Enfants – Vitry : des baby-sitters formés pour les enfants handicapés…

La municipalité a proposé une de baby – sitters formation samedi dernier en faveur des enfants handicapés. D’autres sessions doivent être proposées.

Trouver un baby-sitter est la croix et la bannière pour de nombreux parents. Mais pour les parents d’enfants handicapés, c’est une croix encore plus lourde et une bannière encore plus large.

A Vitry-sur-Seine, une formation de baby-sitter d’enfants en situation de handicap a lieu ce samedi. D’autres sessions devraient être organisées pour cette formation proposée pour la première fois cette rentrée par le secteur Handicap, en partenariat avec le SMJ (service municipal de la jeunesse) et la coordination Enfance-Famille.

Le dispositif lancé va permettre de mettre en relation baby-sitters « sensibilisés » aux handicaps et les parents intéressés. Etudiants, salariés, retraités peuvent se proposer. La seule condition est de suivre une formation de sensibilisation à l’accueil des enfants en situation de handicap.

« C’est le résultat de discussions entre des parents et le service handicap, témoigne Agata, une habitante de Vitry qui a deux petits garçons souffrant de troubles autistiques. Nous avons nous aussi besoin de répit bien souvent pour un rendez-vous et c’est plus facile à faire sans enfant. Ça va devenir facile de trouver un baby-sitter puisqu’il existera un classeur dédié aux enfants en situation de handicap au service municipal de jeunesse. Le classeur fonctionne sur profil, nous choisissons nous-même quelle personne viendra ». C’est ce qu’elle espère rapidement pour Gabriel et Nathanaël, 3 et 8 ans.

Source LE PARISIEN.

Semaine des retraités et des personnes âgées : « Faire société à tout âge »…

La Semaine Bleue, c’est quoi ?

Semaine bleue - Retraités

La Semaine Bleue constitue un moment privilégié pour informer et sensibiliser l’opinion sur la contribution des retraités à la vie économique, sociale et culturelle, sur les préoccupations et difficultés rencontrées par les personnes âgées, sur les réalisations et les actions des associations sur tout le territoire.

Faire société, c’est :

– Bénéficier d’un entourage avec lequel entrer en relation afin de pouvoir exister et se sentir utile aux yeux de l’autre et de pouvoir ainsi être reconnu dans sa singularité, dans sa différence.
-Être en lien avec les autres générations de manière à permettre à chacun de vivre pleinement son âge.
– Participer pleinement à la vie sociale de son territoire de résidence et contribuer ainsi à l’édification d’une société plus inclusive.

En s’ouvrant désormais dans le sillage immédiat de la Journée internationale des personnes âgées du 1er octobre dernier, la Semaine Bleue souhaite intégrer la dimension internationale dans ses avancées.

La question du vieillissement de la population intéresse désormais la plupart des pays du globe.

Combattre les discours téléphonés

Les plus de 60 ans (qui représentent aujourd’hui 20 % de la population) ne constituent pas une catégorie sociale homogène.

Il existe, au sein de ces générations, de grandes inégalités de richesse matérielle, de culture, de conditions de vie. Mais chaque personne doit pouvoir être reconnue dans sa singularité et se sentir « utile », rester en lien avec les autres générations, participer, dans la mesure de ses possibilités, à la vie sociale et locale.

Les manifestations impulsées à l’occasion de la Semaine Bleue, placée sous le signe du lien intergénérationnel et de la solidarité, visent à en témoigner. Plus de 7 000 actions, recensées sur le site semaine-bleue.org, sont ainsi prévues dans l’hexagone et dans les DOM jusqu’à ce soir.

Une chance pour la famille

Le sociologue Michel Billé, parrain de l’édition de la semaine bleue 2017, estime qu »il faut accepter de vieillir et voir le grand âge comme une chance :

C’est parce que je vieillis que j’ai la chance d’avoir des petits-enfants et de les voir grandir.

