Aide à domicile: Une insertion professionnelle contrastée pour les travailleurs handicapés…

L’embauche de salariés handicapés demeure minoritaire auprès de particuliers. Moins au sein des administrations dédiées à cette activité …  

Aide à domicile - Aidants - Aidants familiaux

C’est l’un des rares secteurs qui continue de créer des emplois. Avec près de deux millions de salariés et 36 195 organismes en activités recensés par le gouvernement en mai 2017, l’aide à domicile reste un segment porteur. Alors que la demande en main-d’œuvre ne faiblit pas, la présence de salariés en situation de handicape auprès des particuliers n’est pas la panacée dans ce secteur.

Un fait illustré par l’étude publiée par la Direction de l’animation de la recherche et des statistiques (Dares) en mai 2017. Selon ce rapport portant sur l’année 2015, 35 % des employés bénéficiant d’une reconnaissance administrative de handicap (RQTH) occupent un poste dans la fonction publique, domaine qui comprend également les services à domicile. Or, seulement 6 % de ce contingent travaille dans le secteur des services directs aux particuliers.

Des postes dans l’administration

En cause, le caractère parfois physique des tâches exigées dans les métiers répertoriés dans ce domaine. «Vous pouvez êtes amené à prendre en charge des personnes dépendantes qu’il faut parfois déplacer», souligne Patrice Deniau, fondateur du réseau Maison & Service spécialisé dans le service d’aide à la personne. «Dans ces cas précis, il vaut mieux faire appel à quelqu’un en pleine possession de ses moyens pour garantir le bien-être de la personne prise en charge.» Cependant, «tout dépend du travail et du handicape. S’il est physique ça restreint les possibilités. Mais une personne sourde n’aura aucun mal à faire des travaux de jardinage par exemple».

C’est donc à la médecine du travail, à l’issue d’une visite médicale, d’évaluer et décider si un individu en situation de handicape est apte à occuper un poste auprès de particuliers. Toutefois comme toute entreprise d’au moins 20 salariés, les sociétés de services d’aide à domicile sont astreintes à une obligation d’embauche de travailleurs handicapés à hauteur de 6% de leur l’effectif. «Dans notre branche, cela se traduit le plus souvent par des emplois administratifs», relève Patrice Deniau pour qui les personnes en situation de  handicap «ne doivent pas hésiter à postuler dans le domaine de l’aide à domicile. Il y a de plus en plus de besoins sur le terrain mais aussi dans les bureaux».

Source 20 Minutes.

Syndrome de glissement : ces vieux se laissent mourir….

A la suite d’un traumatisme, des personnes âgées se laissent glisser vers la mort.

Personnes âgées - Seniors

En médecine, les syndromes racontent des histoires. Leurs noms, quand ils ne sont pas ceux de leurs découvreurs, révèlent souvent des métaphores, des tentatives quasi poétiques de dompter une réalité rarement réjouissante.

Ainsi, quand une personne âgée se laisse mourir après un événement qui l’a bouleversée, on parle en psychiatrie et en gériatrie d’un « syndrome de glissement » dépressif ou réactionnel.

Le concept – franco-français – a été décrit pour la première fois en 1956 par le gériatre Jean Carrié et cerné ensuite par plusieurs médecins, les docteurs Graux et Delomier en tête. Le premier insistant particulièrement sur le caractère « brutal et rapidement évolutif » du syndrome.

Le décès de la personne âgée survenant en général dans les quatre semaines qui suivent l’événement traumatique.

Hervé Merveille est psychiatre des personnes âgées à Limoges, au Centre hospitalier Esquirol. Il détaille :

« Le syndrome de glissement touche les personnes de plus de 65 ans. Parmi les facteurs de risque, on trouve en tête la perte du conjoint ou la perte d’un proche, qui se conjugue à une baisse de l’estime de soi. »

Il existe aussi d’autres éléments déclencheurs comme l’annonce d’un diagnostic, la vente d’un bien immobilier précieux pour l’histoire familiale du patient ou encore une intervention chirurgicale dont les suites sont mal vécues. Hervé Merveille poursuit :

« Ces pertes s’accumulent et entraînent divers symptômes parmi lesquels l’apathie, l’anhédonie [l’incapacité à ressentir des émotions positives, NDLR], l’aboulie (perte de l’envie), la baisse de la conation [de la volonté d’agir, NDLR], la clinophilie (le fait de rester au lit), l’anorexie et la bradyphémie (lenteur de l’expression).

