Adolescence

L’Adolescence

  1. Définition

  • La période de l’adolescence fait beaucoup parler d’elle, et les parents l’envisagent parfois avec une certaine inquiétude.
  • Age à problèmes, âge difficile, période de crise, etc., si les réalités cachées derrière ces représentations de l’adolescence sont souvent très disparates, elles n’en reposent pas moins sur quelques vérités incontestables et de mieux en mieux connues.
  • L’émergence de ces vérités fondamentales sur l’adolescence doit beaucoup au progrès de nos connaissances sur le fonctionnement du cerveau et du système hormonal.

Le cerveau des ados : un organe encore en chantier

.  Des études récentes ont montré qu’adultes et adolescents n’utilisaient pas toujours leur cerveau de la même manière pour gérer pensées, émotions et comportements.

.  Pas plus que leur corps, le cerveau des adolescents n’est totalement terminé. C’est ainsi que des neurologues de renom expliquent certains comportements à risque.

Les ados sous le feu d’un bombardement hormonal

. Les hormones FSH (folliculostimulante) et LH (luténisante) déclenchent chez la jeune fille la production de progestérone et chez le garçon de testostérone.

. Ces deux hormones conditionnent chez la jeune fille l’arrivée des premières règles et chez le garçon la production de sperme par les testicules.

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  1. La crise d’adolescence

    Traditionnellement décrite comme une épreuve obligatoire marquant le passage de l’enfance vers l’âge adulte, la crise d’adolescence suscite beaucoup d’interrogations, voire une certaine appréhension, chez les parents

    Définition

    La « crise d’ado » est avant tout un phénomène naturel, identifié depuis l’antiquité : la métamorphose physique et psychologique de l’individu entre 13 et 18 ans. C’est l’un des bouleversements majeurs que connaît chaque individu au cours de son existence.

    Psychologie

    Cette période réclame beaucoup d’attention et de sérénité de la part des adultes. Elle peut se manifester par des comportements extrêmes…

    Changements qui touchent la personne

    Les transformations morpho-psychologiques amorcées dès la puberté deviennent plus nettes et s’affirment de manière visible…

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    Opposition

    Si la relation enfant-parent est soumise à quelques tensions, cela ne suffit pas à établir le diagnostic d’une situation de crise. Bien souvent, les parents sont à l’origine de ces tensions, notamment quand ils ne parviennent pas faire le tri entre leur refus inconscient de voir grandir leurs enfants et les très réelles transformations de ces derniers…

    Que faire ?

    Les conséquences de cette période sont, dans l’immense majorité, sans gravité : baisse des résultats scolaires, « mauvais caractère » (emportements, colères…), repli sur soi… Echanges aussi fréquents que possible, discussions franches, mise en évidence et explication des points de blocages relationnels, sont les règles de conduites que doivent adopter les parents…

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  2. Bipolarité / Cyclotomie

Les troubles bipolaires, pathologies fréquentes pouvant avoir des conséquences souvent invalidantes, sont souvent diagnostiquées et prises en charge trop tardivement, en particulier chez les adolescents et chez les personnes qui présentent des symptômes hypomaniaques. Troubles psychiatriques sévères, les troubles bipolaires peuvent conduire près de 50% des malades à effectuer une tentative de suicide  dont 15% décèderont.

Définition

Les troubles bipolaires se manifestent par un trouble chronique de l’humeur avec alternance de phases euphoriques, parfois même délirantes, et de phases de dépression. C’est donc une maladie psychiatrique caractérisée par une importante fluctuation de l’humeur. Ces états, poussés à l’extrême, peuvent produire des délires et des hallucinations voire un comportement dangereux parfois pouvant conduire à une rétention de sûreté. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) classe les troubles bipolaires parmi les 10 maladies les plus handicapantes.

Dépression bipolaire

Les troubles de l’humeur sont fréquemment représentés par deux pôles distincts : d’un côté la manie ou l’hypomanie avec une suractivité psychique et physique, de l’autre la dépression et la mélancolie qui en est la forme sévère. De ces deux aspects provient le terme de bipolarité. Une dépression bipolaire peut revêtir deux formes : soit un état dépressif seul au sein d’une pathologie bipolaire, soit un état dépressif associé à des signes d’hypomanie, s’approchant alors d’une dépression mixte.