Michel Billé, parrain de la semaine bleue

La journée nationale des aidants a eu lieu le 6 octobre

Temps fort de notre société, cette journée est l’occasion de reconnaître les millions d’anonymes qui accompagnent au quotidien, un proche malade ou handicapé, et qui, par leur implication et leur engagement, sont les moteurs d’une société nouvelle, plus solidaire et plus humaine.

Cette journée est aussi l’occasion de valoriser tous les acteurs du soutien des aidants : associations, entreprises, collectivités, mutuelles, et les Cafés des Aidants.

Source France TV.

Journée mondiale de la paralysie cérébrale : « Il faut redonner les rênes aux personnes en situation de handicap »…

En parallèle de la journée des aidants, c’était vendredi la journée mondiale de la paralysie cérébrale. Au total, 120 000 personnes en souffrent en France et c’est la première cause de handicap moteur chez l’enfant.

Paralysie cérébrale

C’est un trouble dont souffrent 120 000 personnes en France mais dont on parle très peu. La journée mondiale de la paralysie cérébrale se déroulait vendredi 6 octobre. C’est la première cause de handicap moteur chez l’enfant mais, paradoxalement, on en parle très peu. À l’origine de cette pathologie, des lésions présentes sur le cerveau du foetus lors de sa formation. À la naissance, ces lésions se traduisent par des troubles moteurs du comportement.

Les situations de handicap qui lui sont liées sont très variées : certaines personnes marchent normalement, d’autres sont en fauteuil… À Lyon, l’Association régionale Rhône-Alpes des infirmes moteurs cérébraux (ARIMC), qui accompagne ces personnes handicapées, organisait vendredi après-midi un événement pour faire connaître cette infirmité.

Un handicap qui suscite la peur

Devant l’hôtel de Ville de Lyon, une centaine de paralysés cérébraux ont dansé une chorégraphie adaptée devant les passants. L’objectif : provoquer une prise de conscience sur ce handicap car la paralysie cérébrale a beau toucher un bébé sur 450 en France, elle reste méconnue du grand public. « Le handicap des paralysés cérébraux, qui ont le visage tordu, qui bavent, qui ont des mouvements anormaux, fait peur », témoigne Éric Bérard, papa d’un paralysé cérébral. La journée mondiale a donc vocation à expliquer au grand public en quoi consiste la paralysie cérébrale. Elle permet aussi d’avoir un autre regard sur les personnes touchées par une paralysie cérébrale, « des hommes et des femmes comme les autres mais qui sont très gênés par leur handicap. » Avec un constat :

Pour s’insérer c’est très compliqué

Eric Bérard, papa d’un paralysé cérébral

à france info

À 25 ans, Julia a elle réussi à trouver un travail malgré sa paralysie cérébrale. Elle prépare également un doctorat. La jeune femme milite pour qu’on laisse les handicapés participer aux décisions qui les concernent. « Pour l’instant, les associations sont composées par les parents et agissent grâce à eux. Il faut redonner les rênes aux personnes en situation de handicap pour définir avec elle leur projet de vie. C’est tout un apprentissage pour les professionnels et pour les personnes. » 

L’autre combat mené par ces personnes touchées par la paralysie cérébrale, c’est d’améliorer les services proposés par l’Etat. Pour l’instant, l’offre ne suffit pas à couvrir tous les besoins en France. Il manque notamment des places d’accueil dans les centres spécialisés. Aujourd’hui, 85 paralysés cérébraux polyhandicapés sont sans solution, rien que dans le département du Rhône.

Source France Info.

Handicap – Je m’inscris ! Le premier concours Miss Monde en fauteuil roulant…

Miss Monde – Une compétition inédite s’est tenue samedi soir à Varsovie où 24 jeunes femmes de 19 pays, ont concouru pour décrocher le titre de Miss Monde en fauteuil roulant.

