Vos solutions pour aider les aidants : « On n’a pas besoin d’argent, mais de bras vaillants à un coût adapté »…

A l’occasion de la sortie de l’essai « Aidants, ces invisibles » et avant l’annonce du plan aidants du gouvernement prévu à l’automne, « 20 Minutes » a donné la parole aux aidants pour qu’ils racontent leurs besoins et leurs priorités.

Entre le vieillissement de la population, l'explosion des maladies chroniques et le virage de l'ambulatoire, la société va de plus en plus se reposer sur les aidants.

  • Le gouvernement doit annoncer un plan pour les aidants à l’automne, et notamment la création d’un congé aidant indemnisé.
  • Hélène Rossinot, médecin de santé publique, vient de publier un essai sur les Aidants qui leur donne la parole et qui propose des pistes pour faire face à l’urgence de les soulager.
  • Information, formation, suivi personnalisé et sur le long terme, matériel adapté… Les internautes de 20 Minutes ont été nombreux à proposer certaines solutions pour les aider dans leur quotidien d’aidants.

Trois petites lettres qui font basculer une vie. Pour beaucoup de Français, quand les soignants préviennent que leur proche hospitalisé peut passer à la HAD, pour Hospitalisation A Domicile, cela rime avec une cascade de contraintes : être disponible pour les rendez-vous médicaux, faire la toilette d’une mère alitée, trouver de la place chez soi pour un lit médicalisé… Pour d’autres, c’est un diagnostic de cancer, d’Alzheimer, de Parkinson, un accident de moto, un AVC qui fait trembler un équilibre familial. Environ 11 millions de Français épaulent au quotidien et bénévolement un parent dépendant, un enfant handicapé, un frère paraplégique…

Hélène Rossinot a donné la parole à certains de ces « couples » aidants-aidés aux situations aussi variées que complexes dans Aidants, ces invisibles* qui vient de paraître. L’occasion pour cette médecin et spécialiste de la question des aidants de souffler quelques solutions pour soulager ces citoyens qui perdent leur santé à s’occuper de celle de leur proche. Autant de pistes qui pourraient intéresser le gouvernement, qui doit dévoiler à l’automne un plan pour les aidants20 minutes a demandé à ses internautes concernés au premier chef de confier leurs inquiétudes, mais aussi les mesures qui pourraient les soulager (un peu).

Manque de place et tarifs prohibitifs

L’un des soucis pour les aidants familiaux, c’est que même s’ils le voulaient, ils ne pourraient pas placer leur proche dans un centre pour malades d’Alzheimer ou un Ephad. Par manque de places ou de moyens. « Il faudra absolument multiplier ces structures et en modérer le prix, car c’est une charge onéreuse, qui n’est pas à la portée de tous les retraités, plaide Martine, 64 ans, qui aide son mari malade. Il faudrait aussi un nombre plus important de chambres destinées aux séjours temporaires pour nous permettre de nous reposer plus souvent. »

Karine, 45 ans, s’occupe de sa mère qui souffre de démence vasculaire : « Je n’ai pas choisi ma situation, et je me retrouve malgré moi infirmière, aide-soignante, aide ménagère, comptable… Je ne souhaite pas être rémunérée pour l’aide que j’apporte à ma mère. Ni être professionnalisée. Je voudrais juste pouvoir reprendre le cours de ma vie. Alors non, je ne veux pas de relais. Je voudrais être purement et simplement remplacée. Mais les Ehpad sont très chers. »

Et le prix de ces structures n’est pas le seul frein. Pour Christian, 64 ans, qui s’occupe de sa mère grabataire, « il faudrait déjà que les prix pour l’aide à domicile pèsent moins lourd sur le budget des familles. Et que les soins à domiciles, comme l’aide à la toilette, soient décents et que les aides soignantes et infirmières – ou du moins les organismes qui les emploient – soient tenus d’assurer leurs services. »

Pouvoir passer le relais

S’il y a bien un mot qui revient dans les nombreux témoignages que nous avons reçus, c’est « épuisement ». Et les chiffres viennent confirmer cette mauvaise santé des aidants :  selon l’étude de la ​ Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 48 % des aidants familiaux ont une maladie chronique, 29 % se sentent anxieux et stressés, 25 % ressentent une fatigue physique et morale. Voilà pourquoi nombre de lecteurs suggèrent des solutions simples, adaptées et pas trop coûteuses pour que l’aidant puisse déléguer… et même prendre quelques jours de vacances.

