Insultes, dépression, angoisse… : les caissiers épuisés par seize mois de Covid-19…

Il est loin, le temps du premier confinement où des clients les remerciaient. Seize mois après le début de la crise sanitaire, de nombreux hôtes et hôtesses de caisse de la région rennaise (Ille-et-Vilaine) ont atteint le point de rupture.

Insultes, dépression, angoisse… : les caissiers épuisés par seize mois de Covid-19

 

Il garde un souvenir ému des « clients qui achetaient des gâteaux dans le magasin et les déposaient en salle de pause » ou de ceux « qui avaient applaudi les caissières » au premier confinement. Mais progressivement, « ce climat s’est atténué, rapporte Rémi (1), agent de sécurité qui travaille dans différentes grandes surfaces de la métropole rennaise (Ille-et-Vilaine). « Les gens en ont eu marre du masque et étaient moins sympas ».

« Des hôtesses craquent presque tous les jours »

« La reconnaissance des clients a duré quelques semaines, confirme Steeven, hôte de caisse. Ensuite, la clientèle est devenue de plus en plus impatiente, désagréable, en oubliant souvent le bonjour. » « Les clients sont encore plus irrespectueux qu’avant, abonde Océane. La moitié est exécrable, et quand nous les reprenons pour le masque mal mis ou l’oubli du gel, on se fait insulter. »

« Je fais en sorte de garder ma bonne humeur mais je suis au bout du rouleau. Et quand je vois le variant Delta qui arrive, j’ai peur de revivre ça. ».  (Photo : Franck Dubray / Ouest-France)

« Je fais en sorte de garder ma bonne humeur mais je suis au bout du rouleau. Et quand je vois le variant Delta qui arrive, j’ai peur de revivre ça. ». (Photo : Franck Dubray / Ouest-France) 

« Des hôtesses craquent presque tous les jours, poursuit Steeven. Elles fondent en larmes après des insultes de clients mécontents parce qu’ils ne veulent pas suivre les consignes Covid, que le pain est trop cuit ou une erreur de code-barres. Certaines qui sont présentes depuis 15 ou 20 ans veulent partir, elles sont à bout de nerfs. La direction nous dit qu’elle nous comprend mais ne fait rien. »

Nolwenn est encore « traumatisée par les clients qui se ruaient sur les pâtes, la farine et papiers toilette au début du premier confinement. Je passais des chariots à plus de 500 euros, on aurait dit qu’une guerre se préparait. À chaque annonce du gouvernement, je suis angoissée à l’idée d’aller au travail. La peur que ça recommence m’envahit. »

Nolwenn est encore « traumatisée par les clients qui se ruaient sur les pâtes, la farine et papiers toilette au début du premier confinement. On aurait dit qu’une guerre se préparait. » (Thomas Brégardis / Archives Ouest-France)

Un mal-être exacerbé par un vrai manque de reconnaissance. « Nous sommes pris pour des moins que rien, poursuit-elle. Je trouve que notre mérite n’est pas à la hauteur de ce qu’on devrait avoir. Beaucoup de collègues sont en dépression. J’ai moi-même été arrêtée, envahie par la peur, le stress, la fatigue… Aujourd’hui je n’ai qu’une envie : changer de métier. Je suis moralement et physiquement épuisée. »

« Je n’ai qu’une envie : changer de métier »

Au printemps dernier, Antoine (1) a lui aussi a craqué. Cet hôte de caisse et personnel d’un drive a « très mal vécu le coup de bourre terrible du premier confinement et la peur de contaminer ma femme et ma fille. » Il a lui aussi été arrêté une semaine.

Dans les mois qui suivent, il doit faire la police « pour demander aux gens de porter le masque. Une fois, on m’a même menacé ». Du coup, « je fais de moins en moins la remarque aux clients. Je fais en sorte de garder ma bonne humeur mais je suis au bout du rouleau. Et quand je vois le variant Delta qui arrive, j’ai peur de revivre ça. »

(1) prénom d’emprunt

Source OUEST FRANCE.

Coronavirus : Six Français sur dix craignent un rebond de l’épidémie d’ici à septembre…

Et alors que la circulation du Covid-19 n’a pas été aussi basse depuis août 2020, 61 % des personnes sondées anticipent une nouvelle vague.

Pour 13 % dès cet été, et pour 48 % en septembre.

Coronavirus : Six Français sur dix craignent un rebond de l’épidémie d’ici à septembre

 

Retourner en terrasse, au théâtre, à la salle de sport, se promener sans masque, faire la fête sans regarder sa montre… Depuis quelques semaines, la France retrouve un semblant de vie d’avant, avec la levée progressive des restrictions. Depuis le 17 juin, le masque n’est plus obligatoire à l’extérieur et depuis une semaine, les Français ne sont plus contraints par un couvre-feu.

Pourtant, si ces allégements sont vécus comme un soulagement pour certains, beaucoup restent sur leurs gardes. C’est en tout cas les enseignements que l’on peut tirer de notre dernier baromètre* de la santé YouGov, réalisé en partenariat avec Doctissimo. Chaque mois, depuis novembre 2020, 20 Minutes sonde ainsi les connaissances et comportements des Français vis-à-vis du Covid-19.