Les gagnantes du concours de miss monde en fauteuil.

La Bélarusse a été couronnée mais le résultat compte peu car toutes ont été « gagnantes ».

« Nous sommes toutes gagnantes : nous nous sommes fait de nouveaux amis, nous avons vécu de nouvelles expériences, connu toute cette ambiance ensemble », a confié la Chilienne Maria Diaz, 28 ans, joueuse professionnelle de tennis en fauteuil roulant.

« C’est la première occasion du genre pour montrer au monde que nous sommes capables de faire vraiment ce que nous voulons », souligne cette jeune femme victime d’un accident il y a dix ans, récompensée des titres Miss Activité et Miss Lifestyle Designers. La couronne de Miss Monde est allée à la Bélarusse Alexandra Chichikova, 23 ans, étudiante en psychologie et pédagogie sociale.

La Sud-Africaine Lebohang Monyatsi et la Polonaise Adrianna Zawadzinska sont respectivement première et deuxième dauphines. « Luttez contre vos angoisses et vos peurs », a appelé la reine de la soirée dans un discours.

La joueuse de football et mannequin française Nadjet Meskine a été élue Miss sourire. Lors de la soirée de gala, devant un millier de spectateurs, les candidates ont comparu dans trois tenues différentes : costume national, tenue de cocktail et tenue de soirée.

Un manifeste commun

Organisé à l’initiative de la fondation polonaise Jedyna Taka, le concours avait pour objectif de « changer l’image des femmes en fauteuil roulant, pour qu’elles ne soient pas définies à travers cet attribut, mais aussi d’insister sur le fait que, dans certaines parties du monde, le fauteuil roulant reste un luxe », a déclaré Katarzyna Wojtaszek-Ginalska, cofondatrice du projet et co-présidente du jury.

« C’est un manifeste commun des femmes handicapées, pour dire qu’on n’a jamais demandé à être handicapées et […] qu’on veut être considérées comme des personnes tout à fait ordinaires », insiste cette femme de 36 ans, elle-même en fauteuil.

Les candidates ont été soit présélectionnées dans des concours nationaux soit choisies par des ONG contactées par la fondation polonaise. Chaque pays pouvait être représenté par deux candidates.

Dans ce concours, « ce n’est pas le physique qui compte le plus. Certes, avoir un beau visage est important mais on se penche énormément sur la personnalité des filles, leur activité quotidienne, leur engagement, leur vie sociale, leurs projets », a expliqué Katarzyna Wojtaszek-Ginalska. Les candidates ont passé huit jours chargés dans la capitale polonaise avec des répétitions, des séances photo, des conférences et des visites de la ville.

« Elles n’ont payé que le trajet vers la Pologne », se félicite Mme Wojtaszek-Ginalska. C’est avant tout une rencontre entre vingt-quatre femmes, avec autant d’histoires poignantes : comme celle de la Finlandaise Kati van der Hoeven communiquant avec son mari avec des mouvements de pupilles, ou de la kinésithérapeute polonaise Beata Jalocha, blessée en 2013 lorsqu’un homme est tombé sur elle en se suicidant du septième étage d’un immeuble, ou de la Néerlandaise Mirande Bakker, victime d’une erreur médicale.

S’adapter et briller

La chorégraphie, complexe, a posé problème à plusieurs participantes. Comme lors de cette répétition où, montrant les mouvements à imiter, la chorégraphe demande qu’« on lève la main droite ! »

« Je n’ai pas de main droite… », fait alors remarquer, en souriant, l’Américaine Jennifer Lynn Adams depuis son fauteuil roulant électrique qu’elle conduit à l’aide d’un joystick. « Je suis née presque sans mains et sans jambes. Je dois m’adapter à la musique, à la chorégraphie, mais c’est ok. Dans la vie, je dois m’adapter », a déclaré Miss America 2014 en fauteuil roulant. « C’est d’ailleurs mon message au monde : nous avons chacun quelque chose qui nous limite mais nous pouvons nous adapter et briller au-delà de ces limites ».

