Au travail, 86% des actifs handicapés se sentent intégrés…

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Que pensent les personnes en situation de handicap de leurs expériences professionnelles?

Inspirience et le cabinet d’études et conseil Occurrence ont mené la première enquête quantitative sur le handicap et l’emploi.

Au travail, 86% des actifs handicapés se sentent intégrés

À quoi ressemble la carrière d’un actif en situation de handicap? À l’occasion du Salon Handicap, Emploi & Achats Responsables qui aura lieu le 28 mai à Paris, l’agence événementielle agréée entreprise adaptée Inspirience et le cabinet d’études et conseil Occurrence ont mené la première enquête quantitative sur le handicap et l’emploi auprès des personnes en situation de handicap occupant ou ayant occupé un emploi. Le premier enseignement majeur est positif: deux personnes en situation de handicap sur trois jugent leur intégration en entreprise facile… mais elles sont tout autant à n’avoir jamais été accompagnées.

Par ailleurs, 78% des actifs sondés ont indiqué avoir fait la démarche d’une reconnaissance professionnelle ou médicale et 66% l’ont obtenue. La RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) est le statut qu’ils ont majoritairement adopté, dans 79% des cas. Dans le détail, la moitié d’entre eux indiquent avoir déclaré leur handicap pour bénéficier de l’aménagement d’un environnement de travail adapté, mais aussi parce que c’est un droit (43%) ou parce que c’est normal (35%). Par ailleurs, le sujet est loin d’être tabou en interne avec les autres collaborateurs: 72% en parlent avec leurs collègues, 70% à leur hiérarchie, et 68% aux acteurs du handicap. Seuls 37% des sondés se sont tournés vers leur délégué du personnel.

Néanmoins, il faut noter que 30% des personnes interrogées ne parlent pas encore de leur handicap au travail. Et c’est d’abord parce qu’elles considèrent que leur handicap n’est pas un sujet d’ordre professionnel, pour 60% d’entre eux. La crainte des effets néfastes sur leur carrière est une raison plutôt secondaire.

L’aménagement du poste de travail est le premier besoin

Pour un travailleur porteur de handicap, quel est le besoin le plus important? L’aménagement du poste de travail est la priorité, pour près de sept actifs sur dix: 47% des sondés ont besoin d’aménagements spécifiques liés à leur handicap. Un taux qui s’élève à 56% chez les sondés porteurs d’une RQTH. Viennent ensuite le rythme de travail et des horaires, pour 37% et 36% des actifs. L’étude montre que les entreprises sont le plus souvent à l’écoute de ces demandes: 73% des sondés estiment globalement que leur entreprise a pris des mesures, bien que majoritairement partielles (41%), pour répondre à ces besoins. Autres indicateurs positifs de cette étude, dans leur équipe, 86% des sondés se sentent intégrés comme n’importe quel collègue et 80% se sentent reconnus pour leurs compétences.

Invités à s’exprimer sur les leviers qu’ils préféreraient voir activés par leur entreprise pour améliorer leur bien-être au travail, les répondants plébiscitent la formation (30%) et la sensibilisation de l’environnement proche (22%), devant les nouveaux aménagements professionnels liés à leur handicap (19%). Enfin, l’environnement professionnel est jugé comme bienveillant pour 39% des répondants, notamment dans les grandes entreprises dans lesquelles ce chiffre atteint 44%. Si les répondants sont majoritairement positifs concernant leur environnement et parcours professionnel, ils sont seulement 18% à être très satisfaits des actions menées par leur entreprise en faveur du handicap. De même, seuls 15% sont très satisfaits de la sensibilisation à la prise en compte du handicap de leur ligne hiérarchique.

Si les résultats de cette étude sont plutôt positifs, il existe tout de même un réel écart à noter entre des répondants fortement engagés dans leur travail et leur ressenti sur l’engagement de leur entreprise pour leur intégration. Ainsi quand deux tiers des répondants se sentent fortement engagés dans leur travail, ils ne sont plus qu’un tiers à percevoir un fort engagement de leur entreprise pour leur intégration. Si on conserve les seules évaluations très positives, l’écart est encore plus marqué: 35% pour les personnes engagées et seulement 12% de crédit accordé aux entreprises sur le sujet.

Source LE FIGARO.

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