Bipolarité

La cyclothymie est en réalité une vraie pathologie appartenant à la famille des maladies dites maniaco-dépressives. La psychose maniaco-dépressive (on parle aujourd’hui de trouble bipolaire) est un trouble de l’humeur grave dont la cyclothymie n’est qu’une forme atténuée….

La cyclothymie se caractérise par l’alternance d’états mentaux euphoriques (période haute, symptômes maniaques : gaîté, grande excitation) et déprimés (périodes basses, symptômes dépressifs : anxiété, tristesse). Elle affecte environ 1% de la population générale….

Symptômes

Les symptômes des troubles bipolaires sont ceux de la dépression et ceux de l’épisode maniaque, survenant par intermittence. Les symptômes de la phase dépressive sont notamment une profonde tristesse, un désespoir qui se traduisent par un manque d’envie, une perte de l’élan vital et un ralentissement psychique et moteur….

Les troubles bipolaires, qui débutent souvent entre 15 et 25 ans se manifestent par des troubles de l’humeur avec une alternance de phases euphoriques, parfois proches de manifestations délirantes avec des phases de dépression…
Colères subites et disproportionnées par rapport au motif invoqué, irritabilité, sommeil agité, troubles de la concentration et du jugement, conduites à risques (jeux dangereux, consommation ponctuelle d’alcool, de drogues…), attitudes autoritaires, phases dépressives marquées, troubles de l’appétit… constituent autant de signes qui doivent orienter les parents vers une suspicion de cyclothymie…

C’est la répétition de ces comportements à intervalles réguliers qui doit guider vers le diagnostic d’une cyclothymie…

Diagnostic

Les troubles bipolaires sont diagnostiqués grâce à une enquête au cours de laquelle le médecin traitant mesure la durée des phases d’exaltation et des phases de dépression. Il s’agira aussi de prendre en compte les antécédents familiaux et l’environnement dans lequel le patient évolue. L’interrogatoire de l’entourage est très informateur, le bipolaire étant rarement conscient de son trouble….

Quand penser à des troubles bipolaires ?

Il faut systématiquement rechercher un trouble bipolaire devant tout épisode dépressif ou tentative de suicide chez un adolescent ou un adulte jeune. Il faut faire la différence entre des troubles bipolaires et un épisode dépressif, qu’il soit isolé ou récurrent car la prise en charge est différente…

Traitement

Parmi les différentes stratégies thérapeutiques possibles, la thérapie cognitive semble être l’une des mieux adaptées. Le thérapeute cherche avant tout à identifier les pensées à l’origine des dysfonctionnements comportementaux….

Une fois le diagnostic posé, le traitement est souvent prescrit sur de très longues périodes….

Prévention

Les troubles bipolaires ne peuvent pas être anticipés. Néanmoins, il est possible de limiter les survenues d’épisodes aigus. Le patient devra adopter une bonne hygiène de viesaine, avec des horaires réguliers, tout en évitant le stress, l’abus de substances toxiques comme l’alcool, le cannabis et les drogues dures, connaître sa maladie et son traitement. L’entourage a un rôle important….

Complications possibles : suicide

Lorsque la prise en charge thérapeutique n’est pas adaptée, un trouble bipolaire peut entrainer des tentatives de suicide chez environ 50 % des patients non traités et au décès….

C’est pour cette raison qu’il est indispensable de rechercher des signes de crise suicidaire
L’avis d’un psychiatre est indispensable….

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  1. Ado – Les secrets de la réussite scolaire

Si l’échec scolaire, plus souvent constaté dans les milieux populaires ou défavorisés, est un échec à la fois de l’individu et de la collectivité, il n’est cependant pas une fatalité. Les recherches en éducation et en psychologie sociale ont en effet apporté des réponses simples et pragmatiques pour favoriser la réussite scolaire. Parents et enseignants ont comme toujours chacun leur rôle à jouer….

La confiance en soi : un facteur clé de réussite

Avoir confiance en soi, c’est déjà réussir quelque chose d’important ! En règle générale, un élève aux facultés cognitives supérieures à la moyenne mais n’ayant qu’une faible confiance en lui, obtiendra de moins bons résultats qu’un élève aux facultés moindres mais bénéficiant d’une grande confiance en lui !…..

