Résultats de recherche pour : Search

Mucoviscidose: deux médicaments vont enfin permettre aux malades de respirer…

À compter du 6 juillet, des milliers de malades qui souffrent de cette pathologie bénéficieront de deux nouveaux traitements.

L’un d’eux, le Kaftrio, pourrait considérablement allonger leur espérance de vie.

Mucoviscidose: deux médicaments vont enfin permettre aux malades de respirer

 

David ne pourra jamais oublier cet instant. Un retour à la vie. Une libération fulgurante. Ce week-end de février 2021, ce père de famille de 38 ans quitte le centre de réhabilitation de Giens (Var) où, armé de sa bouteille d’oxygène, il a passé la semaine afin de rejoindre sa femme et sa fille à l’occasion des deux jours de repos hebdomadaire. Au volant de sa voiture, il est subitement pris d’une grosse quinte de toux. Le mucus qui englue ses poumons commence comme par magie à se détacher des parois de ses bronches. Ses alvéoles grésillent et s’agitent de partout. Il expulse en quelques heures ce qu’il n’est jamais parvenu à sortir de ses poumons depuis des semaines. Il respire.

Quelques heures plus tôt, David a commencé à prendre du Kaftrio, un nouveau traitement révolutionnaire contre la mucoviscidose. Cette affection est la plus fréquente des maladies génétiques héréditaires en France. «J’ai eu du mal à croire que quelques comprimés pouvaient avoir un tel effet, c’était incroyable, se souvient David. Quand je suis retourné à Giens en début de semaine, le médecin m’a ausculté. Il m’a assuré qu’il entendait l’air circuler dans mes bronches. On ne m’avait jamais dit ça de ma vie.»

«Une sacrée queue de poisson à la mort» remboursée par la Sécu

Dès mardi 6 juillet, le Kaftrio devient accessible en France. Depuis que le ministère de la Santé a annoncé que la Sécurité sociale allait le rembourser à 100%, on sait qu’il devrait changer la vie d’environ 3.000 malades dans un premier temps. À terme, 5.000 patients seront pris en charge (on compte 7.280 personnes concernées par cette affection en France, d’après le Registre français de la mucoviscidose dans son édition de 2019).

David a eu la chance de figurer parmi les 500 malades qui ont eu la primeur du traitement depuis le début de l’année 2021. Il fait partie des malades les plus dégradés, une condition qui donne le droit à un usage «compassionnel» de cette trouvaille, via une autorisation temporaire d’utilisation nominative (ATUn). Le père de famille n’était alors qu’à un doigt d’être inscrit sur une liste d’attente pour recevoir une greffe des poumons. Avec le Kaftrio, il estime avoir fait «une sacrée queue de poisson à la mort».

Quatre mois de traitement ont suffit à David pour qu’il se passe des 3 litres d’oxygène, des aérosols ou des séjours à l’hôpital qui rythmaient son quotidien.

«J’étais hanté par l’idée de ne pas pouvoir continuer à éduquer ma fille, de laisser ma femme seule avec beaucoup de responsabilités. Ces angoisses se font moins présentes. La machine à projets fonctionne à nouveau à plein régime», se réjouit David. Quatre mois de traitement ont suffit à cet ingénieur spécialisé dans le nucléaire pour se passer des 3 litres d’oxygène, des aérosols, des cures intraveineuses ou encore des séjours à l’hôpital qui rythmaient son quotidien. Il a repris du poids. Il a même retrouvé son travail, dès la levée du confinement. S’il lui arrive de rebrancher son extracteur d’O2, c’est juste quand il doit tondre sa pelouse. C’est aussi et surtout avec le souci de rassurer sa fille de 10 ans qui reste inquiète pour son papa.

Les fruits d’une recherche acharnée

Cette renaissance, David la doit à près de trente années de recherches scientifiques menées avec acharnement. Les études ont fait leurs premiers pas au début des années 1980 en obtenant des résultats encourageants concernant le séquençages du génome humain. Elles se sont accélérées en 1989 lorsque deux laboratoires concurrents ont uni leurs efforts –l’un basé au Canada, l’autre aux États-Unis. Mais rien n’aurait été possible sans le soutien financier de l’association américaine de mucoviscidose (Cystic Fribrosis Foundation).

La collaboration a porté ses fruits. Ensemble, ils découvrent il y a trente ans le gène responsable de la mucoviscidose, le CFTR. Ce dernier produit une protéine du même nom qui, lorsque le corps fonctionne sainement, permet de fluidifier le mucus afin de protéger les poumons contre les infections. Chez les «mucos», ce processus déraille. Les bactéries restent prisonnières des bronches et génèrent des exacerbations pulmonaires à répétition. Le mucus obstrue aussi les canaux qui relient le pancréas à l’intestin, entraînant des problèmes digestifs.

Dans les années 1990, la recherche commence par privilégier la piste de la thérapie génique. Cette dernière consiste à introduire une copie saine du gène CFTR dans les cellules. Mais cette hypothèse ne donnera aucun résultat probant. «Plutôt que de modifier l’origine du gène, les chercheurs ont tenté de réparer en aval la protéine CTFR en utilisant de nouvelles molécules», explique le Dr Dominique Hubert, pneumologue au Centre de ressources et de compétences de la mucoviscidose (CRCM), à l’hôpital Cochin.

À la même période, l’association américaine de mucoviscidose joue un rôle décisif en pariant sur la start-up américaine Vertex Pharmaceuticals, créée juste après la découverte du gène. En 1998, l’organisation à but non-lucratif choisit de miser sur l’avenir des remèdes qui sont encore à développer contre la «muco» en finançant les travaux de la firme biotech à hauteur de 150 millions de dollars (126,4 millions d’euros). En échange, l’association compte récupérer des royalties sur la vente des médicaments à venir. Les partenaires inaugurent à cette occasion un nouveau modèle économique au service des maladies rares, la venture technology, c’est-à-dire l’application des méthodes de l’entreprenariat classique à une cause d’intérêt général. En 2001, Vertex rachète la start-up AuroraBiosciences qui jouera le rôle d’atout maître. «L’acquisition d’une biotech spécialisée dans le criblage haut débit a permis d’identifier, d’isoler et de tester des milliers de molécules dans le but d’améliorer la fonction de la protéine CFTR. Cette aquisition a été le jackpot pour Vertex», affirme Frédéric Becq, professeur de physiologie et spécialiste de la mucoviscidose.

«Kaftrio augmente la fonction respiratoire de 14% en moyenne, diminue de 60% les infections respiratoires aiguës et divise par deux les greffes de poumons.»

Pierre Foucaud, président de l’association Vaincre la mucoviscidose

2005 marquera la première avancée majeure dans les travaux qui donneront naissance au médicament: Vertex découvre un activateur (c’est-à-dire une protéine qui sert à se lier à l’ADN et chargée de stimuler la transcription d’un gène ou d’un opéron). La mission du Kalydeco consiste à améliorer la fonctionnalité de la protéine CFTR. Sept ans près cette découverte inédite, le labo obtient une autorisation de mise sur le marché européen (AMM). «La médecine se contentait jusque-là de traitements symptomatiques, à base de cures d’antibiotiques ou d’aérosols. Pour la première fois, le Kalydeco agit directement sur la cause de la maladie», souligne le Dr Hubert.