C’est un homme paternaliste et autoritaire qui se décharne de ses qualités masculines, une épouse qui perd de son autorité au foyer. »

Comme dans la chanson de Jacques Brel : « Les vieux ne bougent plus, leurs gestes ont trop de rides, leur monde est trop petit. Du lit à la fenêtre, puis du lit au fauteuil et puis du lit au lit. »

Secrets de famille

Pour ce médecin, qui se rend régulièrement aux domiciles de ses patients ou au sein des Ehpad, c’est un lourd travail de recherche qui commence….

Plus d’information, cliquez ici.

Source L’OBS.

Cognac: refusés dans un avion à cause de leur handicap…

Le club de tennis de Cognac devait recevoir deux joueurs de tennis argentins. Handicapés, ils n’ont pas pu prendre l’avion à Prague… et ont raté leur train pour la Charente.

Handicapés - Cognac: refusés dans un avion à cause de leur handicap

ls devaient être à Cognac ce mardi pour s’entraîner et faire une démonstration au club de tennis. Mais Air France en a décidé autrement. Deux jeunes joueurs handicapés argentins, engagés sur des tournois internationaux, n’ont pas pu prendre leur avion, hier, à Prague pour rejoindre la France. « C’est la première fois que ça nous arrive », remarque Jonathan Abadie, ancien joueur de Cognac, qui les accompagne.

A l’enregistrement, hier midi, la compagnie a indiqué aux deux jeunes hommes qui se déplacent en fauteuil roulant qu’ils auraient dû signaler leur présence au moins 48 heures à l’avance pour bénéficier d’une assistance. C’est d’ailleurs écrit noir sur blanc sur le guide en ligne des services de la compagnie à destination des personnes à mobilité réduite.

Mais « on voyage partout et on n’a jamais eu un problème comme ça », assure Jonathan Abadie, à qui une responsable aurait lancé: « Vous ne montez pas dans l’avion. C’est comme ça. C’est le règlement d’Air France. » Or, « quand on est un international, on ne sait pas exactement quand on va sortir d’un tournoi », ajoute Chris Dumas, au club de tennis de Cognac.

Résultat, les deux joueurs de tennis et leur accompagnateur ne sont arrivés à Paris qu’en fin de journée, hier, via un vol Vueling. Ils ont, par conséquence, raté le train qui devait les conduire de Paris Charles-de-Gaulle à Angoulême. « On a voulu réserver un TGV depuis Montparnasse. Ca a marché pour moi », raconte Jonathan Abadie. Mais pour la SNCF aussi, mieux vaut être prévoyant quand on est handicapé et qu’on souhaite voyager. « Il faut également prévenir 48 heures à l’avance », constate l’accompagnateur, qui a donc décidé de rester sur Paris. Déçu forcément.

Ce voyage en Europe, c’était l’occasion de revoir ses copains du club de Cognac. Ses deux jeunes joueurs participent, cette semaine, à un tournoi à Orléans. Ils reprendront l’avion dimanche pour l’Argentine.

Ce mardi, une affaire du même genre a été reprise par plusieurs médias nationaux. A Nancy, un homme non-voyant a indiqué n’avoir pas pu prendre le bus parce qu’il n’avait pas coché la bonne case à l’inscription et qu’il n’avait pas signalé son handicap. « De la discrimination pure et dure », estime-t-il.

Explosion du diabète de type 1 chez les enfants… !

Les généralistes sont peu formés au diagnostic de cette maladie aux origines encore mal connues.

Explosion du diabète de type 1 chez les enfants

En France comme en Europe, l’incidence du diabète de type 1 (DT1) a doublé en 30 ans chez l’enfant et l’adolescent« , alarme Santé Publique France dans son dernier bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié à l’occasion de la journée mondiale du diabète. « Cette augmentation a été deux fois plus rapide chez les enfants de moins de 5 ans« , ajoute Santé Publique France, qui indique « qu’il y a ainsi un rajeunissement de l’âge moyen au diagnostic« . Entre 2013 et 2015, 6 424 enfants ont été identifiés comme nouvellement atteints de DT1 : 2 008 en 2013, 2 130 en 2014 et 2 286 en 2015. C’est la première fois qu’est publiée une estimation nationale de l’incidence du DT1 chez l’enfant.