Depuis la loi de 2015, certains aidants bénéficient du “droit au répit”, une aide de 500 euros par an pour que l’aidant puisse prendre quelques jours de vacances par exemple. Inadapté, assure Moussa, 30 ans : « le droit au répit selon moi ne peut pas être efficace. Quand un aidant est “H24” avec la personne dépendante, partir 2/3 jours suppose donc 72 heures d’intervention, donc plusieurs intervenants, pas forcement que des personnes que l’on connaît, ce qui ne facilite pas l’idée de partir “l’esprit léger” »…

Cédric voit son épouse s’éreinter à prendre soin de ses deux parents octogénaires et de son oncle, tous trois malades. « Ce qui aiderait le plus ma compagne, c’est de multiplier les assistances humaines. Ce dont ils ont tous besoin, ce n’est pas d’argent, mais des bras vaillants et courageux (pas comme ceux des trop brèves aides ménagères actuelles) à tarif adapté aux revenus de ses parents. Une équipe solide et fiable, capable de prendre le relais deux ou trois heures par jour (transport chez les médecins, tâches quotidiennes, disponibilité rapide en cas de chute). »

Même son de cloche du côté de Sarah, 43 ans, dont la mère souffre d’Alzheimer. « Ce qui aurait pu nous aider, c’est d’avoir un numéro d’urgence pour qu’une personne puisse passer une heure ou deux en notre absence pour gérer les situations de crise passagère. Pour rassurer la personne en détresse sans forcément appeler les pompiers, lever un malade pour le mettre au lit, que l’aidant puisse aller prendre l’air en cas de saturation… L’idée serait d’avoir une association, avec des intervenants sensibilisés au contexte, une sorte de dépannage ponctuel. »

Information et suivi dans la durée

Pour déléguer, encore faut-il savoir vers qui se tourner et avoir confiance dans la personne à qui on confie son proche malade… Quand le diagnostic d’Alzheimer a été posé sur son père, avant 60 ans, « on a basculé dans la grande famille des aidants familiaux, raconte Bérangère Pénaud. Et découvert la jungle médico-sociale. Le plus compliqué, c’est que la fragilité évolue. On met en place des solutions, et un mois plus tard, c’est obsolète. La solution dont je rêvais, c’était d’avoir quelqu’un de confiance avec qui discuter et qui puisse nous accompagner dans la durée. » Voilà pourquoi Bérangère Pénaud a lancé la semaine dernière un site, Amantine.fr, première plateforme qui propose un accompagnement global et individuel aux aidants. « Un expert médico-social est capable d’accompagner chaque couple aidant-aidé et d’activer des prestataires pour transformer une baignoire en douche, installer une télésurveillance, trouver une aide à domicile… », précise-t-elle.

Matériel et formation

Daniel, 79 ans, épaule sa femme de 82 ans qui souffre de la maladie d’Alzheimer à un stade avancé. Pour lui, l’urgence, c’est d’avoir accès à une information pratique et fiable pour se procurer du matériel adapté. « Pour moi, la première des choses, c’est de fournir du matériel qui pourrait même être un exosquelette pour pouvoir manipuler la personne toute seule sans se casser le dos. »

Christine, 52 ans qui aide sa mère malade d’Alzheimer, estime qu’« il faudrait permettre aux aidants d’avoir accès plus facilement à des formations sur Alzheimer pour amener une distance nécessaire et aider à relativiser même l’agressivité de la personne souffrante ».

Un contrat d’aidant ?

En France, 50 % des aidants travaillent… mais 79 % ont des difficultés à concilier emploi et rôle d’aidant familial. Et quand la charge devient trop lourde, beaucoup démissionnent. Ce qui réduit drastiquement les revenus du ménage. Si aucun des internautes qui ont témoigné ne voit comme une priorité la création d’un congé aidant indemnisé, beaucoup estiment qu’il faut réfléchir à rémunérer ce travail invisible des aidants.

Pour Mathilde, dont la mère s’occupe depuis 27 ans 24 heures sur 24 de son grand frère autiste, le gouvernement devrait réfléchir à créer « un contrat de travail, équivalent à un contrat de travail basique mais spécialisé dans l’activité d’aidant familial. Ce qui pourrait assurer un salaire fixe, qui lui permettrait ensuite de trouver un logement. Ce contrat serait la garantie de leur dignité et de leur insertion dans la société. D’autre part, un congé rémunéré ne suffit pas, ce n’est même pas la demande, ni la solution principale je pense. »

Même idée pour Olivier, père d’une jeune fille de 27 ans atteinte d’une maladie rare. « Mettre une personne handicapée dans un centre coûte, au minimum, 800 euros par jour. Je pense que donner, à ceux qui veulent et qui peuvent, une rémunération au titre d’aidant, serait humainement tellement mieux et économiquement beaucoup moins onéreux. » Autre piste, soufflée par Christiane, 69 ans : « peut-être peut-on trouver un système de dédommagement plus important pour les aidants en activité ou pas, sous forme de dégrèvement d’impôts ? ».

Aidants, ces invisibles, Hélène Rossinot, Editions de l’Observatoire, 4 septembre 2019, 17 €.

Source 20 MINUTES.

Vous êtes aidant : Quelle serait selon vous la solution prioritaire pour vous soulager au quotidien ?…

VOUS TEMOIGNEZAlors que l’essai « Aidants, ces invisibles » sort ce mercredi et que le gouvernement doit annoncer un plan pour les aidants à l’automne, « 20 Minutes » interroge ses lecteurs.