Conseils pour réconcilier son enfant avec la réussite scolaire

  • Valoriser systématiquement les bons résultats et ne jamais dire « pour une fois… ».
  • Surveiller le temps que l’enfant consacre à ses devoirs est essentiel. Rien ne peut remplacer le « temps de cerveau » au travail.
  • Redonner confiance en encourageant l’ado, comme on le ferait avec une équipe sportive, quitte à amplifier les succès et relativiser les échecs, à condition toutefois d’en avoir conscience et de pouvoir rétablir la « vérité » à tout moment.
  • L’objectif n’est pas d’être juste, mais de déclencher le mécanisme de la prise de confiance et de la motivation !
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  1. Parler sexe avec les ados

Parler de sexualité ou de vie sexuelle ?

La première intervention des parents doit consister à prévenir et informer pour mieux accompagner l’enfant dans sa découverte de sa sexualité….. Informer sur tous les moyens de contraceptions possibles, sur les maladies sexuellement transmissibles, évoquer les précautions indispensables, les conduites à risques, bref faire de l’éducation sexuelle !….

Il n’y a pas de questions taboues

Tout aborder sans tabou, mais sans jamais prescrire ou vouloir normer. Le plaisir sexuel, l’érotisme, la masturbation, l’acte sexuel… tout peut être évoqué avec un ado à condition de ne pas franchir la limite qu’impose le respect de son jardin secret. La vie sexuelle de chacun est une lente construction à l’alchimie complexe ; elle évolue avec l’âge, le partenaire et ne possède aucune règle établie à l’exception d’une seule, fondamentale : le consentement des partenaires…..
Les parents sont-ils les meilleurs interlocuteurs ?

Si certains parents ressentent une gêne à l’idée d’aborder les questions de sexualité avec leurs enfants, ce sont parfois ces derniers qui éprouvent les plus fortes réticences. Peur de l’intrusion des parents dans un domaine éminemment personnel et intime, ou simple gêne d’évoquer un sujet peu abordé en famille, les souhaits des ados en la matière doivent être respectés…..

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  1. Adolescence difficile

Adolescent rebelle

Il (ou elle) traîne à la maison, ne participe pas à la vie de famille et moins encore aux travaux domestiques, laisse traîner son linge, ne débarrasse jamais son couvert, réclame, voire exige, toujours davantage d’objets de consommation sans considérer la réalité des ressources familiales, son travail scolaire laisse à désirer et l’idée de travailler lui donne des sueurs froides, il lui arrive même parfois de vous manquer de respect… pas de doute, votre enfant est un ado difficile !

Mais parfois les choses s’enveniment….

Que se passe-t-il dans la tête d’un ado difficile ?

Tous les adolescents recherchent leur place à un moment de la vie où le petit d’homme n’est plus un enfant, mais pas tout à fait encore un adulte. Se poser en s’opposant constitue l’une des réponses fréquentes choisies par eux pour se construire et se préparer à entrer dans le monde des adultes. Paradoxalement, c’est au moment où ils en ont le plus besoin qu’ils veulent s’affranchir de toutes règles, de toute autorité et surtout de tous les codes que la société leur propose. Ils se veulent avant tout « rebelles ».

Cette volonté d’émancipation passe par la construction et le partage au sein de « tribus » qui possèdent leurs propres codes vestimentaires ou de langage, mais aussi comportementaux (consommation de tabac, d’alcool, de drogue, violence…).

Comprendre pour mieux agir

Quand la situation dépasse le cadre de la crise d’ado classique – même un peu forte -, il est indispensable d’élucider les mécanismes psychologiques, voire psychopathologiques, susceptibles de rendre compte des difficultés rencontrées. La compréhension de ces mécanismes est essentielle, non seulement aux professionnels qui prennent en charge ce type d’adolescents, mais aussi aux parents dont la parentalité est fortement malmenée…..

Que faire ?