Il restera cependant à régler un problème de taille: cette version du traitement n’est efficace que pour 3 à 5% des malades. L’obstacle ne suffit pas pour autant à entailler l’acharnement des scientifiques. En 2016, Vertex brevette sa première bithérapie, l’Orkambi. Cette dernière est fondée sur l’association entre l’ivacaftor et un correcteur (qui agit sur le défaut de maturation de la protéine CFTR), le lumacaftor. Celui-ci améliore modérément la fonction respiratoire chez les patients porteurs de la double mutation la plus fréquente, nommée ΔF508. Mais certains patients le supportent mal. Il existe bien une autre bithérapie mieux tolérée par les malades, le Symkevi. Mais, jusqu’à présent, les patients ne pouvaient pas en disposer. Le changement est désormais d’actualité.

À compter du mardi 6 juillet, la dernière génération de médicaments arrive enfin le marché. Olivier Véran en a déjà annoncé le remboursement.

Le Kaftrio est une première trithérapie qui cumule un activateur et deux correcteurs. Cette fois, la combinaison de molécules agit sur près de 80% des personnes souffrantes. «Sous Kaftrio, la fonction respiratoire des malades a augmenté en moyenne de 14%. Les infections respiratoires aiguës ont aussi diminué de 60% et le nombre de greffes des poumons a été divisé par deux en 2020», se félicite Pierre Foucaud, président de l’association Vaincre la mucoviscidose (VLM).

Les générations futures ne mourront peut-être plus de cette maladie génétique. Actuellement, l’espérance de vie des gens qui en sont atteints ne va pas au-delà de 47 ans. «Plus le Kaftrio sera donné tôt, plus on freinera la maladie. Le médicament perd son efficacité dès lors que les lésions pulmonaires sont trop graves. Les enfants qui naissent aujourd’hui n’auront probablement plus besoin de greffe à l’avenir», pronostique le Dr Hubert.

Le prix du succès

Obtenir le remboursement des traitements par la Sécurité sociale n’a cependant pas été simple, en raison d’un bras de fer entre Vertex et le gouvernement à propos du prix de vente fixé par la France pour mettre cette nouvelle thérapie sur le marché. Il a fallu patienter onze mois entre l’autorisation de mise sur le marché européenne (AMM) en août 2020 et la décision de remboursement de ce médicament, approuvée par l’Assemblée nationale le 2 juillet 2021.

Depuis que Vertex est coté en Bourse (2006), on retrouve parmi ses principaux actionnaires de grands fonds d’investissement tels que T. Row Price ou BlackRock, lesquels ont repris en main le marketing de la société et ont fait s’envoler le prix des médicaments. La situation de monopole de la firme américaine lui offre une grande liberté pour fixer le coût de ses produits. Elle a distancé ses concurrents en matière d’innovation et ses comprimés ont obtenu le statut de médicament «orphelin» de part et d’autre de l’Atlantique. Au sein de l’Union européenne, la société a réussi à obtenir l’exclusivité commerciale pour une période de dix ans après la date de mise sur le marché de cette trithérapie –sans oublier des avantages fiscaux. L’entreprise a aussi profité du fait que l’on incite les grands labos à faire de la recherche sur les maladies rares. «Vertex a employé une stratégie agressive en matière d’essais cliniques, visant à capter près de 90% des patients, déjà peu nombreux, pour tester ses médicaments. Quand les malades bénéficient du Kaftrio, ils ne sont plus très volontaires pour expérimenter d’autres préparations pharmaceutiques», note Frédéric Becq.

La négociation du prix de l’Orkambi avec Vertex, qui a pris quatre ans, a laissé des souvenirs cuisants aux patients et aux associations. En 2018, le raidissement du dialogue entre l’entreprise et le gouvernement français a poussé le groupe pharmaceutique à suspendre temporairement les essais cliniques qu’il menait en France sur un médicament innovant sous prétexte que l’exécutif l’avait «pris en otage».

Vertex a fait le bras de fer avec le gouvernement au sujet du prix de vente que la France voulait fixer.

Cette expérience a motivé les associations à mettre rapidement la pression quand il s’est agi du Kaftrio. En octobre 2019, dès l’autorisation de mise sur le marché américain de la trithérapie par la Food and Drug Administration (FDA), elles sont montées au front à l’échelle européenne afin de plaider leur cause. «L’AMM obtenue en août 2020 a été accélérée par la pandémie. Les premiers mois, les patients atteints de mucoviscidose paraissaient particulièrement vulnérables au Covid-19», explique le président de Vaincre la mucoviscidose. L’association a lancé un large appel à témoignages relatifs au ressenti des patients vis-à-vis du Kaftrio. Les malades y ont répondu dès le milieu de l’été. Cette action participe à la genèse de l’ouverture au remboursement émanant de la Haute autorité de santé (HAS).

Les négociations sur les tarifs n’ont cepandant pas dit leur dernier mot. «Le prix du Kaftrio est ultrasecret en France. On connaît celui qui est affiché en Allemagne ou au Royaume-Uni et qui varie entre 200.000 et 250.000 euros par patient pour une année de prescriptions. Mais en réalité, les prix sont moindres. Il n’empêche que la France a la réputation de négocier les tarifs les moins chers d’Europe», explique Pierre Foucaud. Ces coûts font réagir Frédéric Becq. «Ce sont des prix très élevés que l’on ne peut expliquer uniquement par les dépenses de production ou par la recherche et développement. Les tarifs des médicaments “orphelins” sont connus pour être vingt-cinq fois plus chers que les autres car ils ne concernent qu’un nombre réduit de malades.» On connaît en tout cas les revenus amassés par Vertex Pharmaceuticals pour ses ventes de médicaments contre la mucoviscidose. En 2020, l’entreprise affichait 6,2 milliards de dollars de résultat financier (environ 5,2 milliards d’euros).

«Le combat continue»

L’attente est toujours trop longue pour les personnes qui souffrent de cette pathologie. «On vit avec un chrono dans la tête. Notre échelle du temps n’est pas la même que celle les autres, explique Véronique, une patiente de 43 ans ingénieure à l’Inserm. Il faut maintenir la pression et continuer les recherches pour les 15 à 20% de patients qui ne bénéficient d’aucun traitement efficace. De nombreuses pistes sont prometteuses, notamment celles qui sont liées aux avancées récentes sur l’ARN messager.»

Zélie, 10 ans, devra encore se battre le temps de pouvoir accéder au précieux médicament, auquel les moins de 12 ont n’ont pas encore accès. Aux États-Unis, les jeunes utilisent déjà le Kaftrio. Mais l’extension de l’AMM pour les 6-12 ans n’a pas encore atteint l’Europe. Zélie, «en mode survie», a une «muco» sévère contre laquelle elle se bat comme un diable. «Elle a deux heures de soins [quotidiens] quand tout va bien», raconte sa maman, Blandine Gautrin. Le matin, elle doit souvent porter une pompe à perfusion dans son sac à dos sur le chemin de l’école. Après le goûter, son emploi du temps est souvent synonyme de séances de sport, aérosols et kiné respiratoire. Avant la nuit, une infirmière vient lui brancher la sonde qui sert à sa nutrition entérale. Zélie est atteinte d’un trouble digestif importante et ne pèse que 25 kilos.

