Coronavirus à Bordeaux : « Les étudiants représentent une population fragile à risque », estime un chercheur…!

Le professeur d’épidémiologie de l’université de Bordeaux, Christophe Tzourio, explique les enjeux d’une étude menée depuis le printemps dernier sur les effets du confinement et de l’épidémie de Covid-19 sur la santé des étudiants.

Coronavirus à Bordeaux : « Les étudiants représentent une population fragile à risque », estime un chercheur

  • Une étude a été lancée au printemps sur les conséquences du confinement et de l’épidémie de Covid-19 sur la santé mentale des étudiants.
  • Elle va se poursuivre jusqu’au printemps 2021 mais les premiers résultats montrent que les indicateurs de santé mentale des étudiants sont dégradés par rapport aux non-étudiants.
  • Vivant des périodes marquées par de grands changements et à un âge où ils ont besoin de relations sociales, les étudiants sont considérés comme particulièrement vulnérables.

Christophe Tzourio, professeur d’épidémiologie à l’université de Bordeaux, coordonne l’étude I.share, qui suit différents aspects de la santé des étudiants sur dix ans. En parallèle, il collabore sur un an à l’étude Confins, qui s’intéresse aux effets spécifiques de l’épidémie de Covid-19 sur leur santé mentale.

Quel est l’objet de cette collaboration d’I. share à l’étude Confins, qui s’intéresse aux effets de l’épidémie sur la santé des Français ?

Avec cette étude, on veut connaître les répercussions psychologiques de l’épidémie et du confinement sur la santé mentale des étudiants. Les aspects infectieux, on les connaît et on les maîtrise plus ou moins bien, mais par contre, ce qu’on a appris aussi des épidémies antérieures comme le SRAS, c’est qu’elles s’accompagnent de conséquences psychologiques qui peuvent être redoutables.

Il y a la peur de l’épidémie en elle-même, qui touche tout le monde, l’appréhension des conséquences économiques mais aussi l’isolement social. Il a été extrême lors du confinement mais il reste d’actualité car la distanciation des liens sociaux continue alors que l’épidémie repart. On veut savoir quelles sont les conséquences sur la santé mentale des étudiants et les comparer à un public non étudiant.

Comment a été réalisée cette étude ?

On a commencé pendant le confinement en recrutant sur les réseaux sociaux quelque 2.000 étudiants et 3.500 participants au total. Les non-étudiants, s’ils sont plus âgés que les étudiants, présentent des caractéristiques comparables : par exemple, il y a le même pourcentage de femmes et ils partagent les mêmes représentations sur l’épidémie. Ce sont des groupes comparables et on constate que les indicateurs de santé mentale sont plus dégradés chez les étudiants. Ces derniers représentent une population fragile à risque au moment de cette épidémie et demandent une attention particulière.

Quels sont les chiffres marquants que vous retenez à ce stade de l’étude ?

Avec nos échelles classiques, on observe qu’en termes de fréquence, il y a presque deux fois plus d’étudiants que de non étudiants, stressés, déprimés, anxieux, ce qui est absolument considérable. Et, si on fait appel à des modèles un peu plus sophistiqués (appelés multivariés), les étudiants ont 50 à 70 % de risques supplémentaires d’avoir des symptômes anxieux ou dépressifs élevés. Ce sont des chiffres importants qui montrent que c’est une population fragile. Et les perturbations continuent actuellement, tout est encore haché.

Pourquoi le public étudiant est-il particulièrement fragile ?

Au tout début de la carrière universitaire, c’est un bouleversement très important. Les étudiants sortent d’un environnement familial enveloppant et se retrouvent dans un milieu très différent, avec des milliers d’étudiants. Tout est nouveau, et il y a du positif là-dedans bien sûr, mais cela crée de multiples ruptures difficiles à gérer. Les études sont difficiles et ils comprennent rapidement que leurs diplômes, s’ils vont les aider, ne suffiront sûrement pas pour trouver un travail. C’est aussi une époque où ils peuvent découvrir le binge drinking et différentes drogues. Pour la plupart cette période est simplement une étape mais d’autres peuvent basculer vers des pathologies psychiatriques.

On sous-estime le mal-être de cette catégorie de la population ?

On considère que c’est le plus bel âge de la vie, que les étudiants sont libres et qu’ils n’ont pas de problème de santé. Les « sachants » sous-estiment la tension qu’ils vivent et qui n’était pas la même il y a 10 ou 20 ans. Décrits comme insouciants et fêtards, la plupart ont pourtant pris l’épidémie très au sérieux. Pendant le confinement, certains ne profitaient même pas de l’heure de sortie autorisée et c’était les copains qui leur amenaient des sacs de courses. Ils entendent les messages sanitaires mais ce sont des êtres beaucoup plus sociaux qui ont besoin (physiquement) de se retrouver, de se voir. Il y a eu un relâchement, certes, mais parce qu’ils ne pouvaient pas faire autrement.

