaines semaines d’une centaine de personnes. « Nous répondrons en priorité aux besoins sanitaires français », indique le PDG, précisant que le test ne sera pas vendu, au moins dans un premier temps, dans le commerce.

« Il sera destiné en priorité aux professionnels de santé, notamment dans les hôpitaux, avec une utilisation qui pourra se faire au chevet du patient », précise Milovan Stankov Pugès, plus que jamais mobilisé « pour soutenir l’effort national et prendre part à la lutte contre la pandémie ».

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : « J’aurais préféré accoucher 17 fois que d’avoir le Covid-19 », témoigne Pauline âgée de 31 ans…

CORONAVIRUS – Le témoignage de plusieurs trentenaires ayant contracté la maladie.

Coronavirus : « J’aurais préféré accoucher 17 fois que d’avoir le Covid-19 », témoigne Pauline âgée de 31 ans... (Illustration)

  • ls ont été frappés par le coronavirus alors qu’ils ne pensaient pas être des personnes à risques.
  • 20 Minutes a recueilli les témoignages de plusieurs Lyonnais, fortement touchés par la maladie.
  • Leur point commun ? Etre tous âgés d’une trentaine d’années.

Leur point commun : être dans « la trentaine » et avoir contracté le coronavirus alors qu’ils pensaient ne pas faire partie des personnes à risques. 20 Minutes a recueilli le témoignage de plusieurs  Lyonnais, fortement secoués par la maladie. A commencer par Pauline, 31 ans. Les premiers symptômes sont apparus le 16 mars. Une toux sèche à laquelle elle ne prête guère d’attention.

« Au départ, j’ai pensé qu’il s’agissait d’un simple rhume. Je ne me suis pas posée de questions mais très rapidement, la toux a redoublé et s’est fortement intensifiée. Jour après jour, j’ai commencé à me sentir essoufflée. Ce qui ne m’était jamais arrivé », raconte-t-elle. La jeune femme appelle alors un médecin pour une première consultation à distance d’autant que la fièvre s’est installée. « Des petites températures. Pas plus de 38,5° », expose-t-elle.

« Je ne pouvais plus du tout respirer. C’était flippant »

Mathieu, 39 ans, a lui été terrassé par la fièvre en quelques heures. Il a commencé à développer des symptômes au lendemain du placement de la France en confinement. « Cela s’est manifesté en pleine nuit. Assez soudainement. Je toussais légèrement mais je ne m’inquiétais pas », témoigne-t-il. Le trentenaire se réveille trempé de sueur mais grelottant sous ses draps. Verdict : Plus de 39°. La température s’installe et ne redescend guère les quatre jours suivant.

« Je ressentais un essoufflement. J’ai eu des petits moments de panique mais en général, je parvenais à me calmer et respirer mieux quelques minutes après. Au final, c’était assez bénin. Sauf quand je parlais. Je devais faire des pauses pour reprendre ma respiration mais ce n’était pas au point d’appeler le 115 ». Une limite qu’a été obligée de franchir Pauline au cinquième jour.

« Je ne pouvais plus du tout respirer. C’était flippant. La nuit d’avant, je n’avais pas fermé l’œil ». Le médecin débarque alors en urgence chez elle et prend sa saturation en oxygène : 70. « Il m’a dit que si elle était tombée à 50, il m’aurait transféré. Mais qu’il n’y avait de toute façon plus de place dans les hôpitaux. C’était difficile à entendre », poursuit-elle, sans imaginer que le pire allait arriver. « Les deux jours suivants ont été les plus longs de ma vie », sourit Pauline. Après une courte accalmie d’à peine 24 heures, le virus repasse à l’attaque.

Une accalmie avant la rechute

Même chose pour Mathieu. « Au bout de 5 jours, je me sentais mieux. Je respirais normalement et je pensais en être sorti… Mais non, raconte-t-il. Deux jours après, je me suis résigné ». Les gênes respiratoires reviennent. « J’avais à nouveau des courbatures de partout. Aucune énergie. Je n’avais plus de tonus dans les bras et les jambes. Je dormais une grosse partie de la journée sans parvenir à vraiment me lever. J’évitais de bouger pour préserver au maximum le peu de forces que j’avais ».

