Gers : Sacha un enfant trisomique sera-t-il privé d’école faute d’AVS ?…

Sacha a 7 ans. Il a pu bénéficier jusque-là de l’aide d’une AVS à l’école du fait de sa trisomie. Mais ce soutien n’est pas maintenu à hauteur de ses besoins. Cela remet en question sa scolarisation qui était pour les parents, une réussite à tous niveaux.

Les parents de Sacha espèrent être entendus afin que leur fils puisse poursuivre sa scolarité.

A Ornézan, Sacha a fait une rentrée tout ce qu’il y a de classique à l’école primaire avec son jumeau. Cet élève trisomique de 7 ans a toujours pu bénéficier de l’aide d’une AVS (Assistante de Viue Scolaire) pour suivre les cours.

Cet accompagnement fonctionnait très bien mais il est réduit de façon aribtraire. Il passe aujourd’hui même de 20 heures à 7 heures. Une décision que les parents de Sacha, Aurélie et Kévin Doizelet, ne comprennent pas car elle compromet la scolarisation de leur enfant.

Tout un équilibre remis en cause

Un courrier du 15 septembre les en a informé. Ils ont aussi appris que c’est une assistante de vie scolaire mutualisée (AVSM) qui assurerait le suivi de leur fils.

Ils estiment que leur fils ne va pas pouvoir, dans ces conditions, bénéficier du soutien nécessaire à son épanouissement et à sa progression en classe. Cela revient pour eux à les obliger à placer leur fils en Institut médico-éducatif (IME). Or, il s’épanouit à l’école, expliquent Aurélie et Kévin Doizelet, il a des copains et se sent parfaitement intégré.

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Source Fr3.

Aidants familiaux : « J’ai accompagné ma femme pendant 15 ans. A 77 ans, j’ai craqué »…

En France, 11 millions de personnes se mobilisent au quotidien pour accompagner un proche en situation de dépendance (âgé, malade ou handicapé). Pendant 15 ans, Bernard Rombeaut a été l’aidant de sa femme.

Aidants familiaux

A l’occasion de la 8e journée nationale des aidants, une étude menée par la fondation Médéric Alzheimer estime que près de 11 millions de personnes en France se mobilisent au quotidien pour accompagner un proche en situation de dépendance (âgé, malade ou handicapé).

Dans un témoignage publié en 2014, Bernard Rombeaut avait raconté au Plus son histoire. Tout commence en 2002 quand sa femme Marie-Madeleine est sujette à quelques trous de mémoire. En 2005, le diagnostic tombe : elle est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Pour Bernard, il n’est pas question de la placer en EHPAD. Pendant 15 ans, le retraité endosse le rôle d’aidant. Il témoigne :

« Tout s’est passé si vite. Nous étions en 2002 quand les premiers trous de mémoire de ma femme sont apparus. A plusieurs reprises, il lui est arrivé de ne pas se souvenir où elle avait garé sa voiture. Puis, un jour, elle s’est retrouvée sur une route à quatre voies sans savoir ce qu’elle faisait. Paniquée, elle a stoppé net la voiture.

 

Quelque chose n’allait pas. Elle n’avait que 64 ans, c’est si jeune.

Ce n’est qu’en 2005 que le diagnostic est tombé : Marie-Madeleine était atteinte de la maladie d’Alzheimer. Nous n’avons pas été pas si surpris, c’est ce que nous redoutions depuis l’apparition des premiers symptômes.

Rester unis jusqu’au bout

J’aime Marie-Madeleine, nous sommes mariés depuis 50 ans. Alors quand la maladie s’est déclarée et que j’ai pris conscience de tout ce que cela allait engendrer, je n’ai pas hésité une seule seconde : nous devions rester unis jusqu’au bout.

Mais la maladie s’est immiscée entre nous très rapidement. Marie-Madeleine oubliait des mots. J’ai essayé, comme je le pouvais, de les lui réapprendre. Ensemble, nous faisions de longues balades et je n’arrêtais jamais de la questionner :

« Quel est le nom de cet arbre ? De cet oiseau ? Quel mois sommes-nous ? Quelle saison ? »

Pour pouvoir l’aider du mieux que je le pouvais, j’ai suivi une formation pour être aidant, organisée par l’association France Alzheimer.

Changer le moins possible nos habitudes

Pendant quatre ans, j’ai dû jongler entre l’aide que j’apportais à ma femme et mon travail. Ça n’a pas été toujours facile et c’est avec un certain soulagement que j’ai pu enfin prendre ma retraite en 2009.