Comment accompagner les étudiants dans ce contexte ?

A l’université de Bordeaux, on est très attentifs et convaincus qu’ il faut être plus empathique dans nos actions. On réfléchit, par exemple, dans le cadre de la cellule Covid, dont je suis le référent, à un système de parrainage. Certains experts disent que la vraie épidémie sera une épidémie de maladies mentales, mais elle est décalée, moins perceptible et les gens sont moins vigilants là-dessus. En tout cas, le plus tôt on envoie des messages et on met en œuvre des actions de vigilance, et plus facilement on passera ce cap-là.

Source 20 MINUTES.

ENTRETIEN. Pendant le confinement, le secteur de l’emploi à domicile « a été résilient »…

Si 70 % des particuliers se sont passés de services à domicile pendant le confinement, l’activité a tout de même bien résisté.

Pour accompagner le rebond du secteur, les professionnels demandent notamment l’accélération de la mise en place du crédit d’impôt immédiat.

83 % des assistants de vie auprès de personnes âgées ou en situation de handicap ont continué à travailler pendant le confinement, selon un sondage Ipsos.

Une étude Ipsos commandée par la Fédération des employeurs particuliers (Fepem) montre la résistance de l’emploi à domicile pendant la crise, et ce malgré l’arrêt de nombreux services à domicile pendant le confinement. Entretien avec Marie-Béatrice Levaux, présidente de la Fepem, qui représente 3,4 millions de particuliers employant à domicile plus de 1,4 million de salariés.

Quelles conséquences a eu le confinement pour les employés à domicile ?

Nous avons obtenu d’entrer dans un dispositif d’activité partielle, ce qui a permis une poursuite de l’activité. Selon l’enquête Ipsos commandée par la Fepem, 62 % des particuliers employeurs y ont eu recours, et la moitié des salariés ont poursuivi leur activité pendant le confinement. Surtout des assistants de vie aux personnes âgées ou en situation de handicap, notamment grâce au dispositif de mise à disposition gratuite de masques pour ces salariés. Nous demandons d’ailleurs le maintien de ce dispositif au-delà du 30 septembre, pendant au moins un trimestre.

Comment se porte le secteur

Le secteur a été résilient pour les salariés. Dès le mois de juillet, il n’y avait plus d’activité partielle dans notre secteur. Aujourd’hui, les premières tendances montrent un retour à la normale pour de très nombreux particuliers employeurs.

Où en est la mise en place du crédit d’impôt immédiat, qui permettrait aux employeurs de bénéficier du crédit dès le paiement du salaire ?

L’expérimentation démarre en septembre, dans le Nord et à Paris. Mon objectif, c’est qu’en janvier 2022, le crédit d’impôt immédiat soit efficient. Ce serait un signal très fort qu’avant la fin de cette mandature, comme s’y était engagé le président de la République, le crédit d’impôt immédiat soit le levier pour éviter l’avance de trésorerie et permettre à encore plus de ménages d’avoir accès au dispositif. Nous tenons à être intégrés dans le plan de relance, car c’est un des secteurs qui va être capable de créer le plus d’emplois.

Que pensez-vous du rapport de Laurent Vachey sur les pistes de financement de la dépendance, qui propose notamment de réduire le montant des crédits d’impôt ?

Il est contre-productif dans le contexte actuel. Pour moi, le financement de la cinquième branche mériterait quelque chose de plus engageant. J’ai été très déçue des propositions du rapport, pour lequel je n’ai pas été auditionnée malgré mes demandes. Il y a un risque réel de créer de la méfiance, de l’inquiétude, dans un secteur qui concerne tout de même 5 millions de Français. Ce genre d’alerte peut être extrêmement destructeur, alors que l’emploi dans notre secteur repose sur la confiance.

Source OUEST FRANCE.

Isolement en Ehpad : “Il faut que les familles des résidents en France se révoltent”, estime un médecin…!

Alors qu’Emmanuel Macron a appelé ce mardi à ne pas “isoler nos aînés”, Marcellin Meunier, ancien médecin coordinateur en Ehpad juge “indigne” la limitation des visites aux résidents dans certaines villes.

Un Ehpad de Ploudalmezeau (Finistère), le 7 août 2020. Photo d'illustration.

“Nous ne souhaitons pas, collectivement, isoler à nouveau nos aînés”, a affirmé Emmanuel Macron lors d’un déplacement dans un Ehpad du Loir-et-Cher.“Il faut que les familles des résidents en France se révoltent”, a réagi sur franceinfo le docteur Marcellin Meunier, ancien médecin coordinateur en Ehpad en Vendée, démissionnaire en juin dernier pour protester contre le manque de moyens. “Il y a certains Ehpads qui se sont transformés en établissements pénitentiaires”, juge-t-il. 

franceinfo : Le chef de l’Etat a-t’il raison de ne pas vouloir “isoler à nouveau nos aînés”, comme ce fut le cas lors du confinement ?

