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Alzheimer : comment sont suivis les malades…?

Près d’un million de Français sont atteints par la maladie d’Alzheimer.

Cette maladie neuro-dégénérative touche principalement les personnes âgées de plus de 65 ans.

Alzheimer : comment sont suivis les malades ? Une personne âgée (image d'illustration)

En France, près de 900.000 personnes sont atteintes par la maladie d’Alzheimer et environ 225.000 nouveaux cas apparaissent chaque année d’après les chiffres du World Alzheimer Report datant de 2015.

Selon ce même rapport, le nombre de cas dans le monde devrait doubler d’ici 2050.

Or, à l’heure actuelle il n’existe toujours aucun remède contre cette maladie neuro-dégénérative, qui a comme symptôme, entre autre, la perte de la mémoire.Mais de nombreux traitements existent pour freiner la progression de la maladie, notamment des traitements non-médicamenteux très variés. Ceux-là vont varier en fonction du stade de la maladie.

Il existe trois stades à la maladie d’Alzheimer. Tout d’abord le stade débutant, qui se caractérise par des troubles de la mémoire et l’incapacité à retenir une nouvelle formation. Ce stade dure entre 2 et 5 ans en général.

Ensuite vient le stade modéré. Aux problèmes de mémoire viennent s’ajouter de nouvelles difficultés telles que l’incapacité à manipuler certains objets, ne pas réussir à trouver ses mots ou encore une désorientation dans l’espace.

Finalement arrive le stade avancé et sévère. Tous les symptômes précédemment cités s’aggravent. La personne atteinte devient alors complètement dépendante. Cette phase continue jusqu’au décès du malade.

Différents traitements pour accompagner le malade

Au cours de la première phase, les traitements non-thérapeutiques se veulent très peu intrusifs. “Le stade débutant est vraiment personnalisé en fonction de la personne”, décrit la docteur Maï Panchal, directrice scientifique au sein de la fondation Vaincre Alzheimer, contactée par RTL.fr.

L’accompagnement se déroule à domicile, dans un premier temps il aura la possibilité au choix de voir un psychologue ou de se rendre à des thérapies de groupe, “des groupes de parole où ils expriment leur ressenti et leur peur”. Le psychologue en charge va alors “suivre l’évolution de la maladie et venir en aide au patient”.

“La priorité c’est l’orthophonie”, souligne le docteur, afin de “ne pas perdre la communication“. Les aidants vont également inciter le malade à pratiquer des activités qu’il apprécie comme une pratique sportive ou la cuisine par exemple.

À partir du stade modéré, la stimulation cognitive prend encore plus d’importance. Les activités pour stimuler les capacités restantes prennent de plus en plus de place mais aussi “les activités sociales, car il est important d’être en groupe”.

Aider le malade à s’adapter à l’environnement

Afin de motiver et stimuler les capacités, les aidants vont entraîner le malade à s’adapter à l’environnement. “Ils vont le pousser à s’habiller seul, en lui posant ses vêtements devant lui”. Ce sont des “stratégies de compensation”. À ce stade, des “équipes spécialisées” interviennent à domicile au moins une fois par semaine.

Lorsque le dernier stade arrive, de nouveaux traitements sont appliqués en plus des précédents. Afin de conserver la motricité de la personne atteinte d’Alzheimer, la kinésithérapie, l’ostéopathie, l’ergothérapie et la psychomotricité peuvent être requis.

Généralement les malades entrent en institution à partir de ce stade car “les troubles psycho-comportementaux commencent à apparaître”. Afin d’apaiser ces troubles, la musicothérapie, l’aromathérapie, la stimulation multisensorielle, la zoothérapie, les massages ou la luminothérapie peuvent être appliqués.

Source RTL.

 

« Il faut faire le ménage dans le milieu de l’autisme », estime la journaliste Olivia Cattan…!

Mère d’enfant autiste, Olivia Cattan a enquêté sur des thérapies potentiellement dangereuses.

L’Agence du médicament a saisi le procureur de la République de Paris.

Dans le livre qu’elle publie cette semaine, Olivia Cattan détaille son enquête et fait le tour des thérapies plus ou moins douteuses (photo d’Illustration).

L’Agence du médicament confirme qu’elle a réagi à la suite des informations fournies par une lanceuse d’alerte. Une cinquantaine de médecins et quelques pharmaciens sont dans le collimateur. Ils ont fait des prescriptions de longue durée de médicament anti-infectieux, d’antibiotiques et chélateurs de métaux, pour des enfants atteints d’autisme.

Des produits qui peuvent avoir des effets secondaires graves dans la durée, d’autant plus sur des enfants. Et qui ne sont pas censés être prescrits pour cette indication. Des essais cliniques sauvages sont également visés.

Connu depuis longtemps

Le procureur du tribunal de Paris a été saisi. La Sécu, les ordres des médecins et des pharmaciens ont été informés. En réalité, le sujet était connu depuis longtemps dans et hors des milieux de l’autisme.

Olivia Cattan, la lanceuse d’alerte en question, mère d’enfant autiste et journaliste, avait déjà alerté la presse et les autorités sanitaires il y a deux ans. Rien n’a bougé. Elle a, depuis, collecté des preuves. Des ordonnances longues comme le bras, des notes d’essais non autorisés dans un institut médico-éducatif des Hauts-de-Seine, des entretiens en caméra cachée…

« Il faut faire le ménage dans le milieu de l’autisme, qui est en train de basculer », affirme Olivia Cattan, qui estime que trop d’associations sont complices, a minima par leur silence, de la multiplication de pratiques thérapeutiques déviantes.