61 % des Français craignent une nouvelle vague

Le chiffre marquant de ce baromètre, et qui dit combien le temps de l’insouciance n’est pas encore d’actualité, concerne le futur : 61 % des Français craignent une résurgence de l’épidémie. Plus en détail, 13 % anticipent une quatrième vague dès cet été, 48 % en septembre… et seulement 8 % pensent qu’il n’y aura pas de remontée des contaminations. « C’est logique d’avoir cette perspective, car une nouvelle vague est possible, admet Pierre Parneix, médecin de Santé Publique et d’Hygiène Hospitalière au CHU de Bordeaux. Mais savoir quand exactement… On peut y lire une vision pragmatique : les gens ont acquis une connaissance de l’incertitude liée à ce coronavirus capable de multiples mutations. Et ils sont encore continuellement abreuvés d’actualités internationales peu rassurantes. »

La diffusion extrêmement rapide du variant Delta au Royaume-Uni ou au Portugal laisse en effet planer une chape de plomb. « Il faut tout de même profiter de cette période d’accalmie, conseille Pierre Parneix. Si cette inquiétude est transformée en élan vaccinal, tant mieux. Si elle gâche l’été, c’est dommage ».

63 % des Français continuent à mettre le masque en extérieur

Autre illustration de la méfiance actuelle : le masque. Jean Castex avait surpris les Français le 16 juin avec (pour une fois) une bonne nouvelle. Il annonçait alors qu’au vu de la faible circulation du virus, le port du masque était levé à l’extérieur (et pas à l’intérieur), sauf exceptions (regroupements, files d’attente, marchés, stades…). Une décision qui ne convainc pas tout le monde. En effet, toujours selon notre baromètre, 20 % des Français désapprouvent cet allègement. Plus étonnant encore, 63 % des personnes interrogées continuent à porter le masque en extérieur, même quand ce n’est pas obligatoire. Et une sur quatre indique le faire de manière systématique. « Des chiffres pas forcément attendus, reconnaît le médecin. Cela traduit une anxiété. »

Comment l’expliquer ? L’annonce n’est tout d’abord pas vieille, et finalement, après trois confinements et des milliers de plans annulés, certains ont du mal à être totalement rassurés. « Ce n’est pas incohérent, on sort d’une longue période très anxiogène, reprend le médecin. Est-ce de la bonne inquiétude ou un excès de prudence ? Les gens peuvent avoir confiance : si l’épidémie décroît, on peut limiter les contraintes. A condition que les gens portent bien le masque là où c’est obligatoire. » Lui voit le côté positif. « Le risque d’être contaminé, même faible, perdure. Donc il faut garder certaines mesures barrières : la distanciation avec quelqu’un qu’on ne connaît pas, une bonne hygiène des mains. L’arrêt des masques en extérieur ne veut pas dire l’arrêt de tout. »

De là à penser que les Français seront plus réceptifs aux mesures de prévention à l’avenir ? « La santé publique devrait sortir renforcée de cette crise, s’enthousiasme Pierre Parneix. Si le contexte s’assainissait, on verra l’hiver prochain comment les gens adhéreront à la vaccination grippale, s’ils continuent à porter le masque dans les transports, si on garde les distributeurs de gel dans les rues. On a fait un bond en avant énorme. On fera un pas en arrière, forcément, mais de quelle ampleur ? »

23 % sont retournés au cinéma, 13 % dans une salle de sport

Dernier signe que les réticences restent nombreuses : les Français, après huit mois de disette culturelle, ne se précipitent pas dans les salles obscures. Seuls 23 % sont retournés au cinéma ou au théâtre, et 13 % dans les salles de sport. Et on ne voit pas d’immense différence par rapport à l’âge : cela concerne 36 % des 18-24 ans pour la culture et 23 % pour les salles de sport. Seul « loisir » qui attire davantage les foules, les restaurants : 59 % des personnes interrogées se sont offert un dîner, dont 76 % des 18-24 ans. « Ce qui est étonnant, c’est qu’on pourrait croire qu’ils seraient plus réticents à aller au restaurant, où on ne porte pas de masque, qu’au cinéma, où c’est très sécurisé, reprend Pierre Parneix. Je pense que le restaurant a été davantage un manque que le cinéma, car on a accès chez soi à quantité de films. D’ailleurs, les restaurateurs assurent que les premières semaines, c’était la folie, avec des gens qui mangeaient debout, sous la pluie… »

Le médecin estime que des Français ont pu se « déshabituer » à sortir le soir. « On le voit dans le monde du travail, certains ont adopté le télétravail. » Sans compter que tous les théâtres n’ont pu rouvrir en respectant les jauges et les restrictions. Et que les prix des sorties culturelles restent un frein pour certains. Qui n’ont en plus pas forcément envie de s’enfermer dans une salle obscure au mois de juin, après des mois d’hibernation. « Le port de masque un peu long peut également être un frein », conclut le médecin de santé publique.

* L’enquête a été réalisée sur 1.005 personnes représentatives de la population nationale française âgée de 18 ans et plus. Le sondage a été effectué en ligne, sur le panel propriétaire YouGov France du 22 au 23 juin 2021.

Source 20 MINUTES.

Coronavirus : C’est quoi le Pass sanitaire européen ?…

EPIDEMIEA partir du jeudi 1er juillet, le Pass sanitaire européen entre en vigueur pour les 27 Etats-membres.