«Cela fait plusieurs années que nous avons entendu parler du Kaftrio. Nous avons essayé de faire participer notre fille à un essai clinique en 2020, mais sa fonction respiratoire était trop faible», explique Blandine, qui a raconté son expérience dans le livre Un bisou sur ta peau salée. Il a fallu encaisser la nouvelle. «On apprend à ne pas se projeter ni à se réjouir trop vite. Les premières années de la vie de Zélie nous ont tellement bousculés qu’on préfère se protéger. On se réjouira une fois l’ordonnance sous les yeux», explique la mère. Zélie pourrait bénéficier de l’AMM l’année prochaine ou lorsqu’elle aura 12 ans au plus tard.

«Dans quelques années, elle pourra se consacrer à sa vie d’adolescente, faire des études, fonder une famille», se prend à rêver sa mère. L’arrivée du Kaftrio va bouleverser la vie de tout le foyer, lui permettre de se lancer de nouveaux défis et de se mettre à réfléchir à des perspectives d’avenir. «C’est bien compliqué de croire en ce bonheur-là. Ceci dit, nous avons encore un peu de temps pour nous y préparer. En attendant, le combat continue.»

Source SLATE.

Moderna : 2 personnes vaccinées nous racontent. “La deuxième injection m’a vraiment secouée”….

Alors que la vaccination contre la Covid-19 s’accélère en France, Medisite est allé à la rencontre de deux patientes qui ont bénéficié du vaccin Moderna.

Elles nous racontent les heures qui ont suivi l’injection et leurs ressentis.

Moderna : 2 personnes vaccinées nous racontent

 

S’il était disponible uniquement dans les centres de vaccination, le vaccin Moderna, vaccin à ARN messager, peut désormais être administré par des professionnels de santé en médecine de ville ou en pharmacie.

Pour se prémunir contre la Covid-19, ce vaccin est administré en deux doses de 0,5 ml chacune. L’injection s’effectue en intramusculaire, idéalement dans le muscle deltoïde du bras. Pour rappel, le Vaccin Moderna COVID-19 mRNA (nucleoside modified) a été codéveloppé par des chercheurs du Biomedical Advanced Research and Development Authority (NIAID) la biotech américaine Moderna.

Alors que la vaccination prend un nouveau tournant en France, Medisite s’est entretenu avec deux patientes, Annie (68 ans) et Pauline (28 ans), après leurs injections. Elles nous racontent les heures qui ont suivi le vaccin, leurs effets secondaires et leurs ressentis. Témoignages.

Moderna : “la deuxième injection m’a vraiment secouée”

“J’ai bénéficié du vaccin Moderna pour me protéger de la Covid-19. Je me suis présentée sans rendez-vous pour des fins de doses au vélodrome de Saint-Quentin-en-Yvelines.

Après la première injection, je n’ai pas eu de réaction immédiate, mais huit jours plus tard, une tâche cutanée est apparue sur mon point d’injection. Elle a disparu grâce à des antihistaminiques et une compresse d’alcool. C’est ce que mon médecin m’avait conseillé.

En revanche, la deuxième injection m’a vraiment secouée. On m’avait prévenue que je risquais des effets secondaires liés à un état grippal. Effectivement, le lendemain, j’ai été prise par des courbatures partout, des maux de tête et de la fièvre. J’avais aussi très mal à mon bras au niveau du point d’injection. J’ai passé ma journée à dormir, ce qui ne m’arrive en principe jamais. Je ne tenais plus debout. J’ai pris du doliprane et le lendemain, j’étais en super forme. Les effets étaient intenses, mais courts. C’était assez étrange.

Malgré les effets, je ne regrette absolument pas la vaccination. Les effets secondaires prouvent que mon système immunitaire réagit. Ça a un côté rassurant. On peut m’injecter quelque chose, mais mon corps réagit. Je dois reconnaître que le centre de vaccination au vélodrome Saint-Quentin-en-Yvelines met tout en œuvre pour une vaccination dans les meilleures conditions : l’organisation était optimale et le personnel très gentil”.

Annie, 68 ans

Vaccin Moderna : “je ne pouvais pas lever ni toucher mon bras”

“Je me suis faite vacciner avec Moderna un dimanche après-midi. Ce jour était selon moi, une erreur, car j’ai attendu très longtemps (une heure environ). Ayant peur des piqûres, j’ai eu le temps d’angoisser avant… Mon conjoint, qui s’est fait vacciner un mercredi, a tout bouclé en 20 minutes (formulaire à remplir, attente et vaccin).

En revanche, une fois dans le cabinet du docteur, c’est très rapide. Le médecin consulte le formulaire pour vérifier les éventuelles contre-indications puis donne son go à l’infirmière pour la piqûre. C’est à ce moment qu’il faut préciser si vous avez déjà eu la Covid (avec test PCR positif à l’appui, pour le prouver), afin de recevoir le certificat de vaccination avec la mention “Statut vaccinal : terminé” – et non un deuxième rendez-vous. Il ne faut pas hésiter à le répéter : je lui ai précisé avoir déjà eu la Covid en rentrant dans la salle et deux min plus tard, elle avait déjà oublié et allait me planifier un deuxième rendez-vous.

La piqûre en elle-même est moins désagréable qu’une prise de sang : l’aiguille est fine et ça dure très peu de temps”.

“Mes effets secondaires étaient minimes”

“Mes effets secondaires étaient minimes. Juste après le vaccin, j’ai ressenti quelques fourmillements dans le bras, mais je ne sais pas si c’était psychosomatique ou non. J’ai fait le vaccin à 17h et je n’ai pas eu particulièrement mal, jusqu’au soir où j’ai commencé à avoir une légère douleur. Le lendemain par contre, la douleur n’a fait que s’amplifier, jusqu’au soir où elle était assez forte : je ne pouvais pas lever ni toucher mon bras. J’ai ensuite subi de fortes courbatures dans tout le corps. Elles m’ont réveillée deux fois pendant la nuit.

Finalement, la douleur au bras a commencé à diminuer deux jours après. Aujourd’hui, je ne sens presque plus rien. En revanche, je n’ai constaté aucune rougeur sur la zone”.

Pauline, 28 ans

Source MEDISITE.

Travailler plus de cinquante-cinq heures par semaine augmente le risque de décès, alerte l’OMS…

SURCHARGE L’étude, publiée dans la revue « Environment International », ne porte pas sur la pandémie, mais sur les années précédentes.

Travailler plus de cinquante-cinq heures par semaine augmente le risque de décès, alerte l’OMS

 

Le risque de décès dus aux maladies cardiaques et aux accidents vasculaires cérébraux augmente en travaillant plus de cinquante-cinq heures par semaine, a alerté  l’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation internationale du travail dans une étude publiée ce lundi.