Vous êtes aidant : Quelle serait selon vous la solution prioritaire pour vous soulager au quotidien ?. Illustration d'une personne prenant soin d'une personne âgée.

Ils sont 11 millions à aider chaque jour un père dépendant, une épouse atteinte de la maladie d’Alzheimer, un enfant handicapé… Mais parfois s’ignorent. Ces Français, qui ont souvent arrêté de travailler, de sortir, de partir en vacances ou qui jonglent entre rendez-vous médicaux, soutien et boulot, s’épuisent en prenant soin au quotidien d’un proche. Alors que le gouvernement planche sur un plan pour les aidants, qui devrait être dévoilé à l’automne, un essai donne une vision très concrète et humaine de ces quotidiens hétérogènes, mais toujours compliqués. Hélène Rossinot, médecin spécialiste de santé publique, publie ce mercredi Aidants, ces invisibles*, où elle liste un certain nombre de défis et de solutions pour soulager ces millions de Français.

Quelles solutions pour aider les aidants ?

Les aidants seront de plus en plus nombreux avec le vieillissement de la population, l’explosion des maladies chroniques et le virage de l’ambulatoire. Cette médecin rappelle donc l’urgence de se pencher sur cette question taboue : aujourd’hui, 1 salarié sur 6 est un aidant… Et d’ici à dix ans, ce sera 1 sur 4. En juillet, le gouvernement a annoncé qu’il allait créer en 2020 un congé indemnisé pour les aidants qui soutiennent un proche âgé, malade ou handicapé. Sans préciser ni la durée, ni le montant de l’indemnisation.

Si vous êtes aidant, quelle serait, selon vous, la mesure prioritaire à prendre dans ce plan ? Avez-vous été soulagé par une solution, et si oui, laquelle ? Faut-il créer un « congé proche aidant » indemnisé, et à quelle hauteur ? Aujourd’hui, le « droit au répit » permet à des aidants de personnes âgées dépendantes de toucher 500 euros par an pour trouver des solutions de remplacement pendant leur congé. Est-ce suffisant ? Faut-il créer un statut de « relayeur », ces personnes qui remplacent l’aidant pour que ce dernier puisse prendre quelques jours de vacances ?

* Aidants, ces invisibles, Editions de l’Observatoire, 4 septembre 2019, 17 €.

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Source 20 MINUTES.

Nice: Des lunettes anti-chutes pour éviter de se casser le bout du nez…

INNOVATION L’hôpital de Nice et la start-up Ellcie Healthy utilisent les quinze capteurs de ses montures pour lutter contre les chutes des personnes âgées.

Des lunettes anti-chutes

  • Une paire de lunettes connectées qui alerte et prévient les chutes est en développement au CHU de Nice.
  • L’hôpital s’appuie sur l’innovation de la start-up Ellcie Healthy.
  • Les lunettes et une application vont dessiner la signature de la vie quotidienne pour élaborer un profil de la personne âgée. Et ainsi anticiper les chutes.

Elles ne leur font une infidélité que pendant la nuit. Si les lunettes préfèrent la table de chevet pendant le sommeil, elles ne quittent jamais le bout du nez des personnes âgées le reste de la journée. C’est grâce à cette habitude que le CHU de Cimiez, la start-up azuréenne Ellcie Healthy et le laboratoire Lamhess tentent d’éviter les chutes des seniors. Ensemble, ils développent une paire de lunettes connectées qui alerte et prévient les chutes.

« Pour le moment, on dispose d’une technologie dans les montres et les bracelets, explique le chercheur Frédéric Chorin, responsable de la plateforme Fragilité. Mais ce dispositif est stigmatisant, et il est possible de l’oublier. Alors que les lunettes, si on ne les met pas, on ne voit rien. » Grâce à ses quinze capteurs intégrés, la monture détecte lorsque la personne est tombée. « C’est très intéressant car plus on reste au sol, plus le taux de mortalité est élevé l’année d’après, détaille l’ingénieur. Mais c’est déjà trop tard. On travaille donc sur la motricité de la personne. » Autrement dit, sur la prévention.

« Aménagement du domicile »

Les lunettes vont dessiner la signature de la vie quotidienne pour élaborer un profil de la personne âgée. Combien de temps elle est debout, assise, en marche. Et combien de fois elle se lève de sa chaise. Des données qui permettent de savoir si le senior est « non chuteur », « chuteur » ou s’il décline. Dans les deux derniers cas, les médecins peuvent intervenir à temps. « Cela passera par l’aménagement du domicile et de l’activité physique adaptée, dit Frédéric Chorin. L’objectif est d’éviter la chute car elle est une cause de dépendance. Et sa prise en charge coûte cher au système de santé. »

Les chutes sont la cause de 4.000 décès par an. Déjà commercialisée à 289 euros avec une application contre les endormissements au volant, la paire de lunettes anti-chutes pourrait être disponible d’ici deux ans.

Source 20 MINUTES.