Marcellin Meunier : Oui. Est-ce que l’on veut que nos aïeux meurent en bonne santé, c’est à dire indemnes du Covid, ou est-ce que l’on veut qu’ils puissent vivre en voyant leurs proches, leurs amis, qu’ils puissent avoir leurs activités ? C’est la seule raison qu’ils ont de vivre. J’ai vu tant de gens qui sont tombés dans la déprime, qui ont présenté des complications psychologiques et physiques en rapport avec le déconfinement. C’est une grande tristesse ce qui se passe en France ces dernières semaines.

Est-ce qu’aujourd’hui, les moyens sont là, est-ce que le personnel n’est pas trop épuisé, alors que l’épidémie de coronavirus semble repartir avec 121 clusters déjà détectés dans différents Ehpad de France ?

On part de très bas. La situation en France est bien, bien pire que dans les autres pays. L’OCDE, en juillet dernier, a sorti un rapport qui mettait en évidence le fait qu’en France, on a un ratio de 2,5 soignants pour 100 personnes de plus de 65 ans, contre une moyenne de 5 soignants dans les pays de l’OCDE. Et donc, il faudrait déjà rattraper la moyenne des pays comparables à la France pour partir à égalité. On parle de très loin avec du personnel épuisé, non reconnu financièrement et dans la formation, la progression de carrière.

“Quelle tristesse de traiter des anciens comme des prisonniers alors qu’ils n’ont rien commis.” Marcellin Meunier à france info.

Il y a certains Ehpad qui se sont transformés en établissements pénitentiaires. J’ai des patients qui ont survécu, dans trois mètres sur trois mètres pendant six semaines, sans sortir, sans aller dans les espaces communs. Qu’est-ce qu’ils ont fait, ces gens à qui on appliquerait cette sanction, cette punition alors qu’ils ne peuvent rien dire ? Je trouve ça hautement indigne.

Dans plusieurs métropoles, les contraintes sanitaires se sont durcies, les visites réduites à deux personnes à Lyon, à Marseille, par exemple. Et à Nice, le maire Christian Estrosi a même stoppé les visites dans les Ehpad municipaux. Qu’en pensez-vous ?

Franchement, si on avait du personnel en nombre, plutôt que d’enfermer des personnes avec les précautions d’usage, avec du personnel protégé, on pourrait les promener individuellement dans les parcs et dans les stades. On pourrait les faire sortir, à trois mètres de distance, pour permettre de voir leurs familles en extérieur ou dans des grands espaces aérés. Il y a possibilité de ne pas transformer à nouveau les Ehpad en prison. Ce n’est pas possible. Il faut que les familles des résidents en France se révoltent. Traiter leurs anciens de cette façon avec Covid ou sans Covid, c’est indigne. Ça n’est pas possible. On n’a rien à leur reprocher. On ne doit pas leur infliger de telles peines.

La protection des personnes âgées sera évoquée lors du prochain conseil de défense. Quelles décisions faut-il prendre pour protéger au maximum, dans cette période, nos aînés ?

Il faut les protéger, mais il faut leur permettre de vivre. C’est l’équilibre dont parlait monsieur le Président, qu’il faut trouver. Il faut un véritable équilibre qui leur permette de vivre, d’espérer vivre et d’espérer la vie et de profiter de la vie. Les derniers moments qu’ils leur restent, qui consistent à voir les gens qu’ils aiment, le peu de personne qu’ils aiment. Ils ont perdu leurs amis, ils ont perdu leur travail, ils ont perdu beaucoup de leurs congénères et leurs familles. Le peu de visites qu’ils ont, il faut préserver ce lien social. Il est vital pour eux.

Source FRANCE INFO.

«Des situations rocambolesques» : des travailleurs sourds et malentendants racontent leur quotidien avec le masque…!

Obligatoire dans les lieux collectifs clos depuis le 1er septembre, le port du masque représente une difficulté supplémentaire pour les travailleurs sourds et malentendants.

À paris, le masque est obligatoire en extérieur comme dans les bureaux.

«J’ai été prise de court.» Nathalie*, sourde de naissance, redoute son retour dans son entreprise depuis que le gouvernement a annoncé pendant ses congés que le port du masque était rendu obligatoire dans les locaux fermés à partir du 1er septembre. Une mesure mise en place par son employeur dès le 24 août.