  • Donner des repères. Même si l’adolescent se rêve rebelle, il a besoin de repères et d’un adulte à ses côtés pour le guider.
  • Remplacer le parent « copain », par le parent « éducateur » ! Il n’est jamais bon de mélanger les genres, ni trop tard pour reprendre son rôle d’éducateur. La relation parents-enfant doit maintenir la possibilité de dresser des interdits légitimes. Un parent est un guide ; un copain, un complice.
  • Donner l’exemple. L’exemplarité est l’un des moyens les plus efficaces pour asseoir la légitimité d’une autorité. Il convient donc de ne jamais se comporter comme on peut reprocher à l’ado de le faire parfois : à la maison, en voiture, chez un commerçant, dans la rue, avec les autres…
  • Dans les cas extrêmes, le recours à des professionnels est indispensable. Psychologues psychiatres, éducateurs spécialisés, association de soutien aux parents (l’Ecole des parents, par exemple) permettent d’articuler l’éducatif avec le psychologique, et parfois même avec le psychiatrique.

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  1. Adolescence et tabac

Adolescent et cigarette

L’adolescent est plus exposé que l’adulte à l’adoption de comportements addictifs. Dans 80% des cas, c’est bien à l’adolescence que la première cigarette est fumée. Même fortement dépréciées ces dernières années, les représentations symboliques associées à la consommation de tabac conservent les charmes de la transgression et demeurent encore souvent un rite de passage vers l’âge adulte…..

Risques du tabac

La consommation de tabac par les ados est très hétérogène et ne présente pas les mêmes caractéristiques que chez l’adulte. Cette hétérogénéité, due aux relatives difficultés pour accéder au produit (achat, « emprunt » dans le paquet des parents fumeurs…) ainsi qu’au moment de consommation (un ado fume dans la journée ou en fin d’après-midi rarement au cours de la soirée en famille…), atténue la perception de dépendance des ados au tabac. Raison pour laquelle ces derniers n’ont généralement pas conscience de la difficulté du sevrage….

Dissuader un ado de fumer

  • Fournir des explications rationnelles et scientifiques sur la dangerosité du tabac n’a que peu d’effet.
  • Les ados sont plus sensibles à des arguments qui engagent le court-terme que le long-terme.
  • Evoquer les effets négatifs sur les capacités respiratoires et de récupération, sur le vieillissement accéléré de la peau, l’altération de la qualité des cheveux, la séduction (mauvaise haleine, caries, dents jaunes), a bien plus d’impact que d’évoquer un cancer ou une maladie pulmonaire grave qui apparaissent si lointains et abstraits pour un individu de 16 ou 17 ans !

Conseils aux parents

  • Développer et entretenir des rapports de confiance. La cigarette est un sujet sérieux ; il ne doit pas être un sujet tabou.
  • Echanger librement sur le sujet. Recueillir des informations, sonder les envies, expliquer les dangers, il faut pouvoir parler facilement de la consommation de tabac.
  • Briser les images valorisantes que le tabac a longtemps et massivement véhiculé, et véhicule encore…..
  • Etre crédible. Pour cela, toujours et encore l’exemplarité ! Tenir un discours anti-tabac quand aucun parent ne fume, c’est facile. Quand l’un des deux ou les deux sont des fumeurs, ils doivent montrer qu’ils souffrent de leur dépendance et ne parviennent pas à s’en défaire.
  • Il serait en effet illusoire d’espérer dissuader un adolescent de fumer si son milieu familial associe à la consommation de tabac, la notion de plaisir !
  • Quand la dépendance est avérée, la consultation médicale est nécessaire….

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  1. Alcool chez les jeunes

Consommation d’alcool chez les jeunes

La consommation d’alcool est en augmentation constante chez les jeunes. Mais si elle commence de plus en plus tôt (dès 12 ans !), les cas de réelles dépendances restent très rares.

Il n’existe pas chez l’adolescent un, mais des modes de consommations d’alcool : simple rite initiatique de passage de l’adolescence vers l’âge adulte, recherche inquiétante d’une « défonce » à bon marché, recherche des limites ou encore remède illusoire et passager contre l’angoisse de grandir, de se construire et d’être soi. Mais quels que soient ses visages, l’alcool constitue un danger réel pour les ados….

Alcool festif

  • Une fête entre amis sans alcool est difficilement envisageable : levée des inhibitions, intégration à un groupe, facilité de créer du lien social….
  • Les enquêtes le confirment d’ailleurs clairement : à travers l’alcool, ce que les jeunes recherchent avant tout, c’est de pouvoir aller vers les autres sans trop craindre d’être rejetés.
  • Cette fonction désinhibante bien connue de l’alcool dont le seul objectif est d’être le plus ivre possible dans le moins de temps possible….