Procédé « rocambolesque »

Elle ne fustige pas les parents. Elle-même a été un temps sensible aux promesses de thérapeutes douteux. « Vous avez le diagnostic de votre enfant, votre médecin traitant n’est pas spécialiste, vous vous tournez vers des associations existantes. Elles m’ont envoyé vers un médecin soi-disant spécialiste. Celle que j’avais vue m’avait d’abord parlé de régime sans gluten, sans caséine. Puis, après quelques semaines, de laboratoires à l’étranger débarrassant les enfants des métaux lourds. Je n’ai pas suivi, d’abord ça coûtait cher, et je trouvais ça un peu rocambolesque. »

Dix ans plus tard, présidente de l’association SOS autisme, elle entend des parents évoquer des traitements antibiotiques à très long terme.

Le nom du même médecin « spécialiste », radié depuis en France et installé en Suisse, circule. Chronimed, une association controversée qui assure que la maladie de Lyme provoque l’autisme, est au cœur du dossier. Elle a été cofondée par le Pr Montagnier, prix Nobel tombé dans les théories médicales fumeuses. Des essais non autorisés seraient menés dans un institut médico-éducatif des Hauts-de-Seine.

Peur de témoigner

« Une maman m’a contactée et a accepté de témoigner. Trouver des parents qui témoignent, c’est très complexe. Les parents ne veulent pas perdre la place de leurs enfants dans les centres. Ils ont peur des services sociaux qui pourraient les inquiéter s’ils savaient ce qu’ils avaient donné à leurs enfants. »

Certains auteurs des essais illégaux ont depuis déposé des demandes officielles : « Essayer n’importe quoi sur les enfants pour voir ce que ça leur fait avant même d’envisager de lancer des essais en suivant les règles, je trouve sa scandaleux. »

Dans le livre qu’elle publie cette semaine, Olivia Cattan détaille son enquête et fait le tour des thérapies plus ou moins douteuses. « Vous prenez n’importe quelle thérapie alternative, vous tapez le mot autisme à côté, vous trouver des thérapeutes qui ont des solutions… Je crois à la science ; on peut espérer trouver des thérapies pour améliorer les symptômes de l’autisme. Mais pas n’importe quoi et pas n’importe comment. »

Le livre noir de l’autisme, Olivia Cattan, Cherche-Midi, 280 p., 19 €. Sortie le 25 septembre.

Source OUEST FRANCE.

Coronavirus : Premières explications à la perte d’odorat chez les patients atteints du Covid-19…

Une première étude américaine s’est penchée sur ce symptôme spécifique, la perte brutale d’odorat sans nez bouché.

 

Coronavirus : Premières explications à la perte d’odorat chez les patients atteints du Covid-19

  • A cause du Covid-19, certains patients se plaignent de perte soudaine de l’odorat, suivie souvent par une perte du goût.
  • Des études commencent à expliquer pourquoi ce coronavirus, à la différence des autres, provoque cette anosmie sans que le nez ne soit bouché.
  • Des pistes qui pourraient aider les médecins à mieux diagnostiquer la maladie et à aider les patients à retrouver un odorat fonctionnel.

Le Covid-19 fait partie de la même famille que les coronavirus  responsables des rhumes, mais s’en éloigne par bien des aspects. La mortalité élevée, bien sûr, mais aussi un symptôme spécifique qui a beaucoup intrigué. Fin mars, c’est par des forums de médecins oto-rhino-laryngologistes (ORL), qui s’étonnent de rencontrer plusieurs fois par jours des patients ayant subi  une perte subite de l’odorat – l’anosmie – et du goût, que cette particularité émerge. Et ce alors que les patients n’ont pas du tout le nez bouché.

« J’ai l’impression que les formes les moins sévères de coronavirus sont atteintes par cette perte d’odorat, ce sont d’ailleurs surtout de jeunes patients qui l’évoquaient », avance Jean-Michel Klein, président du Conseil National Professionnel d’ORL. Pour qui l’anosmie sans nez bouché est un signal aussi fiable qu’un test PCR pour savoir si vous êtes atteint du virus… Depuis, des équipes de chercheurs ont exploré les nez des patients infectés pour mieux comprendre d’où vient cette perte aussi soudaine que désagréable. Et quelques réponses commencent à se dessiner.

Une atteinte non des sinus, mais dans la partie supérieure du nez

On sait maintenant qu’à l’inverse d’un rhube qui vous embêche de resbirer, ce coronavirus  peut supprimer brutalement toute odeur sans modifier votre respiration (ou votre élocution). Une étude américaine publiée le 19 mai dévoile que sur 1.002 patients atteints du Covid-19, la moitié souffrait d’une perte d’odorat, 48 % d’une perte de goût. Sachant que ces deux sens sont très liés. Autre information : le nez qui coule – ou obstruction nasale – se retrouve moins souvent dans cette maladie que pour d’autres coronavirus. Pourquoi donc les patients ne sentent-ils plus rien, alors que leur nez n’est pas bouché ?