PREVENTION SENIORS – Vosges: Pourquoi les gendarmes s’invitent-ils sur vos baguettes de pain ?…

PREVENTION C’est la nouvelle idée de la gendarmerie des Vosges au printemps pour toucher les seniors et les victimes de violences dans les familles.

Pour alerter les seniors sur les risques du quotidien, la gendarmerie des Vosges communique sur des baguettes.

  • Les gendarmes des Vosges veulent mieux communiquer leurs conseils de prévention aux seniors et aux victimes de violences dans les familles.
  • Leur idée ? Afficher leurs messages sur les sachets de médicaments dans les pharmacies et les emballages de pain des boulangeries.
  • 200.000 sachets vont être distribués par ce biais aux habitants dans les Vosges.

Des conseils pour une bouchée de pain, ça vous dit ? C’est la nouvelle campagne de communication lancée par la gendarmerie à destination des seniors et des victimes de violences familiales à l’aide de messages imprimés sur des sachets dans les boulangeries et pharmacies. Au total, 300 commerces vosgiens, qui dépendent du secteur participent à l’opération. A côté des phrases sont indiqués les numéros à contacter en cas de besoin.

200.000 sachets en papier distribués

Objectif : diffuser largement les messages « au cœur des foyers via les achats de pain et de médicaments, deux actes du quotidien », explique à 20 Minutes le lieutenant-colonel Vialenc, commandant en second du groupement de la gendarmerie des Vosges. « Nous avions du mal à toucher l’ensemble de la population avec les moyens de communication traditionnels », ajoute le militaire.

Près de 200.000 sachets en papier ont été distribués. Avec un hashtag dédié sur Twitter, #AidezNousAVousAider, la gendarmerie incite les internautes à communiquer avec elle. En plus de la « tranquillité seniors », les « violences intrafamiliales » sont le deuxième thème mis en avant par cette campagne.

Inciter les personnes à parler

« C’est un sujet sensible. Très souvent, le silence règne sur ces questions, en particuliers lorsque des violences sont exercées sur des enfants. Mais il faut inciter les personnes qui pourraient en être victimes ou témoins à en parler », avance le lieutenant-colonel Vialenc. La campagne de prévention, en partenariat avec le Conseil départemental des Vosges, s’achèvera avec l’épuisement des stocks.

Pour le moment, l’initiative semble bien accueillie, au moins par les commerçants. « Certains d’entre eux se sont spontanément associés à cette démarche de prévention », se réjouit le militaire. En conséquence, la gendarmerie des Vosges a organisé une nouvelle campagne avant l’été, cette fois sur les cambriolages et les vols de véhicule, pour inciter les habitants à faire preuve de prudence avant de partir sur les routes. En espérant que le message finisse par passer.

Source 20 MINUTES.

 

 

 

“Je laisse les soucis à la maison” : à 81 ans, Catherine retourne à la guinguette grâce à l’invitation du Secours populaire…

Comme 400 autres personnes âgées d’Île-de-France, cette octogénaire va participer au banquet des cheveux blancs, organisé par le Secours populaire.

Chez Gegène, la guinguette de Jointville-le-Pont, où depuis 13 ans, le Secours populaire organise le banquet des cheveux blancs.

“Je vais pouvoir danser et m’amuser comme une petite folle”, raconte Catherine, 81 ans, en montrant fièrement ses chaussures et sa robe qu’elle a “déjà mise l’année dernière”. Ses affaires sont prêtes depuis plusieurs jours. Cette octogénaire va participer au banquet des cheveux blancs, organisé depuis 13 ans par le Secours populaire. Vendredi 9 août, 400 seniors suivis par l’association en Île-de-France vont passer une journée sur la Seine.

Visite de Paris et guinguette

Quand Catherine a appris qu’elle était invitée pour la troisième fois, elle était “heureuse”, répète-t-elle à plusieurs reprises. “C’était une très grande joie”. Après une visite de Paris, les bateaux-mouches venus de région parisienne s’arrêteront Chez Gégène, célèbre guinguette au répertoire bien connu, en bord de Marne.

En fredonnant les paroles de la chanson Ah le petit vin blanc de Lina Margy, Catherine raconte comment les précédentes éditions se sont passées : “Nous sommes accueillis par les musiciens, puis on prend l’apéritif. Une demi-heure après le début du repas, on commence à danser […], quelque fois avec des inconnus”. Catherine explique avec malice, qu’elle essaie de retrouver les partenaires qu’elle a rencontrés la fois d’avant, “parce qu’en général, ce sont des bons danseurs, donc on se les accapare”.

Oublier la solitude

Pendant quelques heures, Catherine et ses camarades vont mettre de côté leurs soucis financiers, et parfois leur solitude. “Certains l’évoquent. Moi, je refuse catégoriquement. Je suis là pour me distraire, profiter au maximum. Je laisse tous ces soucis à la maison”, confie cette francilienne qui a découvert l’existence de cette journée, sur une affiche au centre social.