Coronavirus : C'est quoi le Pass sanitaire européen ?

 

  • A partir du jeudi 1er juillet, le Pass sanitaire européen doit aider les habitants de l’Union à voyager entre ses différents pays.
  • Ce Pass sanitaire européen remplace le QR code français, et a d’autres spécificités.
  • 20 Minutes vous récapitule tout.

« Le vent se lève, il est temps de vivre », écrivait Paul Valéry. Et temps de voyager. Pour relancer le tourisme dans l’UE, le pass sanitaire européen, ou certificat sanitaire européen selon les versions, entre en vigueur à partir de ce jeudi 1er juillet pour faciliter le passage des frontières entre pays membres.

Mais comment fonctionne-t-il ?

Le pass sanitaire européen, c’est quoi ?

Tout comme le pass sanitaire français, il se présente sous la forme d’un QR code, papier ou numérique, qui peut indiquer trois choses : un test négatif récent (entre 48 et 72 heures maximum selon le pays), une vaccination complète contre le coronavirus (soit deux semaines après deux doses de Pfizer-BioNtech/Moderna/AstraZeneca, soit deux semaines après une dose de Pfizer-BioNtech/Moderna/AstraZeneca s’il y a déjà eu une infection au coronavirus avant, soit deux semaines après une seule dose de Jansen), ou une immunité après avoir déjà contracté le coronavirus (dans un délai maximum qui varie selon les pays, 180 jours en France).

A quoi ça sert ?

Principalement, à passer les frontières, mais aussi à éviter les éventuelles quarantaines mises en place. Uniformisé à l’échelle de l’Union, il doit concerner les 27 pays membres, ainsi que la Suisse, le Liechtenstein, l’Islande et la Norvège. À compter de ce jeudi, il doit être émis et accepté dans tout l’espace européen.

Certains pays, tel que l’Irlande ou au Danemark, réfléchissent également à utiliser un Pass sanitaire pour les entrées en intérieur au restaurant ou au bar. Dans ces cas-là, le Pass sanitaire européen pourrait également s’avérer indispensable.

Est-ce obligatoire ?

Non, le Pass sanitaire européen facilite les démarches mais Thierry Breton, commissaire européen en charge des vaccins, a assuré qu’il ne serait pas obligatoire pour voyager en Europe lors de cet été 2021. Concrètement, sans Pass sanitaire, un test négatif vous sera probablement demandé, à l’aller comme au retour. Attention néanmoins, notamment avec l’explosion du variant Delta, certains pays pourraient imposer des quarantaines en cas d’absence de Pass sanitaire.

Est-ce que cela marche en dehors de l’Europe ?

Pour le moment, non. Mais on insiste sur ce « pour le moment », Emmanuel Macron ayant notamment indiqué son intention d’y intégrer les Etats-Unis, et de nombreux autres pays étant susceptible d’être intéressés, au vu de la manne financière que constitue le tourisme européen.

En quoi diffère-t-il du Pass sanitaire français ?

En réalité, cela y ressemble beaucoup, tellement d’ailleurs que le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes avait indiqué sur Twitter fin avril : « Nous travaillons sur un pass européen qui ne sera pas un deuxième document, ce sera la même chose [..] et au niveau européen cela permettra de retrouver plus de déplacements, de liberté, de voyages notamment pour cet été, pour le tourisme, pour les vacances. »

Techniquement, le QR code français est valable dans toute l’Europe, mais afin d’éviter tout problème, il semble plus prudent de télécharger la version européenne (sur papier ou sur portable).

Depuis le vendredi 25 juin, l’Assurance maladie a arrêté de produire des certificats avec le code franco-français, remplacé par cette version européenne. Donc si votre certificat est émis après ce 25 juin (que ce soit pour un test ou un état vaccinal), c’est bon pour vous. Mais si vous avez obtenu un certificat avant cette date, vous pouvez aller télécharger la nouvelle version sur le site de l’assurance-maladie.

Si vous avez déjà entré votre QR code dans l’application TousAntiCovid, une mise à jour vous permettra de passer d’un QR code uniquement français à un QR code européen. Elle devrait être disponible dans les prochains jours.

Est-ce vraiment totalement uniformisé ?

Si le principe reste le même, la durée de certaines réglementations peut varier. Ainsi, en France, le test négatif doit être de 48 heures maximum, mais certains pays européens peuvent l’allonger à 72 heures. Idem pour la preuve de votre immunité post-infection. En France, un test positif est valable entre 15 et 180 jours (six mois), mais certains pays européens peuvent réduire la durée de validité de ce test. Renseignez-vous donc bien avant votre voyage.

Pour les vaccins, alors qu’en France, le cycle vaccinal est considéré comme terminé deux semaines après la seconde dose, certains pays européens considèrent, eux, le cycle vaccinal terminé dès la seconde dose. Les vaccins autorisés partout en Europe sont les mêmes qu’en France : Pfizer-BioNTech, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Certains pays peuvent autoriser en plus le Spounitk V ou d’autres vaccins étrangers.

Source 20 MINUTES.

LA REUNION – Coronavirus : un numéro vert pour les personnes handicapées et leurs aidants…

Prévu pour le 1er janvier 2022, la mise en service du numéro vert a été anticipée et adaptée au contexte de la crise sanitaire.