Des disparités géographiques mal expliquées

Le BEH révèle en outre que sur cette même période, de fortes variations régionales ont été constatées. « Les taux d’incidence régionaux les plus élevés étaient observés dans les régions Corse, Provence-Alpes-Côte d’Azur et Hauts-de-France« , tandis qu’en France métropolitaine, « les taux les plus bas étaient observés dans les régions Pays de la Loire, Nouvelle-Aquitaine et Normandie« . Des disparités expliquées « par une combinaison complexe de causes, dont certaines restent à découvrir« , précise le bulletin, qui informe toutefois que l’étude a privilégié l’analyse des « facteurs environnementaux […] des facteurs nutritionnels, des substances toxiques » ou « des conditions de vie familiale stressantes« , notamment.

Des généralistes pas assez formés

« Le DT1 est une maladie auto-immune d’origine génétique. C’est difficile d’en déterminer les causes, mais elles sont certainement liées aux perturbateurs endocriniens« , estime Gérard Raymond, président de la Fédération Française des Diabétiques. « Il faut réfléchir plus sérieusement au principe de précaution, et arrêter de tergiverser quand on a des preuves probantes de la nocivité des perturbateurs endocriniens ou de certains produits désherbants« , poursuit M. Raymond, qui affirme que « nous devons prendre conscience de ce que nous mangeons, de ce que nous buvons, et de ce que nous respirons« .

Le BEH rappelle par ailleurs le rôle fondamental des médecins généralistes dans le diagnostic de l’enfant diabétique, mais ajoute « qu’en moyenne, un médecin libéral ne fait un tel diagnostic qu’une seule fois dans toute sa carrière« . Le bulletin présente ainsi une étude réalisée à partir de 1 467 questionnaires soumis à des généralistes. Les résultats révèlent, entre autres, que 26 % d’entre eux ne savent pas que le diabète existe avant 2 ans, et que 50 % d’entre eux évoquent l’antécédent familial comme signe révélateur de la maladie (alors qu’on n’en trouve que dans 15 % des cas).

Autre point soulevé par le BEH, l’aggravation très rapide vers l’acidocétose (une complication qui consiste en une augmentation de l’acidité du sang à cause du manque d’insuline) chez les enfants et adolescents nouvellement diagnostiqués. Il met ainsi en avant l’importance d’un diagnostic rapide, car « l’acidocétose peut conduire à un coma, voire à un décès« .

Handicap: en entreprise, « l’absence d’aménagements est lourde de conséquences »….

Aménager les postes des travailleurs handicapés est rarement la priorité des employeurs. Pourtant, cette disparité de traitement n’est pas sans conséquence.

Emploi Handicap en Entreprise

Mardi, Sud-Rail annonçait avoir engagé une action de groupe contre la Sncf pour discrimination envers ses salariés handicapés. Parmi les points soulevés par le syndicat, des rémunérations et des marges de progression inférieures, mais aussi l’absence, pour un quart de ces salariés en situation de handicap, d’aménagement de leur poste malgré des besoins spécifiques.

L’aménagement de l’espace de travail, dicté par la loi de 2005 sur le handicap, est pourtant une obligation. Mais en dépit de la législation, de nombreux travailleurs peinent à obtenir les modifications qui leur permettraient d’exercer leur métier dans de bonnes conditions.

Un aménagement « cohérent »

Il y a quatre ans, lorsque Rachel a été recrutée au poste de responsable de rayon dans un magasin de vêtements de luxe, son employeur était au courant de sa condition médicale. « Je les ai informés de ma maladie dès le départ, à l’entretien d’embauche. Je tenais à être totalement transparente sur le sujet », se souvient-elle. Atteinte de spondylarthrite, de la maladie de Crohn et d’endométriose, la jeune femme indique à ses supérieurs que la station debout n’est pas tenable, dès sa prise de poste, afin que l’entreprise prenne des mesures.