L’octogénaire assure qu’une journée à bord fait effet sur son moral pendant des semaines. Pour en profiter en amont, Catherine a déjà fait le trajet jusqu’au lieu du départ afin d’être sûre de ne pas arriver en retard vendredi.

Retraite: Les sites de référence pour se simplifier la vie…

Dématérialisation des démarches oblige, on peut dorénavant piloter son départ en retraite directement en ligne, pour peu qu’on soit un senior connecté

Retraite: Les sites de référence pour se simplifier la vie

Depuis plusieurs années, toute l’administration française se lance dans les services en ligne. Et les organismes destinés aux seniors n’y font pas exception. À condition d’être à l’aise avec le Web, il est ainsi possible de trouver de nombreuses informations sur sa situation, mais aussi de gérer ses droits en quelques clics. Zoom sur les portails internet utiles.

Un site pour connaître ses droits

L’heure de la retraite approche et on peut alors se poser des questions sur ses droits, le montant qui sera alloué ou encore la date à laquelle on peut tirer sa révérence au meilleur coût ? Pour aider les seniors à faire le point, l’État a mis en place une plateforme Internet dédiée : Info-retraite.fr. Géré par l’Union Retraite, ce site réunit l’ensemble des informations relatives aux organismes de retraite obligatoire, de base et complémentaire. Les actifs comme les retraités peuvent y trouver toutes les réponses à leurs questions, ainsi que des simulateurs pratiques.

Retraite : une demande unique en ligne

Alors qu’il fallait auparavant effectuer des démarches auprès de chaque organisme pour liquider ses droits, c’est désormais beaucoup plus simple. On peut en effet solliciter sa pension de retraite directement en ligne. Et, grande nouveauté 2019, ce service est ouvert à tous les actifs, peu importe le régime auquel ils sont affiliés.

Là encore, c’est le portail général Info-retraite.fr qui est à l’origine de cette innovation. Ceci étant dit, la procédure est également disponible via les sites des différents régimes, à l’instar de Lassuranceretraite.fr (régime général). Dans tous les cas, la connexion se fait au moyen de ses identifiants FranceConnect et permet d’accéder à un formulaire personnalisé et prérempli. Les pièces justificatives peuvent aussi être numérisées et envoyées en ligne. Rappelons que la retraite n’est pas versée automatiquement. Elle doit être demandée entre quatre et six mois avant la date de départ souhaitée.

Comparez les prix des maisons de retraite

Des questions sur les aides financières réservées aux seniors en difficulté ? Besoin de conseils pour aider son aïeul à rester à domicile ? Les anciens – ou plus probablement leurs proches – peuvent obtenir bon nombre d’informations générales sur la plateforme Pour-les-personnes-agees.gouv.fr, mise en place par le ministère de la Santé.

Afin de faciliter les démarches des familles qui doivent passer par le cap délicat du placement, le site propose notamment un comparateur de prix concernant les établissements d’hébergement pour les personnes âgées dépendantes (EHPAD). Si différents facteurs de services, de qualité et de proximité interviennent dans le choix d’une maison de retraite, le coût de cette dernière reste en effet déterminant.

Source 20 MINUTES.

Montbéliard – Une infirmière témoigne de son vécu en maison de retraite… INQUIETANTE MALTRAITANCE INSTITUTIONNELLE !

Anne Fougnie a travaillé vingt-huit ans à la Maison Joly, à Montbéliard.

Entre amertume et colère, elle raconte les conditions de travail dégradées et la maltraitance institutionnelle.

Un témoignage fort, poignant. Qui interroge (une fois de plus) sur la façon dont notre société considère ses aînés.

Une infirmière témoigne de son vécu en maison de retraite. Des résidents de la Maison Joly regardent la télévision dans la salle commune.  Photo ER /Lionel VADAM

Elle ne voulait pas partir à la retraite comme ça. Tirer un trait sur quarante ans passés dans le milieu de l’hôpital public sans raconter l’irrésistible dégradation de ses conditions de travail qui ont fini par la miner. Et qui la minent encore.

Sa vie active a pris officiellement fin le 1er juillet, mais Anne Fougnie ne peut s’empêcher de se soucier de ses ex-collègues de la maison de retraite Joly à Montbéliard où elle a travaillé ces vingt-huit dernières années (de nuit). « L’autre jour, je leur ai envoyé un SMS à 2 h du matin pour savoir comment ça allait. “Mais tu ne dors pas ?  !” m’ont-elles répondu. Ça me pèse… Je pense aux résidents… »

« La 8e , je ne veux même pas savoir comment elle s’appelle ! »

Le témoignage de cette infirmière âgée de 59 ans est symptomatique, à la fois de la façon dont notre société prend en charge ses aînés et de la détérioration continue de l’environnement du travail lorsque l’impératif économique supplante l’humain.