Source OUEST FRANCE.

Le vieillissement préoccupe les Français…

Vieillissement – Selon une étude réalisée par HSBC, ils ne se sentent pas préparés à assumer financièrement ou n’ont rien mis en place pour faire face à leur vieillissement.

Le vieillissement préoccupe les Français

La santé, et plus précisément le vieillissement préoccupe les Français. Pour 66% d’entre eux, la santé est le thème le plus préoccupant, avant la qualité de vie ou la sécurité financière, indique une étude réalisée par HSBC.

Parmi les 1000 Français interrogés sur la confiance qu’il ont en leur avenir, quatre individus sur cinq (81%) estiment qu’un mauvais état de santé aurait un fort impact sur leur qualité de vie. 70% d’entre eux pensent que leur relation avec leur conjoint serait affectée, 65% imaginent qu’il y aurait des conséquences sur leur famille et à peine 56% sur leur vie sociale.

Source: HSBC

Mais ce qui préoccupe avant tout les Français dans leur santé, c’est le vieillissement avant l’accès aux soins, leur famille et le coût engendré.

Source: HSBC

Malgré cette inquiétude prégnante, 66% des Français interrogés déclarent qu’ils ne pourraient pas bien ou pas du tout assumer financièrement ou qu’ils n’ont rien mis en place pour parer un tel événement, selon l’étude.

Parmi les inquiétudes pour lesquelles les individus se sentent les moins préparés, 76% des personnes sondées pensent qu’elles ne sont pas préparées s’il arrivait quelque chose à leurs parents.

Source: HSBC

Méconnaissance de l’assurance décès

Afin d’anticiper ce qui pourrait leur arriver, certains considèrent la possibilité de souscrire une assurance décès. Mais le coût est un obstacle pour 55% d’entre eux. Parmi ceux qui en détiennent déjà une, 77% ne connaissent pas le montant de leurs indemnités ou doutent qu’elles seraient suffisantes. Quand l’assurance est souscrite par l’employeur, souligne l’étude, la proportion est légèrement supérieure (79%).

Source LE FIGARO.

Dépendance d’un proche : «Quand on est aidant, on l’est seul!»…

Dépendance – Des courses à la toilette, en passant par les sorties, 11 millions de Français aident une personne de leur entourage. Nous avons demandé aux internautes du Figaro de nous raconter leur quotidien.

Dépendance d'un proche : «Quand on est aidant, on l'est seul!»

Ils sont étudiants ou retraités, citadins ou ruraux, et tous donnent de leur temps pour une personne en difficulté. Selon une étude de la Fondation April, 20% de la population nationale aident une personne de leur entourage. Que ce soit pour un membre de leur famille ou un ami, la majorité des internautes du Figaro parlent de l’accompagnement presque quotidien d’une personne âgée.

Joelle G., 63 ans, raconte prendre soin de sa mère même si elle a «dû mettre sa vie entre parenthèses». «Je la sors! Je lui prépare ses repas que je lui porte tous les soirs. Elle a pris soin de moi. Je lui dois bien ça! Et quand elle partira je ressentirai un grand vide!», explique-t-elle. Beaucoup expliquent souffrir de cette situation où ils sont seuls face à la dépendance et la précarité. Calamity Jane .7 décrit l’engagement de sa sœur qui «s’occupe seule de notre maman qui a 95 ans». «Elle n’a le droit à rien sous prétexte que notre mère n’est pas malade. Ma sœur s’use matin et soir pour la toilette et les différents soins. Voilà la triste réalité de beaucoup de personnes.»