Cette année-là, un accueil de jour s’est ouvert près de chez nous. Marie-Madeleine a été la première patiente à y aller, elle y est toujours. Ça lui a permis d’avoir une vie sociale et la stimulation thérapeutique dont elle avait besoin.

Longtemps, nous avons veillé à changer le moins possible nos habitudes. Ainsi, nous avons continué de voyager. Il y avait La Baule chaque année, puis Venise en 2010. Parfois, nous allions faire les courses ensemble. Ce que je préférais, c’était nos soirées au restaurant, même si je devais couper sa viande en douce.

Durant toutes ces années, j’ai continué de l’emmener chez le coiffeur, car j’estimais qu’il était important qu’elle ait ses moments à elle, et moi les miens.

Gérer le quotidien est devenu difficile

Avec le temps, je me suis habitué aux pertes de mémoire, mais la gestion du quotidien a été de plus en plus difficile. Être obligé de mettre des changes à ma femme, l’aider à manger, à boire, écraser ses médicaments dans sa compote chaque matin… C’est très éprouvant.

Heureusement, l’aide-soignante venait pour lui faire la toilette. Nous avions l’habitude de faire de longues balades l’après-midi, mais en 2012, Marie-Madeleine a cessé de marcher.

Elle s’est aussi murée dans un mutisme complet. En 2014, j’ai décidé d’avoir recours à l’hébergement temporaire. Une fois par mois, je la déposais une semaine entière dans un EHPAD. Ce n’est pas ce que j’avais prévu, mais j’étais à bout, surtout physiquement. Comprenez, j’ai 77 ans et dès que Marie-Madeleine a cessé de marcher, je devais la transporter dans son lit, dans la voiture, etc. Et bien qu’elle soit plutôt menue, cela m’a occasionné des tendinites à répétition.

Cet hébergement temporaire a duré un an, jusqu’en juillet 2016, où il est devenu permanent. Ça a été un déchirement de prendre cette décision après avoir été son aidant pendant près de 15 ans, mais physiquement et psychologiquement, j’étais au bout du rouleau et la maladie, elle, ne me laissait aucun répit.

A chaque fois qu’elle me voit, elle me sourit

Du jour au lendemain, je me suis retrouvé seul. Ça a été extrêmement dur pour moi. Pour tuer ma solitude, je me suis engagé au sein de l’association France Alzheimer, ce qui m’a évité de me morfondre sur mon sort. Marie-Madeleine, elle, semble s’être acclimatée à sa nouvelle vie. Elle a d’ailleurs récupéré l’usage de ses jambes.

Je viens la voir tous les jours. Et si je dois m’absenter, ce n’est jamais plus d’une semaine. Il faut dire que j’ai la chance d’habiter à 300 mètres de l’EHPAD. Quand j’arrive dans sa chambre, ma femme reste mutique, mais je sais qu’elle me reconnaît car, à chaque fois, elle me sourit. Alors, je lui parle de mes journées, de notre famille, de ses petits-enfants qui viennent d’intégrer l’université… Je lui parle de la vie.

Evidemment, Marie-Madeleine n’est plus la femme que j’ai épousé mais nous resterons ensemble jusqu’au bout. Même si elle n’est plus en mesure de communiquer, je crois qu’elle est malgré tout heureuse. »

Source L’OBS.

Retraites : l’augmentation minime sera vite gommée… !!!!!!!

Que cache l’opération visant à relever les retraites de 0,8% ?

Retraites

 

On vient de leur annoncer une augmentation de 0,8 % du montant de leurs pensions, bloqué depuis trois ans. Voilà de quoi les rassurer doublement : d’une part ils pourront payer le supplément de CSG qui est prévu pour la plupart d’entre eux, d’autre part ils ont la certitude que le système par répartition pourra continuer aussi longtemps qu’ils seront en vie.

La communication, telle qu’on la conçoit maintenant dans les hautes sphères, consiste à faire avaler des couleuvres à des Français qui pourraient avoir le mauvais esprit de critiquer les réformes en marche.

Rassurant pour les retraités

Le relèvement de la CSG avait ému à juste titre les retraités, puisqu’ils sont astreints à cette généreuse contribution, même si des exemptions étaient prévues pour les « petites retraites ».

L’opposition en avait fait d’ailleurs un cheval de bataille – à peu près le seul dans le domaine économique – pendant la campagne des législatives. Le gouvernement vient de rassurer tous les retraités : alors que le montant de leurs pensions (pour le régime général des salariés du privé) était bloqué depuis trois ans, une augmentation de 0,8 % sera appliquée au 1er octobre prochain.