Cela fait en effet une semaine que le gouvernement a publié le nouveau protocole sanitaire qui établit les différentes règles à suivre en entreprise. Concrètement, tous les employés se trouvent dans l’obligation de porter un masque lorsqu’ils se déplacent dans l’enceinte des locaux de l’entreprise, mais aussi lorsqu’ils sont installés à leur bureau. Une situation inédite, génératrice d’inconfort pour tous les salariés, mais qui constitue surtout un véritable rempart à la communication pour les travailleurs sourds et malentendants. «Avant, mes collègues baissaient les masques, en réunion également, avec plus ou moins la distanciation respectée (…) Je me demande comment je vais faire pour les réunions… Mais s’il est impossible de lire sur les lèvres, la question ne se posera plus», poursuit Nathalie, fataliste.

Son entreprise travaille à corriger cette problématique avec des masques transparents, mais cette alternative aux masques grand public montre certaines limites. «J’ai appris que ma manager avait pris contact avec le médecin du travail (…) ; elles ont passé une commande de deux masques transparents pour tester. Étant encore en congés, ma manager a envoyé une vidéo de test. Test peu concluant à cause des reflets, mais pour donner un vrai avis, il faudra attendre que je sois sur site !» Un résultat en demi-teinte, donc, qui a révélé une autre contrainte, selon Nathalie. «Ce qui m’inquiète le plus, c’est que ma manager a trouvé les masques très inconfortables à porter et qu’elle ne se voit pas les porter plus de 30 min.»

Dans l’entreprise d’Antoine*, sourd de naissance, la question des masques a été anticipée dès le début du mois de juin. Contacté par Le Figaro, ce cadre explique que son entreprise a commandé un lot de masques transparents pour ses salariés mais que la commande n’a toujours pas été livrée. «Le besoin en masques transparents a été anticipé très tôt en juin, de façon remarquable, mais le fait que ce soit nouveau fait que la commande tarde à arriver. C’est frustrant également pour mes collègues qui ont souhaité que je commande des masques transparents de mon côté pour aller plus vite, sauf que nous nous heurtons aux mêmes problèmes de délai que les commandes en grandes quantités…»

Bien qu’il n’ait pas encore essayé ces masques, Antoine redoute également des problèmes de reflets et de confort pour ses collègues. «On manque encore de recul sur l’efficacité des masques transparents par rapport à la buée, les reflets et le confort pour la personne entendante qui le porte et pour laquelle nous pouvons avoir de l’empathie !».

Les entreprises cherchent des alternatives

Pour pallier l’absence de masques transparents et anticiper de potentielles gênes quant à leur future utilisation (buée, confort…), les entreprises explorent d’autres pistes en attendant de réelles solutions.

L’employeur de Chloé*, n’a pas eu à trop réfléchir à la question. Cette cadre dans une grande entreprise, sourde de naissance, a opté pour le télétravail à plein temps. «Depuis le début du confinement je télétravaille, bien équipée, avec des aménagements en visio-interprétation, vélotypie ou bien par lecture labiale en face-à-face virtuel. J’anime des réunions, des webinars, des brainstormings sans de trop grandes difficultés.» De cette expérience, elle retire un enseignement contre-intuitif : «L’avantage du télétravail, c’est que personne ne porte un masque, ce qui rend presque intacte la communication non verbale.»

Même solution pour Antoine, qui a été autorisé par son entreprise à rester davantage en télétravail. «Mes collègues sont à l’écoute et me laissent l’opportunité de continuer à pleinement télétravailler tant que la situation des masques transparents n’est pas réglée.» Pour les réunions de travail, il faut donc s’organiser, puisque ses collègues sont obligés d’être seuls dans une pièce pour pouvoir retirer leur masque et ainsi permettre à Antoine de suivre la conversation. «Cela peut amener à des situations rocambolesques, comme obliger mes collègues sur site à faire la réunion chacun de leur côté dans une pièce close afin qu’ils puissent enlever leur masque !» plaisante-t-il.

Mais sur le long terme, le télétravail n’est pas la solution idéale non plus. «C’est tout de même un peu frustrant de ne pas être sur place dans les moments informels qui participent aussi à la vie d’entreprise, surtout avec de nouveaux collègues.» confie Antoine. Un sentiment partagé par Chloé, qui se trouve un peu isolée de ses collègues : «le lien social fait défaut si l’on ne pense pas à me contacter, un peu comme se croiser dans le couloir et discuter.»

Les indépendants aussi…

Marie* est chirurgien-dentiste pédiatrique, sourde de naissance, appareillée et implantée. La lecture labiale lui est habituellement d’une grande utilité au quotidien car son audition seule ne lui permet pas de différencier tous les sons, ce qui peut engendrer des confusions et de la fatigue.