«La plus belle aide est celle qui reste silencieuse»

Odilonse ajoute que «toutes les portes se ferment: la famille qui «se protège», les associations qui ne sont là que pour vous soutirer des cotisations, les médecins qui disent pouvoir guérir cette personne en 10 séances, les cliniques qui n’acceptent pas de prendre en charge quelques jours car la mutuelle ne couvre pas les suppléments, etc. Quand on est aidant, on l’est seul.»

La même étude pointe du doigt ces effets négatifs sur le moral des aidants dont cette solitude dans le dévouement. Et s’en plaindre serait une honte car aider un parent n’est pas considéré comme une souffrance. Anabela V. affirme d’ailleurs sur notre page Facebook que «la plus belle aide est celle qui reste discrète et silencieuse.» Ce à quoi Jean Mongol répond «c’est vrai mais ça soulage d’en parler quand c’est trop lourd.» Cette réponse, Anabela l’a «likée».

Source LE FIGARO.

La masse silencieuse…. Et pourtant… Les aidants familiaux, pièce indispensable de l’hospitalisation à domicile…

Ils subissent en silence de fortes contraintes physiques et mentales. Des réflexions sont en cours afin de mettre en place des solutions pour les soulager.

Les aidants familiaux

Les aidants sont entre 8 et 12 millions en France, mais on ne les entend jamais, ou presque. Lorsque l’on s’intéresse à eux, comme en ce 6 octobre, Journée nationale des aidants, c’est d’abord aux proches de handicapés ou de personnes âgées que l’on pense. «Une personne âgée très peu autonome vivant à domicile est aidée par des professionnels en moyenne 2 h 10 par jour contre 5 h 15 par jour par son entourage», explique au Figaro Hélène Rossinot. La jeune interne en médecine est la présidente du réseau des internes de santé publique européens, Euronet Platform. «Une étude de France Alzheimer estime que l’aidant d’une personne atteinte de la maladie lui consacre 6 h 30 par jour de travail effectif!», ajoute-t-elle.

Mais c’est à la charge de travail d’une autre catégorie d’aidants qu’Hélène Rossinot s’est intéressée, dans un travail de thèse qu’elle a présenté le 5 octobre: les aidants familiaux en hospitalisation à domicile (HAD).

Un mode d’hospitalisation

L’HAD est encouragée par le ministère de la Santé depuis le début des années 2000, mais ce n’est que depuis 2009 qu’elle est devenue un mode d’hospitalisation à part entière. Avec une certaine hypocrisie toute de même. Car si le principe est d’organiser, sous la coordination du médecin traitant, les interventions des différents professionnels de santé à domicile afin d’y délivrer des soins de type hospitalier, la présence d’un proche (aidant ou garde) à la maison est souvent également exigée.

«Même si les aidants sont contents que leur proche soit à domicile, remarque Hélène Rossinot,ils se trouvent rapidement confrontés à deux sortes de difficultés. D’abord, des difficultés liées à la maladie, car c’est très lourd d’avoir à la maison un proche dément, atteint d’une maladie grave ou en fin de vie. Il y a une douleur, une souffrance inhérente à cela.» Avec cette double contrainte de ne rien vouloir en montrer, mais aussi de culpabiliser si l’envie de se plaindre se fait sentir: «Mais comment dire qu’on ne se sent pas bien quand il y a un vrai malade à la maison?» «La deuxième difficulté est liée à l’organisation de l’HAD elle-même, explique Hélène Rossinot, car beaucoup d’intervenants viennent à la maison et l’intimité est mise à mal. Il faut aussi compter avec les stocks de médicaments et parfois l’installation médicalisée à domicile, souvent très envahissants.»

Des aides bien modestes

Parfois – souvent -, c’est la santé physique et mentale des aidants familiaux qui finit par être atteinte, soumise à «la contrainte physique causée par l’activité quotidienne et une contrainte morale due à la responsabilité de la prise en charge d’une personne peu ou non autonome », ajoute-t-elle.