L’objectif : répondre aux besoins des personnes en situation de handicap les plus isolées et prévenir les situations de rupture.

Coronavirus : un numéro vert pour les personnes handicapées et leurs aidants. Fauteuil handicapé anonyme

 

A La Réunion, la communauté 360 Covid est mobilisée pour écouter et orienter les personnes en situation de handicap et leurs aidants. Un numéro vert est désormais en service pour cela : 0800 360 360. Il vient ainsi compléter les dispositifs déjà mis en place.

Des solutions adaptées aux besoins

Les personnes concernées peuvent ainsi échanger avec des professionnels spécialisés qui pourront évaluer leur situation et proposer des solutions en réponse aux besoins identifiés. L’appelant est orienté vers une équipe de conseillers située à La Réunion.

Cette plateforme téléphonique permet de répondre à de nombreuses questions notamment :

  • Vous êtes en situation de handicap, vous n’avez plus de solution d’accompagnement ou de soins en raison de la crise ?
  • Vous êtes un aidant, vous avez besoin de soutien, et vous ne trouvez pas de relais ?
  • Vous avez besoin d’appui pour reprendre vos activités habituelles ?
  • Vous accueillez un enfant en situation de handicap confié à l’aide sociale à l’enfance, la situation s’est dégradée en cette période de crise sanitaire ?
  • Aucun de vos relais habituels ne peut répondre à vos difficultés ?

Une solution est ainsi construite avec la personne et toutes les compétences nécessaires mobilisées.

Une équipe de conseillers située à La Réunion

La communauté 360 à La Réunion a été mise en place par l’ARS en concertation avec le conseil départemental et la Maison Départementales des Personnes Handicapées, et portée par l’ALEFPA, l’Association Laïque pour l’Education, la Formation, la Prévention et l’Autonomie.

Des experts des associations de personnes, d’établissements et services médico-sociaux, de l’hôpital, des professionnels de santé de ville, de l’école, des entreprises, de la mairie, des services publics ou des citoyens, y prennent part.

Cette communauté de professionnels a été déployée durant l’épidémie de Covid accompagner les personnes en situation de handicap les plus isolées et prévenir les situations de rupture. Elle propose ainsi du soutien aux aidants, un appui à la continuité scolaire, un soutien psychologique ou encore des informations sur le Covid.

Source FRANCE INFO.

Retraites : Non l’espérance de vie en bonne santé n’est pas en baisse en France…

FAKE OFF C’est pourtant ce qu’a affirmé le vice-président du Rassemblement national, Jordan Bardella, alors qu’il était interrogé sur le projet de réforme du système des retraites.

Retraites : Non l’espérance de vie en bonne santé n’est pas en baisse en France

 

  • Invité sur BFMTV ce lundi, Jordan Bardella a fait connaître son opposition à un éventuel allongement de l’âge légal de départ à la retraite.
  • Pour argument, la tête de liste du RN pour les élections régionales en Île-de-France a affirmé que l’espérance de vie en bonne santé reculait dans l’Hexagone.
  • Or, si l’espérance de vie générale a bien baissé en 2020 à cause de la surmortalité due à l’épidémie de Covid-19, l’espérance de vie en bonne santé a augmenté dans les dernières années.

L’espérance de vie en bonne santé est-elle vraiment en baisse dans l’Hexagone, comme l’affirme Jordan Bardella ? Invité sur le plateau de BFMTV au lendemain du premier tour des élections régionales et départementales, le vice-président du Rassemblement national, tête de liste dans la région Île-de-France, a fait connaître ce lundi son opposition à un  éventuel retour de la réforme des retraites. Ce projet très controversé, à l’origine d’un mouvement intense de contestation sociale en 2019, avait en effet dû être suspendu avec l’arrivée de la pandémie de Covid-19. La réforme a depuis été à nouveau évoquée par le président de la République.

« Il n’y a que les liquidateurs d’en haut, les prédateurs d’en haut qui nous dirigent, qui font bien souvent le jeu des grandes banques, de la grande finance, qui considèrent que l’on peut travailler jusqu’à 70 ans », a fustigé Jordan Bardella en référence à un éventuel allongement de l’âge légal de départ à la retraite. Ajoutant que « l’espérance de vie en bonne santé recule dans notre pays, et que c’est ce qu’il faut avoir en tête. »

FAKE OFF

Ce n’est pourtant pas l’avis de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) qui a noté, en décembre 2020, que « l’espérance de vie sans incapacité » avait augmenté « de 1 an et 6 mois pour les femmes et de 1 an et 8 mois pour les hommes » entre 2008 et 2018.

Cet indicateur, aussi appelé « espérance de vie en bonne santé », ou « espérance de santé » est calculé par la Drees en complément de la simple « espérance de vie » (79,2 ans pour les hommes et 85,3 ans pour les femmes en 2020, selon l’Insee), qui correspond « au nombre moyen d’années qu’une génération fictive peut espérer vivre en étant soumise, à chaque âge, aux conditions de mortalité d’une année donnée ».

Pour calculer le nombre d’années à vivre sans incapacité, la Drees a sélectionné un échantillon représentatif de personne et leur a demandé s’ils se sentaient « limités depuis au moins six mois, à cause d’un problème de santé, dans les activités que les gens font habituellement ».