« Selon la loi de 2005, l’entreprise doit mettre en place des aménagements raisonnables, c’est-à-dire cohérent avec la problématique de santé de la personne et avec un coût proportionné », explique Véronique Bustreel, conseillère nationale à l’Association des Paralysés de France (APF) en charge des questions d’emploi. Elle précise qu’une partie des aménagements peut être prise en charge par l’Association de gestion du fonds pour l’insertion professionnelle des handicapés (Agefiph).

Plaque braille, écran plus grand, siège ergonomique, bureau ajustable… « Il est de la responsabilité de l’employeur qui recrute ou maintient une personne en situation de handicap de s’assurer que la personne peut travailler dans des conditions de sécurité et de santé optimales. »

Équipé pour une centaine d’euros

Lorsqu’il est arrivé dans son entreprise, Antoine -qui est en fauteuil roulant électrique et dont la mobilité des mains est réduite- a demandé « les mêmes choses qu’à la maison ». « Une souris d’ordinateur sensible, une tablette ajustable pour poser mon bras, un casque sans fil avec micro pour prendre les appels et un chauffage de bureau », détaille l’ingénieur, qui chiffre à une centaine d’euros l’ensemble de ces éléments.

Pour Rachel, seul un tabouret adapté, pour soulager ses douleurs, est suffisant. Elle en formule donc la demande, que sa hiérarchie accepte, à condition qu’elle se débrouille pour l’amener sur son lieu de travail. « J’ai dû aller le chercher seule et le porter, malgré son poids, jusqu’à mon poste pendant un jour de congés, malgré les douleurs », regrette la jeune femme, finalement licenciée à la fin de sa période d’essai.

« Obtenir des aménagements de travail peut être très compliqué », remarque Véronique Bustreel. « Dans les entreprises, c’est à géométrie variable. Certaines sont très performantes pour mettre en place ces aménagements, alors que d’autres ne font tout simplement pas le travail ».

Payer des taxes plutôt que recruter des handicapés

Responsable du recrutement dans une grande entreprise de transporteur international, Chloé* a pris cette tâche très à coeur lorsqu’elle a engagé une personne en situation de handicap il y a deux mois. Et pour cause, c’était une première. « Il était très compétent et l’aménagement de son poste n’était pas très contraignant », raconte la responsable RH, dont les démarches ont été effectuées sous le contrôle de la médecine du travail et du Chsct de l’entreprise.

Mais son choix n’est pas du goût de sa supérieure, qui lui reproche l’embauche. « D’habitude, nous n’adaptons rien. Nous préférons ne pas recruter de personnel handicapé et payer des taxes Agefiph [contribution versée par les entreprises ne remplissant pas leur obligation d’emploi de travailleurs handicapés]. »

Selon les chiffres du ministère, un million de travailleurs sont en situation de handicap en France. Mais peu d’aménagement sont rapportés, estime Véronique Bustreel. « Soit la majorité de ces personnes n’ont pas de demandes particulières, soit on omet de faire ces aménagements », analyse la spécialiste. « Je pense surtout que les délais sont très importants et que les discussions à ce sujet ne sont que rarement approfondies dans les entreprises. »

Des « disparités de traitement »

Sur le long-terme, cette absence d’aménagements est pourtant lourde de conséquences. De ces mauvaises conditions de vie au travail découlent une performance et une productivité moindres, ce qui influence l’évolution de carrière. « Les employés n’ont donc pas de promotion ou d’augmentation », lorsqu’ils ne perdent pas tout simplement leur emploi. « Cela mène à des disparités de traitement, donc à une iniquité dans la carrière », résume la responsable de l’APF.

Pour y remédier, l’employé peut saisir de lui-même de saisir le médecin du travail pour qu’il évalue les besoins et justifie les demandes. Mais si les requêtes n’aboutissent pas, il appartient aussi aux représentants du personnel de s’en saisir, comme l’a fait Sud-Rail à la Sncf. « En dernier recours, les personnes peuvent toujours formuler une réclamation au Défenseur des droits« , suggère Véronique Bustreel. « Le handicap est le deuxième motif de réclamation qu’il reçoit et, souvent, cela concerne ces discriminations indirectes. »

* Le prénom a été modifié

Source L’EXPRESS.

Nantes: Tétraplégique, il gagne en justice contre son fabricant de fauteuil électrique… !

De juin à novembre 2014, Zig Blanquer n’avait pas pu descendre de chez lui, en raison d’une panne de son fauteuil.