Alors que la pandémie de Covid-19 accélère les évolutions susceptibles de renforcer la tendance à travailler pendant de plus longues heures, cette première analyse mondiale associe les pertes de vies humaines aux atteintes sur la santé.

Une prise de conscience des gouvernements, employeurs et salariés

L’étude, publiée dans la revue Environment International, ne porte toutefois pas sur la pandémie, mais sur les années précédentes. Les auteurs ont synthétisé les données issues de dizaines d’études portant sur des centaines de milliers de participants. « Travailler 55 heures ou plus par semaine représente un grave danger pour la santé », a souligné la Dr Maria Neira, directrice du Département environnement, changement climatique et santé à l’OMS. « Il est temps que tous – gouvernements, employeurs et salariés – nous admettions enfin que de longues heures de travail peuvent entraîner des décès prématurés », a-t-elle ajouté.

L’étude conclut que le fait de travailler 55 heures ou plus par semaine est associé à une hausse estimée de 35 % du risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) et de 17 % du risque de mourir d’une cardiopathie ischémique par rapport à des horaires de 35 à 40 heures de travail par semaine. L’OMS et l’OIT estiment qu’en 2016, 398.000 personnes sont mortes d’un AVC et 347.000 d’une maladie cardiaque pour avoir travaillé au moins 55 heures par semaine. Entre 2000 et 2016, le nombre de décès dus à des cardiopathies liées aux longues heures de travail a ainsi augmenté de 42 %, un chiffre qui s’établit à 19 % pour les AVC.

Aucune différence entre les sexes

La plupart des décès enregistrés concernaient des personnes âgées de 60 à 79 ans, qui avaient travaillé pendant cinquante-cinq heures ou plus par semaine lorsqu’elles avaient entre 45 et 74 ans. En résumé, indique l’OMS, « maintenant que l’on sait qu’environ un tiers du total de la charge de morbidité estimée liée au travail est imputable aux longues heures de travail, cela en fait le premier facteur de risque de maladie professionnelle ». « Nous n’avons donc trouvé aucune différence entre les sexes en ce qui concerne l’effet des longues heures de travail sur l’incidence des maladies cardiovasculaires », a déclaré Frank Pega, expert à l’OMS, en conférence de presse.

Toutefois, la charge de morbidité est particulièrement importante chez les hommes (72 % des décès les concernent) car ces derniers représentent une grande part des travailleurs dans le monde. Elle est aussi plus importante chez les personnes vivant dans les régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est, où, a expliqué Frank Pega, il y a davantage de travailleurs du secteur informel susceptibles d’être obligés de travailler pendant de longues journées. L’OMS est d’autant plus inquiète face à ce phénomène que le nombre de personnes travaillant de longues heures est en augmentation. Il représente actuellement 9 % du total de la population mondiale. La pandémie ne devrait guère aider à renverser la tendance. Au contraire.

Plus de travail pendant les confinements

« Le télétravail est devenu la norme dans de nombreux secteurs d’activité, estompant souvent les frontières entre la maison et le travail. Par ailleurs, de nombreuses entreprises ont été contraintes de réduire ou d’interrompre leurs activités pour économiser de l’argent et les personnes qu’elles continuent d’employer finissent par avoir des horaires de travail plus longs », a déclaré le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS. Mais, a-t-il averti, « aucun emploi ne vaut que l’on prenne le risque d’un accident vasculaire cérébral ou d’une maladie cardiaque. Les gouvernements, les employeurs et les travailleurs doivent collaborer pour convenir de limites permettant de protéger la santé des travailleurs ».

Citant une étude du National Bureau of Economic Research dans 15 pays, Frank Pega a indiqué que « le nombre d’heures de travail a augmenté d’environ 10 % pendant les confinements ». Le télétravail, associé à une numérisation des processus de travail, rend plus difficile la déconnexion des travailleurs, a-t-il dit, recommandant d’organiser « des périodes de repos ». La pandémie a également accru l’insécurité de l’emploi, ce qui, en période de crise, a tendance à pousser ceux qui ont gardé le leur à travailler plus pour montrer qu’ils sont compétitifs, a relevé l’expert.

Source 20 MINUTES.

À Arcey, quatre copines agissent « avec le sourire » pour les enfants handicapés…

« Agir avec le sourire », le nom de la nouvelle association née à Arcey, portée par quatre amies pour venir en soutien aux enfants handicapés. Focus.

À Arcey, quatre copines agissent « avec le sourire » pour les enfants handicapés

 

« C’est en souriant qu’on fait avancer les choses. Pas en se morfondant. » D’entrée Virginie Hautecouverture donne le ton. Celle d’une maman d’un petit garçon en situation de handicap qui agit.

« Agir avec le sourire », c’est d’ailleurs le leitmotiv dynamique de l’association créée à Arcey par quatre amies : Adeline Roussy, la présidence, Ludivine Nardin, la vice-présidente, Virginie Hautecouverture, la secrétaire, et Fany Hermenegildo, la trésorière.

Un tricycle adapté pour Charline

Comme toute histoire a un commencement, celle-ci débute par l’envie impérieuse de soutenir Charline, 10 ans, souffrant d’une maladie génétique qui handicape sa motricité. L’idée est de lui offrir un tricycle adapté pour qu’elle puisse se balader en tandem avec son papa Gérald.

Charline, 10 ans, en tandem avec son papa Gérald. Photo DR

La mobilisation est lancée pour Charline, la fille d’Adeline Roussy. 726 galettes des rois sont vendues avec le soutien du Kiwanis ce qui permet de financer l’achat d’un vélo d’occasion (4 500 €).

Maintenant, il faut le motoriser. La vente de vins est lancée pour collecter des fonds.

L’élan associatif est impulsé. Les quatre amies portent la naissance d’Agir avec le sourire. « Important le sourire », lâche Virginie Hautecouverture. « Nous ne sommes pas dans la compassion mais dans l’action. »

“L’idée est de soutenir les parents car nous savons combien les démarches administratives sont laborieuses, les guider car il existe une foison d’aides souvent méconnues”

Parmi les quatre amies, deux sont confrontées au handicap : « L’idée n’est pas de déplacer des montagnes pour nos enfants mais pour l’ensemble des enfants handicapés. De soutenir les parents car nous savons combien les démarches administratives sont laborieuses, les guider car il existe une foison d’aides souvent méconnues. »

Une marche gourmande adaptée aux enfants handicapés

Aussi volontaires qu’enthousiastes, les quatre copines ont compris que l’argent demeure le nerf de la guerre pour aider, financer du matériel souvent très cher. Des idées, elles en ont à foison. Via la vente de bons produits, l’organisation d’une marche gourmande adaptée aux enfants handicapés, de sorties culturelles et sportives, d’une soirée dansante etc. Une foule de projets en gestation qui mûriront pleinement quand la situation sanitaire -et ses restrictions- sera meilleure.

Soutien de la mairie

La mairie d’Arcey soutient pleinement cette nouvelle association « de réelle utilité pour l’aide et la défense du handicap », témoigne le maire Michel Verdière. L’association a sa page Facebook (Agir avec le sourire). De grandes actions germent du côté d’Arcey.