Un article de The Conversation apporte un début de réponse. « Des scanners du nez et des sinus effectués sur des patients Covid-19 atteints de perte d’odorat ont révélé que la partie de leur nez responsable de la perception des odeurs, la fente olfactive, se retrouve bloquée par un gonflement des tissus mous ainsi que par du mucus. Cette situation est connue sous le nom de “syndrome de la fente olfactive”. Le reste de l’organe et leurs sinus ont une apparence normale, c’est pourquoi les personnes concernées n’ont aucun problème pour respirer par le nez. »

Si dans le rhume, ce sont les sinus qui sont bouchés, le coronavirus attaque donc la partie supérieure du nez. Pour mieux comprendre, Jean-Michel Klein propose un petit rappel anatomique. « Au-dessus des fosses nasales se trouve une plaque olfactive qui est comme un toit, entre le nez et le cerveau, sauf qu’il est perçé de micro-trous où se trouvent des terminaisons nerveuses responsables du décodage de l’odeur. Dans le Covid, vous avez une inflammation de cette zone et probablement une réaction neurogène : les fibres nerveuses gonflent, ce qui fait qu’elles n’assurent plus leur fonction de transmission de l’odeur. Comme si la zone était court-circuitée. »

Un odorat qui réapparaît modifié

Deuxième question : pourquoi cette disparition puis cette réapparition brusque de ce sens ? On pensait de prime abord que le virus détruisait les neurones olfactifs, qui transportent les molécules aromatiques jusqu’au cerveau. Mais, comme l’explique l’article scientifique, « des travaux menés par une équipe internationale ont récemment démontré que les récepteurs ACE2 nécessaires au virus pour entrer dans les cellules n’étaient pas présents à la surface des neurones olfactifs. Ils ont en revanche été détectés à la surface des cellules “sustentaculaires”, qui assurent un support structurel à ces neurones. Ces cellules de support sont vraisemblablement celles qui sont endommagées par le virus durant l’infection. » Les neurones olfactifs ne sont donc pas endommagés et une fois le virus éliminé du corps, les molécules aromatiques pourraient à nouveau rejoindre les récepteurs et le cerveau reconnaître le parfum du café ou du pain.

Troisième surprise : certains patients ne retrouvent pas ce sens ou gardent un odorat assez déficient. Ainsi, le café avait une odeur de poussière ou pire, de poubelle. Appétissant. « Dans cette maladie, qui décidément ne rentre pas dans les clous, il semble qu’il y ait parfois une dénaturation de l’odorat, parfois des odeurs chimiques réapparaissent, d’égout (cacosmie) ou une parosmie, ce qui veut dire qu’elle ne correspond pas à l’objet, reprend Jean-Michel Klein. Cela peut être extrêmement mal vécu. » Pour le moment, il n’existe que des hypothèses pour éclairer ce mystère. « Lorsque l’inflammation est sévère, les cellules à proximité sont elles aussi endommagées, voire détruites, victimes de dommages collatéraux, avance l’article de The Conversation. Le temps que les neurones olfactifs se régénèrent, elles peuvent dysfonctionner ».

Quels traitements ?

Existe-t-il des remèdes contre cette perte d’odorat ? Cela dépend de l’atteinte. Si la plupart du temps, les parfums et arômes reviennent aussi soudainement qu’ils avaient disparu, il arrive que « l’atteinte soit tellement sévère qu’elle détruit les terminaisons nerveuses, et que l’odorat ne revienne pas », prévient l’ORL.

Difficile pour ces soignants d’évaluer cette perte, très subjective. « On se base sur l’olfactométrie pour mesurer objectivement et dire s’il existe un espoir de régénération. Dans ce cas, on va conseiller le lavage de nez, des vitamines du groupe B qui aident à régénérer les cellules, et on fait un suivi. Mais on n’a pas de vrai remède. D’autant qu’en général, on prescrit de la cortisone car c’est un anti-inflammatoire, mais ce traitement est contre-indiqué en phase aiguë du Covid. »

 

 

A 13h15 ce samedi 13 Juin sur FRANCE 2 . Nicolas HUCHET – L’homme bionique….

La vie de Nicolas Huchet bascule en 2002.

A 18 ans, il est ouvrier spécialisé sur une chaîne de travail et sa main droite est arrachée par une presse industrielle.

A 13h15 ce samedi 13 Juin sur FRANCE 2 . L'homme bionique....

Le jeune homme se retrouve alors avec prothèse en forme de pince cachée sous un gant en plastique avant de découvrir, en 2012 aux Etats-Unis, des prothèses électroniques beaucoup plus performantes mais valant plus de… 40 000 euros.

A cette époque, les imprimantes 3D et les Fab Labs (laboratoires de fabrication) commencent à voir le jour un peu partout en France. Nicolas se fait prêter une telle machine et se fabrique une main pour l’équivalent de… 300 euros ! Et cette première main bionique est aujourd’hui exposée au Musée de l’Homme, à Paris.

Faire avancer la vision du handicap et son acceptation dans la société

Pour ce document, signé Bertrand Basset, Henri Desaunay et Anthony Santoro, le magazine “13h15 le samedi (Facebook, Twitter, #13h15) est allé à la rencontre de celui qui, entouré de quelques personnes, fonde à Rennes l’association My Human Kit “visant à développer la santé pour tous à travers l’invention, le partage et la fabrication d’aides techniques aux handicaps réalisables pour et avec les personnes concernées”.

Motorisation de fauteuils roulants, manettes de jeux vidéo et autres équipements adaptés, le projet s’est rapidement développé pour compter huit salariés en 2020. Avec ce “Human Lab” et son combat plus personnel pour une prothèse de main accessible, fiable et réparable facilement, il fait avancer la vision du handicap et son acceptation dans la société.

Source FRANCE 2.