« Parmi les problèmes chroniques, il y a l’absentéisme, avec la difficulté de trouver des remplaçants formés et compétents, et l’ajout continu de tâches alors que les agents en ont déjà beaucoup », s’alarme Anne Fougnie. À la Maison Joly, « des collègues victimes de burn-out sont en arrêt depuis un mois, un an… On travaille la tête dans le guidon. Il faut toujours faire plus avec moins et ce sont les résidents qui trinquent. On nous fait comprendre qu’on est déjà bien lotis en termes d’effectifs et que si ça ne fonctionne pas, c’est de notre faute. »

Elle s’insurge contre « une violence institutionnelle incroyable » en prenant pour exemple les chambres doubles, majoritaires dans l’établissement, « où cela ne choque pas de mettre une personne en fin de vie avec une autre qui souffre de démence et crie toute la nuit. Aucune intimité n’est possible. Il n’y a plus de respect. »

Elle se souvient d’une remarque (ou supplique) d’un résident : « “C’est la 7e personne que je vois mourir à côté de moi”, m’a-t-il dit. “La 8e , je ne veux même pas savoir comment elle s’appelle !” Or la Maison Joly, c’est leur domicile. On n’est pas à l’hôpital ! » Il y a encore ce coup de gueule d’une dame de 99 ans qui, impotente, avait toute sa tête : « “Mais on m’a mise chez les fous !” s’est-elle exclamée en piquant une crise de nerfs, peu après son arrivée. Elle avait mille fois raison de protester. »

Camisole chimique

En maison de retraite, pour s’occuper correctement des personnes âgées, « il faut du temps, mais du temps, on n’en a pas, on n’en a plus. Il faudrait pourtant être aussi souvent que nécessaire à leurs côtés, leur tenir la main pour les tranquilliser, respecter leur rituel d’endormissement, les masser pour calmer leurs souffrances, atténuer leur détresse et leurs angoisses. Pour elles, un mot doux, un sourire, une présence, c’est extrêmement important. Et c’est ça le cœur de mon métier ! » Faute de pouvoir prodiguer toutes ces attentions, « on donne un anxiolytique sur prescription médicale. C’est bien triste de devoir recourir à la camisole chimique. »

Anne Fougnie aurait pu travailler jusqu’à 62 ans, « mais j’ai décidé d’arrêter parce que je n’en pouvais plus. J’étais épuisée physiquement et moralement. »

Source EST REPUBLICAIN.

Pays de Montbéliard | Travail Aides à domicile : une profession qui souffre…

Malgré les années qui passent, les conditions de travail de ce métier ne s’améliorent pas.

Alors que le vieillissement progresse et que les moyens manquent, les associations attendent beaucoup de la future loi sur la dépendance.

Travail Aides à domicile : une profession qui souffre

Lundi, 10 h 30. Emane Maitruge, employée d’aide à domicile, en est à son quatrième patient de la matinée. Depuis 8 h, elle enchaîne les visites pour venir s’occuper de personnes âgées résidant sur le secteur Bart-Bavans. Faire le lit, ranger les affaires, habiller la personne… autant de tâches dont elle doit s’occuper dans un temps limité.

Après avoir longtemps travaillé en maison de retraite, Emane exerce l’aide à domicile depuis quatre ans. Sans regrets. « Il est vrai que ce n’est pas facile tous les jours mais j’aime le contact humain », explique cette maman de 37 ans. La relation de proximité qu’elle a tissée avec certains patients lui permet de contourner parfois leur mauvaise humeur. C’est le cas ce matin d’Henriette qui ne veut pas enfiler ses bas. Après un peu de patience, la Bavanaise finit par accepter.

Le personnel manque

Le rythme journalier d’Emane Maitruge est toutefois chargé : Les jours de semaine commencent à 8 h et se finissent parfois jusqu’à 20 h, sans oublier les week-ends une fois sur deux. Lors des semaines « hautes » (avec un seul jour de repos), elle est alors à 38 heures par semaine. Des conditions de travail qui ne facilitent pas l’attractivité du métier. Christian Cecchettani, directeur général des services chez Apasad soins +, en est bien conscient : « Au niveau des effectifs, c’est une catastrophe, déplore-t-il. Le manque de personnel est le principal problème alors que dans le même temps, des personnes ne sont pas prises en charge ».

Une profession très féminisée

Siégeant à Grand-Charmont, l’association Apasad Soins + compte dans ses rangs 350 salariés répartis entre ses trois antennes : Belfort, Héricourt et Sainte-Suzanne. Elle dénombre environ 300 employés d’aides à domicile, quasi exclusivement des femmes. « Les hommes ne sont qu’une quinzaine  », précise Christian Cecchettani. Pourquoi aussi peu ? « Historiquement, les métiers du soin étaient occupés par des femmes et plus particulièrement des religieuses. Aujourd’hui, la tendance évolue un peu. Imposer les hommes dans les maisons des patients n’est pas chose facile. Mais lorsque l’on réussit à les faire accepter, cela se passe très bien », indique le directeur général des services de l’association. Selon l’INSEE, 97 % des aides à domicile (comprenant aussi les aides ménagers et assistants maternels) étaient des femmes en 2011.