Source EST REPUBLICAIN.

Sommeil : Ne pas assez dormir la nuit augmente les risques de démence selon une étude…

A VOS OREILLER : A savoir six heures au moins.

Sommeil : Ne pas assez dormir la nuit augmente les risques de démence selon une étude

 

Allez vous coucher ! Selon une étude publiée ce mardi dans la revue Nature Communications, dormir six heures ou moins par nuit lorsque l’on a entre 50 et 70 ans est associé à un risque accru de  démence. Réalisée sur près de 8.000 adultes britanniques, elle montre que ce risque augmente de 20 à 40 % chez les petits dormeurs de 50 à 60 ans par rapport à ceux qui ont des nuits « normales » (7 heures).

Ces travaux, qui suggèrent l’existence d’un lien entre la durée du sommeil et le risque de démence, sans pour autant permettre d’affirmer une relation de cause à effet, émanent de l’Institut national français de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Université de Paris, en collaboration avec l’University College de Londres (UCL).

Une étude longue de 25 ans

La chercheuse Séverine Sabia (Inserm/UCL) et ses collègues ont également observé un risque accru de démence de 30 % chez les personnes âgées de 50 à 70 ans qui avaient systématiquement une courte durée de sommeil, indépendamment de leurs éventuels problèmes de santé cardiovasculaire, métabolique ou mentale (dépression) qui constituent des facteurs de risque de démence.

Pour l’étude, les participants ont évalué eux-mêmes la durée de leur sommeil à six reprises entre 1985 et 2015. Et, en 2012, environ 3.900 d’entre eux ont également porté une montre avec accéléromètre, qui capte les mouvements pendant la nuit, afin de vérifier la précision de leurs estimations. Ce qui a confirmé les résultats sur le risque de survenue de démence sur une période allant jusqu’en mars 2019.

De l’importance d’un bon sommeil en milieu de vie

Près de dix millions de nouveaux cas de démence, dont la maladie d’Alzheimer, sont dénombrés chaque année dans le monde, selon l’OMS. Le sommeil est fréquemment altéré chez les patients qui en sont atteints. Cependant, de plus en plus de données de recherche suggèrent que les habitudes de sommeil, avant l’apparition de la démence, sont aussi susceptibles de contribuer au développement de la maladie.

Ces résultats suggèrent que le sommeil en milieu de vie pourrait jouer un rôle pour la santé du cerveau et confirment ainsi l’importance d’une bonne hygiène du sommeil pour la santé, souligne l’Inserm.

D’autres leviers à surveiller

Des recherches futures pourraient être en mesure de déterminer si l’amélioration des habitudes de sommeil peut aider à prévenir la démence, note de son côté Nature.

En attendant, « ne pas fumer, boire avec modération, rester actif mentalement et physiquement, avoir une alimentation équilibrée et contrôler ses niveaux de cholestérol et de tension artérielle peuvent aider à garder notre cerveau en bonne santé à mesure que nous vieillissons », souligne pour sa part la Dr Sara Imarisio, de l’Alzheimer’s Research Trust.

Source 20 MINUTES.

Marre d’être “fliqué” ? Vous pourrez éviter le «flicage» de Google…

Le géant du web a activé l’option qui permet de supprimer automatiquement l’historique des positions ainsi que l’activité sur le web et les apps.

Google a fêté ses 20 ans en 2018.Google a fêté ses 20 ans en 2018.Google a fêté ses 20 ans en 2018.Marre d'être "fliqué" ? Vous pourrez éviter le «flicage» de Google...

 

Google l’avait annoncé en mai et a tenu sa promesse. La société a commencé à déployer sur iOS et Android une nouvelle option qui permet aux utilisateurs de ses services en ligne de supprimer automatiquement l’historique des positions, à savoir l’historique des lieux visités, ainsi que les données d’activité sur le web et dans les applications, archivage qui garde les traces des sites web visités et des apps utilisées.

Jusqu’ici les utilisateurs ne pouvaient que les désactiver ou les effacer manuellement, chose que la plupart ne font pas régulièrement, voire jamais. Désormais, ils peuvent aussi activer leur suppression automatique de manière périodique, tous les 3 mois ou tous les 18 mois.

Sur ordinateur, il suffit de se rendre sur cette page en étant connecté à son compte Google, de sélectionner l’option «Gérer l’historique», puis «Choisir de supprimer automatiquement» et de choisir la période désirée, avant de confirmer.

Depuis un smartphone Android, il faut se rendre dans l’onglet Google des paramètres du téléphone et choisir «Compte Google», puis «Données et personnalisation». Une fois qu’on a fait son choix, Google procédera à ne garder que les données datant de moins de 3 ou 18 mois. Sur iOS, il faut passer par l’option «Gérer votre compte Google» en appuyant sur l’icône sur le coin supérieur droit depuis l’app Google pour accéder ensuite aux différents paramètres.

Plus d’information :

Il est frustrant que le smartphone, cet outil technologique si utile, soit aussi le meilleur espion qui n’ait jamais été inventé. Avant même l’avènement du téléphone portable, les données personnelles sont devenues un véritable marché, permettant aux régies publicitaires de mieux monétiser leurs campagnes. Cela se comprend car depuis ses débuts, internet fait la promotion de la gratuité, et que malgré tout, il faut pouvoir payer des armées de développeurs, ingénieurs, ergonomes, infographistes et autres petites mains.

Android est Open Source : pourquoi est-on pisté ?

Android n’est-il pas Open Source ? Oui. Android Open Source Project donne accès au code source d’Android. Le projet est néanmoins mené par Google qui le maintient et le développe. Selon Google, cet effort altruiste est une manière pour l’entreprise de faire la promotion d’internet. Néanmoins, il faut bien distinguer l’Android AOSP, c’est à dire sans services ajoutés, de celui qui se trouve vraiment dans votre smartphone. Android AOSP pur n’existe nativement sur presque aucun smartphone actuellement sur le marché.

Sur votre Galaxy, LG, Huawei, et autre OnePlus, vous avez en plus d’Android une surcouche qui peut déjà, dans certains cas, transmettre des données personnelles sur les serveurs du constructeur. Par le passé, des marques comme Wiko ou OnePlus ont été accusées de collecter vos données pour les transmettre sur des serveurs chinois.

Mais votre smartphone a surtout les Google Mobile Services (GMS), c’est à dire la suite d’applications et d’API made by Google : Google Play Store, Photos, Search, Chrome, YouTube, Gmail, Drive, Duo, Google Play Movies & TV et Google Play Music. Les fameux GMS, eux, ne sont pas open source. Et transmettent des données à Google à chaque fois que vous les utilisez.

La firme explique que ces données servent par exemple à auto-compléter ce que vous tapez dans la barre de recherche, améliorer les recommandations Youtube, ou accélérer vos recherches dans Google Maps. Oh et bien sûr améliorer la pertinence des publicités. Car c’est bien grâce aux GMS que Google peut vraiment monétiser Android qui est rappelons-le, installé sur plus de deux milliards d’appareils (en majorité des smartphones) ! Mais les GMS, ou même la surcouche de votre opérateur ne sont pas les seuls problèmes pour votre vie privée.