Rôle des parents

  • Parler, dialoguer, échanger avec l’adolescent sur le thème de l’alcool….
  • Rappeler le rôle festif de l’alcool dans nos sociétés tout en soulignant ses dangers : dépendance, alcoolisme, diminution de son potentiel physique et intellectuel.
  • Ne pas interdire la consommation d’alcool ; c’est le plus sûr moyen d’accroître son attractivité et d’augmenter le désir de transgresser l’interdit.
  • A partir d’un certain âge (17-18 ans), leur apprendre à consommer « intelligemment » de l’alcool, c’est-à-dire de savoir prendre du plaisir, tout en ayant toujours à l’esprit la dangerosité du produit.
  • En cas de constat de comportements anormaux, d’une fatigue inhabituelle, de résultats scolaires en forte baisse sans explication apparente, la piste d’une consommation d’alcool (ou d’autres substances) doit être rapidement envisagée…..
  • Si le problème de l’adolescent avec l’alcool est avéré, la consultation rapide d’un service d’addictologie est vivement recommandée. Ces consultations sont désormais ouvertes aux mineurs….

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  1. Violence chez les jeunes à l’école

Violence à l’école

Les phénomènes de violence à l’école et la progression constante des comportements violents de certains ados sont devenus ces dernières années un véritable problème de société. Sociologiques, culturelles et psychologiques, les causes de la violence de ces ados sont multiples.
Rackets, vols, agression, trafic en tout genre… la liste est longue des agissements qui riment

avec violence. Pourquoi ? C’est évidemment la question que parents, professionnels de l’éducation et de l’enfance se posent pour parvenir à répondre à la question qui intéresse tout le monde : comment enrayer durablement ce phénomène préoccupant ?

Responsabilité des parents

Les comportements violents apparaissent le plus souvent chez des ados dont les parents sont « démissionnaires » de longue date. Cette « démission » parentale peut prendre deux formes : le désintérêt pur et simple ; l’incapacité à exercer une autorité parentale.

Quelle que soit l’origine de cette démission, elle engendre chez de nombreux ados un sentiment d’abandon construit à partir de l’accumulation de frustrations affectives…

Le passage à l’acte est bien souvent une manière de gérer cette frustration en la transférant sur la victime….

Langage du plaisir impatient

Dans une société où les adultes pensent que l’essentiel de l’existence consiste à satisfaire ses désirs et retirer le maximum de plaisir, il n’est pas étonnant que les ados adoptent aussi ce type de représentation…
Ce besoin impérieux de recevoir ce qui est ressenti comme un dû se confronte rapidement à la réalité en créant évidemment une grande frustration, principal moteur du passage à l’acte violent…

Que faire ?

Côté parents, devenir eux-mêmes des adultes ! C’est-à-dire assumer leur devoir d’autorité tout en répondant à la nécessité d’installer un dialogue qui permet de placer des repères. Il faut agir vite ! Les premiers comportements violents appellent une réponse immédiate…
Rétablir la communication quand elle a été rompue…
Les enseignants suivent de leur côté des formations qui leur permettent de mieux gérer leurs émotions et les conflits qui peuvent les opposer à des élèves violents…
Parents et enseignants doivent aussi apprendre à dialoguer ensemble et recourir sans hésiter à des professionnels : éducateurs, psychologues scolaires, pédopsychiatres…

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  1. Secte – Adolescents en danger

L’adolescence est l’âge des orientations radicales : politiques, sentimentales, religieuses et parfois sectaires… Les sectes le savent bien dont l’offre ésoterico-religieuse correspond aux ados les plus enclins à se passionner pour des mystères, à vivre des expériences fortes, à fusionner avec un groupe, à éprouver leurs limites ou à rompre avec le monde des adultes. Il n’existe cependant pas de profil psychologique type de l’ado vulnérable mais des états psychologiques fragilisants : le divorce des parents, une situation matérielle familiale inconfortable…

Attrait du satanisme

L’attrait d’une secte pour un ado est généralement proportionnel aux réponses qu’il reçoit du monde des adultes aux questions qu’il se pose spontanément sur la vie, la mort, les rapports humains, le sens caché des choses, etc.
Si la majorité des sectes satanistes proposent surtout un folklore grotesque et sans danger, certaines présentent pour l’intégrité psychologique et parfois physique de l’individu de réelles menaces : scarifications, sadisme, pédophilies, phénomènes de dédoublement de la personnalité…

Que faire ?