Ambulanciers à Audincourt et Trévenans : ces gyrophares sortis de l’ombre…

Maillons essentiels de la chaîne de soins, ils enchaînent les jours et les nuits avec un nouvel ennemi invisible à prendre en compte : le Covid-19. Zoom sur les ambulanciers, basés à Audincourt et Trévenans, de Jussieu Secours.

” NE PAS OUBLIER TOUS LES AMBULANCIERS EN PREMIERE LIGNE, EUX AUSSI !”. La Rédaction HANDICAP INFO.

 

Ambulanciers à Audincourt et Trévenans : ces gyrophares sortis de l’ombre

 

On les voyait croiser et recroiser nos routes sans vraiment y prêter attention. Les ambulances se noyaient dans notre quotidien, simples gyrophares clignotant au loin, avant d’être brutalement mises en lumière par cette crise sanitaire.

« C’est sûr que nos services sont en première ligne, et les gens comprennent mieux qu’on est un maillon essentiel de la chaîne de soins », lance Jean-Jacques Hezard. Avec Sandrine, il gère le quotidien de Jussieu Secours.

Une véritable armée de l’ombre : sur les deux sites d’Audincourt et Trévenans, avec 130 salariés et une soixantaine de véhicules, cette entité assure de 400 à 500 missions quotidiennes.

« Les premières semaines, c’était très violent »

Un rythme effréné qui, depuis le début du mois de mars, a dû s’adapter à l’arrivée d’un monstre sournois, invisible et meurtrier, nommé Covid-19.

« Tout de suite, les moyens et protocoles ont été adaptés par notre direction médicale », reprend le cogérant de cette vaste structure. Il le fallait, car la vague a frappé vite. Et fort.

« Les premières semaines, c’était très violent, près de 80 % de nos interventions étaient liées au coronavirus », se souvient Jérôme Finck, diplômé d’État et passionné, amoureux fou même, de tout ce qui touche aux ambulances. Christophe Vienot, auxiliaire ambulancier avec lequel il fait souvent équipe, acquiesce.

Ambulanciers à Audincourt et Trévenans : ces gyrophares sortis de l’ombre

Lui aussi, comme tout le personnel, s’est adapté aux nouvelles circonstances. Désinfection exhaustive du matériel et du véhicule après chaque intervention, confection de « kits Covid » constamment disponibles : les ambulances Jussieu, qui ont déjà pris en charge plus de 1 000 patients touchés par le coronavirus ou suspectés de l’être, ont dû vite réagir.

« Tout ça nous fait chaud au cœur »

« Nos salariés ont pris ça comme une véritable mission », souffle Sandrine Hezard, placée à côté de son fils, Pierre-Marie, appelé à prendre un jour la relève. « On a également reçu énormément de soutien, de dons de combinaisons, lunettes, ce qui nous a été très précieux. Même si on arrive à commander un peu plus facilement du matériel, nos stocks sont toujours en flux tendu. »

Ambulanciers à Audincourt et Trévenans : ces gyrophares sortis de l’ombre

GrâceAEux, tous les témoignages

Retrouvez tous les témoignages de l’opération #GrâceAEux

Dossier. Tout savoir sur le coronavirus
FAQ. Confinement, déplacements, santé : nos réponses à vos questions
Document. Téléchargez l’attestation de déplacement dérogatoire
Protection. Du patron à la confection, voici comment fabriquer un masque de protection “maison” contre le Covid-19

Vous pouvez nous envoyer vos témoignages de remerciements, sous forme de textes, photos ou dessins, sur la boîte mail temoignages.coronavirus@ervmedia.fr. Sans oublier de relayer sur les réseaux sociaux le hashtag #GrâceAEux.

Une sélection des messages, témoignages et dessins reçus sera publiée trois fois par semaine dans le journal papier et sur notre site internet.

Dans cette atmosphère pesante, les ambulanciers, et tous ceux qui gravitent autour, enchaînent les gardes sans sourciller. Répondent à chaque mission, à la demande du Samu principalement. Rassurent les patients tantôt inquiets, tantôt méfiants. Adaptent leur vie de famille. Et reçoivent, avec fierté, les applaudissements quotidiens de la population.

« Les voisins d’un collègue ont tondu sa pelouse et taillé ses haies, termine Jérôme Finck. Mon voisin m’a préparé un dessert. Bref, tous ces témoignages… ça nous fait vraiment chaud au cœur. »

Source EST REPUBLICAIN.

Coronavirus : le risque d’une “faillite en cascade” des PME…

Dimanche 22 mars, le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin a lancé un appel à la solidarité des grandes entreprises pour qu’elles continuent à payer leurs salariés et leurs fournisseurs.

Une activité vitale pour l’économie.

Coronavirus : le risque d'une "faillite en cascade" des PME...

Bercy reçoit des signaux très inquiétants depuis quelques jours. Ils montrent que notre économie risque l’embolie pour utiliser un vocabulaire médical. Une embolie causée par des factures qui ne sont plus réglées par les grandes entreprises. Ou, devrions-nous dire, à cause de factures qui sont encore moins réglées que d’habitude par les grandes entreprises.

Pierre Pelouzet, le médiateur interentreprises de l’État qui gère les contentieux sur les factures non-payées, expliquait dimanche 22 mars qu’il avait reçu en une semaine, le vendredi 20 mars dernier, cent dossiers de ce type. Cent dossiers pour des retards de paiement, c’est ce qu’il reçoit normalement, tenez-vous bien, en un mois !

