Les retraités appelés à manifester ce jeudi pour le maintien de leur pouvoir d’achat…

A l’appel de neuf organisations syndicales, les retraités sont appelés à se mobiliser ce jeudi et à manifester pour leur pouvoir d’achat, et en particulier pour protester contre la hausse annoncée de la CSG.

Les retraités manifestent partout en France

« Hausse de la CSG, pas d’augmentation des retraites depuis trop longtemps, des complémentaires santé très chères… des anciens qui ne se soignent plus faute de moyens, qui ne se nourrissent plus, qui n’ont plus les moyens de se chauffer .. qui sont traités d’une manière innommable dans tellement d’EHPAD… tellement facile de s’en prendre aux plus faibles… c’est cela le pays des droits de l’homme ??? un pays qui ne respecte pas ses anciens, ses personnes en situation de handicap, qui crée la pauvreté… devrait avoir honte ! » La Rédaction Handicap Info.

La semaine sociale continue d’être difficile pour le gouvernement : après La France Insoumise samedi, puis les routiers lundi et mardi, c’est au tour des retraités de manifester ce jeudi. A la différence des deux précédentes mobilisations, celle-ci n’est pas liée à la réforme du droit du travail : les revendications des retraités portent avant tout sur le pouvoir d’achat.

Accessibilité Handicap – Établissements recevant du public (ERP) : un registre public d’accessibilité bientôt obligatoire…

ERP – Registre obligatoire. À partir du 30 septembre 2017, les gestionnaires d’établissements recevant du public (ERP) devront mettre à la disposition du public un registre public d’accessibilité.

Registre accessibilitré ERP

Outre la liste des prestations proposées par l’établissement pour l’accessibilité des personnes handicapées, le registre contiendra :

  • la liste des pièces administratives et techniques relatives à l’accessibilité de l’établissement aux personnes handicapées ;
  • la description des actions de formation des personnels chargés de l’accueil des personnes handicapées.

Un arrêté publié au Journal officiel du 22 avril 2017 précise le contenu et les modalités de diffusion et de mise à jour de ce registre, selon la catégorie et le type de l’établissement.

Les ERP situés dans un cadre bâti doivent être tels que toute personne handicapée puisse y accéder, y circuler et y recevoir les informations qui y sont diffusées, dans les parties ouvertes au public.

L’information simple à lire et à comprendre par le public doit être diffusée par des moyens adaptés aux différents handicaps.

Les gestionnaires d’ERP sont libres de choisir la forme du registre, sous version papier ou numérique.

Source Services Publics.

Handicap – Ergovie propose Feego, aide à la conduite pour fauteuil roulant électrique…

Bien que performants, les fauteuils roulants électriques ne sont pas toujours faciles à diriger. Grâce à sa batterie de capteurs, l’aide au pilotage Feego permet de corriger automatiquement la trajectoire et d’éviter les obstacles.

Non, pas si docile que ça le fauteuil roulant électrique. Slalomer entre divers obstacles, piliers d’immeubles, poteaux ou autres : pas évident. Placer ses roues à équidistance des montants d’une porte lors de son franchissement : délicat. Tout comme positionner parfaitement l’aide technique entre les quatre parois d’une cage d’ascenseur. Histoire d’effectuer la sortie en marche arrière d’un mouvement glissé et non heurté.

Une solution ? Feego, une assistance au pilotage (en anglais “pilot assist”), de la société Ergovie,  PME spécialisée dans l’autonomie des personnes à mobilité réduite.

Feego protège l’utilisateur et son environnement

Ce système a pour but de gérer la (bonne) trajectoire par l’intermédiaire de capteurs ultrasons. Ces derniers sont disposés par deux partout sur le fauteuil. C’est-à-dire à la fois latéralement, frontalement et à l’arrière. Ainsi, quand les capteurs vont détecter un obstacle, qu’il soit devant, derrière ou sur les cotés, Feego va, selon le cas, ralentir le fauteuil, induire une trajectoire de contournement ou le stopper.