On peut déjà remarquer que l’inflation, même si elle est pour l’instant minime, a été tout de même autour de 1% annuellement, ce qui signifie que le pouvoir d’achat réel des retraités continuera à baisser.

 

Manne budgétaire de 20 milliards

Bien évidemment, l’incidence sur les pensions de la hausse de la CSG n’est pas prise en compte, elle sera d’ailleurs très variable suivant la situation des foyers fiscaux, le plancher de 14.750 euros en dessus duquel on paiera 1,7 point de CSG ayant été avancé par le gouvernement.

Mais il va bien falloir que quelques-uns contribuent à cette manne budgétaire espérée à 20 milliards d’euros. Évidemment, la justification de cette ponction est la diminution des charges sociales qui pèsent sur les salariés du privé : beaucoup de retraités ne comprennent pas pourquoi ils doivent consentir des sacrifices pour restaurer le pouvoir d’achat des personnes en activité.

Mensonge ridicule

Mais le 0,8 % est un mensonge ridicule quand on sait que dans moins de dix ans la répartition aura explosé, et les pensions seront rapidement et fortement réduites avec ce système stupide et coûteux.

Aujourd’hui les charges sociales sont chez nous les plus élevées d’Europe, c’est bien à cause de la répartition, qui nourrit les pensions des retraités (de plus en plus nombreux, et vivant de plus en plus longtemps) avec les cotisations des actifs (comparativement de moins en moins nombreux et ayant un emploi de plus en plus tardivement).

Il n’est pas dans les intentions de Jean-Paul Delevoye, chargé de la réforme des retraites l’an prochain, d’abandonner la répartition pour introduire la capitalisation, même partielle. On parle d’une « retraite par points » sans préciser si elle sera par répartition ou par capitalisation : autre mensonge.

Dans ces conditions les retraités et futurs retraités ont pris leurs précautions, le nombre de contrats d’assurance-vie est passé de 16 millions à plus de 30 millions. Ceux qui n’ont pas de quoi payer une assurance seront condamnés à l’extrême pauvreté. Quant aux autres ils sont paradoxalement l’objet des attaques de Bercy, qui veut briser les contrats d’assurance-vie et taxer l’épargne des Français encore un peu plus. Voilà donc ce que cache l’opération 0,8 % .

Source Contrepoints.

L’homéopathie est-elle vraiment efficace ?….

Homéopathie – Remède miracle ou placebo ? Un nouveau rapport du Conseil scientifique des académies des sciences européennes (Easac), paru en septembre, pointe l’inefficacité de l’homéopathie.

L’éclairage de François Chast, professeur de pharmacie (1), qui porte un regard positif sur cette approche centrée sur le malade, et non la maladie.

 

L’homéopathie est une doctrine née de l’imagination d’un médecin allemand, Samuel Hahnemann, qui écrivit son traité fondateur, Organon de l’art de guérir, en 1810.

Elle repose sur quatre principes fondateurs. Le premier est le « principe des similitudes » : les bons médicaments sont ceux qui miment les effets de la maladie. Ainsi la poudre de quinquina qui provoque un pic fébrile quand on l’absorbe est-elle précieuse pour le traitement des fièvres ; l’oignon, qui fait pleurer quand on l’épluche, est considéré comme un médicament de choix dans le traitement des rhinites.

Le deuxième principe est celui des hautes dilutions : les centésimales hahnemanniennes (CH) représentent le nombre de fois où on dilue au centième la teinture mère de la substance en question. Ignatia 6CH est une dilution 6 fois au centième de la teinture mère de noix vomique (c’est-à-dire une dilution au « un millionième de millionième »).

En pratique, les médicaments homéopathiques sont préparés d’une manière qui pourrait faire controverse. On vide le flacon d’une solution mère et on considère qu’un centième de cette solution reste « accroché » aux parois du flacon. Une fois rempli au moyen d’eau, ce flacon permet d’obtenir une dilution 1CH (dilution au 1/100). Ce même flacon, une fois vide puis rempli d’eau, permet d’obtenir une dilution 2CH (1/10 000), etc.

Un traitement personnalisé

Troisième principe, la dynamisation : pour récupérer l’activité perdue par les hautes dilutions, il est nécessaire d’agiter la préparation afin de « réparer » la perte de substance active. Cette « succussion » (action consistant à secouer), favorable à l’homogénéité du mélange, permettrait surtout d’obtenir les chocs interactifs entre les molécules actives présentes et les molécules d’eau. Ce serait en quelque sorte le mécanisme de la « mémoire de l’eau ».