« En 2019, une femme de 65 ans peut espérer vivre 11,5 ans sans incapacité et 18,5 ans sans incapacité sévère », tandis « qu’un homme, 10,4 ans sans incapacité et 15,7 ans sans incapacité sévère », note la Drees. Ces résultats placent la France au-dessus de la moyenne européenne, avec environ cinq mois d’espérance de vie en bonne santé de plus.

La pandémie de Covid-19 fait reculer l’espérance de vie générale

L’année 2020 a été marquée par une forte hausse des décès dus à l’épidémie de Covid-19​ avec 669.000 décès, soit 56.000 de plus qu’en 2019, note l’Insee. L’espérance de vie générale, qui est soumise aux conditions de mortalité d’une année donnée, a ainsi baissé de 0,5 an par rapport à 2019 pour les femmes, et de 0,6 an pour les hommes.

Cette soudaine baisse peut, dans une moindre mesure, être mise en perspective avec celle observée en 2015, alors que la grippe hivernale s’était montrée particulièrement meurtrière. Les femmes avaient vu baisser leur espérance de vie de 0,3 an et les hommes de 0,2 an, sans toutefois empêcher la courbe de repartir à la hausse l’année suivante.

Source 20 MINUTES.

Gare à la grippe cet hiver, alertent des scientifiques britanniques…

Des experts britanniques ont alerté ce lundi 21 juin sur le risque sanitaire que pourrait représenter la grippe hivernale.

Selon eux, la baisse de l’immunité contre cette maladie, du fait du confinement et des mesures barrières, pourrait entraîner un fort taux de mortalité au cours de l’hiver prochain.

Gare à la grippe cet hiver, alertent des scientifiques britanniques. Illustration, vaccin contre la grippe.

 

La grippe pourrait être plus inquiétante que le Covid-19 cet hiver, préviennent les experts au Royaume-Uni. Selon Anthony Harnden, membre du comité sur la vaccination et l’immunité, la très forte chute des cas de grippes l’an dernier pourrait avoir fait baisser l’immunité contre cette maladie.

La grippe pourrait devenir un plus gros problème ​que le Covid-19, estime-t-il sur la BBC lundi 21 juin 2021. Les experts britanniques de la santé en font un défi majeur de l’hiver prochain, notamment en cas de nouvelle vague épidémique de coronavirus. En France, la grippe a fait plus de 65 000 décès entre 2012 et 2020.

Boris Johnson en fait un argument en faveur de la vaccination

Habituellement, la période de vaccination contre la grippe commence dès septembre en Grande-Bretagne, mais tous les efforts sont actuellement concentrés sur la lutte contre le Covid-19. Un appel a été lancé au gouvernement pour demander quel plan de lutte contre la grippe a été prévu.

En visite dans une agence gouvernementale de santé, le Premier ministre britannique, Boris Johnson a confirmé lundi que les scientifiques affirment que la grippe reviendra cet hiver, que nous aurons un hiver difficile pour toutes sortes de raisons…

Raison de plus pour réduire le nombre de cas de Covid dès maintenant afin de donner au NHS (la sécurité sociale britannique) le temps de faire face​, a-t-il déclaré.

Source OUEST FRANCE.

Vaccination : C’est quoi la stratégie réactive, prôné par la Haute Autorité de Santé ?…

CORONAVIRUS La Haute Autorité de Santé veut adapter la stratégie vaccinale à l’apparition de variants de plus en plus contagieux.

Vaccination : C'est quoi la stratégie réactive, prôné par la Haute Autorité de Santé ?

 

  • La Haute Autorité de Santé recommande de passer à une stratégie de vaccination réactive.
  • Lorsqu’une personne est testé positive à un variant dangereux, tout son entourage devrait se faire vacciner au plus vite.
  • La stratégie est-elle efficace ?

Ce lundi, la Haute Autorité de Santé (HAS) a recommandé de mettre en place une stratégie de vaccination « réactive » face aux variants les plus dangereux du coronavirus, comme le variant Delta, estimé 60 % plus contagieux que le variant Alpha, lui-même 50 à 74 % plus transmissibles que la souche originelle de Covid-19.

La vaccination réactive consiste à vacciner « très rapidement » tout l’entourage de chaque cas positif à un variant préoccupant dès que ce dernier est identifié. Par entourage, la HAS évoque « l’ensemble des individus du foyer du cas détecté, des personnes à son lieu de travail et/ou à l’école/université ».

Réagir, n’est ce pas déjà trop tard ?

La stratégie peut laisser sceptique en première impression. Quel intérêt de vacciner les proches lorsque la personne est déjà positive, et que le vaccin nécessite deux doses (hors Jansen) avec plusieurs semaines d’intervalle suivi encore de deux semaines pour offrir son immunité maximale ? En réalité, même si elle n’est pas parfaite, la première dose offre un début de protection immunitaire au bout de douze jours. Une protection très partielle, loin d’être suffisante pour que vous cessiez d’appliquer les mesures barrières après votre première dose, mais qui – dans le cas qui nous intéresse – est toujours mieux que rien. Ainsi, si une double dose de vaccin à ARN messager (Pfizer-BioNtech/Moderna) protège à 90 % contre les risques d’une hospitalisation, la première dose protège quand même à 30 %, et diminue également de 30 % les risques d’attraper le variant Delta. Si une première dose n’est pas suffisante (on se permet d’insister), elle n’est pas inutile pour autant.