Au septième jour, Pauline se trouve un état similaire mais plus inquiétant : « J’avais des nausées, des migraines. Mon corps ne pouvait plus bouger. Je n’étais même plus capable de tenir une fourchette dans la main ». La jeune femme s’économise au possible, cesse de parler car le moindre geste lui demande un effort considérable. « J’aurais préféré accoucher 17 fois que d’attraper le coronavirus », poursuit-elle en rigolant. Le médecin revient chez elle et lui explique qu’elle est dans le « pic ». Il faudra encore attendre le dixième jour pour que la maladie s’estompe.

« Avec le Covid-19, pas grand-chose se transforme vite en situation compliquée »

Son compagnon, a lui aussi contracté la maladie mais de façon moins violente. Une pathologie antérieure mal soignée a sûrement fait la différence. « Quelques semaines avant, j’avais eu une petite pneumonie. Pas grand-chose. Mais avec le Covid-19, ça s’est transformé en une situation compliquée. Ça a explosé dans les poumons », relate Pauline. Aujourd’hui, la jeune femme va mieux mais reste fatiguée. « Je n’ai jamais ressenti un tel épuisement dans tout le corps », explique-t-elle consciente que la situation devrait encore durer plusieurs semaines. Mais optimiste. « J’ai l’impression d’être née une seconde fois. Retrouver son souffle est une sensation assez incroyable ».

Mathieu reste également « très fatigué ». Et se dit « complètement à plat ». Tout comme Estelle, 38 ans. Mais elle mesure la « chance » de ne pas avoir contracté le virus de façon plus forte.

Fièvre, toux, diarrhées : le diagnostic a rapidement été posé par un médecin lors d’une téléconsultation. « Tout est arrivé de façon progressive. J’ai failli m’évanouir à plusieurs reprises. Ce qui ne m’était jamais arrivé pour une grippe classique. Non, ce n’est vraiment pas une grippe classique. On a passé des sales moments mais cela aurait pu être pire », raconte cette maman de deux enfants, également contaminés.

« Quand j’ai vu mon fils de deux ans comme ça, je me suis beaucoup inquiété. Il a eu de la fièvre pendant 5 jours avec une très forte toux. Il ne mangeait plus, était complètement apathique », poursuit-elle. Et de conclure : « Cela prouve que, contrairement à ce qui est dit, les petits peuvent aussi l’attraper et être bien malades ».

Source 20 MINUTES.

Confinement. Le Mans : Handicap : « l’isolement on connaît »…!

Comment le confinement dû à l’épidémie de Covid-19 est-il vécu par les personnes handicapées ?

Des familles mancelles témoignent de réalités diverses.

Confinement. Le Mans : Handicap : « l’isolement on connaît »

Louve et ses enfants autistes

Louve, 36 ans, est maman de deux enfants autistes à haut niveau, dont le petit est proche du syndrome d’Asperger et est épileptique.

Elle confie que pour ses enfants cette déscolarisation « est une vraie aubaine ».

Louve assure qu’ils « ont compris la raison, mais ne s’expriment pas ».

Toujours est-il, « le stress est à zéro. À la maison on range les pictos école, pédopsychiatre, psychologue, psychomotricienne, orthophoniste, tramway, taxi… Quant aux codes sociaux, on aura peut-être à tout retravailler, car ce n’est pas facile à entretenir, ainsi confinés ».

Le fait de devoir « rester à la maison » pour suivre la consigne nationale ne perturbe pas la maman. « C’est quelque chose que j’ai souvent entendu : l’enseignant n’est pas là, restez à la maison ; on fait une sortie scolaire qui risque d’être anxiogène, restez à la maison ; après cette crise (ndlr : de l’enfant), il semble qu’il serait mieux que vous restiez à la maison… Alors bon, là qu’on me dise « il y a un virus dehors, restez à la maison », on n’est pas plus perturbé que ça. Les familles avec handicap, l’isolement, on connaît ! »

Par précaution, Fanny s’isole de ses enfants

Fanny, 46 ans, est immunodéficiente et atteinte d’une maladie génétique neuromusculaire. Pour elle, le confinement est une nécessité vitale. « Je suis confinée pour me protéger. Avec mes filles, on se parle derrière les portes. Elles comprennent mais je vois qu’elles ont peur. » Du fait de son immunodéficience, tout est compliqué. Confinée dans une pièce, avec un WC réservé pour elle dans la maison. « Je ne mets pas les pieds en dehors de ces deux pièces » dit la jeune femme.