Enfin, l’homéopathie, fondée sur la personnalisation des traitements, considère qu’il convient de les adapter, en fonction du terrain et de l’environnement. Il s’agit donc d’une approche fondée sur l’individu malade et la globalité de sa maladie, de ses symptômes.

Au demeurant, cette approche est satisfaisante puisqu’elle replace le malade (davantage que la maladie) au cœur de la consultation médicale, et le soin dans un ensemble plus large que la seule approche rationnelle. C’est probablement la raison pour laquelle les traitements homéopathiques se placent volontiers en marge des pratiques officielles et, pour tout dire, en dehors de toute approche scientifique.

La notion souvent entendue : « l’homéopathie, j’y crois » et son pendant « j’y crois pas… » témoignent du caractère dogmatique de cette branche de la thérapeutique. Ce qui n’a probablement pas pour corollaire la signification de l’inefficacité de l’homéopathie, mais son caractère peu fiable, davantage fondé sur la croyance que sur la démonstration.

Un placebo qui ne dit pas son nom

L’homéopathie se place également en dehors des raisonnements scientifiques dans les différents domaines, de la chimie, de la biologie, de la physiologie et de la pharmacologie. Elle échoue à démontrer son efficacité lorsqu’elle est confrontée aux essais cliniques.

Le médicament homéopathique est un placebo qui ne dit pas (officiellement) son nom. Pratique davantage commerciale que scientifique, l’homéopathie s’appuie sur la crédulité des malades et sur la bienveillance des pouvoirs publics. Ceux-ci y voient une approche peu coûteuse, même si les médicaments homéopathiques prescrits sont remboursés à 30 %  ce qui n’a aucun sens, et représente quand même près de 2 % des remboursements de médicaments par l’Assurance maladie.

(1) L’auteur, professeur de pharmacie, exerce à l’hôpital public. Autant dire qu’on n’attend pas, de sa part, un soutien inconditionnel à l’homéopathie. L’efficacité de cette branche de la thérapeutique n’est pas scientifiquement démontrée, écrit-il dans Les médicaments en 100 questions (Éditions Tallandier), l’ouvrage dont est publié ci-dessus un extrait. Ce qui ne l’empêche pas, contrairement aux Académiciens européens des sciences, de porter un regard positif sur une approche centrée sur le malade, et non la maladie.

Source OUEST FRANCE.

Macron lui avait rendu visite à Vannes, Pablo a fait avancer la cause du handicap à l’école ….

Pablo atteint de troubles cognitifs avait reçu à son domicile le président Macron en juin dernier. Scolarisé à Vannes, il a pu garder son auxiliaire de vie scolaire. On a passé une matinée en classe avec ce petit bonhomme plein de courage et ses camarades de l’Ulis de l’école Saint-Guen.

Pablo est scolarisé à l'école Saint-Guen, dans l'Unité localisée pour l'inclusion scolaire. Dominique Dérien, sa maîtresse, veille sur une dizaine d'enfants qui présentent des troubles cognitifs.

Du haut de ses 7 ans, Pablo, petit garçon scolarisé dans l’Unité localisée pour l’inclusion scolaire (Ulis) de l’école Saint-Guen, à Vannes (Morbihan), avait reçu la visite du président de la République, au petit matin, en juin. La veille, à son arrivée à la préfecture, Emmanuel Macron s’était entretenu quelques minutes avec son papa. Dans la foulée, le Président avait décidé de rencontrer le jeune enfant handicapé et avait tenu promesse en passant chez lui, le lendemain matin.

En ce mois d’octobre, Pablo poursuit sa scolarité avec son auxiliaire de vie scolaire. Nous l’avons suivi à l’école.

« Pablo, tu sais jouer à Jacques a dit? » demande Dominique Dérien, sa maîtresse. « Non, mais je connais Épervier », dit l’enfant. « Si, si, tu vas voir », tente-t-elle de le rassurer, avec l’expérience de ses dix-huit ans passés auprès des enfants présentant des troubles cognitifs.

Les huit élèves présents ce matin-là (les autres étant en soins éducatifs ou en inclusion dans d’autres classes) se positionnent derrière leur chaise. « Jacques a dit: accroupi; levez le bras gauche; le droit »

« Je suis en colère »

Au bout de quelques minutes, Pablo finit par montrer des signes d’impatience. Le petit jeu visant à s’orienter dans l’espace ne l’amuse plus. Il quitte sa place pour se rendre au coin « tablettes ». « Non, Pablo, tu retournes. Je ne suis pas contente. Tu écoutes » Il n’est pas décidé à se concentrer ce matin. Il est agité.