  • Cultiver l’esprit critique de ses enfants dès leur plus jeune âge est la meilleure et la plus essentielle mesure préventive.
  • Chaque enfant devrait, dès la puberté, savoir décrypter une information, analyser un message publicitaire, une parole politique… pour être préparé à exercer son sens critique, par exemple, en cas « d’exposition » psychologique au danger sectaire lors de l’adolescence.
  • Quand l’intégrité physique est menacée, il faut immédiatement intervenir en utilisant l’arsenal juridique qui protège les mineurs en France.
  • En matière d’intégrité psychologique, l’intervention est plus délicate en raison de la difficulté à établir la preuve d’une manipulation mentale.
  • Les parents confrontés à ces situations doivent avant tout faire preuve de patience, de retenue et d’une inoxydable volonté de maintenir le dialogue avec leur enfant.
  • La perte de contact doit en effet être absolument évitée car elle augmente le risque que l’ado se « déconnecte » du monde réel et que sa dépendance à l’égard au groupe sectaire ne s’accroisse proportionnellement.
  • Lorsque vient le moment de découragement chez les parents, il faut au plus vite prendre contact avec des associations spécialisées dans la lutte contre le phénomène sectaire.
  • Ces associations organisent des groupes de paroles auxquels participent le plus souvent des thérapeutes.
  • Ces échanges sont indispensables pour partager les expériences

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  1. Fascination pour la mort

Fasciné par la mort

La fascination de l’ado pour la mort, remonte aux années de la petite enfance quand les parents lisent encore des histoires, des contes ou même les fables de La Fontaine où déjà, la mort est omniprésente. A l’adolescence, les grandes questions sur le sens de la vie, de l’amour, de l’amitié et bien sûr de la mort surgissent naturellement. Mais la mort fascine davantage parce qu’elle est l’expérience ultime, celle qui met en jeu… la vie.

La mort se cache : l’ado la provoque

  • Jeu du foulard, risques insensés pris à vélo, en skateboard ou sur le balcon d’immeuble de 15 étages, l’adolescent veut défier ce qu’il pense ne pas pouvoir l’atteindre.
  • Ses « épreuves » ont une valeur initiatique dans une société où la mort n’est plus visible qu’au cinéma, à la télévision ou sur les jeux vidéo !
  • La mort, expulsée de nos vies quotidiennes, n’en est devenue que plus fascinante.
  • Autrefois, sa présence dans l’espace social était plus marquée et permettait aux enfants comme aux ados de l’intégrer mentalement dans le cycle normal de la vie.

Comment parler de la mort aux ados ?

Le décès d’un membre de la famille, d’un proche ou d’un ami constitue la meilleure occasion pour aborder le sujet avec l’enfant ou l’adolescent. C’est en effet le moment d’interroger les représentations, de questionner les émotions, de sonder les questionnements suscités par la survenance d’un décès…

Place du suicide

Certaines études avancent qu’un ado sur deux aurait des pensées suicidaires ! L’adolescence est en effet une période de remaniement important au cours de laquelle l’individu perd l’innocence de l’enfance.

Cette « découverte » déclenche parfois des états anxieux favorisant l’apparition de pensées suicidaires. Ces mauvaises pensées sont donc souvent l’expression d’un profond spleen propre à la période de l’adolescence.

Les parents doivent chercher à comprendre ce qui motive les pensées suicidaires ou les propos récurrents sur la mort…. La nécessité d’établir et d’entretenir un dialogue permanent

Les signes qui doivent alerter les parents de l’exposition de leur ado à des tendances suicidaires sont : la perte de sommeil, l’apparition, sans explication apparente, de difficultés scolaires, un isolement anormal (jamais de camarades à la maison, par exemple)…

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  1. L’amour à l’adolescence

Pour tous les adolescents, l’attraction physique est très importante. Ils rêvent… rêvent de l’être… Cette expérience peut apporter plaisir et épanouissement, de la déception et de la frustration aussi.