Et il note une accélération de jour en jour du nombre d’alarmes, ce qui risque à la clé de mener à des faillites. Mais cela peut se comprendre, une grande partie des services de comptabilité sont en télétravail, les grandes entreprises sont un peu désorganisées et doivent faire face à des absences.

Mais quand même. En temps normal, vous avez quarante PME qui font faillite tous les jours à cause d’un retard de paiement de la part de leurs clients. Des milliards de factures qui restent en souffrance et qui sont payées avec 48 jours de retard en moyenne. Et on estime que c’est la cause d’une faillite d’une PME sur quatre.

Ces chiffres, ce sont ceux d’une période normale. Vous imaginez la situation aujourd’hui, avec quatre fois plus de PME qui n’arrivent pas à se faire payer. C’est un risque de faillite en cascade. Résultat : l’État va devoir payer l’addition. C’est le raisonnement du gouvernement, en ce moment. Il lance un appel au civisme pour que les grandes entreprises servent d’amortisseur au côté de l’État. Le chômage partiel coûte déjà très cher et le gouvernement a prévu de débourser 8,5 milliards d’euros sur deux mois.

Mais cela va très vite. Samedi soir, nous comptions 31.000 dossiers pour 650.000 salariés, c’est à peu près 5.000 entreprises et 100.000 salariés tous les jours. Nous frôlons déjà les 2 milliards et le pic n’a pas encore été atteint là non plus.

Source RTL.

Réforme des retraites : Comment booster l’emploi des seniors en France ?…

Alors qu’il faudra travailler plus tard pour bénéficier d’une retraite à taux plein, les plus de 50 ans peinent à garder leur boulot ou à en trouver un.

Un senior au chômage.

  • Avec la création d’un âge pivot fixé à 64 ans en 2027, la réforme des retraites a remis sur la table la question de l’emploi des seniors. Or, le taux d’emploi des 55-64 ans était de 52,3 % en 2019.
  • Pour l’améliorer, les entreprises développent des politiques de ressources humaines afin de mieux accompagner les secondes parties de carrière.
  • Des mesures émanant des pouvoirs publics pour inciter les entreprises à davantage recruter les plus de 50 ans devraient aussi être déployées. Un rapport sur le sujet, confié à Sophie Bellon, présidente du conseil d’administration de Sodexho, sera remis au gouvernement en janvier.

Travailler plus longtemps, d’accord. Mais encore faut-il en avoir un, de job. Le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé ce mardi la création d’un âge pivot fixé à 64 ans en 2027 pour les retraites. En deçà de cet âge, il serait possible de partir mais en gagnant moins (décote), et après 64 ans, de prolonger et de gagner plus (surcote). Problème : le taux d’emploi des seniors n’est pas mirobolant en France. Selon un rapport de la Cour des comptes publié en octobre, il était de 52,3 % en 2019 pour les 55-64 ans. Et les disparités sont grandes selon les âges, car le taux d’emploi des 55-59 ans est de 72 % quand celui des 60-64 ans est de 31 %.

Un triste état de lieux qui s’explique d’abord par l’attitude des entreprises à l’égard des seniors. « Beaucoup d’entreprises ne se préoccupent pas réellement des secondes parties de carrière et n’offrent plus de perspectives professionnelles à partir de 50 ans », constate Frédéric Guzy, directeur général d’Entreprise & Personnel, organe de conseil en ressources humaines pour les entreprises. Pire, certaines entreprises préfèrent même s’en séparer : «Les ruptures conventionnelles pour les salariés à deux ou trois ans de la retraite sont utilisées de manière sauvage comme préretraite. Elles représentent pour ces salariés 25 % des fins de CDI, contre 16 % pour l’ensemble des salariés », constate Jean-Paul Domergue, administrateur à l’association Solidarités nouvelles face au chômage.

« Les recruteurs ont une approche négative à leur égard »

Autre souci : les quinquagénaires ont un mal fou à se faire embaucher. « Les grilles salariales prévoient que l’on progresse avec l’ancienneté. Ce qui aboutit à ce qu’un salarié senior coûte cher. Or, certains salariés qui ont la même productivité coûtent moins cher », analyse Eric Heyer, directeur du département Analyse et prévision de l’OFCE. Mais ce ne sont pas les seules réticences des entreprises. « Les recruteurs ont une approche négative à l’égard des seniors. Ils les trouvent résistants au changement, difficiles à manager et à intégrer à une équipe plus jeune. Ce qui est faux car ils sont capables de concessions, sont prêts à se former et à baisser leur salaire pour trouver un emploi », soutient Jean-Paul Domergue.

Depuis une quinzaine d’années, les gouvernements successifs ont tenté de mettre quelques coups de sparadrap sur cette plaie en instaurant des plans seniors, un CDD senior, le contrat de génération, la taxe contre les licenciements des plus de 50 ans, la suppression progressive de la dispense de recherche d’emploi, la mise en place d’un contrat de professionnalisation pour les plus de 45 ans… « Mais ces différentes mesures n’ont pas permis de booster très efficacement l’emploi des seniors, parce qu’elles étaient trop complexes ou pas assez incitatives pour les entreprises », souligne Eric Heyer.