Le moment des repas s’avère une porte ouverte au virus et demande des précautions. « Mes filles mettent un masque se désinfectent et me tendent la nourriture à bout de bras. » La toilette s’avère encore plus compliquée. « J’ai un lavabo dans mes toilettes. Je fais avec. Pour la salle de bains, elle est désinfectée avant chacun de mes passages. Le plus dur, c’est le zéro contact avec mes petites. Ça c’est un peu chaud mais bon, pas le choix. Mon médecin a été catégorique ».

Néanmoins Fanny garde le moral et s’énerve contre les gens qui diffusent « des messages de fin du monde. Je trouve ça criminel. Une personne seule, fragile, peut faire une attaque de panique et se retrouver en détresse respiratoire. »

Maryam : « Une vraie prison pour moi »

Maryam, 69 ans, en cécité, vit mal l’isolement. « Ne pouvant lire ou aller sur ordinateur ou regarder la télé du fait de mon handicap visuel, ce confinement est une vraie prison pour moi. D’autant plus que les radios ne parlent plus que de cela. Je n’ai plus de visites, alors je téléphone et attends qu’on me téléphone. Je suis terrorisée, j’ai peur de mourir seule chez moi. » Pour Maryam, les courses sont également compliquées, ne pouvant y aller seule, elle doit passer par un commissionnaire.

Mais les aides étant payées au temps, et les files d’attente dans les magasins étant longues, faire des courses devient ainsi un problème avec sa petite retraite. « Comme il ne reste plus de produits d’entrée de prix, je suis déjà obligée de devoir prendre des marques qui sont plus chères, mais là, je dois aussi payer plus pour la personne qui me fait mes courses. Je ne sais pas comment je vais pouvoir faire si ça dure, je ne pourrai pas financièrement. »

Stan est serein

Stan, 24 ans, dyslexique et dyspraxique, usager en ESAT (Établissement et service d’aide par le travail) est quant à lui serein. « Je regarde la télé, et joue à la console, et puis je suis sur Facebook aussi, et on rigole bien. Je me suis fait plein de nouveaux amis. C’est comme les vacances, sauf que je ne peux pas mettre mon maillot de bain. Mais je m’ennuie aussi. J’espère que ça ne va pas durer longtemps. »

Dans cette période difficile, notons que la mission Handicap de la municipalité du Mans reste joignable du lundi au vendredi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h au 02 43 74 51 70, par mail, ou via les réseaux sociaux Facebook et Twitter.

Source OUEST FRANCE.

Coronavirus et handicap : mère d’un enfant atteint de troubles autistiques, elle “avance dans un quotidien désespérant”. Témoignage…

Gabin est âgé de 11 ans. Il souffre depuis sa naissance de troubles de la sphère autistique.

Confiné chez lui, il a perdu tous les repères que lui offrait son Institut Médicalisé Educatif. Astrid Willemet, sa mère, télétravaille et gère comme elle peut un quotidien qui s’apparente à “l’enfer”.

Pour les parents d'enfants handicapés, le confinement est vécu comme une double peine. / © Astrid Willemet

Gabin a eu 11 ans en décembre dernier. Le diagnostic précis n’a jamais été clairement posé mais il est atteint depuis la naissance de troubles autistiques avec retard global du développement. Ses parents se partagent la garde alternée mais depuis que l’institut médico éducatif du Val de Sèvres, où il est accueilli chaque jour, à Vertou, près de Nantes, a fermé ses portes, ils doivent gérer le handicap 24 heures sur 24.