Réglez correctement les paramètres de votre compte Google ou supprimez-le

Vous utilisez sans doute aussi les services de Google hors de votre smartphone : moteur de recherche, Google Drive, Gmail, Hangouts… Or, par défaut votre compte Google se souvient de très nombreuses informations : historique de recherche, historique de recherche vocale ‘Ok Google’, historique de recherche dans Google Maps, localisation… avec tous ces éléments, on comprend vite qu’il est possible de se donner une idée assez précise de qui vous êtes, quels sont vos centres d’intérêt, préférences politiques, sexuelles, les personnes avec qui vous êtes en contact régulier, etc.

Il faut absolument se pencher sur les réglages de votre compte Google pour empêcher la collecte de nombreuses données. Cela passe par la suppression régulière de votre Historique, et désactiver le pistage dans Mon Activité. Il n’y a pas qu’un seul bouton : il faut désactiver ce pistage pour le Web, la localisation, les recherche youtube, les informations de l’appareil… tout individuellement. Nos confrères de PaperGeek ont écrit un guide détaillé pour y parvenir sans trop d’effort.

On peut également conseiller l’utilisation d’un VPN, qui ajoute une couche de chiffrement dans les données qui transitent par votre smartphone – tout en trompant la localisation dans de nombreuses applications ou pendant la navigation Web. Un conseil qui ne vaut que si vous avez des garanties sur le fournisseur du service (en général si le VPN en question est gratuit, c’est que c’est mauvais signe). On vous conseillera d’opter pour NordVPN, ExpressVPN, Mullvad ou Cyberghost qui restent les VPN les plus fiables et sécurisés du marché.

Vous pouvez également faire le choix de supprimer définitivement votre compte Google et lire les prochains paragraphes pour savoir comment retrouver les mêmes applications et services, en version open source et respectueuse de votre vie privée !

Play Store, Chrome… : quelles alternatives pour les applications et services de Google ?

Avec la ROM de votre constructeur, vous ne pourrez pas éviter tout pistage, mais vous pourrez au moins le limiter. Cela commence par utiliser des alternatives pour chacune des applications GMS. Vous rencontrerez tout de même un vrai problème en utilisant des alternatives : dites au-revoir à la convergence, et à la continuité de l’expérience utilisateur. Google coule tellement de source : le navigateur Chrome est le plus utilisé dans le monde, et on utilise, on vous le disait quantité de services Google.

Cela étant, il y a dans ce domaine beaucoup de nouvelles alternatives, et elles sont de mieux en mieux conçues. Parlons d’abord des applications : même le Google Play Store transmet des données à Google (sans que l’on sache vraiment lesquelles). Il faut donc trouver des alternatives pour toutes les applications de la suite GMS. Pour certaines, c’est plus simple que pour d’autres.

Google Play Store 

Il existe de nombreuses alternatives au Play Store, la boutique d’applications Android de Google. Si vous souhaitez protéger à tout prix votre vie privée, on vous conseille évidemment d’éviter Amazon App Store au risque que vos données ne tombent entre les mains du géant du e-commerce. On vous invite plutôt à opter pour APK Mirror, pour télécharger les APK directement ou F-Droid, pour obtenir des applications libres et open-source. Citons aussi l’excellent Aptoide, le magasin d’applications alternatif par excellence.

Chrome

Il existe de nombreux navigateurs sur Android pour vous permettre de vous remplacer Google Chrome. Dans l’optique de protéger votre vie privée contre les curieux, on vous conseille d’opter pour un navigateur comme Tor Browser, qui se base sur le réseau Onion pour sécuriser votre connexion, voire le célèbre Firefox.

Gmail

Supprimez d’abord votre adresse Gmail. Optez ensuite pour un service alternatif comme ProtonMail développé par des scientifiques du MIT et du CERN autour de la vie privée. Il existe aussi avec une application homonyme pour lire les mail. Du reste, il existe de nombreuses alternatives d’origine européenne aux services mail de Google. Citons par exemple des services français comme La Poste, Net-C,  ou allemands comme Tutanota, qui chiffre les messages envoyés.

Photos

Lancé en 2015, Aperture Gallery pour Android est une excellente alternative 100% open source à l’application Google Photos. Très simple d’utilisation, l’application est facile à prendre en main et à personnaliser selon ses besoins. Vous pouvez trouver son APK sur le site d’APK Mirror ou Aptoide notamment.

Moteur de recherche Google

Après avoir galéré avec les résultats approximatifs de DuckDuckGo, on s’est dit qu’il était temps de vous conseiller une meilleure alternative. Qwant est un moteur de recherche français qui ne piste pas ses utilisateurs ET fournit des résultats aussi pertinents (voire davantage) que Google.

Google Docs, Spreasheet, Maps,…

Côté services, il faut absolument se tourner du côté de Framasoft, une association française incontournable puisqu’elle s’est donnée pour but de dégoogliser l’internet mondial en se basant uniquement sur des technologies open source. Pour cela, Framasoft propose des services alternatifs à ceux qui sont offerts par Google et d’autres géants peu respectueux de la vie privée : Google Docs devient ainsi Framapad, Google Spreadsheet devient Framacalc, Google Doodle devient Framadate, Maps devient Framacarte… Vous pouvez consulter la liste complète de ces services alternatifs (elle est longue) directement sur le site de Framasoft. Tous ne sont pas fournis par l’association, il sont néanmoins en général pratiques, ergonomiques et ont un design soigné.

Pour remplacer Google Maps, on vous conseillera aussi de jeter un oeil à Qwant Maps, actuellement proposé en version beta. Contrairement à la solution de Google, l’application ne conserve aucune trace de votre position ou de vos déplacements.

Installez une ROM alternative

Tant que vous ne maîtrisez pas totalement la ROM qui est installée sur votre smartphone, vous ne pourrez jamais être sûr que votre vie privée n’est pas menacée. Il n’est pas toujours possible d’installer une ROM alternative. C’est pourquoi au préalable, mieux vaut se porter sur certains constructeurs de smartphones plutôt que d’autres. Les Google Pixel, les Lenovo et Motorola, les OnePlus, les Samsung Galaxy, les Sony Xperia, et les Xiaomi sont en général de meilleurs choix de ce point de vue.

Il faut ensuite trouver la ROM correspondant à votre modèle et suivre les instructions (souvent complexes, sans être trop sorcier) pour les installer. L’idéal est de mettre la main sur une ROM AOSP pure, mais si ce n’est pas possible, il y a deux autres alternatives (elles aussi pas toujours disponibles en fonction de votre modèle). Parlons d’abord de LineageOS (ex-Cyanogenmod) : maintenu par des bénévoles, ce fork d’Android fait partie de ce qu’il y a de plus proche d’un AOSP pur. Il y a également Mission Improbable, une version plus sécurisée d’Android développée par les créateurs de TOR.