Améliorer leur employabilité en continuant à les former

Si la situation de nos têtes blanches sur le marché du travail est grave, elle est loin d’être désespérée. Car des leviers pour aider les entreprises à conserver leurs seniors n’ont pas été suffisamment actionnés. « L’enjeu est de maintenir l’employabilité des plus de 50 ans et de booster leur productivité », résume Eric Heyer. « Il faut systématiser les entretiens de deuxième partie de carrière où l’on va interroger le senior sur ses souhaits d’évolution et où l’on va adapter ses compétences aux besoins des entreprises », indique Frédéric Guzy. Les seniors ayant tendance à peu utiliser leur compte personnel de formation , car ils ne se projettent pas toujours vers de nouveaux horizons, « l’idée de créer pour eux une obligation de formation, comme c’est le cas dans certains pays nordiques, est à étudier », poursuit-il.

« Il faut leur offrir une évolution professionnelle, mais pas forcément ascendante. En utilisant leurs atouts (autonomie, bonne gestion des relations humaines, expérience…) pour leur confier de nouvelles missions ou leur faire mentorer des plus jeunes », suggère aussi Jean-Paul Domergue. Mais le mentorat peut fonctionner dans les deux sens, indique Frédéric Guzy : « Certaines entreprises ont mis en place le mentorat inversé. Ce sont alors les jeunes qui initient les plus âgés à certaines avancées technologiques, à une approche plus à jour des pratiques professionnelles… » indique-t-il.

Un « index » pour l’emploi des seniors ?

Pour améliorer l’employabilité de leurs salariés plus âgés, il est aussi impératif que les entreprises adoptent une culture de la prévention pour prendre en compte les contraintes physiques pesant sur certains métiers, afin de mieux anticiper leurs effets sur la santé. « Cela permettrait de prévoir des aménagements de poste ou à certains salariés, de changer de métier », insiste Jean-Paul Domergue.

De son côté, l’Association nationale des DRH (ANDRH) suggère la création d’un index pour l’emploi des seniors, afin que les entreprises affichent leur effectif, le taux de ceux qui sont formés, les recrutements des plus de 45 ans et les taux de départs à la retraite après l’âge légal… « Les RH peuvent y voir une contrainte administrative supplémentaire, mais l’index senior peut déclencher une prise de conscience », explique Jean-Paul Charlez, le président de l’association au Monde. Dans son  rapport, la Cour des Comptes recommande aussi d’inscrire l’emploi des seniors comme un volet obligatoire de la négociation sur la gestion prévisionnelle des emplois et des parcours professionnels.

Casser les préjugés des recruteurs, un impératif

Reste à trouver des solutions pour les seniors demandeurs d’emplois. « Si l’on fait baisser le chômage, cela créera de l’emploi. Les seniors ne seront pas les premiers à en bénéficier, mais ils en profiteront à un moment », indique Eric Heyer. En attendant, pour que les entreprises soient moins réticentes à les recruter, une des idées serait « de baisser le coût du travail pour l’embauche d’un senior, via des allégements de charges proposées aux entreprises », indique Eric Heyer. A condition « de les coupler avec des mesures d’accompagnement (formation, tutorat…) », insiste Frédéric Guzy. Une idée préconisée aussi par la Cour des Comptes dans un récent rapport qui suggérait « d’expérimenter une aide à l’employeur pour les CDD seniors ».

Autre objectif : casser les préjugés des recruteurs envers les tempes grisonnantes. Notamment en utilisant des pratiques de recrutement non disciminantes. « Il faut aussi sensibiliser les managers opérationnels à la lutte contre les stéréotypes envers les seniors », insiste Jean-Paul Domergue « Il faut un vrai positionnement des directions générales sur cette question, pour inciter les managers à changer de regard », complète Frédéric Guzy.

Un rapport sur le sujet en janvier

Autre levier : « Faire en sorte que Pole emploi forme davantage les chômeurs seniors à des métiers en tension, car selon la Darès, ce sont les formations qui ont le meilleur taux de retour à l’emploi », observe Éric Heyer. L’association Solidarités nouvelles face au chômage prône aussi la simplification du mécanisme de « retraite progressive », pour permettre à un senior de travailler par exemple à mi-temps, tout en continuant de cotiser à la retraite.

A coup sûr, certaines de ces idées seront reprises dans le rapport confié par Edouard Philippe à Sophie Bellon, présidente du conseil d’administration de Sodexo, sur l’emploi des séniors, qui sera remis en janvier.

Source 20 MINUTES.

Lyon : Et si une simple prise de sang permettait de détecter le cancer ? Une vaste étude en cours sur des patients des HCL…

CANCERL’institut de cancérologie des Hospices civils de Lyon (HCL) mène cette étude depuis un an en lien avec la société ECS Progastrin, à l’origine de la découverte d’un nouveau biomarqueur qui pourrait permettre de détecter le cancer en une prise de sang.

Le cancer, quel qu'il soit, pourrait être détecté par un test sanguin. Illustration

  • Une étude de 8 ans est en cours aux HCL pour tester un nouveau biomarqueur, la progastrine.
  • Une simple prise de sang permettrait de diagnostiquer un cancer en mesurant le taux de cette protéine dans le sang.
  • Dans le cadre de l’étude lyonnaise, 420 patients, atteints de seize types de cancers différents vont être suivis pendant huit ans dans l’un des seize services d’oncologie des HCL participant à l’étude.

Une découverte qui pourrait révolutionner le dépistage et le traitement du cancer, en permettant de détecter la maladie par une simple prise de sang. L’Institut de cancérologie des Hospices civils de Lyon mène actuellement une vaste étude, baptisée Oncopro, destinée à confirmer le résultat de longs travaux menés par deux chercheurs Montpelliérains.