Très bien, mais si cette première dose n’est efficace qu’au bout de douze jours, quel est l’intérêt pour l’entourage d’un cas positif ? Pour rappel, un individu est généralement contagieux entre cinq et quinze jours après sa contagion. Et encore, cela signifie qu’il se sera fait tester positif dès le moment où il aurait attrapé le virus. Dans l’hypothèse plus probable où il s’est fait tester après avoir contracté des symptômes, son pic de contagion est déjà passé (il intervient généralement deux jours avant les premiers symptômes, et l’individu n’est plus contagieux entre sept et dix jours après leur apparition). Autant dire que si l’individu contaminé a contracté le virus, il l’aura transmis avant que l’effet de la primo-vaccination n’intervienne chez ses proches.

Casser les chaînes de transmission

C’est notamment en raison de ces délais d’incubation du coronavirus que la HAS ne préconise pas une stratégie par anneau, qui consiste à vacciner les cas contacts et leurs propres cas contacts. En raison de la durée d’incubation du virus (cinq jours environ) comparé à la durée de l’apparition du début de la protection vaccinale (douze jours environ après la première dose), le temps que la protection commence, c’est déjà trop tard pour les cas contacts des cas contacts, déjà contaminés.

Aucun bénéfice alors ? Et bien, si, car il ne faut pas oublier les contaminations par rebond. « La stratégie vise surtout à éviter une deuxième génération de cas de contamination puisque en effet on ne pourra sans doute pas éviter que ceux parmi les « contacts » qui sont déjà infectés ne développent une infection », note Marie-Paule Kieny, virologue, vaccinologiste et experte en santé publique française.

Prenons un exemple. Martin, Laurie, Stéphanie et Julien travaillent dans la même entreprise. Martin se fait tester positif au variant Delta, après l’apparition des premiers symptômes. En conséquence, Laurie, Stéphanie et Julien se font vacciner. A J + 12, ils ont donc un début d’immunité. C’est hélas trop tard pour Laurie, qui ne le savait pas mais qui a été contaminé par Martin la veille de son test. Trop tard également pour Stéphanie, qui s’est fait contaminer par Laurie à son tour. Pour cette chaîne de transmission là, effectivement, la vaccination a été inutile. Mais voilà, à J + 13, Stéphanie, qui ignore encore qu’elle est positive, prend une pause-café avec Julien. Alors que sans primo-injection, Julien aurait été contaminé à son tour, la première dose le protège suffisamment pour éviter l’infection. Grâce à la stratégie réactive, la chaîne de contamination s’arrête à Stéphanie, alors que sans la primo-vaccination de tous, Julien aurait été contaminé et aurait pu à son tour contaminer d’autres personnes. Ce sont ces rebonds-là que la stratégie réactive compte éviter.

A la recherche du temps perdu

Une stratégie efficace ? Les avis divergent. Pour Marie-Paule Kieny, « à partir du moment où on intervint très vite, c’est une stratégie très efficace. Elle interrompt les chaînes de transmission de personne à personne ». Eric Billy, chercheur en immuno-oncologie, se montre plus sceptique : « Il ne faut pas perdre de vue que la vaccination c’est avant tout de la prévention, et non de la thérapie. Une fois qu’un cluster est détecté, il est bien souvent trop tard pour son entourage. Et la primo-vaccination n’offre, même douze jours après, qu’une protection très partielle. La vaccination n’est pas une “réaction”, c’est une anticipation ».

Pour le chercheur, il faut donc pousser avant tout vers plus de primo-vaccination avant même qu’un cas positif ne soit détecté. « Les gens doivent se vacciner, et les autorités sanitaires doivent réfléchir à comment lutter contre la baisse des primo-vaccinations », pointe Eric Billy. Même message pour le médecin et vaccinateur Christian Lehmann : « On a fait croire aux gens que la vaccination pouvait attendre les vacances ou même la rentrée, mais c’est maintenant qu’il faut se vacciner au maximum. Le variant Delta est déjà présent sur tout le territoire. Il faut donc vacciner, vacciner, vacciner. » Plus que la vaccination réactive, l’heure est donc à la vaccination très active.

Source 20 MINUTES.

Covid-19 : trois questions sur la surestimation du nombre de cas détectés par Santé publique France…

L’agence a annoncé jeudi un changement important dans le système qui permet de comptabiliser les cas de Covid-19 en France, après avoir surévalué le nombre de malades en comptant plusieurs fois certains patients.

Le taux d'incidence a été revu à la baisse par Santé publique France après un recalcul pour supprimer près de 350 000 cas qui étaient des doublons. (MARTIN BERTRAND / HANS LUCAS / AFP)

 

L’agence a tenu à rassurer : l’écart constaté ne change pas la dynamique de l’épidémie. Santé publique France (SPF) a mis à jour,  jeudi 20 mai, son système d’information, nommé SI-DEP, après avoir surévalué le nombre de malades en comptant plusieurs fois certains patients.