Conclusion : ne plus être pisté par Google est devenu mission difficile plus qu’impossible

Vous l’avez vu, il est possible d’empêcher le pistage de Google, mais cela implique, en plus de l’abandon des solutions fournies par Google, de changer un peu vos habitudes. Evidemment, pour que tout cela fonctionne au mieux, il vous faut, au préalable, choisir un modèle de smartphone qui sera compatible avec la ROM custom de votre choix. Il faudra aussi passer par des magasins d’applications open source souvent nettement moins fournis que le Play Store. Dans certains cas, également, il vous faudra convertir vos collègues et amis pour échanger sur la même plateforme.

Cela étant des solutions alternatives aux services de Google existent, et deviennent de plus en plus compétitives. Il y a encore peu, la conclusion de ce dossier aurait été de vous dire qu’il s’agit presque d’une mission impossible, mais les choses s’améliorent. Alors oui, il faudra sans doute mettre un peu les mains dans le cambouis pour parvenir à un résultat satisfaisant, mais il est devenu clairement possible de ne plus être pisté par Google, sans nécessairement revenir au début des années 1990.

Source 20 MINUTES et PHONOANDROID.

Diabète de type 2 : bientôt une pilule d’insuline pour remplacer la piqûre…

L’administration sous-cutanée traditionnelle d’insuline pour les patients diabétiques pourrait être bientôt remplacée par un traitement oral qui libère la dose d’insuline nécessaire, sans surdosage, tout en évitant la destruction par les acides gastriques.

 

Diabète de type 2 : bientôt une pilule d'insuline pour remplacer la piqûre

 

Une prochaine révolution pour les patients atteints de diabète ? Depuis le 11 janvier 1922, date de la première injection d’insuline sur l’Homme, cette technique d’administration sous-cutanée est utilisée par les patients diabétiques pour maintenir leur niveau de glycémie à des valeurs normales. Depuis plusieurs années, les chercheurs tentent de trouver une alternative à cette méthode contraignante des piqûres quotidiennes. Des scientifiques de l’université de New-York à Abu Dhabi semblent avoir trouvé une pilule efficace qui parvient à éviter la destruction par les acides gastriques, longtemps point de blocage à la conception d’un traitement oral. Ils ont présenté leurs résultats le 6 avril dans la revue scientifique Chemical Science.

Éviter les retards de traitement

L’objectif premier des chercheurs est de fournir un moyen moins rebutant pour les patients de traiter leur diabète. Une étude parue en novembre 2017 dans la revue Diabetic Medicine a estimé que près d’un tiers des patients (30%) retardent le traitement par insuline à cause des craintes concernant l’auto-injection. “Notre technologie a le potentiel de permettre l’administration orale d’insuline d’une manière plus sûre, plus efficace et plus conviviale pour les patients, en allégeant le fardeau du traitement qui se limite à l’administration intraveineuse ou sous-cutanée”, se réjouit Ali Trabolsi, auteur principal de l’étude.

Les nanomatériaux, la solution miracle

La difficulté dans la conception d’une pilule d’insuline est de faire en sorte qu’elle soit protégée pour pouvoir être administrée là où c’est nécessaire. D’autres projets de traitement par voie orale ont été développés ces dernières années mais aucun n’est parvenu à être pleinement efficace. “Malgré les essais cliniques de plusieurs formulations d’insuline orales, un développement commercial suffisant n’a pas encore été réalisé”, confirme Ali Trabolsi.

Les chercheurs y sont parvenus en plaçant l’insuline entre des nanomatériaux résistants à l’acide gastrique mais sensibles au sucre. “Notre travail surmonte les barrières d’administration de l’insuline par voie orale en utilisant des nanoparticules de nCOF chargées d’insuline, qui confèrent une protection de l’insuline dans l’estomac, ainsi qu’une libération sensible au glucose, précise Farah Benyettou, chercheuse au Trabolsi Research Group de l’Université de New York à Abu Dhabi et autrice de l’étude.. Cette technologie répond rapidement à une élévation de la glycémie, mais s’arrêterait rapidement pour éviter une surdose d’insuline, et pour finir améliorera considérablement le bien-être des patients diabétiques dans le monde.

La pilule bientôt testée sur l’Homme

Ces nanomatériaux apparaissent d’autant plus efficaces qu’ils sont capables de contenir et de conditionner jusqu’à 65% de leur propre poids en insuline. Ces nanomatériaux parviennent à libérer la quantité suffisante d’insuline dont le corps a besoin et éviter d’éventuels surdosages.

Cette pilule, pour l’instant uniquement testée sur des rats, doit confirmer son efficacité chez l’Homme. Les chercheurs ont déjà annoncé travailler à affiner la chimie de leur système en explorant et en testant différents types de nanoparticules.

Source POURQUOI DOCTEUR.

Nanisme : un nouveau médicament testé sur une jeune Française…

La molécule utilisée a été découverte par des chercheurs de l’hôpital Necker. Elle pourrait permettre à la jeune fille de gagner dix à vingt centimètres.

Nanisme : un nouveau médicament testé sur une jeune Française

 

C’est un espoir pour une famille et des milliers d’autres. Mardi 30 mars, Amandine, neuf ans, atteinte d’achondroplasie, une forme de nanisme, a démarré l’essai d’un nouveau médicament. L’infigratinib est initialement utilisé dans le traitement du cancer de la vessie, mais une équipe de scientifique de l’hôpital Necker a découvert son intérêt dans la prise en charge de cette anomalie.

Plus de vingt ans de recherches

En 1994, Dr Laurence Legeai-Mallet et son équipe ont découvert le gène responsable de l’achondroplasie. Elle est liée à une mutation du gène FGFR3, celui-ci fabrique alors la protéine FGFR3 en excès. Cette dernière est présente dans les cellules des os et du cartilage, et lorsqu’elle est produite en trop grande quantité, elle dérègle la croissance osseuse et l’ossification. Au sein de l’Institut Imagine, situé sur le campus de l’hôpital Necker, l’équipe “n’a cessé d’explorer les mécanismes dérégulés par l’altération de ce gène et de mettre au point des modèles cellulaires et animaux pour tester des molécules et développer de nouvelles options thérapeutiques“, précise un communiqué.

Un médicament prometteur

Il aura fallu vingt ans pour trouver un traitement potentiel. En 2016, Dr Laurence Legeai-Mallet publie les résultas concluants d’un essai mené avec l’infigratinib. “Cette molécule réduit la phosphorylation de FGFR3, responsable de son hyperactivité, et corrige la croissance anormale dans nos modèles animaux, explique la scientifique. Nous avons montré qu’une faible dose, injectée par voie sous-cutanée, est capable de pénétrer dans la plaque de croissance de ces modèles et d’en modifier l’organisation.” Un brevet a été déposé en France, mais c’est un laboratoire américain qui développe le médicament.