En prévision de la prochaine loi sur la dépendance qui sera présentée à l’automne, Christian Cecchettani a imaginé une immersion « Vie ma vie » avec des députés. Le but ? « Sensibiliser les parlementaires sur les réalités du métier d’aide à domicile ». Une initiative louable. Mais sera-t-elle suffisante pour préserver cette profession en crise qui manque considérablement de moyens ?

38 comme le nombre d’heures en semaine « haute » effectuée par une employée d’aide à domicile.

Source EST REPUBLICAIN.

L’Insee estime nécessaire de doubler le nombre de places en Ehpad d’ici 2045…

Alors que 8,8% des 75 ans et plus vivaient en institution en 2015, les places en hébergement permanent devraient croître de moitié.

Selon les projections de l’Insee, 900 000 personnes devraient être accueillies en Ehpad d’ici 2045.

L'Insee estime nécessaire de doubler le nombre de places en Ehpad d'ici 2045

En 2015, 2,5 millions de personnes âgées de 60 ans et plus étaient en perte d’autonomie, soit 15,3% de la tranche d’âge*. Le double, chez les 75 ans et plus. Présentés par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans sa publication InseePremière de juillet, ces chiffres pourraient atteindre de nouveaux records. “Si les tendances démographiques et l’amélioration de l’état de santé se poursuivaient, extrapole l’Insee, la France, hors Mayotte, compterait 4 millions de séniors en perte d’autonomie en 2050, soit 16,4% des séniors.” Un constat qui pousse l’Institut à s’interroger sur l’offre médico-sociale disponible.

D’abord estimé pour évaluer à la baisse, le pourcentage de séniors en perte d’autonomie au sein de la population générale diminuerait “très légèrement” pour passer de 15,3% à 14,8% du fait de l’arrivée des baby boomers dans la soixantaine, renforcée par une amélioration de l’état de santé global de la population et donc de l’espérance de vie sans incapacité. Passé 2027, année d’entrée des baby boomers aux grands âges, le taux de prévalence national augmenterait à nouveau, pour passer de 14,8% à 16,4% en moyenne d’ici à 2050.

Parmi les plus concernés en métropole, les départements du Sud-Est, avec des augmentations de 2,4 points pour le Gard, 2,2 points pour les Hautes-Alpes ou encore 2,1 points en Ardèche, là où les Hauts-de-Seine maintiendraient un niveau de perte d’autonomie stable à 14% (-0,1 point). Plus marquée dans les départements d’outre-mer, la perte d’autonomie augmenterait de 4,2 points avec une part de guadeloupéen en parte d’autonomie passant de 20,6% à 26,7% au sein de la population par exemple. Un constat déjà identifié dans la dernière étude Insee (lire notre article).

Croissance du taux de prévalence de la perte d'autonomie entre 2015 et 2050. Si la France métropolitaine affiche une augmentation des taux de prévalence comprise entre 0 et 2,4 points, en outre-mer, la perte d'autonomie explosera d'ici à 2050.
Toutes zones géographiques confondues, le taux de personnes âgées en Gir 1 et 2 atteindrait 4,3% à cette échéance là où 3,7% des séniors présentaient une perte d’autonomie sévère en 2015. Parmi ces derniers, 8,8% vivaient en institution. “À l’avenir, en considérant que la répartition de la prise en charge entre domicile et établissement resterait la même pour un âge et un degré de perte d’autonomie donnés dans les départements, le nombre de personnes hébergées de façon permanente en établissement, qui est d’environ 600 000 en 2015, s’accroîtrait de 0,8% par an en moyenne jusqu’en 2021, puis entre 1,5% et 2,0% par an de 2023 à 2040“, projette ainsi l’Insee. En 2030, plus de 700 000 personnes nécessiteraient d’être accueillies en Ehpad (+20%) et 900 000 en 2045, “soit une augmentation de plus de 50% entre 2015 et 2045″.

Bien qu'”une telle projection ne détermine pas le scénario le plus probable“, l’Insee cherche avec ces chiffres à placer les pouvoirs publics devant un choix politique : “Dans les prochaines années, la France devra choisir entre ouvrir massivement des places en Ehpad et modifier le partage de la prise en charge entre domicile et établissement.

Toutes zones géographiques confondues, le taux de personnes âgées en Gir 1 et 2 atteindrait 4,3% à cette échéance là où 3,7% des séniors présentaient une perte d’autonomie sévère en 2015. Parmi ces derniers, 8,8% vivaient en institution. “À l’avenir, en considérant que la répartition de la prise en charge entre domicile et établissement resterait la même pour un âge et un degré de perte d’autonomie donnés dans les départements, le nombre de personnes hébergées de façon permanente en établissement, qui est d’environ 600 000 en 2015, s’accroîtrait de 0,8% par an en moyenne jusqu’en 2021, puis entre 1,5% et 2,0% par an de 2023 à 2040“, projette ainsi l’Insee. En 2030, plus de 700 000 personnes nécessiteraient d’être accueillies en Ehpad (+20%) et 900 000 en 2045, “soit une augmentation de plus de 50% entre 2015 et 2045″.