Enfin, les aidants familiaux ont tendance à ne demander de l’aide qu’en extrême limite, conscients que sans eux le maintien à domicile deviendrait lui-même impossible. Des associations qui leur sont dédiées commencent toutefois à voir le jour telle l’Association française des aidants.

«Il faut rester optimiste, car les signaux vont dans la bonne direction»

En définitive, les aides qui existent (aides diverses, chèques emploi service universel, congés sans soldes, etc.) semblent bien modestes face à l’ampleur des efforts demandés aux aidants.«Les pouvoirs publics ont pourtant tout intérêt à favoriser l’HAD, note Hélène Rossinot, puisque le coût moyen d’une journée a été évalué à 196 euros contre 703 euros pour une journée d’hospitalisation traditionnelle par le Haut Conseil pour l’avenir de l’Assurance-maladie.»

«Il faut rester optimiste, car les signaux vont dans la bonne direction, estime la jeune femme de 27 ans, candidate malheureuse pour sa première tentative aux législatives en Meurthe-et-oselle et engagée à En marche! dès novembre dernier. Par exemple, l’instauration d’un droit au répit pour le proche aidant d’une personne âgée, sous la forme d’un accueil de jour ou d’un hébergement temporaire pouvant être financé jusqu’à 500 euros par an au-delà des plafonds de l’APA.»

«C’est bien sûr insuffisant, mais ce n’est qu’un début!», estime-t-elle, avant d’inviter à une réflexion autour de l’articulation entre la ville et l’hôpital pour continuer à étendre l’HAD. «Le patient ne doit pas souffrir des problèmes organisationnels des institutions, et ce n’est pas le rôle des aidants que d’assurer la communication entre toutes les institutions parce qu’elles n’arrivent pas à le faire elles-mêmes.».

Source LE FIGARO.

La Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CADPH) rend 19.000 décisions par an….

CADPH – Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées – Toutes les demandes de prestations déposées à la MDPH arrivent, en bout de course, dans les mains de la CDAPH, qui a la lourde tâche de satisfaire ou non les demandes des usagers en situation de handicap.

MDPH

Si les missions de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH), guichet unique par lequel un usager en situation de handicap intègre le long parcours pour faire valoir ses droits, celles de la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) le sont moins. Pourtant, c’est bien elle qui, à l’issue du processus, délivre la précieuse orientation pour chaque demandeur, de l’enfance à l’âge adulte.

Une fois la demande d’aides déposée à la MDPH (allocation aux adultes handicapés, prestation de compensation du handicap (*), carte de stationnement pour handicapé, orientation scolaire en milieu ordinaire ou protégé, en établissement et services d’aide par le travail, en foyer de vie…), le dossier est d’abord étudié par une commission technique dite de base. Puis par une équipe pluridisciplinaire qui émet des préconisations. Et, enfin, passe devant la CDAPH composée de vingt-deux représentants de l’État, du conseil départemental, d’associations liées au handicap, de l’Éducation nationale, de professionnels de santé, de parents…

Sa mission : valider l’orientation préconisée ou demander un réexamen du dossier. « Il nous arrive parfois de ne pas être d’accord avec l’équipe pluridisciplinaire », confie Joëlle Julien, vice-présidente de la CDAPH. En 2016, la commission a statué sur près de 19.000 demandes, à raison de trois jours de travail par mois. « La réponse notifiée à l’usager n’est valable qu’un temps », insiste Marie-France Guillemot, la présidente. Car en matière de handicap, les situations ne sont pas figées. « La personne a tout le loisir de réinterpeller la MDPH tout au long de sa vie. »

Elle a le dernier mot.