Une première administration en Australie

En juillet 2020, un jeune Australien a démarré l’utilisation de ce traitement. En France, Amandine, neuf ans, est la première personne a en bénéficier. Elle devra prendre quotidiennement sept cachets pendant au moins deux ans. Ils pourraient permettre d’empêcher l’apparition de complications comme les troubles ORL ou les problèmes orthopédiques ou de dos. Aussi, la fillette pourrait mesurer 10 à 20 cm de plus, que la moyenne des femmes atteintes du même trouble. Généralement, elles mesurent 1,24 m à l’âge adulte. “La seule (chance) donnée à Amandine de grandir, confie sa mère Valérie au Parisien. Elle n’est pas miraculeuse, elle n’annulera pas la maladie, mais elle l’aidera : chaque centimètre gagné est une victoire.” Le traitement doit prochainement être testé sur un petit garçon en France. Si ces différents essais sont concluants, des adultes pourraient aussi en bénéficier. En France, 2 400 personnes souffrent d’achondroplasie.

Source POURQUOI DOCTEUR.

Santé cardio-vasculaire : tout se joue à 40 ans !…

Une alimentation saine et une activité physique régulière à la quarantaine permettent de prévenir les troubles cardiovasculaires.

Santé cardio-vasculaire : tout se joue à 40 ans !

 

Mieux vaut tard que jamais, même à 40 ans ! D’après une étude publiée dans The Journal of the American Heart Association, avoir un mode de vie sain à cet âge est une manière de prévenir efficacement l’apparition de problèmes de santé plus tard. Cela passe par la pratique régulière d’une activité physique et une alimentation saine. Aux États-Unis, il est recommandé de pratiquer au moins 75 minutes d’activité intense chaque semaine, ou 150 minutes d’activité modérée. Depuis plusieurs années, les autorités de santé conseillent de suivre ces deux recommandations pour être en bonne santé. Celles-ci ont été le point de départ de cette nouvelle étude : faut-il faire du sport et manger sain pour réduire significativement les risques cardiovasculaires ? Ou suivre une seules de ces recommandations suffit ?

Quelles sont les habitudes des quadragénaires ?

Pour répondre à cette question, ils ont utilisé les données d’une étude sur la santé cardiaque, démarrée dans les années 1950, dans le Massachusetts. Au total, les chercheurs ont recueilli des informations concernant plus de 2300 adultes, âgés de 47 ans en moyenne, et les ont suivi pendant plusieurs années. Pendant leurs recherches, ils ont vérifié dans quelle mesure ils suivaient ces deux recommandations. Sur l’ensemble des participants, 47% avaient soit une alimentation saine soit une activité physique régulière, et 28% avaient les deux.

Qu’est-ce que le syndrome métabolique ?

La deuxième partie de la recherche était consacrée au risque de syndrome métabolique chez ces adultes. Ce n’est pas une pathologie, mais plutôt une combinaison de troubles, souvent associés à un surpoids. La Fédération française de cardiologie (FFC) explique qu’il existe des définitions différentes selon les pays. La Fédération Internationale du Diabète (FID) estime qu’une personne en est atteinte lorsqu’elle présente une obésité abdominale et l’un des facteurs suivants : taux élevé de triglycérides, faible taux de “boncholestérol, hypertension artérielle, hyperglycémie. D’après la FFC, 22,5% des hommes sont touchés en France, et 18,5% des femmes.

Adopter mode de vie sain : l’assurance d’une meilleure santé

D’après les conclusions de cette recherche, avoir une alimentation saine et faire du sport régulièrement diminue de 65% le risque d’être atteint du syndrome métabolique, une alimentation saine uniquement réduit le risque de 33%, et la pratique du sport permet à elle seule de baisser le risque de 51%. Or, le syndrome métabolique augmente les risques de maladies cardiovasculaires. “Les professionnels de santé pourraient utiliser ces découvertes pour promouvoir les bénéfices d’une alimentation saine et d’une activité physique régulière auprès de leurs patients et ainsi éviter le développement de nombreuses maladies chroniques aujourd’hui et dans le futur“, conclut Vanessa Xanthakis, autrice de l’étude.

Source POURQUOI DOCTEUR.

Victorieux du handicap, le petit Raphaël, de Bavans (25), marche…

Le diagnostic posé par le corps médical à la naissance de Raphaël souffrant d’une maladie génétique rare affectant la motricité (et pas que), augurait un avenir noir.

Six ans plus tard, « le ciel s’éclaircit chaque mois davantage » avoue sa maman Sonia Vallet, de Bavans (25).

Victorieux du handicap, le petit Raphaël, de Bavans, marche

 

Qui aurait parié que Raphaël tiendrait la position debout et marcherait avec un déambulateur ? Pas grand monde, excepté les parents du petit garçon, Sonia et Mickaël, qui se sont accrochés au bastingage de la vie, se refusant de voir leur « Loulou » grandir allongé sur un lit, alimenté par une sonde nasogastrique. « Le corps médical avait pronostiqué qu’il ne mangerait pas, ne marcherait pas et ne parlerait pas. Quelque part, ce diagnostic implacable nous a bottés les fesses. Regardez où il en est… » Raphaël se nourrit sans sonde, dont il a été sevré après une intervention en Autriche. Dans un corps sans tonus à la naissance, l’enfant tient la position assise, debout quand il marche avec son déambulateur, saisit des objets. Ceci grâce aux huit thérapies intensives de stimulation motrice pratiquées dans un centre spécialisé à Barcelone. Auxquelles s’ajoutent des thérapies cognitives dispensées par l’association « Grandis-toi » basée près d’Avignon, « qui emmène les enfants vers l’autonomie et communique avec le langage des signes ».

Un nouveau combat

Quand d’autres parents fêtent la naissance de leur premier enfant autour des dragées sablées au champagne, Sonia et Mickaël, eux, ont été projetés dans l’univers du handicap. « Vous donnez la vie. En même temps la maladie, dont on ne savait rien » Raphaël souffre d’une maladie génétique rare dont le nom est alors au registre des inconnus pour les époux Vallet : le syndrome de Smith-Lemli-Opitz. Le bébé ne fabrique pas de cholestérol, ne suce pas, ne déglutit pas et présente des problèmes de motricité. « La priorité fut d’abord qu’il puisse se nourrir par la bouche sans sonde gastrique. Quand nous avons appris qu’une thérapie de sevrage était pratiquée en Autriche, nous avons foncé » Car Sonia est une guerrière. Raphaël aussi. Après l’alimentation, nouveau combat pour la motricité, en Espagne cette fois, « car il n’existe aucune structure de soins similaires en France. À ce registre, nous sommes très en retard ».

Une belle chaîne de solidarité

Bien sûr, qui dit thérapies à l’étranger, entend financements à trouver, car les protocoles ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Une chaîne de solidarité est entrée en action via l’association « Tous ensemble pour Raphaël », dont Aurélie Plançon est une marraine « au top ». Soutien également exemplaire des lycéennes en bac et des étudiants(e) s en BTS services et prestations du secteur sanitaire et social de la Maison familiale et rurale de Mandeure. Onze élèves et deux enseignants ont accompagné Raphaël pendant cinq jours de thérapie à « Grandis-toi ». Ils en reviennent avec un film pour soutenir les Vallet, qui bataillent au quotidien pour que leur Loulou puisse grandir comme un autre enfant.

Source EST REPUBLICAIN.