Tétraplégique, il gagne en justice - le fabricant de matériel a été condamné

Ce mardi, le fabricant de matériel a été condamné à lui verser 5.500 euros de dommages.

Cinq mois sans pouvoir descendre de chez soi. Ce mardi, Zig Blanquer, un Nantais tétraplégique de 37 ans, a gagné son combat symbolique. Le tribunal d’instance a en effet condamné son fabricant de fauteuil roulant électrique à lui verser 5.500 euros de dommages et intérêt. L’audience s’était déroulée au mois de septembre.

De juin à novembre 2014, en raison d’une panne de son matériel, cet homme n’avait pas eu d’autre choix que de rester cloîtré chez lui, la procédure de réparation ayant traîné en longueur. Parce qu’aucun réel équipement de remplacement ne lui avait été fourni par le prestataire, il lui réclame aujourd’hui 7.940 euros de dommages et intérêts.

Alité

« Les délais de réparation de cette panne ont dépossédé M. Blanquer de la possibilité de mener sa vie, expliquait avant l’audience Gabrielle Gerll, membre du comité de soutien à l’autonomie technique des personnes handicapées, qui s’est créé pour dénoncer le cas de ce Nantais. Il est resté alité pendant cinq mois et tout s’est arrêté. Moralement et physiquement, c’était très violent, un cauchemar. »

Car au-delà d’être son moyen de locomotion, le fauteuil en question permet à l’homme de changer de posture et relâcher ses tensions musculaires. Plusieurs appareils lui avaient été proposés « mais ce n’était pas approprié pour M. Blanquer, qui ne peut piloter qu’un mini joystick, avec un seul doigt », continue Gabrielle Gerll.

Code de la santé

« La société évoque une particularité de santé de mon client pour expliquer l’absence de matériel de remplacement, avait plaidé Me Stéphane Vallée, avocat du plaignant. Or, un fauteuil correspondant à ses besoins était tout à fait trouvable, plutôt que de le laisser sans équipement pendant plus de 140 jours. C’est écrit dans le Code de la santé publique, qui fixe l’obligation d’un prêt de matériel le plus proche possible du matériel initial. »

« Nous attendons de la justice qu’elle reconnaisse le préjudice subi, afin que toute personne faisant face à ces problèmes récurrents de maintenance […] se sente légitime à faire valoir ses droits », indiquait le comité de soutien à l’autonomie technique des personnes handicapées. L’association indique avoir porté cette affaire auprès du défenseur des droits.

Source 20 Minutes.

Service de transports pour handicapés à Lyon Optibus : Halte aux discriminations !…

Service de transport adapté aux usagers handicapés Optibus :

Halte aux discriminations !

Optibus Service de transports pour handicapés - discrimination - LYON

Pour la satisfaction de nos revendications !

Le CDTHED communique : Transports PMR à Lyon – Halte aux discriminations, satisfaction des revendications des usagers handicapés ! – Manifestation jeudi 26 octobre 15 heures devant le siège du SYTRAL — 21 boulevard Vivier Merle — Lyon (3e).

Même si la majorité des transports en commun de l’agglomération lyonnaise est accessible aux personnes handicapées, un service de transport adapté, de porte à porte, est toujours nécessaire pour permettre aux usagers les plus handicapés d’effectuer certains déplacements dans des conditions optimales de confort et de sécurité.

Les élus membres du SYTRAL (Syndicat mixte des Transports pour le Rhône et l’Agglomération Lyonnaise – http://www.sytral.fr) délèguent ces transports adaptés à un service nommé Optibus (https://www.optibus.fr).

Ce service organise deux types de transport : des transports réguliers chaque semaine et des transports occasionnels sur réservation. Dans tous les cas, une planification est organisée à l’avance. Ainsi, chaque usager handicapé, une fois inscrit, a normalement la garantie d’être transporté au jour et à l’heure convenue… Du moins, c’était le cas auparavant !