Les atouts d’une telle assistance sont, tout d’abord, pratiques. Fini les chocs et frottements qui abîment l’environnement (portes, murs, meubles, etc.) comme le fauteuil. Un résultat appréciable également pour la sécurité de l’utilisateur. Le bénéfice est ensuite psychologique. En effet, piloter son fauteuil dans des endroits exigus nécessite concentration et doigté. Fatiguant, d’autant plus que d’autres paramètres peuvent venir compliquer la tâche : sévérité du handicap, âge, niveau cognitif, type de fauteuil et/ou de commande, etc.
Enfin, Feego s’adapte à tout type de commande adaptée. Il coûte environ 3 000 € euros TTC, installation comprise.

Plus d’information, découvrir la vidéo, cliquez ici.

Source Faire Face.

Plérin – Situation Indigne ! Personne Handicapée : EDF lui coupe le courant, son fauteuil ne peut plus avancer…

Handicap – EDF. Une habitante de Plérin (Côtes-d’Armor), atteinte de myopathie, n’a plus de courant depuis mardi. En raison de factures impayées, EDF a coupé son compteur. Elle ne peut plus utiliser son fauteuil électrique

Handicapé - Coupure courant EDF

Elle est assise dans la pénombre. À quelques mètres d’elle, son fauteuil électrique. Hors-service. « Je ne peux plus l’utiliser », se désole cette femme de 60 ans, atteinte de myopathie. Et pour cause, depuis lundi, cette habitante de Plérin n’a plus d’électricité. « J’ai découvert qu’EDF me l’avait coupée en rentrant de l’hôpital, poursuit-elle. Or, sans courant, je ne peux pas recharger mon fauteuil. »

La sexagénaire a bien essayé d’appeler à plusieurs reprises le fournisseur. Sans succès : « On me fait toujours la même réponse : « débrouillez-vous ! » » Sur la table du salon, quelques lettres de relance sont étalées. « Vous voyez, j’ai payé 173 € en septembre, montre-t-elle. Pour me rétablir le courant, EDF me réclame encore 149 €. Mais je ne les ai pas ! »

« 810 € par mois, c’est indigne ! »

Avec un peu plus de 810,89 € mensuel d’allocation adulte handicapé (AHH), cette Costarmoricaine peine à boucler ses fins de mois. « Comme beaucoup d’autres handicapés, je vis au-dessous du seuil de pauvreté. C’est indigne ! »

Son prochain versement ne devrait tomber que le 6 octobre : « D’ici là, je n’ai pas de solution… À part ramper ! »EDF, de son côté, rappelle que la cliente a une dette importante : « Ses impayés s’accumulent depuis la fin de la trêve hivernale. Nous avons établi un échéancier avec elle mais elle ne le respecte pas. Nous l’avons aussi orientée vers les services sociaux. »

« Une mesure de dernier ressort ! »

Avant d’insister : « On ne coupe pas l’électricité comme ça ! C’est vraiment une mesure de dernier ressort. Mais nous allons refaire le point sur ce dossier. »

Dans son canapé, la Plérinaise repense, elle, à l’annonce du gouvernement : « L’allocation adulte handicapé va augmenter de 50 € en décembre 2018. » Et conclut : « En attendant, c’est galère ! »

Source OUEST FRANCE.

Handicap – Accessibilité du métro : Paris, Flop….! Los Angeles, Top… !!!!!

Handicap – The Guardian publie deux versions de la carte du métro de plusieurs villes : une avec toutes les stations, l’autre avec les seules qui soient accessibles. Paris est à la traîne loin derrière Los Angeles et Washington.

Faut-il s’exiler à Washington ou Los Angeles pour avoir le droit de circuler librement ? Dans tous les cas, fuyez Paris si vous vous déplacez en fauteuil roulant. C’est ce qui ressort des cartes, simples mais percutantes, réalisées par The Guardian. Le quotidien britannique a eu l’excellente idée d’accoler deux versions de plans de métro de plusieurs villes : l’une avec toutes les stations, l’autre où apparaissent seulement celles qui sont accessibles en toute autonomie aux personnes en fauteuil roulant.