Bien qu'”une telle projection ne détermine pas le scénario le plus probable“, l’Insee cherche avec ces chiffres à placer les pouvoirs publics devant un choix politique : “Dans les prochaines années, la France devra choisir entre ouvrir massivement des places en Ehpad et modifier le partage de la prise en charge entre domicile et établissement.

  • * Données hors Mayotte

Source HOSPIMEDIA.

 

Miro le chien d’accompagnement social devenu indispensable au foyer mutualiste de Châtillon-sur-Seine …

Miro est un chien d’accompagnement social, qui intervient au foyer mutualiste Henri-Baillot à Châtillon-sur-Seine.

Il a été formé par l’association Handi’Chiens et pour les résidents en situation de handicap, sa compagnie est devenue indispensable depuis son arrivée.

 Le chien Miro entouré des deux éducatrices du foyer Henri Baillot à Châtillon-sur-Seine, de gauche à droite, Sophie Gerriet et Céline Gasser.

Châtillon-sur-Seine, France

Miro est un labrador de trois ans, une grosse boule de poils, qui est devenu quasiment indispensable dans la vie des résidents du foyer mutualiste Henri-Baillot à Châtillon-sur-Seine. Miro n’est pas un chien comme les autres, c’est un chien d’accompagnement social. Il est arrivé ici en novembre dernier et intervient une trentaine d’heures par semaine. “Sa présence apporte une autre dynamique et notamment pour les levers des résidents. Quand Miro vient les réveiller dans leurs chambres, ils partent de bon pied pour la journée” explique Sophie Gerriet, éducatrice spécialisée au foyer mutualiste.

Un chien formé à la médiation sociale

Miro a été formé depuis son plus jeune âge, par l’association Handi’Chiens, et il est arrivé en novembre 2018 dans le foyer. Mais les bénéfices ont été immédiats pour les résidents, souligne Agnès Cortot, la directrice de l’établissement “c’est un mieux être, de la sérénité pour eux et puis on réussit grâce à lui à désamorcer un clash du quotidien sans les paroles mais juste par sa présence.”

La compagnie de Miro est très appréciée des résidents du foyer mutualiste Henri-Baillot à Châtillon-sur-Seine. - Radio France

Un dossier pour un deuxième chien a été déposé

Le coût d’un chien comme Miro c’est environ 3000 euros par an, pour l’entretien, le vétérinaire et les stages auprès d’Handi’chiens, du coup pour financer ce projet de deuxième chien d’accompagnement social,  réclamé par les résidents mais aussi leurs familles, le foyer organise de nombreuses actions pour financer l’arrivée de ce deuxième chien. Il y a eu un loto en avril dernier et l’établissement souhaite vendre des décorations fabriquées par les résidents sur le marché de Noël de Chatillon-sur-Seine. Les bénéfices de la vente seront tous reversés aux projets Handi’Chiens du foyer.

Son rôle, être de bonne compagnie

Sa mission première c’est d’offrir une compagnie aux résidents. Sans contrainte ni obligations de faire quelque chose de particulier. Les uns comme les autres, sont libres de se rencontrer ou pas. Mais Miro ne laisse personne indifférent au foyer et depuis son arrivée “il apporte beaucoup de joie aux résidents mais aussi à l’équipe d’éducateurs”, poursuit la directrice.

“Miro c’est mon collègue, mon binôme au travail” – Céline Gasser, assistante éducatrice et sociale au foyer

Car c’est bien un travail qu’exerce Miro au foyer Henri-Baillot, “il a droit à des congés payés, c’est mon binôme, mon collègue”, sourit Céline Gasser. L’assistante éducatrice et sociale au foyer, est responsable de l’animal, qui dort chez elle tous les soirs, même s’il reste la propriété d’Handi’Chiens. “Une fois qu’il a enlevé sa cape, il redevient un chien comme les autres, on fait des câlins mais tout en gardant sa sensibilité d’Handi-Chiens, donc ce n’est que du bonheur à la maison aussi.”

Le foyer mutualiste Henri-Baillot à Châtillon-sur-Seine est le seul en Bourgogne à faire intervenir un chien accompagnement social. - Radio France

Un dossier pour un deuxième chien a été déposé

Le coût d’un chien comme Miro c’est environ 3000 euros par an, pour l’entretien, le vétérinaire et les stages auprès d’Handi’chiens, du coup pour financer ce projet de deuxième chien d’accompagnement social,  réclamé par les résidents mais aussi leurs familles, le foyer organise de nombreuses actions pour financer l’arrivée de ce deuxième chien. Il y a eu un loto en avril dernier et l’établissement souhaite vendre des décorations fabriquées par les résidents sur le marché de Noël de Chatillon-sur-Seine. Les bénéfices de la vente seront tous reversés aux projets Handi’Chiens du foyer.

Source FRANCE BLEU.