Ces derniers, qui ont publié pour la première fois sur leurs recherches en 2017, ont découvert un nouveau biomarqueur multicancer, la progastrine. « Ils ont démontré, à travers des analyses menées sur 1.200 patients, que cette protéine est présente à des taux beaucoup plus élevés dans le sang chez des personnes atteintes d’un cancer que sur des sujets sains. Et ce pour onze cancers différents », précise Benoit You, professeur en oncologie aux HCL et coordonnateur de l’étude Oncopro.

420 patients suivis pendant 8 ans

L’objectif de cette étude, lancée il y a un an à Lyon en lien avec la société ECS Progastrin, créée notamment par les chercheurs montpelliérains, est de confirmer ces résultats encourageants. Dans ce cadre-là, 420 patients, atteints de seize types de cancers différents (sein, poumon, pancréas, vessie, utérus, mélanome…), vont être suivis pendant huit ans dans l’un des seize services d’oncologie des HCL participant à l’étude.

Pour confirmer les taux élevés de progastrine chez les patients atteints d’un cancer et évaluer l’utilité de ce biomarqueur dans le suivi du traitement, le taux de cette protéine sera mesuré lors du diagnostic par une prise de sang. Des tests sanguins qui seront renouvelés tout au long de la prise en charge des patients, « avant et après la chimiothérapie, après la chirurgie, pendant la surveillance », détaillent les Hospices civils de Lyon.

« Pour qu’il ne soit plus jamais trop tard »

Si le rôle joué par la progastrine est démontré, le diagnostic des cancers, qui s’appuie aujourd’hui sur des tests d’imagerie et des analyses poussées, pourrait être simplifié et amélioré. « L’enjeu, c’est bien d’avoir un diagnostic plus large et plus précoce pour qu’il ne soit plus jamais trop tard. Dépister plus tôt, c’est avoir plus de chance d’être guéri. Et ce quelque que soit le type de cancer », rappelle Benoit You.

L’évolution du taux de progastrine pourrait également permettre aux médecins de « prédire » l’efficacité d’un traitement et de l’ajuster plus rapidement qu’aujourd’hui. « Nous ne savons pas encore précisément comment va évoluer ce biomarqueur, s’il va diminuer ou pas », souligne Benoit You. Mais s’il évolue au fil du traitement, diminuant lorsque la chimio fonctionne, par exemple, ou stagnant lorsque les cellules cancéreuses résistent, cela pourrait épargner aux patients de longs mois de traitement voués à l’échec, avant la mise en place d’un nouveau protocole.

Les premiers résultats de cette étude, la plus importante selon les HCL des 60 expérimentations actuellement financées dans le monde par ECS Progastrin, devraient être connus dans un an. La fiabilité de ce biomarqueur dans le dépistage du cancer devrait alors être connue. « Si notre étude confirme sa valeur et que les autorités de santé donnent leur accord, ce test sanguin, simple à réaliser, pourrait être effectué dans les deux ans dans les laboratoires d’analyses médicales », ajoute le coordonnateur. L’impact de cette protéine sur le traitement de la maladie sera quant à lui évalué au fil de l’eau pendant les huit ans d’étude.

Source 20 MINUTES.

Grenoble : L’enquête visant un chirurgien élargie à des faits d’« homicide involontaire » après la mort d’un patient…

Le parquet de Grenoble a pris un réquisitoire supplétif en ce sens le 24 juin.

Grenoble : L’enquête visant un chirurgien élargie à des faits d'« homicide involontaire » après la mort d’un patient. Le palais de justice de Grenoble, en Isère

L’information judiciaire pour blessures involontaires visant un chirurgien orthopédistegrenoblois, mis en cause par d’anciens patients, a été élargie à des faits éventuels d’homicide involontaire, a-t-on appris lundi de sources concordantes.

Un réquisitoire supplétif a été pris en ce sens par le parquet de Grenoble le 24 juin, a indiqué le procureur de la République, Eric Vaillant, confirmant une information du quotidien Le Parisien.

Une information judiciaire avait été ouverte six jours plus tôt, portant sur des faits de blessures involontaires dénoncés par 27 plaignants souffrant de séquelles après une opération du médecin concerné.

Deux expertises à l’appui

Le lendemain, les proches d’un homme de 73 ans, décédé fin 2017 après une intervention au dos, avaient signalé au parquet les conclusions de deux expertises médicales mettant en cause « de multiples fautes » du praticien, a précisé l’avocat de cette famille, Me Hervé Gerbi. Le procureur avait alors décidé d’élargir l’enquête.

L’épouse du défunt, sa fille et son fils se sont constitués parties civiles le 30 octobre et seront prochainement entendus par le juge d’instruction. Ils réclament aussi, selon Me Gerbi, des poursuites pour escroquerie contre le chirurgien et pour complicité contre la clinique où il officiait à Grenoble.

Le médecin suspendu

Le médecin concerné, qui n’est pas mis en examen, a été suspendu par le Conseil national de l’ordre pour trois ans dont 18 mois avec sursis. Il a fait appel de cette sanction devant le Conseil d’Etat.

Au total, environ 80 personnes s’estimant victimes de ses pratiques ont contacté un autre avocat grenoblois principalement chargé de l’affaire, Me Edouard Bourgin. Le chirurgien a attaqué en diffamation quatre de ses anciens patients qui l’avaient accusé en avril dans la presse, ainsi que plusieurs médias. Le procès est prévu le 20 novembre.

Source 20 MINUTES.

Lyon : Tétraplégique depuis un accident, un chercheur a créé la première salle de sport pour personnes handicapées…

Vance Bergeron, chercheur à Lyon, a récemment reçu la médaille de l’innovation 2019 du CNRS.