Seules neuf stations parisiennes accessibles

Visuellement, les résultats sont saisissants et peu flatteurs pour la capitale française. Seules 9 des 303 stations de métros, celles de la ligne 14, y sont totalement accessibles. Le décompte n’inclut toutefois pas les stations de RER, plus fréquentables. Selon la RATP, 63 des 65 gares des lignes A et B ont fait l’objet de travaux… mais pour rentrer dans le train, il faut demander aux agents d’installer une passerelle mobile.

En Europe, Barcelone en avance sur Londres et Paris

Certes, le réseau parisien est ancien, mais celui de Londres l’est encore plus. Pourtant, 50 des 270 stations y ont été mises aux normes. Barcelone, en Espagne, fait encore mieux avec 129 sur 156. Mais c’est aux États-Unis que se trouvent les meilleurs élèves : les voyageurs en fauteuil peuvent circuler librement sur tout le réseau de Washington et de Los Angeles. Une autre déclinaison du rêve américain.

Source Faire Face / The Guardian.

Manque de personnel : les Ehpad en souffrance…

Les maisons de retraite manquent de personnel et de moyens. Les personnes âgées sont les premières victimes de cette pénurie.

Pierrette a 94 ans. Elle vit depuis dix ans dans une maison de retraite. Chaque matin, une aide-soignante l’aide dans les gestes du quotidien. « Je me lève difficilement de mon fauteuil. Elle m’aide beaucoup. Si elle a le temps, elle m’accompagne au petit restaurant. Mais malheureusement, elle est très prise« .

Ce matin, dans cet Ehpad, il n’y a que deux aides-soignantes pour s’occuper d’une trentaine de résidents. Ils ont en moyenne 87 ans et sont de plus en plus dépendants. Osanna explique : « généralement, on est trois. On arrive à gérer quand même. (…) Mais, s’il y avait des postes en moins, ce serait compliqué. Les résidents seraient contraints de nous suivre alors que ça devrait être le contraire. C’est à nous de nous adapter à eux ».

Des conditions de travail difficiles

Cadence infernale, manque de moyens, profession peu qualifiée, mal rémunérée… Aujourd’hui, les aides-soignants ne se taisent plus. Aux Opalines, dans le Jura, ils se sont mis en grève pendant presque quatre mois. À Paimboeuf, en Loire-Atlantique, ce sont les résidents qui ont dénoncé leurs conditions de vie, proches de la maltraitance. Certains n’ont pris qu’une seule douche en trois ans.

Carole Gauvrit appartient à la Fédération nationale des associations d’aides-soignants. Selon elle, « le soignant souffre de cette situation. La plupart disent qu’ils n’en peuvent plus d’avoir l’impression de maltraiter en devant tout faire vite. C’est de la maltraitance institutionnelle ».

Une maltraitance liée au manque de personnel

Aujourd’hui, on compte environ cinq professionnels pour dix résidents dans les Ehpad français. Ils sont huit pour dix en Allemagne et en Belgique, et même douze pour dix en Suède et au Danemark. Depuis une vingtaine d’années, les plans solidarité grand âge s’accumulent. Pourtant, la France peine à rattraper son retard.

Selon Pascal Champvert, président de l’Association des Directeurs aux services des Personnes Agées, « on est dans une société qui dévalorise les gens vieux. Quand les gens sont très vieux et ont besoin d’aide, ils sont encore plus dévalorisés. Malheureusement, leurs besoins, leurs attentes ne sont pas reconnus comme une priorité du pays. Les avancées qui ont été faites en terme de financement ne permettent pas de rattraper le retard et surtout ne permettent pas de suivre l’augmentation du nombre de personnes âgées ».

Une mission parlementaire sur le sujet vient de rendre public ses conclusions. Les députés recommandent de préserver les contrats aidés en Ehpad. Ils réfléchissent aussi à la revalorisation du métier d’aide-soignant.

Source France TV.