Ce sont les manifestations du syndrome de l’X-Fragile. « Qu’est-ce qui se passe Pablo? » l’interroge la maîtresse. « Je suis en colère », lui répond le petit garçon. Pour l’apaiser, Kunthea Sovann, l’Auxiliaire de vie scolaire (AVS) de la classe qui, depuis la rentrée, est devenue Accompagnante des élèves en situation de handicap (AESH), l’invite à la suivre dans la pièce d’à côté pour un petit exercice.

«Où est le « E »? Et le « A »? » Pablo montre les différentes lettres de l’alphabet dessinées sur des pièces en bois. En moins de cinq minutes, il s’est calmé. Il peut réintégrer le groupe sans le perturber. « Maintenant, tu dois écrire les prénoms des copains et copines qui se trouvent autour de toi: à droite, à gauche, en face, derrière » Dominique guide la main de l’enfant pour accompagner le geste d’écriture. « Bravo, félicitations, tu as bien travaillé. »

Pablo ne peut pas rester assis très longtemps

Pablo a le sourire. « Le valoriser pour qu’il ait confiance en lui, c’est essentiel », glisse la maîtresse. Le garçon peut aller chercher sa tablette, enfiler le casque et se lancer dans un jeu de logique. Après quelques minutes d’attention, il laisse de côté l’écran et s’en va au fond de la classe vaquer à d’autres occupations. « Pablo ne peut pas rester assis très longtemps. Il faut accepter qu’il bouge à condition que ça ne perturbe pas trop les autres. On doit s’adapter.»

Depuis qu’il a rejoint l’Ulis de Saint-Guen, en septembre 2016, l’enfant a fait « de gros progrès en termes d’articulation, d’attention et de comportement », rapporte l’enseignante qui ne connaissait pas le syndrome de l’X-Fragile avant d’accueillir Pablo.

« Je ne savais pas comment faire au début, confie Dominique. Mais à force d’observation, j’ai identifié ce qui marchait ou pas avec lui. Il faut, par exemple, donner du sens aux mots pour qu’il les retienne. J’ai l’habitude de dire qu’il n’y a pas une méthode miracle. L’idée est de choisir de manière individualisée celle qui permettra à l’enfant de réussir l’apprentissage de la lecture. »

Enseignement sur-mesure

Un enseignement le plus personnalisé possible, c’est le principe même du dispositif Ulis qui mise sur l’inclusion quelques heures ou quelques jours par semaine dans des classes ordinaires.

« Pablo reste dans la classe Ulis pour l’instant. Il n’est pas encore prêt à aller tout seul dans une autre classe. Il profite de tout ce qu’il voit, de ce qu’il entend. Mais il a du mal à faire le tri. J’ai l’impression qu’il se passe plus de choses dans sa tête que ce qu’il nous montre. »

Il bénéficie d’un suivi par des professionnels du Service d’éducation spéciale et de soins à domicile. « Ça me permet d’avoir un regard extérieur sur son évolution et sur mon approche pédagogique », explique l’enseignante.

L’avenir ? « Il faut avoir de l’ambition pour lui, pour eux, en se disant qu’ils sont capables. Ça poussera forcément des enfants comme Pablo vers le haut.»

Source OUEST FRANCE.

Dépression : le rôle difficile des proches ….

La dépression ne touche pas seulement le malade, mais également ses proches, qui ne sont souvent pas bien armés face à cette pathologie mentale.

Dépression : le rôle difficile des proches

«Au début de la maladie de ma mère, je n’ai pas osé en parler», explique Nadège Landreau, dont la mère est dépressive depuis le décès de son mari en 2011. «Et quand on n’en parle pas, on s’enfonce dans la solitude, ce n’est pas évident.»

«Dans le cas de dépressions qui durent longtemps, nous voyons des proches qui sont épuisés par la maladie», confirme le Dr Olivier Doumy, psychiatre à l’hôpital Charles Perrens de Bordeaux et au centre expert des dépressions résistantes de la Fondation FondaMental.

Un trouble mal compris

Car la dépression est encore un trouble très mal compris. Si les symptômes sont bien identifiés, les facteurs de risque et les causes sont toujours incertains. L’Association américaine de psychiatrie (DSM-5, en anglais) recense neuf symptômes de la dépression dont une tristesse quasi-permanente et un sentiment de dévalorisation. Entre 5 et 8 symptômes, la dépression est considérée comme «modérée», au-delà, elle est jugée «sévère». Les formes «plus difficiles à traiter», selon le Dr Olivier Doumy, sont les dépressions résistantes ou chroniques.