«Actuellement, à cause de la pandémie, les accompagnants de mes patients portent le masque au cabinet tandis que les enfants que je soigne ne le portent évidemment pas. Au début d’une consultation, je prends toujours le temps de discuter avec les parents/accompagnants et leur enfant, je n’ai donc «que» mon audition imparfaite pour comprendre ce qu’ils me disent. Je fais donc répéter presque toutes les phrases, surtout en fin de journée et de semaine, où l’accumulation de fatigue empire la situation», explique-t-elle.

Pour Marie, le port du masque ne provoque pas seulement des problèmes de communication. Ne pas pouvoir observer le visage des parents peut la priver de nombreuses informations médicales. «Le type de visage des parents peut m’orienter vers un type de croissance du visage qu’aura l’enfant, et ses incidences (besoin d’un appareillage orthodontique interceptif par exemple)».

Pour y remédier, Marie ne compte pas fournir des masques transparents à ses patients, car le coût engendré serait trop élevé. Elle ne songe pas non plus à leur demander de s’en procurer, car ces masques sont chers et ne se trouvent pas partout.

Elle envisage plutôt d’installer une vitre à son bureau pour pouvoir demander à ses patients de retirer leur masque en toute sécurité. «Une vitre en plexiglas sera installée à mon bureau afin que je puisse demander à mes patients de quitter leur masque. Je réfléchis encore à d’autres aménagements “covid-responsables”. Je vais également diminuer mes heures de travail de 3 heures environ pour garder de l’énergie», conclut-elle.

Si la vitre en plexiglas est une solution qui correspond bien à l’activité à petite échelle de Marie, elle ne convient pas aux grosses structures dans lesquelles évoluent Nathalie, Antoine et Chloé. Nathalie estime qu’il faudrait des dérogations pour que les interlocuteurs des personnes sourdes puissent retirer leur masque, tout en respectant la distanciation sociale. «On fait des exceptions pour les chanteurs d’opéra mais pas pour les personnes sourdes. Or je suis sûre que nous sommes plus nombreux !» plaisante-t-elle.

*Les prénoms ont été modifiés

Source LE FIGARO.

Coronavirus : Un test rapide lancé fin septembre par Roche…

Fait en partenariat avec la société sud-coréenne SD Biosensor, il donnera des résultats en 15 minutes.

Avec les gestes barrières, la généralisation des tests est la clef pour limiter la propagation du coronavirus. Afin de pouvoir tester le plus grand nombre, la question du délai pour obtenir les résultats est cruciale. Et sur ce point les tests PCR ne sont pas avantagés. Cependant, le groupe pharmaceutique suisse Roche a annoncé mardi le lancement fin septembre d’un test de dépistage qui donnera les résultats en 15 minutes.

Priorité pour l’Union européenne

Ce test d’antigènes du SARS-CoV-2, virus à l’origine de la pandémie de Covid-19, sera d’abord disponible dans les pays reconnaissant « le marquage CE », un label obligatoire pour les produits qui vont être commercialisés dans l’Union européenne. Mais le groupe souhaite également déposer « une demande d’autorisation d’urgence » auprès de l’Agence américaine des médicaments (FDA).

« Lors du lancement, 40 millions de tests rapides SARS-CoV-2 seront disponibles chaque mois. Cette capacité sera plus que doublée à la fin de cette année pour répondre à la demande de tests des systèmes de santé dans le monde entier », a indiqué Roche. Le lancement du test doit se faire en partenariat avec la société sud-coréenne SD Biosensor Inc, qui dispose déjà de nombreux tests de dépistage et avec laquelle Roche dispose d’un accord de distribution mondial.

Source 20 MINUTES.

Coronavirus: L’hydrocortisone réduirait la mortalité des plus atteints de 20%, selon une étude britannique…

Cet anti-inflammatoire permettrait d’augmenter « les chances de survie » mais aussi « d’accélérer la guérison » des patients atteints des formes les plus sévères du coronavirus.

Des médecins de l'hôpital St. Matthew de Pavie en Italie.

Une bonne nouvelle dans la lutte contre le coronavirus. L’hydrocortisone, un stéroïde peu coûteux, permet de réduire d’environ 20% le risque de décès des patients atteints de formes graves de la maladie Covid-19, selon une étude menée au Royaume-Uni, où ce traitement va désormais être utilisé par les médecins.

L’hydrocortisone, un anti-inflammatoire répandu dans le milieu médical, permet d’augmenter « les chances de survie » mais aussi « d’accélérer la guérison » des patients atteints des formes les plus sévères du nouveau coronavirus, a expliqué jeudi à l’AFP Anthony Gordon, chercheur de l’Imperial College de Londres, à la tête de l’équipe britannique participant à cette étude internationale.

Envrion 1 patient sur 12 serait sauvé

Les chercheurs ont testé les effets de sept stéroïdes différents sur 403 patients atteints par des formes sévères du virus. Ces tests conduits dans 88 hôpitaux britanniques ont permis de mettre en évidence l’efficacité de l’hydrocortisone, qui permettrait de sauver environ 1 patient sur 12.