Clermont-Ferrand : les personnes handicapées dénoncent l’incivisme des automobilistes…

Parking Handicap – Une opération de sensibilisation au respect des places de stationnement réservées aux personnes handicapées a été menée, mardi 26 septembre, au CHU Gabriel Montpied de Clermont-Ferrand. Une action à l’initiative de l’APF, l’association des paralysés de France.

Parking handicapé

« Si vous prenez ma place, prenez aussi mon handicap » ou « Si vous prenez mon handicap, je vous laisse ma place » sont les messages que l’on peut lire sur les panneaux des places réservées aux personnes handicapées.

Des places pourtant régulièrement utilisées par des conducteurs qui ne devraient pas … des conducteurs valides. Disons-le clairement qui choisissent souvent la facilité et ont la flemme de marcher un peu.

« Les gens argument qu’ils en ont pour 5 minutes, qu’ils ont une course rapide à faire, qu’ils n’ont pas trouvé de places … et du coup les personnes handicapées ne peuvent pas se garer. Le phénomène est récurrent » explique Philippe Thepot de l’Association des Paralysés de France, dans l’Allier. Puis il ajoute : « Cela va plus loin que de l’irrespect. Il faut qu’il y ait une prise de conscience. On n’a pas la carte handicapé comme ça pour le plaisir, ce n’est pas distribué à tout le monde, il faut avoir un handicap sérieux et sévère pour pouvoir bénéficier de cette carte ». 

C’est pourquoi l’Association des Paralysés de France (APF) a mené, mardi 26 septembre, une opération de sensibilisation à l’hôpital Gabriel Montpied à Clermont-Ferrand. Aux indélicats stationnés sur les places handicapé, ils ont déposé sur les pare-brises de fausses amendes de 135 euros. 135 euros … le montant exact de la somme que les contrevenants auraient versé si la police était passée à ce moment-là.

Sensibilisation HANDICAP
De fausses amendes de 135 euros ont été distribuées, mardi 26 septembre, par l’Association des Paralysés de France (APF) lors d’une opération de sensibilisation à l’hôpital Gabriel Montpied à Clermont-Ferrand. / © P.Franco/France 3 Auvergne

Pire encore, des personnes mal intentionnées utilisent de fausses cartes de stationnement. C’est pourquoi, de nouvelles cartes à puces qui peuvent être scannées à distance sont depuis peu mises en circulation un peu partout en France.

Source FR3.

ESAT : des ateliers où le talent n’a pas de handicap…

ESAT – « Ont-ils le droit d’avoir leur place dans le monde du travail, eux, les handicapés mentaux ? « . La question se veut choc, mais au moins, elle est posée…

Et petit à petit, mis en confiance, complimentés, encouragés, les travailleurs avancent, progressent, travaillent et produisent.

En décembre 1974, se déroule une « journée d’études sur le devenir professionnel des handicapés ».

L’équipe de télévision se rend alors dans un Centre d’Aide par le Travail. Le reportage débute par cette question et se poursuit avec d’autres, au moniteur de l’atelier : « Est-ce qu’il y a des erreurs commises ? Quelle est la différence de rendement entre des ouvriers en usine et ces ouvriers ? »
Dans sa blouse, l’homme sourit, et répond : Il n’y a pas d’erreur, enfin,  plutôt moins qu’ailleurs et ils sont heureux de venir ici… »

En 1974, il faut encore convaincre. 20 ans plus tard, où en sommes-nous ?

Le combat des familles

Les CAT ont à peine 20 ans. Les premiers centres ont été créés dans les années 1950,  le plus souvent par les associations de familles de jeunes en situation de handicap. En ces temps de plein emploi, tout le monde avait un travail… sauf, les personnes handicapées !

A l’époque, les travailleurs ne touchaient qu’un petit pécule et les postes des encadrants étaient parfois financés par les dons des parents.
On ne comptait alors 6 000  places en CAT pour toute la France. Il y en a plus de 100 000 aujourd’hui.