La CDAPH a un mot d’ordre : statuer sur les besoins réels de chacun. Une ambition ternie par le manque de places en établissements, le nombre insuffisant d’auxiliaires de vie scolaire dans les écoles… « Nous sommes totalement démunis face à l’offre. Nous manquons de structures, de professionnels et de réponses novatrices en matière de handicap. »

Une fois la décision notifiée par la CDAPH, un nouveau parcours du combattant débute alors pour la personne en situation de handicap. Pour bénéficier d’une place et mobiliser les dispositifs, certains délais d’attente atteignent l’année. Voir plus. « Nous vivons dans une société où on parle beaucoup de handicap mais les moyens financiers mis en face sont trop limités », conclut la présidente.

(*) Aide financière versée par le Département pour l’adaptation du logement, du véhicule, pour le recrutement d’une aide à domicile, technique, animalière ou médico-sociale…

Source LE JOURNAL DU CENTRE.

Le handicap expose à la pauvreté et aux bas niveaux de vie… Triste constat !!!

La moitié des personnes handicapées ont un niveau de vie inférieur à 1 540 euros par mois, soit près de 200 euros de moins qu’une personne valide. Plus le handicap est sévère, plus le revenu est faible et le niveau de pauvreté élevé.

Handicap - Pauvreté

La moitié des personnes dont le handicap est reconnu administrativement  ont un niveau de vie mensuel inférieur à 1 542 euros selon les données 2010 (dernière année disponible) publiées par le ministère des Solidarités et de la Santé , d’après les chiffres de l’Insee. Ce niveau de vie médian   est inférieur de 167 euros par mois à celui des personnes sans handicap (1 708 euros). Le type et l’importance du handicap jouent également sur le niveau de vie. Les personnes qui souffrent d’un handicap sévère touchent près de 500 euros de moins qu’une personne sans incapacité. La moitié des personnes avec un handicap visuel ou mental sévère perçoivent moins de 1 250 euros par mois. Celles qui présentent plusieurs limitations sévères ont un niveau de vie médian   de 1 200 euros.

Les personnes handicapées connaissent des difficultés d’intégration dans le monde du travail en raison de leurs limitations physiques ou mentales, mais aussi de leur parcours scolaire plus difficile et d’un niveau de qualification inférieur à la moyenne. Les salaires représentent un peu plus de la moitié des revenus des handicapés, contre 81 % de ceux de la population valide. Heureusement, la collectivité soutient les personnes handicapées : les prestations sociales composent 18 % de leurs revenus, trois fois plus que pour le reste de la population (6 %). Logiquement, les pensions , comme celle d’invalidité par exemple, représentent près d’un quart du revenu des personnes handicapées. Au final, leur revenu disponible   demeure 1,4 fois moins élevé que celui de l’ensemble des 15-64 ans.

Parmi les handicapés eux-mêmes, les inégalités de revenus sont élevées. Les 25 % des personnes les plus pauvres ayant un handicap reconnu ont un niveau de vie mensuel près de deux fois inférieur à celui des 25 % des handicapés les plus aisés (respectivement 1 125 euros et 2 083 euros). Un niveau de vie élevé limite une partie des conséquences du handicap grâce au recours à des équipements de meilleure qualité et des services extérieurs que les moins fortunés ne peuvent se payer.

À une moins bonne situation professionnelle en général, s’ajoutent souvent des situations familiales difficiles qui ont aussi des conséquences sur le niveau de vie et la pauvreté des handicapés. 30 % des personnes déclarant un handicap sévère vivent seules contre 15 % de l’ensemble des 15-64 ans ; 19 % vivent dans une famille monoparentale, structure familiale davantage touchée par des bas niveaux de revenus. En conséquence, parmi l’ensemble des 15-64 ans, 19,8 % des personnes qui souffrent d’un handicap mental, et même 30,3 % quand ce handicap est sévère, vivent sous le seuil de pauvreté alors que c’est le cas de 12,7 % des personnes sans handicap. Être touché par plusieurs limitations handicapantes, c’est aussi être davantage exposé à la pauvreté : un quart des personnes dans ce cas vivent sous le seuil de pauvreté, un tiers quand les limitations sont sévères.

Source Observatoire des Inégalités.