« Pour les patients qui n’étaient pas traités avec ce stéroïde, environ 40 % d’entre eux sont décédés d’une forme sévère du Covid-19 », a expliqué à l’AFP Anthony Gordon. « Dans le groupe à qui nous avons donné ce stéroïde, seuls 32 % d’entre eux sont décédés ». Selon le chercheur, cet écart de huit points équivaut à une réduction de « 20 % du risque de mortalité ».

« Pas un traitement pour être utilisé à la maison »

Le directeur général du service britannique de santé (NHS) Simon Stevens a annoncé mercredi dans un communiqué « des mesures immédiates pour s’assurer que les patients qui pourraient bénéficier d’un traitement à l’hydrocortisone » en bénéficient, saluant cette « arme supplémentaire dans l’arsenal de la lutte mondiale contre le Covid-19 ».

Pour Gordon, la « principale utilité » de ce produit sera de venir remplacer un autre stéroïde déjà reconnu pour être efficace, le dexamethasone, afin de pallier le « problème des stocks de médicaments », principale difficulté lors d’une pandémie mondiale qui affecte « des millions de patients ».

« Ce n’est pas un traitement qui peut être utilisé à la maison pour prévenir du coronavirus ou pour traiter de faibles symptômes », a-t-il cependant mis en garde, rappelant qu’il n’y avait pas eu d’essais sur des cas hors hôpital et que le stéroïde était réservé aux cas les plus sévères.

Source FRANCE BLEU.

La nouvelle éco : avec ses masques transparents, Odiora veut remettre de la convivialité dans les échanges…

C’est un marché de niche dans celui des masques de protection contre le coronavirus : celui des masques transparents.

Une entreprise lyonnaise, pilotée par un duo formé à Saint-Étienne, s’est lancée sur ce marché pour répondre aux besoins des personnes malentendantes.

Odiora produit des masques avec fenêtre transparente (photo d'illustration).

L’idée de se lancer dans la fabrication de masques à fenêtre transparente est venue d’un constat dans le quotidien de la société Odiora, qui propose des bijoux pour appareils auditifs. “Le port du masque a rendu toute communication presque impossible pour Nathalie [Birault], la fondatrice d’Odiora, qui est sourde et bi-implantée cochléaire, puisqu’elle se repose énormément sur la lecture labiale et la communication non verbale”, explique Bruno Savage, directeur général d’Odiora.

La problématique va au-delà de l’entourage des personnes sourdes et malentendantes. Odiora honore aussi des commandes pour des professionnels de la restauration et de l’hôtellerie, de crèches et qui travaillent avec les personnes âgées, “parce que le masque qui laisse apparaître le bas du visage facilite la communication et la convivialité pour tout le monde”, commente Bruno Savage.

Des masques bientôt moins chers ?

Des commandes “de gros volumes arrivent chaque jour”, ajoute le directeur général, alors que jusqu’ici, 20 000 masques ont été vendus. Ces commandes importantes, auprès d’Odiora comme des autres fabricants français de masques transparents, devraient d’ailleurs permettre de faire baisser le prix de ces masques, actuellement entre 10 et 15 euros l’unité. 

Ce sont des masques qui sont plus compliqués et qui mettent beaucoup plus de temps à produire que les masques textiles, mais avec l’augmentation des volumes, si ça continue comme cela, on estime qu’on sera en mesure dans les prochaines semaines de réaliser des économies d’échelle, de produire en quantité et donc de répercuter ces économies sur le prix”, avance Bruno Savage.

Source FRANCE BLEU.

Covid-19 : il faudrait un vaccin efficace à 80 % pour éteindre la pandémie…

Un vaccin contre le coronavirus va-t-il nous sauver de l’épidémie de Covid-19 ?

Peut-il réellement éradiquer la maladie et à quelles conditions ?

Les vaccins en cours de développement sont-ils suffisamment efficaces ?

Va-t-on pouvoir mettre fin aux gestes barrières ?

Covid-19 : il faudrait un vaccin efficace à 80 % pour éteindre la pandémie...

Plus de 150 vaccins sont actuellement en développement à travers le monde, dont cinq ont franchi le stade de phase 3, la dernière étape qui vise à vérifier l’efficacité du vaccin à grande échelle (essais sur 30.000 à 40.000 personnes), soit la dernière étape avant la demande d’autorisation de mise sur le marché. La Russie a par ailleurs annoncé le 12 août dernier le « premier » vaccin contre le coronavirus baptisé Spoutnik V, sans que l’on ait la moindre idée de son efficacité réelle.