Les 86 établissements bretons font travailler quelques 6 000 personnes en situation de handicap. Et tous partagent la même philosophie : ils ne s’attardent pas sur ce que la personne ne peut pas faire mais s’intéressent à tout ce qu’elle est capable d’accomplir.
« Ce n’est pas la personne qui est handicapée, c’est la situation qui peut être handicapante », explique Christian Guitton le directeur de l’Esat de La Mabilais à Noyal sur Vilaine. Et c’est aux ESAT de trouver des solutions pour permettre aux personnes de travailler dans des conditions où elles se sentent bien.
Plus d’information, découvrir les vidéos ,  cliquez ici.
Source FR3.

Santé. Certains baumes à lèvres nocifs selon l’UFC-Que Choisir…

Santé – L’hiver approche et les baumes à lèvres vont refaire leur apparition dans les poches et les sacs à main. Ces sticks, aux vertus hydratantes, sont très prisés. Pourtant, selon l’association de consommateurs UFC-Que Choisir, certains de ces baumes à lèvres seraient mauvais pour la santé. Dix références testées par l’UFC comportent des substances toxiques.

baumes à lèvres testés par l'UFC Que Choisir - Santé

Des marques de références telles Labello, Yves Rocher, Avène ou encore La Roche-Posay sont épinglés.

Les baumes à lèvres contiennent le plus souvent trois types de composants : les cires, composant la structure des sticks ; les émollients permettant aux sticks de ne pas casser ; et des ingrédients à base de vitamines A et E, ajoutés pour leurs vertus apaisantes et protectrices.

Mais c’est dans les cires et les émollients que le bât blesse. Ces derniers sont en partie fabriqués à base d’huiles minérales ou de synthèse. Elles sont habituellement inoffensives en cas de simples applications sur la peau, mais peuvent s’avérer nocives en cas d’ingestion. « On a retrouvé des résidus, l’un est cancérogène, l’autre semble être toxique, or, ils s’accumulent dans le foie et les ganglions lymphatiques », confirme à France TV Info, Fabienne Maleysson, journaliste à l’UFC-Que Choisir.

Hydrocarbures

Ces huiles minérales peuvent en effet comporter des hydrocarbures d’huiles minérales saturés, le plus souvent dénommés par leur acronyme anglo-saxon, les Mosh. Des Mosh qui peuvent donc se retrouver ensuite dans les ganglions lymphatiques et le foie et pouvant engendrer des réactions inflammatoires.

Également présents dans les huiles minérales, les Moah, hydrocarbures d’huiles minérales aromatiques, ils sont cancérogènes. Et l’UFC de rappeler qu’en 2012, l’Agence européenne de sécurité alimentaire estimait préoccupante la présence de Mosh et Moah dans les produits alimentaires. Trois baumes testés contiennent en outre du BHT, conservateur considéré comme un perturbateur endocrinien.

Pourquoi dix produits, dont certains développés par des marques prestigieuses, sont-elles déclassées par l’association ? L’UFC Que Choisir répond au final sans ambages dans un petit paragraphe dans lequel le principe de précaution prévaut : « Les Mosh mesurés ici et les Moah sont indésirables dans les baumes à lèvres du fait de leur toxicité quand ils sont ingérés. Nous avons donc déclassé tous les produits qui en contiennent avant même de tester leur efficacité. »

Notons par ailleurs que sur la dizaine de références non déclassées, le test de l’UFC-Que Choisir estime que seul un baume hydrate bien. Il s’agît du moins cher : Cien (Lidl) Care.

Les baumes recalés par l’UFC-Que Choisir

Sur les 21 baumes à lèvres testés, l’UFC-Que Choisir déconseille : Macadamia d’Yves Rocher ; Trésors de miel, baume à lèvres nourrissant de Garnier Ultra Doux ; Original classiccare de Labello ; Classic moisturising lip balm de Carmex ; Nultric, soin transformation lèvres desséchées de LaRoche Posay ; Homéostick, baume lèvres au calendula de Boiron ; Cold cream, stick lèvres nourrissant d’Avène ; Nutrition, soin lèvres desséchées de Le petit Marseillais ; Stick lèvres hydratant d’Aptonia et Stick lèvres hydratant d’Uriage.