Un règlement qui met les usagers handicapés en état d’infériorité

En effet, le SYTRAL a récemment modifié le règlement d’Optibus. Il a défini des priorités d’attribution des transports, reléguant les loisirs tout en bas de l’échelle et créant ainsi des discriminations au sein des usagers, notamment entre ceux qui travaillent et ceux qui ne travaillent pas. Dans ce règlement déjà tatillon, où l’usager est souvent considéré comme un profiteur en puissance, voire un enfant irresponsable, la pénalité prévue « en cas de déplacement inutile lié à l’absence du client ou à son refus de départ » bondit de 15 à 30 euros ! Rappelons que beaucoup d’usagers de ce service n’ont pour seules ressources que l’AAH (Allocation aux Adultes Handicapés), soit 810 € par mois (200 € en dessous du seuil officiel de pauvreté)…

Beaucoup d’usagers handicapés sont ainsi obligés de renoncer à leurs activités culturelles, sportives, associatives…

Comment une personne handicapée peut-elle s’inscrire à une activité culturelle ou sportive, et payer pour cette activité, quand, au dernier moment, elle risque de recevoir un coup de fil lui annonçant que sa réservation de transport est annulée sous prétexte qu’elle n’est pas prioritaire ?

Comment une personne handicapée peut-elle aller à un rendez-vous sur Lyon quand, arrivée à la gare, elle ne peut continuer son déplacement, Optibus refusant de la prendre sous prétexte qu’elle ne réside pas dans l’agglomération lyonnaise ?

Ce n’est pas acceptable : le SYTRAL doit réviser le règlement d’Optibus pour respecter les droits des usagers handicapés !

Informé de l’appel du CARPA (Collectif des Associations du Rhône) à manifester devant le siège du SYTRAL, le CDTHED soutient cette initiative et appelle toutes les personnes handicapées qui en ont la possibilité, les parents et amis disponibles à se joindre à cette manifestation pour défendre les revendications suivantes :

– Retrait immédiat des nouvelles dispositions prises à l’encontre des usagers handicapés !

– Suppression de la notion de priorité dans la programmation des transports Optibus, pas de pénalisation des transports dits « de loisir ».

– Suppression de la pénalité financière !

– Suppression des discriminations liées à l’âge et au lieu de résidence ! 

– Gratuité totale de la procédure d’accès aux services Optibus et mise en place d’une procédure d’appel gratuite et impartiale en cas de refus.

– Attribution au service Optibus des moyens financiers et humains nécessaires pour satisfaire toutes les demandes des usagers handicapés.

Source MEDIAPART.

 

Handicap : les nouvelles solutions de mobilité urbaine pour se déplacer…

Prendre les transports ou se déplacer demeure un parcours du combattant pour les personnes à mobilité réduite (PMR), malgré l’apparition de nouvelles solutions de mobilité urbaine ou le développement de nouvelles technologies innovantes visant à s’étendre sur l’ensemble du territoire.

Uber - Transport de personnes à mobilité réduite

Commander un Uber aménagé

Depuis le 17 octobre dernier, les personnes à mobilité réduite peuvent profiter des services de l’application Uber. Pour le même prix qu’une course UberX, l’option Uberaccess, pour l’instant disponible à Paris et en proche banlieue, dispose d’une offre de 25 véhicules de 4 places assises en plus de l’espace réservé au fauteuil roulant, fournis par la société JLI, spécialiste du transport de personnes en fauteuil roulant.

Louer un véhicule équipé

Lancée en 2015 par Charlotte de Vilmorin, 27 ans, handicapée moteur depuis sa naissance, ancienne communicante aujourd’hui entrepreneuse, cette plateforme collaborative de location de voitures aménagées met à disposition 650 véhicules pour les personnes à mobilité réduite dans toute la France.

A ce jour, 4500 personnes se sont inscrites sur la plate-forme. Wheeliz qui a été élue meilleur projet d’innovation sociale par la Commission européenne fin 2015, propose des voitures avec rampe pour fauteuil ou des véhicules avec postes de conduite aménagés pour les personnes qui disposent du permis de conduite et qui souhaitent se mettre au volant. Les tarifs peuvent être trois fois inférieurs à ceux pratiqués par une agence de location spécialisée.

Se déplacer en fauteuil innovant

Ce fauteuil roulant innovant permet de se déplacer aussi bien assis que debout et facilite ainsi les déplacements et l’accessibilité des personnes à mobilité réduite ou hospitalisées. Mis au point par un jeune chercheur en robotique, Lambert Trenoras, le fauteuil Gyrolift pourrait être commercialisé courant 2018.