Anticancéreux : la nouveauté ne fait pas la qualité…

Anticancéreux – La majorité des nouveaux médicaments contre le cancer n’apporte que des bénéfices mineurs par rapport à ce qui est déjà prescrit.

Anticancéreux

Lorsqu’un nouveau médicament est commercialisé, la logique voudrait qu’il fonctionne mieux que le précédent. Pourtant, c’est loin d’être le cas pour la plupart des anticancéreux autorisés entre 2009 et 2013, selon une étude parue dans la revue British Medical Journal .

«Nos résultats suggèrent qu’il est extrêmement rare que les nouveaux médicaments contre le cancer soient efficaces sur les deux aspects les plus importants pour les patients: l’amélioration de leur survie et de leur qualité de vie», concluent les auteurs de l’étude, publiée le 4 octobre.

Ils ont constatés qu’au moment du feu vert de l’Agence Européenne des médicaments (EMA) – qui délivre les AMM (autorisation de mise sur le marché) – seuls 29 des 68 nouveaux traitements (soit 43%) apportaient la preuve significative d’une amélioration par rapport aux médicaments utilisés jusque-là, concernant la durée de vie ou la qualité de vie des patients. Après quelques années d’utilisation (trois à huit ans en fonction des produits), six autres traitements se sont finalement révélés utiles dans ces deux domaines, portant à 35 le nombre de produits efficaces (51% des traitements).

L’Agence européenne peu rigoureuse?

Contactée par Le Figaro, l’EMA, qui dit avoir «pris connaissance de l’étude», se défend en soulignant que les évaluations des médicaments contre le cancer «tiennent compte d’un large éventail de mesures, dont la survie et l’amélioration de la qualité de vie. Mais elles incluent également la survie sans progression (c’est-à-dire la période durant laquelle le cancer ne s’aggrave pas), le taux de réponse (par exemple le rétrécissement de la taille d’une tumeur) et enfin, la durée de la réponse.»

Et c’est bien cela le problème dans l’évaluation de l’EMA, selon Pr Christophe Le Tourneau, responsable des essais cliniques précoces et de la médecine de précision à l’Institut Curie. «En théorie, les seuls critères pertinents sont l’amélioration de la qualité et de la durée de vie», explique-t-il. Les chercheurs britanniques concluent d’ailleurs que leurs résultats devraient amener l’Agence européenne des médicaments à «revoir ses critères d’approbation des traitements anticancéreux.»

«C’est vrai que les autorités sanitaires peuvent manquer de rigueur dans leurs évaluations, et que certains médicaments ne devraient pas être autorisés car ils ne sont pas très efficaces», confirme le Dr Frédéric Pinguet, président de la Société française de pharmacie oncologique.

Des études difficiles

«Cependant, ce n’est pas toujours aussi simple», tempère le Pr Christophe Le Tourneau. En effet, lorsqu’un médicament est suspecté de fonctionner lors d’essais cliniques, il est ensuite donné, pour des raisons éthiques, à tous les malades qui ont participé à l’essai, «ce qui rend l’évaluation de l’amélioration de la survie difficile.»

De plus, «des médicaments qui ajoutent des années de vie à des patients cela n’arrive pas tous les jours», souligne Christophe Le Tourneau, prenant l’exemple du trastuzumab, qui a révolutionné le traitement du cancer du sein. Le Dr Pinguet rappelle que des médicaments, qui ont «au premier abord des résultats modestes», peuvent, en combinaison avec d’autres traitements, améliorer significativement la vie des patients.

«Pour les médicaments qui ne font gagner que quelques semaines de survie en moyenne, il y a souvent certains patients qui en réalité en gagnent beaucoup plus au milieu d’une majorité qui n’en bénéficient pas du tout», renchérit le Pr Christophe Le Tourneau, «La question est de savoir où il faut mettre le curseur.».

Source LE FIGARO.