Le logiciel en question lui permet de suivre au quotidien le nombre de cas de Covid-19 recensés, et donc de calculer le taux d’incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) ainsi que le taux de positivité (nombre de cas positifs rapporté au nombre de tests).

Ces indicateurs sont utilisés en France pour évaluer la progression de l’épidémie et influencent le gouvernement dans la mise en place d’un calendrier sanitaire. Franceinfo vous explique ce qui a conduit Santé publique France à cette surestimation.

1  Pourquoi Santé publique France a-t-elle surestimé le nombre de cas ?

L’agence s’appuie sur un logiciel nommé SI-DEP (pour “système d’information de dépistage”) afin de suivre la progression de l’épidémie de Covid-19 et d’établir les indicateurs que sont les taux d’incidence, de positivité et de dépistage. Le logiciel centralise les tests et leurs résultats.

Pour garantir la protection des données des personnes testées, un algorithme dit de “pseudonymisation” transforme les données (nom, prénom, âge, sexe) du patient en identifiant. Chaque personne testée se voit attribuer un pseudonyme calculé à partir de ses données nominatives. Les données pseudonymisées sont transférées dans la base de données utilisée par Santé publique France pour calculer les indicateurs de l’épidémie.

C’est lors de cette étape de pseudonymisation qu’un problème est apparu. Des personnes ont pu être testées plusieurs fois dans un temps très court et dans plusieurs endroits. Lorsque le nom d’une personne n’était pas saisi exactement de la même façon (accents, majuscules et minuscules…), le système de pseudonymisation pouvait lui attribuer deux pseudonymes différents. Une personne testée deux fois, par exemple pour détecter un variant, devenait alors deux cas, sans qu’il soit possible de l’identifier comme doublon.

Le processus de pseudonymisation a été corrigé avec un algorithme plus souple, et la version corrigée va être appliquée sur les données des trois derniers mois. Cette durée de trois mois correspond à la durée de conservation des données nominatives et, d’autre part, explique Santé publique France, elle recouvre la montée en charge de la détection des variants.

2  Quelle différence a été constatée ?

En appliquant la nouvelle méthode, Santé publique France annonce que les indicateurs recalculés affichent une baisse de 12% pour le taux d’incidence France entière, une baisse de 8% du taux de positivité France entière, et une baisse de 6% du nombre de cas confirmés.

Au 19 mai, Santé publique France annonçait 5 917 397 cas recensés depuis le début de l’épidémie, avec ces 6% de cas en trop. Le nouveau nombre de cas au 20 mai est de 5 568 551, avec 348 846 doublons qui ont été retranchés.

Le taux d’incidence national était de 148 cas pour 100 000 habitants au 16 mai, il descend à 124 cas pour 100 000 habitants au 17 mai, avec le nouveau calcul.

3  Quelles sont les conséquences de cette erreur ?

Cette imprécision sur un indicateur utilisé notamment par le gouvernement pour prendre des décisions et justifier des mesures fait tache. Mais cette révision est à relativiser, car les taux d’incidence et de positivité n’étaient pas les seuls indicateurs utilisés par l’exécutif pour établir l’agenda sanitaire. “Le taux d’incidence n’est lisible qu’avec d’autres indicateurs”, souligne SPF dans son communiqué. Les confinements et le couvre-feu étaient également décidés en raison de la situation dans les hôpitaux, notamment.

D’autre part, selon Santé publique France, la comparaison des indicateurs produits avec l’ancienne et avec la nouvelle méthode de pseudonymisation “montre des courbes proches et des tendances similaires sans conséquence sur la dynamique de l’épidémie, son suivi et son interprétation”. Cette baisse générale de 6% du taux d’incidence ne change donc pas le scénario de l’épidémie.

Source FRANCE INFO.

Déconfinement : “On reprend goût à la vie”, témoignent les nageurs, heureux de retrouver leur piscine…

Des impatients très matinaux attendaient devant les piscines couvertes pour plonger dans les bassins en ce mercredi de réouverture.

Nageur débutant dans une piscine publique pour apprendre à nager et ne plus avoir peur de l'eau, le 10 octobre 2019. (XAVIER GRUMEAU / FRANCE INFO)

 

“6h37 à ma montre”, lâche Geoffrey, tout heureux. Moins d’une demi-heure avant l’ouverture de la piscine Georges Vallerey, dans le 20e arrondissement de Paris, le nageur très impatient est seul devant les portes. La réouverture des bassins est permise par l’avant-dernière phase du déconfinement, mercredi 9 juin.

“Cela fait huit mois que je n’ai pas nagé et je voulais être le premier, je voulais être sûr d’ouvrir la saison. Si on veut rentrer dans son maillot, il faut se dépêcher”, poursuit le sportif. “Travailler le bikini-body ? Pourquoi pas. Un string ficelle ça peut passer, plaisante Geoffrey. C’est pas parce que je fais 1m88 et que je suis un peu barbu que ça passe pas, je travaille aussi mon summer-body.”

“Cela me manquait d’extérioriser, de faire un petit peu d’activité et on a quelques kilos en trop à perdre avant l’été.”