Etat amoureux

L’état amoureux chez l’adolescent est vécu sur le mode passion. Sa durée est très variable; une journée, un an, ou toute une vie. Ce qui fait la richesse de l’adolescent c’est que les choses ne se fixent pas mais se cherchent.
L’intensité est nécessaire pour pouvoir en retirer les éléments essentiels à la construction du soi. La vision de la relation amoureuse chez les filles diffère de celle des garçons.

Les filles aboutissent à la rencontre physique par le sentiment amoureux alors que les garçons accèdent au sentiment amoureux à travers la relation physique. Cette dissymétrie représente l’équilibre entre les rapports hommes et femmes.

Les parents face à la sexualité des adolescents

Quand il s’agit de parler de sexualité avec l’adolescent, il est impératif de respecter sa pudeur.
Si l’adolescent use d’un langage « cru » il n’en reste pas moins vrai, qu’il est malgré tout très pudique. Ainsi des parents trop intrusifs prennent le risque de créer une inhibition chez leur enfant.

Il est à éviter aussi de taquiner l’enfant sur ses amours et ses transformations pubertaires. De même qu’en abordant la sexualité avec l’adolescent, les parents peuvent renvoyer à l’enfant des images le mettant mal à l’aise, de plus cela pourrait être perçu comme admettre une vie sexuelle existante.

Le rôle des parents est de faciliter l’accès à l’information et aux méthodes de contraception.

Le sujet ne doit pas concerner uniquement les filles, les garçons doivent aussi apprendre les conséquences des rapports sexuels non-protégés et des enjeux affectifs. C’est là, la meilleure façon de responsabiliser les adolescents.

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  1. Fugue /Adolescent

Si l’adolescence est bien l’âge de la revendication d’autonomie et du souhait de se détacher des parents pour mieux pouvoir se construire, la fugue constitue avant tout un appel au secours. Elle est une alerte adressée aux parents pour leur dire : « Je ne vais pas bien, quelque chose ne va pas qui me pousse à partir ».

Colère ou préméditation ?

Fugue « colère » ou fugue « préméditée », ces deux types de fugues ne répondent pas aux mêmes motivations. La première est généralement motivée par un événement ressenti comme traumatisant : une dispute, une faute que l’ado ne peut psychologiquement pas affronter face à ses parents.
La seconde, même si elle exprime également et avant tout un malaise, par sa nature planifiée et réfléchie, témoigne de la part de l’ado une volonté froide et calculée de s’autonomiser et de montrer qu’il est capable de prendre une décision grave, de l’organiser et de passer à l’acte.

Que faire ?

Avant d’avertir les services de police toutes les hypothèses doivent être écartées : visite imprévue chez un camarade ou une amie, présence prolongée et non programmée au collège ou au lycée. L’hypothèse de la fugue préméditée doit également être envisagée et la chambre de l’ado inspectée afin de constater si des affaires (vêtements, argent, sacs, valises…) sont manquantes.
Quand la fugue est avérée, il faut bien sûr immédiatement se rendre au commissariat le plus proche du domicile, mais aussi poursuivre une recherche systématique d’indices qui pourraient donner des indications sur le lieu où l’ado pourrait avoir fugué…..

Retour de fugue

La fugue n’est jamais une action que l’ado réalise avec plaisir. Son attitude souvent frondeuse et cabocharde cache en réalité une profonde déstabilisation. Pendant la durée de la fugue, il est important que les parents se préparent aux retours….
Ne pas hésiter à exprimer ses émotions : tristesse, inquiétude, colère… Il est important que l’enfant ressente que son destin importe à ses parents, qu’ils ont bien reçu son message et que le temps de la discussion est arrivé.

Poser des questions pour comprendre : pourquoi cette fugue ? Quel objectif ? Qu’est-ce qui ne va pas ? Qu’est-ce qu’il serait bien de changer ? Etc.

Ne pas céder sur toutes les exigences de l’ado. Chercher des solutions négociées en indiquant tout ce qui est négociable, mais aussi ce qui ne peut l’être.

Ne pas culpabiliser et moins encore blâmer. La fugue est le signe d’un malaise….
Ne promettre des changements de la situation dénoncée par l’ado que s’ils sont réalisables. Une promesse non tenue peut immédiatement provoquer une nouvelle fugue. Si les fugues se reproduisent, le recours à des professionnels est indispensable.

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