“Normalement Gabin part tous les matins à 8h15. Il revient le soir à 17 heures. Et le soir grâce à la MDPH, il a des aides de prestations compensation du handicap qui nous permettent de faire intervenir une association pour une garde à domicile jusqu’à ce que nous rentrions du travail à 18h30 ou 19 heures”, explique Astrid.

Avec le confinement, ce cadre structurant a volé en éclat. Il est pourtant essentiel.

“Le cadre structurant pour tous les enfants souffrant de troubles de la sphère autistique est primordial. Ils n’ont pas la même notion du temps, de l’espace” – Astrid Willemet

“Et là en fait tout a volé en éclat lorsque le confinement a été annoncé. Il n’est pas parti à l’école. On a mis des mots pour expliquer la situation, raconte Astrid, mais on avance pas à pas, puisqu’on ne sait pas. En fait c’est un enfant qui a vu tout son quotidien, son rythme partir. Tous ses repères se sont envolés. Et d’avoir ses parents 24 heures sur 24 heures ce n’est pas bon, comme pour n’importe quel autre enfant”,  raconte Astrid, la mère de Gabin.

“Pour nous parents d’enfant handicapé, il est impossible d’avoir une multi casquette, de parent, d’éducateur…On n’en peut plus de faire ça. On n’en peut plus. On n’a pas la patience et quand il faut travailler à côté, c’est juste impossible !” – Astrid Willemet

Confrontée aux signes d’angoisse de son enfant, Astrid s’en réfère à la pédopsychiatre qui suit Gabin habituellement. “Je l’ai appelée en urgence. Gabin est très triste, il se met à pleurer sans raison, à s’enfermer en croisant les bras. Et puis comme il ne parle pas, on ne peut pas savoir exactement comment il ressent les choses”, confie Astrid.

“Seule au monde”

Aujourd’hui Astrid se sent seule. “Il y a des structures qui gardent le lien. Nous, ils nous envoient deux vidéos mais simplement sur deux minutes. Pour garder l’attention fixée, c’est pas terrible. Là j’ai eu son éducateur. On va essayer de mettre en place un Whatsapp tous les après-midi pour que Gabin puisse avoir un contact et une image d’un référent”, explique Astrid.

Pour Gabin, comme pour les autres enfants, le jeu est une parenthèse essentielle en cette période de confinement. / © Astrid Willemet

Et puis il y a aussi la question du confinement à double niveau, entre ceux qui ont un jardin et ceux qui comme Astrid vivent en appartement.

“Là tu bénis ton attestation pour faire sortir ton enfant, sauf que comme beaucoup se sont trouvés une soudaine passion pour le footing, ils ont fermé tous les bords de Sèvre et tous les parcs. Donc tu fais courir tes enfants sur les trottoirs, c’est pas non plus l’idéal, tout est compliqué en fait”, déplore la mère de Gabin.

“Pour télétravailler je suis obligée de le mettre sur les écrans”

Les écrans, une source de réconfort, surtout les dessins animés. / © Astrid Willemet

Le constat peut paraitre terrible mais pour télétravailler Astrid n’a pas d’autre choix que de mettre Gabin devant un écran.

“C’est télé quasiment toute la journée. Son quotidien, il ressemble à pas grand chose. La pédopsychiatre m’a raconté au téléphone que la situation est explosive dans toutes les familles comme la nôtre. Elle croule sous les appels et m’a dit que les écrans ça les rassurent en fait. Notamment les dessins animés. Là par exemple il est devant “Ratatouille”.

“Il joue un peu dans sa chambre mais le probléme c’est que chez des enfants comme Gabin jouer peut virer en stéréotypie, avec des mouvements très répétifs et donc très enfermants. Donc, je ne peux pas le laisser tout seul. Et je ne peux pas non plus être constamment en train de jouer. Je n’ai plus la patience”, avoue Astrid.