«Cette incompréhension de la maladie entraîne de la culpabilité chez chacun des membres d’une famille. Les proches se questionnent: sont-ils responsables? Pis, sont-ils responsables du fait que leur proche ne sorte pas de cette souffrance?» explique le Dr Olivier Doumy. Delphine*, dont la mère est également touchée par la dépression, explique s’être toujours sentie «impuissante. Face à ma mère, je ne peux rien faire.»

Stigmatisation et rejet

De plus, «les malades et leur famille se stigmatisent. Car si la maladie somatique – avec des symptômes – est acceptée par la société, c’est beaucoup moins le cas de la maladie mentale», souligne Béatrice Borrel, présidente de l’association «Union nationale de familles et amis de personnes maladies et/ou handicapées psychiques» (Unafam).

Ces proches se sont parfois sentis oubliés par le milieu médical: «Les psychiatres se sont toujours attaqués au noyau du problème, c’est-à-dire ma mère. Mais ils ne pensaient pas à ceux qui gravitaient autour, comme mon père, mes frères ou moi-même», relate Delphine. Le Dr Olivier Doumy tempère: «On laisse désormais davantage de place à la famille. Nous sommes passés d’une époque où elle était exclue à une meilleure inclusion des proches.»

En parler

«Lorsque l’on voit que le proche est lui-même affecté par la maladie, on lui propose de s’orienter vers des espaces de paroles dédiés, pour qu’il puisse s’exprimer», explique le Dr Olivier Doumy. Car la parole est capitale: «La dépression d’un proche c’est comme un tourbillon dans lequel on est entraîné. Mais il faut essayer de ne pas se laisser happer», témoigne Nadège Landreau, qui organise désormais des groupes de paroles pour permettre aux familles de «parler et d’être écoutées.»

«Lors d’une dépression chronique ou résistante, le soutien des proches est très important», explique le Dr Olivier Doumy. Il faut «garder le lien avec le malade, accepter son état, ne pas le sursolliciter, proposer mais ne pas contraindre, rester empathique. Et accepter que la rémission prenne un peu de temps.»

Source LE FIGARO.

Psychiatrie: le nombre d’internements sans consentement en augmentation…. !!!!!

Entre 2012 et 2015, le nombre de personnes internées en psychiatrie sans consentement a enregistré une hausse de 15%.

Psychiatrie: le nombre d’internements sans consentement en augmentation

Le film «Vol au-dessus d’un nid de coucou», basé sur le roman éponyme de Ken Kesey (1962), raconte l’histoire d’un homme qui, pour échapper à la prison, se fait interner dans un hôpital psychiatrique. Touché par la détresse des autres pensionnaires, l’homme – incarné par Jack Nicholson — les entraîne à la rébellion. En réponse, l’hôpital lui inflige une lobotomie, contre sa volonté. Vieille de plus de 50 ans, cette fiction soulève la question très contemporaine du consentement aux soins en psychiatrie.

Selon une étude publiée en février 2017 dans la revue Questions d’économie de la Santé , plus de 92.000 personnes ont été hospitalisées au moins une fois sans leur accord en psychiatrie en 2015 en France. Soit environ 5% des 1,7 million de personnes suivies en psychiatrie la même année. Une tendance à la hausse, puisque le nombre de personnes soignées contre leur gré a augmenté de 15% entre 2012 et 2015. Ces personnes étaient en majorité des hommes (60%), avec une moyenne d’âge de 43 ans. Près de la moitié souffrait de troubles schizophréniques ou psychotiques. «Ce sont donc les personnes souffrant des troubles psychiatriques les plus sévères qui nécessitent plus fréquemment que les autres, à un moment de leur parcours de soins, une prise en charge non consentie», analysent les auteurs de l’étude.

Un nouveau mode de placement sans consentement

En France, le consentement du patient est indispensable à toute prise en charge thérapeutique. Mais cette disposition, inscrite au Code de la Santé Publique, connaît toutefois une exception: pour les personnes atteintes de troubles psychiatriques sévères affectant la conscience, le recours aux soins sans consentement est autorisé. L’hospitalisation forcée peut se faire sur la décision d’un représentant de l’État, s’il y a atteinte à la sûreté des personnes ou à l’ordre public, ou sur demande d’un tiers.

