Cancer de l’ovaire. Une nouvelle avancée importante dans le traitement de la maladie…

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Une percée scientifique importante a été accomplie récemment dans le traitement du cancer de l’ovaire.

Deux chercheuses québécoises ont découvert le rôle crucial d’une protéine dans le développement des métastases.

Cette avancée majeure pourrait changer le cours de la lutte contre ce cancer particulièrement meurtrier.

Cancer de l’ovaire. Une nouvelle avancée importante dans le traitement de la maladie

En France, le cancer de l’ovaire fait plus de 3 500 victimes chaque année. Difficile à diagnostiquer, il est souvent découvert à un stade très avancé. Cette maladie silencieuse est la première cause de décès par cancer gynécologique, juste après le cancer du sein.

Mais une découverte scientifique vient apporter un nouvel espoir : deux chercheuses québécoises ont découvert le rôle crucial d’une protéine dans le développement des métastases, responsables de 90 % des décès, rapporte LCI ce lundi 12 août. La neutralisation de cette protéine offrirait un nouvel espoir aux patientes souffrant d’une forme avancée de cancer ovarien. Ces travaux ont été publiés en juin dernier dans la prestigieuse revue Nature.

Une protéine à « désactiver »

Les scientifiques ont travaillé à partir de tissus provenant de chirurgies effectuées sur des patientes atteintes, ce qui leur a permis de constituer une forme de « biobanque ». « On a comparé les cancers les plus malins, les plus meurtriers, avec des cancers dits de faible malignité, et on a tenté de voir ce qu’il y avait de différent au niveau cellulaire », explique Anne-Marie Mes-Masson, interrogée par Radio Canada.

Les chercheuses ont alors découvert que certaines protéines étaient « surexprimées » dans les cancers les plus agressifs. Mieux encore, en désactivant l’une de ces protéines, baptisée Ran, les cellules cancéreuses se mettaient à mourir rapidement.

Une percée scientifique majeure

Cette fameuse protéine Ran serait en fait essentielle au déplacement des cellules cancéreuses. En la désactivant, la capacité de déplacement des cellules s’en trouve amoindrie. Ce phénomène réduirait également la capacité de création des métastases, ces « extensions » du cancer qui aggravent sa dangerosité. Dans de précédents travaux effectués sur des souris, les chercheuses avaient déjà constaté que l’inhibition de la protéine Ran pouvait conduire à la disparition des tumeurs.

Forte de ces découvertes, les scientifiques québécoises travaillent désormais à la conception de molécules capables d’inhiber l’action de la protéine Ran et espèrent que leur stratégie permettra de combattre d’autres types de cancer, comme celui du sein ou du pancréas. Des essais cliniques sont prévus chez l’humain.

Source OUEST FRANCE.

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