“En gros, le matin, il se lève, il peut jouer dans sa chambre entre 30 et 45 minutes. Après il va s’habiller, puis il regarde un film. Après on sort, on mange… et de nouveau il est sur un film, après il va aller jouer après on prend l’air et puis rebelote pour un dessin animé. Arrive ensuite l’heure du bain et du dîner. C’est extrêmement compliqué de pouvoir le stimuler autrement. Le gouvernement nous incite à faire des parcours de motricité chez nous. Dans un mètre carré c’est impossible !” – Astrid

“J’essaye de déculpabiliser”

Le problème pour les parents comme Astrid est de ne pas tomber dans la culpabilisation. “J’essaye de déculpabiliser. Je ne peux être dans l’éducatif et la stimulation en permanence. moi aussi je vis le confinement. Et puis Gabin, il n’en peut plus non plus, il a besoin de voir d’autres têtes.”

“La pédo psychiatre dit que six semaines d’écran dans une vie ce n’est rien mais je suis très inquiète. Cette période le fragilise psychologiquement et dans ses aquisitions. Toutes les prises en charge sont arrêtées. L’entourage est aussi menacé, moi, comme toutes les autres familles. Nos enfants mettent du temps à avancer. Cet espèce de néant où personne ne sait, c’est terrorisant pour l’après et l’avenir” – Astrid Willemet

Je tiens le coup parce que je suis entourée”

Si Astrid tient le coup c’est parce qu’elle est soutenue par sa pédopsy, ses amis, son compagnon. Autant d’épaules sur lesquelles elle s’appuie chaque jour.

“Hier clairement j’ai craqué. A la fois la situation me désole et me révolte. Parce que je me dis à quoi bon continuer à se battre. Ce système ne tient qu’avec des bouts de ficelle déjà quand tout va bien. Le handicap est toujours relégué, alors quand il y a un grain de sable, il y a tout qui pète. Personne n’est là pour te répondre et trouver des solutions adaptées pour ces publics vulnérables. Tu te retrouves à devoir avancer dans un quotidien désespérant. Je vis au jour le jour” – Astrid Willemet

Astrid ne pense jamais à demain. “Si je me demande comment on va tenir jusqu’en mai je m’effondre. Alors c’est pas après pas, marche après marche”. 

Deux fois par semaine, la sonnette retentit, atténuant un peu ce profond sentiment de solitude. Un infirmier continue à assurer la toilette de Gabin chaque lundi et chaque mercredi. Ce sont les seuls soins dont bénéficient encore le jeune adolescent. “En fait nous sommes abandonnés, on est à bout. Je suis à bout. Le gouvernement fait des effets d’annonce pour le handicap mais derrière il n’y a rien. Absolument rien…”

Pour contacter Astrid Willemet :
https://www.facebook.com/pourgabinettouslesautres/
https://twitter.com/PourGabinettous

Source FR3.

Mr RAOULT – Remise du Prix Scientifique ! Il faut entendre ce que dit le professeur Raoult…!

Au moins vous êtes au courant !

“Pour mémoire Cohn – Bendit ce “Gugus”, puant de médiocrité, a critiqué tout récemment Monsieur RAOULT !” No comment !

La Rédaction Handicap Info.

Mr RAOULT - Remise du Prix Scientifique ! Il faut entendre ce que dit le professeur Raoult…!!!!!!!!!!!

 

Coronavirus : “L’interne m’a dit que mon père n’irait pas en réanimation”… Témoignage !

Sarah (1) a eu la douleur de perdre son père, 86 ans, originaire de Talange, du Covid-19. Il est décédé jeudi 26 au matin à l’hôpital de Mercy.

Elle raconte des heures très dures, la tension extrême, la place restreinte laissée aux familles, le stress du personnel médical.

Témoignage.

Coronavirus : "L’interne m’a dit que mon père n’irait pas en réanimation"

« Il a toujours été très costaud. Il a lutté mais le coronavirus a eu raison de lui. C’est terrible, vous savez de partir dans ces conditions. Et puis on a eu l’impression de ne pas avoir notre place à l’hôpital », soupire Sarah (1), qui vit près de Metz. Son père, âgé de 86 ans, est décédé jeudi 26 au matin du coronavirus à l’hôpital de Mercy. Deux jours plus tôt, le 24 au soir, ses enfants appellent le Samu parce qu’il a d’énormes difficultés à respirer. L’octogénaire n’est pas en mauvaise santé pour son âge. « Il souffre de Parkinson, mais la maladie est gérée depuis des années, il a un peu de diabète mais il bougeait, il marchait, il conduisait », détaille sa fille. Il est admis au service des maladies infectieuses après avoir été testé positif au Covid19.

