La maladie X pourrait tuer des millions de personnes…

Une nouvelle menace appelée « maladie X » a été ajoutée à la liste des maladies de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Elle pourrait causer une épidémie planétaire, même si elle n’existe pas encore.

Maladie X

Elle tient les scientifiques éveillés. La maladie X, très mystérieuse pour le moment, a été ajoutée au plan d’action prioritaire de recherche et développement contre les maladies de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). « L’histoire démontre que la prochaine grande pandémie sera quelque chose qu’on n’a jamais vu avant », a annoncé John-Arme Rottinger, directeur général du Conseil norvégien de la recherche et conseiller scientifique à l’OMS, dans le quotidien britannique The Telegraph.

Les 6 et 7 février, l’OMS a convoqué un comité d’experts, à son siège de Genève (Suisse). Ensemble, ils ont dressé une liste des maladies qui pourraient potentiellement faire des millions de victimes dans le monde. En plus des huit maladies effrayantes mais déjà connues – citons Ebola, Zika et le Sras (syndrome respiratoire aigu sévère) – la liste comprend une neuvième menace mondiale : la maladie X.

Qu’est-ce que la maladie X ?

C’est un pathogène nouvellement identifié, mais qui reste inconnu. Elle pourrait potentiellement provoquer la prochaine grande pandémie mondiale, relate le site d’information Slate. « La maladie X a été incluse dans la liste, pas pour nous terrifier, mais pour veiller à ce que la communauté mondiale de la santé soit prête à s’attaquer à toutes les menaces prévisibles et imprévisibles », a déclaré lOMS sur son site internet.

D’où la maladie pourra-t-elle provenir ?

Pour l’OMS, la maladie a de grande chance de venir de sources animales. Environ 70 % des maladies découvertes au cours du siècle dernier proviennent d’animaux sauvages et domestiques. Le virus hémorragique Ebola est un exemple typique. Les experts pensent que la pandémie ouest africaine de 2013 à 2016 a commencé lorsqu’un garçon d’un an a été mordu par une chauve-souris infectée par le virus Ebola en Guinée. La maladie s’est propagée à sa mère, à sa sœur et à sa grand-mère. Puis à plus de 11 000 personnes en Guinée, au Libéria et en Sierra Leone.

Prévenir pour mieux guérir

Alors pourquoi se préoccuper d’une maladie qui n’existe pas encore ? « Nous voulons être sûrs d’être prêt à toutes les éventualités. Nous voulons créer des systèmes « prêts à l’emploi » qui s’adapteraient à n’importe quels types de maladies et qui nous permettraient de créer des contre-mesures le plus rapidement possible », a confié John-Arme Rottingen, toujours au Telegraph.

En améliorant la surveillance des maladies et en renforçant les capacités des systèmes de santé locaux à travers le monde, l’OMS veut prévenir une contamination précoce, la contenir et la tuer avant quelle ne se propage. Le Dr Nahid Bhadelia, directeur médical des pathogènes spéciaux au centre médical de Boston (États-Unis), a comparé ce système de prévention à une ville qui construit une série de barrages ou de digues pour se protéger des inondations. « Ne pas aider à renforcer les capacités de lutte contre les maladies infectieuses, c’est comme refuser de construire des barrages contre la marée et s’attendre à être protégé quand l’inondation survient. »

Source OUEST FRANCE.

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