Geoffrey, nageur

franceinfo

Malgré l’excitation, Geoffrey ne veut pas prendre de risque pour cette reprise. “Je vais essayer de faire 20 minutes, parce que d’habitude j’en fais une quarantaine, mais comme là c’est une reprise, je vais essayer de ne pas me blesser bêtement et échelonner ça tous les deux jours. On reprend goût à la vie”, conclut-il, radieux.

Jean-Pierre est tout aussi matinal. Il a ressorti son sac-à-dos de piscine resté au placard depuis huit mois. “J’ai hâte. Je ne sais pas combien de temps elle ouvre. Ah, ce n’est qu’une heure ? Je nagerai donc une heure”, enchaîne-t-il sans que la nouvelle ne semble doucher son enthousiasme.

Un nouveau protocole à respecter

Quand les portes s’ouvrent enfin, ils sont plus d’une dizaine. Tous se soumettent aux nouvelles règles : QR code à scanner à l’entrée pour être alerté en cas de cas de Covid-19, masque à garder jusqu’aux vestiaires. Après quoi, le grand bassin de 50 mètres est tout à eux pendant une heure.

Après avoir enchaîné les longueurs, Jean-Pierre livre ses premières impressions. “Cela fait du bien ! C’est frustrant, parce qu’on ne nous a donné qu’une heure, mais c’est déjà ça de pris. Cela fait plaisir de retrouver le bassin, l’eau, les nages, on retrouve les repères. Il fallait reprendre le souffle, mais ça y est”, glisse-t-il.

Même son de cloche du côté d’Anthony, un nageur en manque : “Je suis très heureux, ça faisait six mois que je n’avais pas nagé, donc c’est une vraie émotion, une vraie joie, une vraie excitation. Par contre, au début, ça prend un petit temps avant de se remettre dans le bain, mais au bout de quinze minutes, j’étais très heureux. Et je vais revenir très vite.”

“Il ne faut pas trop forcer, essayer de nager entre trente minutes et une heure, privilégier le dos, la brasse. Faire des petits exercices de fractionnés pour réhabituer le cœur à l’effort.”

Hugo, maître-nageur

franceinfo

Un plaisir partagé par Hugo, le maître-nageur, qui conseille tout de même une reprise en douceur. “On est très content de reprendre les cours avec les enfants, les adultes, les cours d’aquagym. On est tous très heureux de retrouver le public.” Les nageurs semblent comblés. La piscine est désormais accessible à tous, mais avec une jauge de 50% dans le bassin à respecter. Le retour à la normale devrait se faire fin juin, si la situation sanitaire le permet.

Source FRANCE INFO.

Covid-19 : Santé publique France demande de ne plus utiliser les masques FFP2 “Biomass Graphène”…

“L’inhalation de particules de graphène pourrait causer une toxicité pulmonaire précoce”, soulignait, début avril, le ministère de la Santé canadien, qui n’avait pas encore évalué les risques chez les humains.

Un masque FFP2 par terre, à Munich, en Allemagne, le 5 juin 2021. (FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / AFP)

 

Ils pourraient entraîner des difficultés respiratoires. Deux mois après le Canada, la France déconseille l’utilisation de certains masques FFP2 pour se protéger de la transmission du Covid-19, en raison d’un risque potentiel pour la santé. Dans une note d’information publiée le 25 mai, et mise à jour lundi 31 mai, l’agence Santé publique France demande “de ne plus utiliser” les masques FFP2 labellisés “Biomass Graphène”. En cause : un “éventuel risque lié à la présence de graphène dans ces masques”, un matériau très utilisé dans l’électronique pour sa résistance et sa conductivité.

Les masques rappelés sont des FFP2 faisant partie du stock d’Etat, fourni par le fabricant chinois Shandong Shengquan New Materials (modèle SNN 200647), souligne Mediapart (article réservé aux abonnés), qui a repéré la note. Dans une lettre de l’Agence régionale de santé (ARS) à destination des directions hospitalières, que le site a consultée, il est précisé qu’“à ce stade, il a été identifié 60,5 millions de masques FFP2 dotés d’un marquage CE pouvant potentiellement contenir du graphène, dont 16,9 millions ont d’ores et déjà été distribués en 2020”, soit “28% des stocks reçus” par l’Etat et distribués aux établissements de santé et médico-sociaux.

Pas de mention de “l’activité biocide”

Contacté par Mediapart, SPF assure que la commande de l’Etat remonte à avril 2020, au moment des acquisitions massives dans le contexte de pénurie de masques”. Selon l’agence sanitaire, le fabricant chinois n’avait mentionné nulle part l’activité biocide” de ses produits, qui aurait justifié leur exclusion, même si la présence de “Biomass Graphène” apparaît bien.

Début avril, le ministère de la santé canadien avait pourtant déjà “conseill[é] aux Canadiens de ne pas porter de masques contenant du graphène, car ils pourraient inhaler des particules de graphène, ce qui peut présenter des risques pour la santé”, ordonnant le retrait du marché de certains modèles. L’“analyse préliminaire des études disponibles (…) a révélé que l’inhalation de particules de graphène pourrait causer une toxicité pulmonaire précoce chez les animaux. Cependant, on ne connaît pas encore le potentiel d’inhalation de ces particules par les masques chez les humains ni les risques pour la santé qui en découlent”, justifiait l’agence canadienne. En France, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) doit désormais évaluer la toxicité des masques concernés.

Source FRANCE INFO.