Vaccins : des taux d’efficacité très variables

Car c’est bien tout le problème : il ne suffit pas de développer un vaccin qui marche sur le papier, encore faut-il qu’il induise une réponse immunitaire suffisante et chez un grand nombre de patients. Et c’est loin d’être évident. Le vaccin contre la grippe, par exemple, a une efficacité très variable selon les années. En 2016, son taux d’efficacité n’a pas dépassé 20 % à 30 %, en raison d’une mutation inattendue de la souche dominante. Mais même en l’absence de mutation, il n’existe pas de vaccin protégeant à 100 % (le meilleur vaccin actuel étant celui contre la rougeole, qui offre une protection de 93 % à 98 %). Dans ce contexte, quelle devrait être l’efficacité d’un vaccin contre la Covid-19 pour enrayer l’épidémie

Rentrée scolaire : à la cantine, sans masques, comment la pause déjeuner va-t-elle se dérouler ?…

Il faudra porter un masque toute la journée, dès l’âge de 11 ans.

C’est la règle dans les établissements scolaires pour cette rentrée 2020.

Mais comment faire au moment des repas à la cantine ?

Concilier l'obligation du port du masque toute la journée et les repas à cantine, c'est l'exercice délicat de la rentrée 2020 dans les établissements scolaires.

Dans le Doubs,

C’est la rentrée scolaire et vous êtes inquiets en cette période de crise sanitaire ? Rassurez-vous… vous n’êtes pas les seuls parents dans ce cas ….!

“On a eu beaucoup d’appels de familles, qui demandaient comment ça allait se passer. Les parents d’élèves vont recevoir un courrier de ma part pour les rassurer”

Ludovic Fagaut, principal du collège Georges Pompidou de Pouilley-les-Vignes (Doubs)

“Il y a un réel besoin de retourner à l’école, surtout pour les plus vulnérables, qui ont pu décrocher pendant le confinement. La particularité, c’est d’avoir à porter le masque de 8h00 à midi et de 14h00 à 17h00, ça ne va pas être un exercice simple pour tout le monde !”, précise encore Ludovic Fagaut.

L’établissement de Pouilley-les-Vignes compte 560 élèves. Quasiment tous sont demi-pensionnaires. Ce qui pourrait donner lieu à l’exercice de maths suivant  : comment faire déjeuner dans de bonnes conditions autant de monde dans une salle de 200 places, en un peu moins de 2 heures, en respectant les distances entre élèves ? Et le tout sans masques sur le visage  ?

“L’élève de 4ème A allait manger avec son copain de 3ème B, ou de 5ème C. Aujourd’hui, afin de limiter le brassage des élèves, chaque classe aura sa table, qui sera désinfectée avant l’arrivée de la classe suivante”, complète Ludovic Fagaut. Cette organisation  permettra aussi la traçabilité en cas de contamination :  “si un élève nous appelle en précisant qu’il a de la fièvre, on peut se recentrer sur sa seule classe, en mettant en place le protocole coronavirus.”

Avec cette organisation, le principal du collège estime que la période des repas ne devrait pas poser de problème.

“Nous accueillerons tous les élèves”Au collège Victor Hugo de Besançon, le problème est d’une toute autre dimension. L’objectif est clair : “nous accueillerons tous les élèves, mais il est trop tôt pour vous donner le protocole exact, il faut encore des ajustements”, précise Jean-Jacques Fito, le principal du collège. Il est vrai que l’établissement compte un millier d’élèves, dont 700 à l’heure du repas.

L’an dernier, dans le Doubs, 15 400 élèves, scolarisés dans les 44 collèges publics du département, prenaient leur repas dans l’établissement. Pour eux, cette rentrée sera marquée par quelques changements à table.
 

“Nous revenons à une restauration plus classique, avec la supression des salades bars, des ustensiles partagés, et la désinfection systématique des locaux et du matériel.”

Pascale Cuq, directrice éducation, sports et culture du conseil départemental du Doubs

Autre tendance : une baisse du nombre d’élèves dans les cantines. “Des parents nous ont fait part de leurs craintes, ils n’inscriront pas leurs enfants, qui rentreront à la maison à midi”, confirme Pascale Cuq. La baisse est encore impossible à estimer, mais elle devrait mécaniquement faciliter la prise des repas pour les autres.

Un climat moins anxiogène qu’au printemps ?

Dans l’académie du Doubs, près de 250 000 élèves, étudiants et apprentis vont reprendre les cours. Comme partout ailleurs en France, le protocole sanitaire publié par le ministère de l’éducation nationale va s’appliquer dans leur établissement.

Les grands principes sont fixés : respect des gestes barrière, port du masque pour les adultes et les élèves de plus de 11 ans, hygiène des mains, nettoyage et aération des locaux. Les établissements scolaires doivent limiter, dans la mesure du possible, les regroupements et les croisements importants entre groupes.