La salle de sport ouverte à Gerland par Vance Bergeron à Lyon.

  • Devenu tétraplégique après un accident, Vance Bergeron, chercheur à Lyon, a décidé d’ouvrir une salle de sport dédiée aux personnes en situation de handicap moteur.
  • Ce lieu est unique en France, les adhérents ont accès notamment à la stimulation électrique musculaire.

Installé au vélo, Philippe, 56 ans, a les joues rosies par l’effort. Concentré, il regarde, sans les sentir, ses jambes s’activer sur les pédales. Depuis quelques mois, cet homme, paralysé des membres inférieurs après un accident de moto, fréquente assidûment la salle de sport ouverte en octobre 2018 au rez-de-chaussée d’un bâtiment de l’Ecole normale supérieure de Lyon (ENS) à Gerland. Un lieu unique en son genre, entièrement dédié à la pratique d’activités sportives adaptées pour les personnes en situation de handicap.

Accessible pour 35 euros par mois, cette salle de S.p.o.rt (pour Stimulating people and organizing recreational therapies) a été créée par Vance Bergeron, un chercheur franco-américain, directeur de recherche au laboratoire de physique de l’ENS. Cette idée a germé en 2013 après un accident de vélo qui l’a rendu tétraplégique. « Quand j’étais à l’hôpital, j’ai cherché ce qui existait pour les tétraplégiques en matière d’activités sportives. Avant l’accident, je faisais 7.000 km de vélo par an. Je voulais pouvoir continuer », confie le quinquagénaire, qui a reçu récemment la médaille de l’innovation 2019 du CNRS.

Une salle aux machines adaptées aux handicaps

Pendant sa rééducation, il se plonge dans la littérature scientifique et s’intéresse notamment à la stimulation électrique musculaire. « Des électrodes, placées sur les muscles stimulent les membres qui ne fonctionnent plus. Cela existe depuis 20 ans aux Etats-Unis, mais c’est très cher. Et en France, il n’y avait rien presque rien quand j’ai commencé à m’y intéresser en 2015 », ajoute le scientifique, qui décide alors de créer son propre vélo. « Je voulais que mes potes en profitent, je les invitais à la maison. Mais rapidement, je me suis rendu compte qu’un plus grand nombre de personnes devaient en bénéficier. »

Avec d’autres tétraplégiques, dont il partage la passion du sport, il crée l’ANTS. Cette association va donner naissance à la salle mais également à de multiples autres outils innovants destinés à mettre à la disposition du plus grand nombre les dernières avancées en matière de neuro-rééducation.

« Dès que tu as un handicap, tu comprends vite que tout est cher. Le moindre matériel, les machines, sont vendus à un prix fou, c’est de l’arnaque », ajoute le chercheur. Pour monter la salle de sport, disposant de machines adaptées, il a investi sur fonds propres 150.000 euros et a mis au point, via une jeune start-up partenaire Circles, des vélos à stimulation électrique, mis à disposition des adhérents, et des rameurs, actuellement testés par des athlètes paralympiques.

Tangy Dréan, l’un des enseignants en activité physique adaptée de la salle, constate les effets des séances sur les adhérents. Des gens paralysés après un accident ou un AVC et, en plus grand nombre, des personnes atteintes de sclérose en plaque. « L’activité sportive pour les personnes handicapées est essentielle entre autres pour lutter contre la fragilité osseuse, favoriser la circulation sanguine, développer la masse musculaire. Et bien sûr lutter contre la dépression », indique le jeune homme.

« La France est vraiment à la traîne »

Deux ans et demi après son accident, Patrice sent les effets de la salle. « Mon corps est abîmé. Je viens ici pour faire travailler mes jambes, mais aussi le haut de mon corps que je sollicite énormément depuis que je suis paralysé des membres inférieurs. Cela fait du bien au corps et à l’esprit. C’est important pour l’image de soi », explique-t-il, ravi d’avoir découvert ce lieu unique.

Une seconde salle en 2020

« Après l’accident, on passe des mois dans les centres de rééducation. Mais quand c’est fini, il n’y a plus rien. A part aller chez le kiné, je ne trouvais aucun lieu pour pratiquer une activité sportive. La France est vraiment à la traîne à ce niveau-là. » Tanguy ne peut qu’acquiescer. « Le problème aujourd’hui, c’est la rentabilité. La plupart des salles de sport classiques fonctionnent avec peu de coachs et beaucoup d’abonnements. Nous, on fait l’inverse. Tout repose sur un suivi personnalisé assuré par un coach. Ce n’est pas du tout la même démarche », estime Tanguy.

Pas de quoi toutefois faire douter Vance Bergeron. Il prévoit d’ouvrir en 2020 une seconde salle identique sur le site de l’hôpital d’instruction des armées Desgenettes, où doivent être transférées les activités de rééducation et réadaptation du centre Henri-Gabrielle. « Je suis déjà assuré d’avoir un local. Il faut désormais que je trouve des investisseurs via du mécénat », précise le chercheur, soucieux par la suite de voir d’autres salles ouvrir en France.

« Notre association a aussi pour but de collecter des fonds pour permettre à d’autres de lancer des salles ailleurs », ajoute Vance. Un défi parmi tant d’autres pour ce chercheur, ultra-actif qui, en dehors de ses travaux de recherches nourrit un rêve : grimper à vélo le mont Ventoux, comme il le faisait chaque année avant son accident.

Source 20 MINUTES.