Illettrisme en Lorraine : Fabienne et son « handicap invisible »…

Depuis six mois, Fabienne apprend à lire et a écrire. Illettrée, cette Lorraine de 50 ans a décidé d’en finir avec ce « handicap » qui lui barre le chemin vers un travail pérenne.

 

Partir en vacances sur La Côte d’Azur avec ses enfants, « sans GPS, ni carte », ce n’est pas un problème pour Fabienne.

Pourtant quand on sait qu’il y a six mois cette Lorraine de cinquante ans « ne savait écrire » que son nom. Le déplacement peut paraître aventurier. Pas pour Fabienne, qui comme près de 200 000 Lorrains est illettrée. Tout n’est que débrouille et stratégies pour compenser ce que cette élégante maman de six enfants, appelle son « handicap invisible ».

« Dans chaque lieu j’ai en mémoire une église, un bâtiment… Tout ce que j’ai vu une fois, je le mémorise ». Il faut dire que Fabienne, née dans la communauté des Gens du Voyage a un avantage. « J’ai pas mal sillonné les routes avec mes parents ».

De sa scolarité, Fabienne garde un souvenir en pointillé. « À l’époque, on allait dans les écoles des villages que traversaient nos parents. Pour quelques jours. Nous n’étions pas vraiment intégrés à la classe. En général on nous faisait dessiner. À onze ans, j’ai définitivement quitté l’école pour travailler sur les marchés ». De son expérience de commerçante, Fabienne a tiré une solide connaissance des chiffres et du calcul. Pour le reste, « j’ai toujours été autonome à 100 % et j’ai toujours travaillé. »

À 18 ans, elle passe son permis de conduire et l’obtient « du premier coup, j’en suis très fière. Mon père était tellement surpris qu’il m’a offert ma première camionnette en récompense ! ». De ses fils aussi, Fabienne est très fière et réciproquement. Tous font ou ont fait des études. Et pour eux pas question d’illettrisme. « Je suis très exigeante sur la lecture et l’écriture. De mon temps on pouvait toujours trouver un boulot. Aujourd’hui la vie est dure. Les choses ont changé. » En 2009, elle suit une formation qualifiante d’un an dans l’hôtellerie-restauration. « J’avais prévenu le formateur et je me faisais aider par des camarades de formation. » L’art de passer entre les gouttes pour passer inaperçu.

Sédentarisée depuis une vingtaine d’années, Fabienne est aujourd’hui salariée en contrat aidé pour deux ans dans une association de réinsertion. Avec une inquiétude. « Je dois apprendre à lire et écrire si je veux trouver un travail stable. »

Le déclencheur ? « J’ai été piégée à mon travail. On m’a demandé d’écrire une commande, sur le champ. J’étais au pied du mur. J’ai rougi, puis j’ai dit que je ne savais ni lire ni écrire. Je n’ai pas honte. Ce n’est plus un tabou pour moi aujourd’hui. Plus jeune, je pensais être différente des autres. Mais je sais que j’ai des qualités, un savoir-faire. » L’employeur oriente Fabienne vers le Centre ressources illettrisme lorrain de Nancy. Avec Anne, une bénévole du Cril, elle apprend au rythme de deux heures par semaine. « C’est une partenaire, elle m’accompagne. Sans elle, je n’aurais pas la patience d’apprendre. C’est très dur d’apprendre à écrire à cinquante ans, je me sens parfois comme une enfant. Mais je n’ai aucun regret. J’ai une vie heureuse, je suis fière d’appartenir à la communauté des gens du voyage ».

Aucun regret. De l’ambition même. Travailler dans une cantine, « avec ma formation en restauration et mes six enfants, j’ai le profil… » Et un vieux rêve. « Écrire un journal intime pour le laisser ensuite à mes enfants. » Pas à pas et mot à mot, Fabienne se donne trois ans pour le réaliser.

Source Est Républicain.