Mais ces règles seront-elles faciles à appliquer ? “On préconise la distanciation sociale, toutefois chaque chef d’établissement organise les choses selon la situation des locaux et le nombre d’élèves”, précise Guillaume Rivoire, le responsable de la communication du rectorat de l’académie de Besançon. “Nous les avons tous reçus en séminaire cette semaine. Ils ne nous ont pas fait part d’inquiétudes particulières à l’approche de la rentrée”

Un avis partagé par Ludovic Fagaut, le principal du collège de Pouilley-les-Vignes :

“Je trouve que le climat est moins anxiogène aujourd’hui qu’au mois de mai ou de juin. Au moment du déconfinement, c’était assez particulier d’avoir en face de soi des hommes, des femmes et des enfants masqués.  Aujourd’hui, c’est entré dans notre culture.”

Bien sûr, quand on est enfant ou adolescent, on va aller titiller le masque du copain, baisser le sien pour parler. Du travail supplémentaire et de la pédagogie indispensable pour tous les enseignants. Mais l’essentiel est sans doute ailleurs :

« Cela reste une rentrée particulière, mais je pense que les enfants ont hâte de retrouver l’école, les cours, leurs copains, l’enseignement à distance a atteint ses limites. On est tous prêts, il y aura des ajustements, mais c’est notre métier !”, conclut le principal du collège.

Quant à vous parents d’élèves, inquiets ou pas, le ministère de l’éducation nationale compte sur vous ! Voici un extrait du protocole sanitaire :

“Les parents d’élèves jouent un rôle essentiel. Ils s’engagent à ne pas mettre leurs enfants à l’école, au collège ou au lycée en cas de fièvre (38 °C ou plus) ou en cas d’apparition de symptômes évoquant la Covid-19 chez l’élève ou dans sa famille.” 

Source FR3.

Masque obligatoire en entreprise à partir du 1er septembre : et si on ne le porte pas, que se passe-t-il ?…

Mardi 18 août, la Ministre du travail Elisabeth Borne annonçait que le port du masque sera obligatoire en entreprise à compter du 1er septembre.

Une obligation qui ne nécessite pas de décret de loi, mais à quoi s’expose-t-on si on ne met pas son masque ?

Le port du masque en entreprise est obligatoire à compter du 1er septembre

Afin de savoir comment cette mesure peut s’appliquer dans une entreprise, la question a été posée à un avocat en droit social (droit du travail). Maître Frédéric Telenga a répondu aux questions de France 3 Bourgogne.

Une obligation en entreprise

La Ministre du travail a préconisé le 18 août :  “Il est nécessaire de systématiser, comme l’a préconisé le Haut conseil de la santé publique (HCSP), le port du masque dans tous les espaces de travail qui sont
clos et partagés
“, comme les “salles de réunions, couloirs, vestiaires, open space“.
Selon Me Telenga, si on se risque à ne pas porter le masque, “des sanctions sont envisageables”.
“Comme on n’est pas sur un texte législatif ni décrétal, c’est un protocole, le salarié pourra être sanctionné s’il ne respecte pas les dispositions, si ces règles du protocole été retranscrites dans un règlement intérieur ou dans une note de service, il y aura une sanction envisageable.”

Jusqu’où vont les sanctions?

La sanction est gradée sur “un principe de proportionnalité qui gouverne le droit disciplinaire : d’abord un avertissement, mais en cas de réticence du salarié, cela peut aller jusqu’au licenciement.”
Alors, Maître Telenga apporte la nuance : “dans le cas d’une réticence avérée, au moment où il n’y a pas de justification légitime (problèmes de santé par exemple), il faut apprécier les situations concrètement.”

Du côté des employeurs, une responsabilité aussi

L’obligation dictée par le Ministère du Travail est tout aussi valable pour les employeurs : selon l’avocat dijonnais, il leur conseille de “retranscrire les dispositions du protocole national dans le règlement intérieur ou dans une note de service, de les adapter à la situation de l’entreprise, et éventuellement de sanctionner en cas de comportements anormaux.”
Mais la responsabilité de l’employeur est également engagée. Comme l’explique Maître Telanga “l’employeur est tenu aux règles de sécurité, si une contamination arrivait et que les mesures nécessaires n’aient pas été prises, il pourrait avoir lui-même sa responsabilité engagée.”

En cas de défaillance de l’employeur, le salarié peut se retourner contre l’employeur pour “obtenir des dommages et intérêts cicils, et les règles de prévention sont encadrées par un arsenal pénal (sanctions comme des amendes, prises par l’inspection du travail)”
Selon l’article L.4122-2 du code du travail, “Les mesures prises en matière de santé et de sécurité au travail ne doivent entraîner aucune charge financière pour les travailleurs”.
L’employeur est donc légalement tenu de fournir les masques à ses salariés, ceci gratuitement et en nombre suffisant.

Source LE FIGARO.