Plus récemment, une loi de juillet 2011 a introduit un nouveau mode de placement appelé «admission en soins psychiatriques en cas de péril imminent», supposé favoriser l’accès aux soins des personnes isolées ou désocialisées. Le recours à cette mesure ne peut avoir lieu qu’en cas d’absence d’un proche et il doit être motivé par un certificat médical établi par un médecin extérieur à la structure d’accueil.

«Dans quelle mesure les soins pour péril imminent facilitent-ils l’accès aux soins (…) ou portent-ils atteinte à la liberté des personnes par la simplification des procédures d’admission ?»

Selon les auteurs de l’étude, cette nouvelle mesure explique en partie l’augmentation importante du nombre d’internements forcés. Depuis sa mise en place en 2011, ce nombre a plus que doublé (8.500 personnes en 2012 contre 19.500 en 2015). Des chiffres qui témoignent d’une banalisation de cette procédure, même si sa fréquence varie grandement d’un hôpital à l’autre. «Dans quelle mesure les soins pour péril imminent facilitent-ils l’accès aux soins dans des situations complexes et des contextes d’urgence ou portent-ils atteinte à la liberté des personnes par la simplification des procédures d’admission?», s’interrogent les auteurs de l’étude.

Le nombre d’internements réalisés à la demande d’un représentant de l’État a également augmenté, mais dans une moindre mesure (8% de plus entre 2012 et 2015). Quant au placement à la demande d’un tiers, il est resté constant sur cette période (près de 60.000 personnes concernées).

Plus d’une décision sur 10 annulée par le juge des libertés en 2016

La loi de juillet 2011 prévoit un contrôle obligatoire du juge des libertés et de la détention dans les 12 jours suivants l’hospitalisation complète. Selon le ministère de la Justice, 2.300 demandes d’annulation d’une mesure d’hospitalisation complète ou partielle ont été faites par le patient ou par ses proches au juge des libertés et de la détention en 2016. Pour 305 d’entre elles, la médicalisation contrainte a été annulée, ce qui représente 13% de ces demandes.

Le 19 septembre, l’émission «Les Pieds sur terre» (France Culture) diffusait deux témoignages édifiants de personnes en bonne santé mentale qui ont été internées de force. Le premier a été hospitalisé plus d’une semaine en 2012, alors qu’il protestait contre la fin annoncée d’une zone protégée dans la mairie de son village. Son internement a été reconnu comme illégal, de même que le certificat médical qui l’a conduit à l’hôpital. Le second témoignage est celui d’une trentenaire, internée suite à l’établissement de faux certificats médicaux demandés par son ex-compagnon, qui souffrait de délires.

Pour éviter que de telles dérives aient lieu, les auteurs de l’étude demandent une évaluation des dispositions mises en place par la loi du 5 juillet 2011 et rappellent que «ces mesures au caractère exceptionnel doivent être proportionnelles au bénéfice attendu pour la personne».

Source LE FIGARO.

Allocataires de l’AAH : ce que vous devez faire quand sonne l’âge de la retraite…

À 62 ans, les bénéficiaires de l’AAH ayant un taux d’incapacité au moins égal à 80 % peuvent continuer à percevoir cette allocation. Mais pour cela, ils doivent d’abord demander leur pension de retraite… même s’ils n’ont jamais travaillé. À défaut, le versement de leur AAH sera suspendu.

Vous aurez 62 ans dans quelques mois ? Si vous percevez l’allocation adulte handicapé (AAH), vous allez prochainement recevoir un courrier de votre Caisse d’allocations familiales (Caf). Un courrier d’« information concernant votre retraite » puisque vous allez atteindre l’âge légal de départ à la retraite. Si vous présentez un taux d’incapacité inférieur à 80 %, votre droit à l’AAH prendra fin.

En revanche, s’il est supérieur ou égal à 80 %, vous continuerez à percevoir cette allocation. Depuis le 1er janvier 2017, en effet, les Caf n’exigent plus que ces titulaires de l’AAH basculent vers l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa).

L’AAH vous sera alors versée en complément de votre éventuelle pension de vieillesse. Si le montant de cette dernière est inférieure à l’AAH, vous percevrez une AAH différentielle. S’il est supérieur, vous perdrez vos droits à l’AAH. Dans le courrier que vous allez recevoir avant votre 62e anniversaire, la Caf va donc vous demander de faire valoir vos droits à cette pension. Même si vous n’avez jamais travaillé.

Vous avez travaillé ?