« Je sais que c’est dur pour les soignants »

« La famille n’a pas droit de voir les malades, on a juste le droit de passer un coup de téléphone. Là, on nous dit seulement en deux minutes si son état est stable ou pas. Mais mon père a pu m’appeler. Il m’a dit : on me fait souffrir, venez me chercher ! ». Sa fille se déplace. Difficile de le retrouver dans l’hôpital. « On me dit qu’il serait en zone de transit. J’arrive à le trouver. Je voulais juste le rassurer un peu. De loin ».

Le médecin l’autorise « à le voir passer dans un couloir ». Elle se poste contre un mur et attend « des heures ». Elle doit parlementer avec des agents de sécurité qui lui reprochent de « vouloir forcer l’entrée du service Covid ». La situation se tend. Sarah est catastrophée : « On a besoin de plus de communication. Je sais que c’est dur pour les soignants. Mais je suis sûre que bon nombre de familles vont vivre ces situations difficiles ». Sarah parvient à voir son père et lui fait un petit signe, « pendant deux secondes », pour le rassurer.

« Ils m’annonçaient qu’ils le laissaient mourir »

Elle rentre chez elle, près de Metz. Quelques heures plus tard, un interne l’appelle. « Je demande tout de suite si mon père est mort. Il y a de longs blancs, des hésitations. Puis l’interne me dit : faut que vous sachiez qu’on ne soignera pas votre père. Son état est critique mais il ne sera pas pris en charge en réanimation. Vous aurez juste 30 minutes pour le voir après son décès. Une seule personne de la famille équipée de protections sera autorisée à le voir ».

Sarah résiste : « J’ai dit non : si le médecin m’avait expliqué un peu, m’avait dit qu’ils n’avaient pas de place, qu’ils n’avaient pas les moyens de sauver tout le monde, qu’ils avaient des directives, qu’il fallait choisir les patients, j’aurais peut-être compris… Là, c’était brutal, sans explication. Ils m’annonçaient qu’ils le laissaient mourir ».

« Que ça se passe dans la dignité »

Elle est équipée des pieds à la tête – charlotte, masque, visière, gants, blouse – pour voir son père. Une dernière fois. « Mon père avait froid, j’ai demandé à une infirmière de faire quelque chose. Elle a pris sa température mais comme il n’en avait pas, elle a enlevé la fine couverture qu’il avait encore sur lui. Je l’ai remise. Là, elle m’a dit de la laisser faire son travail ou sinon, je n’avais qu’à sortir ! ». Une aide-soignante arrondit alors les angles. « Oui, elle a été très bien. Elle m’a dit : je vous promets de bien m’occuper de votre papa, rassurez-vous ».

Mon frère, avec qui on était en contact par vidéo, finit par obtenir l’autorisation de venir également le voir. « Il l’a retrouvé au sol dans la salle de bains ». Le jeudi 26 au matin, une seule personne de la famille parvient à le voir 10 minutes. Le lendemain, quelques proches sont réunis à la morgue autour de sa dépouille. Il a été enterré au carré musulman de Talange. « Même en période de catastrophe, il faut qu’il reste un minimum d’humanité. Je n’accuse pas Mercy, les soignants, l’hôpital… Je veux juste que ça se passe dans la dignité. Pour tous les autres qui vont vivre la même chose que moi ».

(1) : le prénom a été modifié

Source EST REPUBLICAIN.

Le Pr. Éric Chabrière, bras droit du Dr Raoult, balance toute la vérité (Interview complète sur LCI)…!

Interview du Pr Éric Chabrière de l’équipe du Pr Raoult. Eric Chabrière, professeur à l’Institut des maladies infectieuses de Marseille.

Didier Raoult claque la porte du Conseil scientifique de Macron. Mercredi 25 mars 2020.

Le Pr. Éric Chabrière, bras droit du Dr Raoult, balance toute la vérité (Interview complète sur LCI)...!

 

Source LCI.