Se faire accompagner dans les transports

La start-up Faciligo, partenaire de la SNCF, fonctionne comme un réseau social où les personnes en fauteuil roulant, personnes âgées, invalides ou femmes enceintes peuvent trouver un accompagnateur valide de voyage aussi bien pour de courts trajets dans les transports en commun que pour de plus longs voyages en train.

L’accompagnant volontaire bénéficie alors d’une réduction sur le prix de son transport. Pour l’instant limitée à la région de Montpellier, la plateforme a pour ambition de s’ouvrir à l’ensemble du territoire et en Europe.

Caen. Tourisme et handicap : la Ville primée….

En hausse. L’abbaye aux Hommes vient de recevoir la marque Tourisme et handicap. Un label qui est attribué pour une durée de cinq ans.

L’abbaye aux Hommes a su s’adapter aux handicaps auditif et mental.

Depuis 2014, la ville de Caen considère comme une priorité l’accessibilité de ses sites touristiques aux personnes handicapées. 98 833 € ont été consacrés à cette ambition. L’investissement n’est pas passé inaperçu puisque l’abbaye aux Hommes vient de recevoir la marque Tourisme et handicap, de la part du ministère délégué au Tourisme. L’accessibilité aux handicaps auditif et mental est plus spécialement distinguée. Ce label est attribué pour une durée de cinq ans.

Source OUEST FRANCE.

 

Moins de normes dont handicap et plus de places: Macron dévoile sa réforme du logement…

Le président de la République veut notamment augmenter la construction de logement neufs, grâce à limitation des normes environnementales et sociales.

contrustion immobilière : Moins de normes et plus de places, Macron dévoile sa réforme du logement

Emmanuel Macron préconise un « choc de l’offre » pour résoudre la crise du logement. En déplacement à Toulouse, le chef de l’Etat a dévoilé ce lundi les grands axes de sa réforme du logement, destinée à accélérer la construction immobilière et baisser les loyers.

Le président de la République a ainsi annoncé la création de 50 000 places supplémentaires pour le logement d’urgence dans des pensions de famille ou le parc locatif, pour remplacer les nuitées d’hôtels.

« On va sortir d’une logique ou on fait que du traitement d’urgence (…) et on va plutôt essayer de les mettre dans du logement plus durable » a indiqué le chef de l’Etat, interpellé à la mi-journée par un membre de l’association Le Droit au Logement.

Ce volet, baptisé « Logement d’abord » et destiné aux personnes en grande précarité, fera l’objet d’une « mise en oeuvre accélérée dans 15 territoires volontaires dont Toulouse », a expliqué le président.

Efforts sur le logement neuf

Autre priorité: accroître la construction de logement neufs. Emmanuel Macron souhaite porter à 40 000 par an dès 2018 et « sur tout le quinquennat » la construction de logements « très sociaux » et faire augmenter « massivement » la construction dans le parc libre, grâce à « une réduction des exigences des normes » environnementales et sociales.

Dans le parc libre, « il faut construire davantage » car « on a besoin de plus de logements », a-t-il poursuivi. Le chef de l’Etat, opposé à un nouvel encadrement des loyers, juge que cette hausse de l’offre sera de nature à diminuer le coût du logement en France.

« Nous mettrons en place un vrai choc d’offre qui permettra sur des territoires donnés, où le prix du logement s’est envolé, sur un temps donné, une politique de libération du foncier public et privé, une politique de réduction des exigences des normes, de réduction des délais de recours, qui coûtent très cher pour pouvoir produire massivement en quelques années », a insisté le président de la République.

« Il faut du pragmatisme »

« Vous en entendrez parler, il y aura énormément de (gens) qui s’élèveront contre ça, tous ceux qui ont dit (que) ces normes (sont) sur tout le territoire pour tout le monde » : « on me dira que je ne respecte pas l’environnement, ou parfois le handicap, parfois ceci ou cela. Mais il faut du pragmatisme », car « c’est essentiel pour résoudre le problème du logement », a-t-il conclu.

« On peut créer tout le logement social de la Terre » mais « dans toutes les zones où le prix a monté on ne sort pas du logement social. C’est pour cela qu’il faut pouvoir construire plus dans le (parc de logements) libre ».

Source L’EXPESS.