Si vous avez déjà travaillé, déposez votre demande de retraite auprès de la ou des caisses auxquelles vous avez cotisé. Y compris si vous n’avez travaillé que quelques trimestres. « Dans le cadre du passage à la retraite des bénéficiaires d’AAH, un circuit de signalement est organisé entre Caf et Carsat, la caisse d’assurance retraite et de la santé au travail, pour connaître les droits potentiels à un avantage de vieillesse, précise la Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf), interrogée par Faire-face.fr. Ainsi, la Caf est informée de la présence d’un compte individuel de l’allocataire auprès de la Carsat. Par contre, elle n’a pas connaissance des cotisations vieillesses versées pour les autres régimes. »

Vous ne savez plus à quelles caisses vous avez cotisé  ?

Reportez-vous au relevé de situation individuelle qui vous a été adressé tous les cinq ans depuis vos 35 ans. Vous ne le retrouvez-plus ? Rendez-vous sur le site officiel, info-retraite.fr. Vous pourrez créer et/ou consulter votre compte retraite. Vous y retrouverez, entre autres, votre relevé de situation individuelle, dans l’onglet mon relevé de carrière.

Source FAIRE FACE.

Surdité : « Un handicap qui ne se voit pas » … Le handicap oublié ?

Bretagne. Des malentendants visitaient, hier, le Flore et la Cité de la voile, équipés pour être accessibles. Ce n’est pas le cas partout.

Sourds - Surdité

« Pour de nombreuses personnes sourdes ou malentendantes, suivre une visite guidée de monument ou de musée, comprendre les films projetés ou les animations sonores relèvent vite de la mission impossible. Sans accessibilité adaptée, ces personnes ont le choix entre suivre le mouvement sans rien comprendre ou s’abstenir de la visite. » Jeanne Guigo, vice-présidente de l’association Oreille et Vie, sait de quoi elle parle. Elle est devenue sourde et vit appareillée.

Le théâtre ? « On n’y va pas. » Le cinéma ? « À Lorient, on a le droit à un film en français sous-titré par mois. » « On attend les sorties en DVD », souffle Isabelle Vallée, malentendante.

« Dernière roue de la charrette »

Elles se sentent oubliées. « Nous sommes dans plusieurs commissions d’accessibilité et on se rend compte que la surdité est la dernière roue de la charrette. On pense aux fauteuils roulants, aux malvoyants La déficience auditive est un handicap qui ne se voit pas. En 10 ans, il y a eu du progrès. C’est inscrit dans les textes : l’information destinée au public doit être diffusée par des moyens adaptés aux différents handicaps dans les établissements recevant du public. Mais il y a encore du boulot ! »

Certains responsables de musée s’efforcent d’équiper leur établissement. C’est le cas du sous-marin Flore et de la Cité de la voile. Oreille et vie proposait, hier, à ses adhérents qui peuvent comprendre la parole de visiter ces deux musées. Ils étaient une dizaine venus de Vannes, Pontivy, Lorient…

Le guide, Nicolas, a proposé dès l’entrée les équipements disponibles, audiophone relié à une boucle magnétique ou à un casque, ou documentation « si c’est fatigant au niveau de l’écoute. » La boucle magnétique permet de transmettre par induction magnétique le son qui sort d’un micro ou d’une sonorisation aux personnes appareillées, sans subir les interférences des bruits environnants. Le petit groupe a ainsi pu plonger au coeur du sous-marin.

Source OUEST FRANCE.

Coiffeuses aux petits soins pour clientes malades…

Restez belle malgré la maladie… C’est une formation toute particulière : la socio-coiffure est une approche où la professionnelle va travailler différemment pour s’adapter à sa cliente malade.

Les coiffeuses apprennent à travailler au service des clientes malades

Les femmes ou les hommes malades, que les pathologies empêchent d’avoir une vie normale, ne doivent pas pour autant renoncer à être belle ou beau. Et ils sont nombreux : personnes âgées invalides ou ayant du mal à se déplacer, malades du cancer.

Aux professionnelles alors de s’adapter.  Les coiffeuses qui suivent cette formation créée à Anglet ont choisi d’être au plus près de leurs clientes ou clients clouées à leur domicile.

Marie-Pierre Darthayette, directrice fondatrice formation socio-coiffure, constate :

Elles se forment à l’environnement dans lequel elles vont travailler, à la psychologie, la communication, les diverses pathologies…

Julie Malis est une jeune coiffeuse à domicile, elle est en formation depuis 4 semaines. Elle a déjà beaucoup appris :

Il nous manquait une formation sur les maladies elles-mêmes, pour adapter mon comportement.

SOURCE fr3.